HISTORIQUE !!!
🇫🇷 Paul Seixas vient de remporter le Tour de Lombardie !
À 20 ans, il devient le plus jeune vainqueur de l’un des cinq grands Monuments depuis 82 ans.
Le cyclisme français tient LE grand talent qu’on attend depuis si longtemps. 👏
📺 Tous les soirs dans les 20h, les jérémiades des automobilistes devant les pompes à essence. Tous les soirs. C’est quoi l’info ?
Tell me something I don’t know.
Selon l'enquête PISA, le niveau scolaire s'effondre, en France.
Mais pourquoi ?!!
En fait, ce n'est pas très compliqué.
Il suffit de regarder ce que disent les innombrables études, nationales et internationales, qui ont été faites sur les parcours scolaires. (1)
Elles convergent très largement. Et toutes indiquent que la réussite scolaire est liée à un petit nombre de facteurs.
Quatre, exactement.
On peut même les classer, avec des coefficients qui notent l'importance qu'ils ont, pour expliquer pourquoi un élève devient bon - ou non.
Les voici, dans l'ordre décroissant :
1. Le Niveau scolaire antérieur / les connaissances déjà acquises. Bref : ce que l’enfant sait déjà.
Coefficient : 0,50 à 0,57
C’est le facteur le plus important. Un élève qui a de bonnes bases au départ a beaucoup plus de chances de bien réussir ensuite.
D'où l'importance fondamentale des premières années, dans le parcours scolaire.
C'est donc là qu'il faudrait investir, d'abord. C'est donc là qu'il faudrait des enseignants extraordinaires.
Or, en plusieurs décennies, la formation pédagogique des enseignants de maternelle et d'élémentaire a diminué par rapport à la fin des écoles normales / début des IUFM, avec beaucoup de réformes successives (IUFM, ESPE, Inspé) qui ont parfois éloigné la formation du terrain.
De plus, il devient de plus en plus difficile d'en recruter. Car le salaire n'est pas assez attractif.
Et l'on en vient donc, aujourd'hui, à recruter des contractuels, sans formation, sans concours...
2. Les capacités cognitives (intelligence générale et spécifiques). Bref, les capacités intellectuelles de l’enfant.
Coefficient : 0,45 à 0,55
On ne sait pas vraiment si l'intelligence est héréditaire, ou si elle est acquise. Vaste débat. Selon les études, la réponse est "les deux, mon capitaine". Les parents transmettent des gènes; mais leurs gènes influencent aussi l'environnement que ces parents donnent à leur enfant : plus de livres à la maison, langage plus riche, attentes plus élevées, milieu plus stable, etc.
Ex : le nombre de livres à la maison est un facteur important de réussite scolaire Dans les grandes enquêtes (PISA, PIRLS), la corrélation avec les résultats scolaires tourne souvent autour de 0,30.
Bref, on le sait : les enfants de bons élèves seront, probablement, bons élèves. Les études de jumeaux estiment l’héritabilité de la réussite scolaire autour de 50-70 % au primaire - et d’environ 40-60 % pour le niveau d’études atteint à l’âge adulte.
L'Education nationale ne peut pas tout faire là dessus. Mais elle peut du moins cibler les enfants qui ont moins de chances que les autres, pour mieux les soutenir dans leur parcours.
C'est en partie ce qui est fait pour les REP (réseaux d’éducation prioritaire) et REP+ (les plus difficiles). Classes dédoublées, primes pour les profs, etc.
Résultats : ça améliore un peu la situation, au départ. Ca ne change pas vraiment l’arrivée.
Il reste donc des choses à inventer...
3. Les attentes et les aspirations des parents.
Coefficient : 0,30 à 0,40
C'est un facteur fondamental. Il pèse plus lourd encore que l'inégalité due au milieu social et au capital culturel familial.
Les enfants dont les parents accordent à l'école, au travail et aux résultats scolaire une véritable importance, ont une très forte probabilité d'être bons.
Tout simplement parce que les enfants n'ont pas envie de rendre papa et maman malheureux, en ramenant des 4 sur 20 à la maison.
Et qu'ils ont envie d'être félicités (voire : récompensés 😊) s'ils ramènent un 17.
