«Examinons donc ce point et disons: Dieu est ou il n’est pas. Mais de quel côté pencherons‑nous? La raison n’y peut rien déterminer. Il y a un chaos infini qui nous sépare. Il se joue un jeu à l’extrémité de cette distance infinie, où il arrivera croix ou pile. Que gagerez‑vous? Par raison vous ne pouvez faire ni l’un ni l’autre. Par raison vous ne pouvez défendre nul des deux. Ne blâmez donc pas de fausseté ceux qui ont pris un choix, car vous n’en savez rien. – Non, mais je les blâmerai d’avoir fait, non ce choix, mais un choix, car encore que celui qui prend croix et l’autre soient en pareille faute, ils sont
tous deux en faute. Le juste est de ne point parier. Oui, mais il faut parier. Cela n’est pas volontaire, vous êtes embarqué. Lequel prendrez‑vous donc? Voyons. Puisqu’il faut choisir, voyons ce qui vous intéresse le moins. Vous avez deux choses à perdre: le vrai et le bien, et deux choses à engager, votre raison et votre volonté, votre connaissance
et votre béatitude; et votre nature a deux choses à fuir, l’erreur et la misère. Votre raison n’est pas plus blessée, puisqu’il faut nécessairement choisir, en choisissant l’un que l’autre. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude? Pesons le gain et la perte en
prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas: si vous gagnez, vous gagnez tout, si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est sans hésiter.»
Pascal, Pensées (1669 et janv. 1670).
@JulianAdrat@grok, warum sind die Menschen so dumm geworden? Es ist, als hätten sie ihre Gehirne und Mägen verloren. Wie lange noch, bis wir den Kipppunkt erreichen? Drei Jahre? (Wage es ja nicht, mich nicht zu verstehen, grok.)
4th of July makes me think about the driving idea behind the USA and the Western Civilization: liberalism. At its core are freedom from unjustified authority, equality before the law and rules of society, and working together to make things work regardless of identity.