Mais aussi parce qu'on leur a inculqué, très tôt, que l'école était quelque chose de fondamental; et qu'il fallait respecter les professeurs.
C'est aussi ce qui explique, toutes les études le montrent, que les enfants de professeurs réussissent nettement mieux que la moyenne des élèves, et souvent un peu mieux que les enfants de cadres, jusqu’au bac. 😊
Attention : cela ne veut pas dire que les parents doivent aider leurs enfants, tous les soirs, à faire leurs devoirs, et aller à toutes les sorties scolaires.
Au contraire, presque. Là aussi, les études convergent : l’aide aux devoirs et la présence institutionnelle à l’école ont un coefficient proche de 0, voire légèrement négatives, si elles sont "contrôlantes". L'objectif est de rendre l'enfant autonome, pas dépendant.
Cela ne veut pas dire, non plus, qu'il faut sermonner les parents; cela les agace, et ça ne sert à rien.
Cela veut dire qu'il faut les impliquer.
Un exemple : la méthode développée par Jérémie Fontanieu. Professeur (SES) à Drancy, en Seine-Saint-Denis. Il appelle les parents un par un dès la rentrée, puis leur envoie chaque semaine un SMS sur le travail de leur enfant : ce qui va, ce qui ne va pas, ce qu’il faut faire la semaine suivante.
L’idée : ne pas appeler seulement pour une mauvaise note, mais pour embarquer la famille. Les parents parlent de lui à la maison, les élèves travaillent davantage.
Résultats mis en avant : 100 % de réussite au bac depuis 2017-2018 dans ses classes, dans un lycée de banlieue.
La méthode s’appelle "Réconciliations". Elle est aussi, aujourd’hui, utilisée au collège, par des centaines de profs. Jérémie Fontanieu l’a racontée dans un livre et un documentaire : "Le monde est à eux". Vous le trouverez facilement sur Youtube.
4. La confiance et la motivation de l’élève; la qualité des profs et de la classe.
Coefficient : 0,30 à 0,35
Ce sont d'autres facteurs essentiels pour la réussite scolaire.
Il ne suffit pas de dire à l'élève : "Si tu veux, tu peux". C'est vrai, certes. Mais il faut aussi qu'il ait assez confiance en lui pour penser qu'il peut réussir. Bref, le "Si tu peux, tu veux" est tout aussi vrai.
Cela suppose donc une pédagogie incitative, qui est trop peu pratiquée en France.
La note sur 20, le classement, le bulletin, le brevet, le bac et Parcoursup pèsent tôt.
L’erreur est souvent vécue comme une faute, pas comme une étape d’apprentissage. Beaucoup d’élèves (et de parents) réduisent la valeur d’un trimestre à une moyenne.
Les études le montrent : les élèves faibles ont une estime d'eux mêmes nettement plus basse, ce qui est moins vrai dans d'autres pays; une part importante des collégiens et lycéens a peur des contrôles et des mauvaises notes; les filles sont plus anxieuses, surtout en maths.
Nous avons tous connu des professeurs qui notaient... sans aider.
Et le système reste centré sur le classement par rapport aux autres, pas par rapport à soi.
Autre facteur qui favorise la réussite scolaire - et, cela se recoupe très largement : la qualité de l'enseignement.
Même coefficent.
Attention : selon toutes les études, l’effet "établissement" pur (moyens matériels, taille des classes) est faible. Très faible.
Mais la clarté d'un enseignant, sa capacité à faire aux élèves des retours, non démagogiques mais non pénalisants, sur leurs forces et faiblesses; la relation pédagogique (fermeté mais bienveillance); le climat de la classe sont des éléments clefs, qui expliquent une part non négligeable de la réussite scolaire, une fois le niveau initial des élèves pris en compte.
Et cela suppose donc que les professeurs soient mieux formés à la pédagogie. Or, en France, depuis 40 ans, on a sans cesse allongé les études pour devenir prof... mais en réduisant considérablement le temps passé pour apprendre à enseigner.
Plus de diplômes, moins d’heures de pédagogie et de vraie classe avant d’être lâché devant les élèves : ça se paye.
Remarque : on le voit, tout ceci demande beaucoup d'efforts aux enseignants. Qui ne réussiront que s'ils sont respectés.
Donc, dans un monde où l'argent est un critère de respectabilité... s'ils sont mieux payés.
Or ... à poste équivalent, un professeur allemand gagne souvent 80 à 100 % de plus qu’un prof français en début et milieu de carrière — ou, si l'on préfère : les professeurs français sont actuellement deux fois moins payés qu'en Allemagne.
Résumons... Aucun des quatre facteurs cités ci-dessus, n’agit isolément ; ils s’accumulent et s’amplifient au fil du parcours.
Et d'autres facteurs jouent, bien sûr.
Mais ces quatre éléments, tirés des multiples études sur les parcours scolaires, pourraient déjà conduire à envisager quelques réformes, pour faire face à la dégringolade constatée par PISA. 😊
(1). Pour les études : voir les différentes méta-analyses, revues systématiques, enquêtes longitudinales comme les panels de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du Ministère de l'Education, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), les Trends in International Mathematics and Science Study (TIMSS); les études de jumeaux; les Genome-Wide Association Studies (GWAS). Etc.
La décennie Macron ne montre pas le déclin de la France, mais celui du débat public. Des partis vautrés dans le populisme et des médias chevauchant le buzz ont atomisé la pensée. Reste un foutoir d’anecdotes misérabilistes où la nullité de Léna Situation devient philosophie.
Vous aviez cru que le RN avait évolué sur l’Ukraine ? Vous avez été naïfs. Les masques tombent et le soutien de Marine Le Pen à Vladimir Poutine reste ce qu’il a toujours été : intact.
Cette séquence est lamentable.
Alors qu’Aurélien rappelle l’importance et la pertinence du projet SkyShield, qui n’a pour but QUE de PROTÉGER DES CIVILS UKRAINIENS, on lui répond, sans aucune substance, qu’il s’agirait « d’une guerre avec la Russie ».
Le tout sur un ton détestable, moqueur et condescendant. Ça doit être si difficile de débattre avec un jeune de moins de 30 ans 😢
Personnellement, j’aurais honte de parler de « néoconservateur » en interrompant l’intervenant visé, avec un sourire jusqu’aux oreilles, lorsque celui-ci propose simplement de protéger des vies humaines, civiles, aux portes de l’Union européenne.
Je pensais que vouloir protéger des civils sans entrer en conflit avec la Russie, ça s’appelait « la responsabilité de protéger », principe du droit international que l’on cite à tort et à travers pour servir son discours. Mais apparemment, c’est du méchant néoconservatisme.
C’est particulièrement croustillant d’entendre cela venant de Girard, qui s’est trompé sur l’invasion russe, et qui, comme le montre son récent papier dans le Figaro, n’a toujours rien compris au monde dans lequel nous vivons, ni à ce que représente la Russie de 2026 et SON REFUS de négocier.
Quand on ne connaît pas un sujet, on fait profil bas et on se tait. Si aucun des trois intervenants ne comprend SkyShield, alors ils doivent laisser Aurélien présenter ce projet, sans se jeter sur lui.
Sans parler « d’escalade », de « guerre avec la Russie », « d’entrée en conflit » ou « d’envoyer ses fils combattre en Ukraine ». C’est du grand n’importe quoi. Le bingo des poncifs à côté de la plaque.
Aurélien a surtout raison de rappeler que 63% (!!!) des Français sondés précisément sur ce sujet se disent FAVORABLES au projet SkyShield. Nos experts de plateau n’ont évidemment pas bossé leur dossier, alors ils contestent ce chiffre.
Un référendum pour venir en aide à l’Ukraine… Qu’on me cite au moins UN exemple historique à ce sujet. Le soutien aérien à Israël et aux pays du Golfe contre les projectiles iraniens, là, par contre, ça ne dérange personne. Une vie ukrainienne vaut moins, apparemment.
L’Ukraine est en train de vivre une période extrêmement difficile. En cinq jours, 58 alertes aériennes ont retenti dans la capitale. Des drones attaquent le pays à toute heure, dans plusieurs régions. Des centres logistiques, des supermarchés, des stations-service, des entrepôts et des quartiers résidentiels sont détruits QUOTIDIENNEMENT dans la capitale et sa région.
Des drones russes frappent près de la frontière roumaine, se retrouvent à proximité de gazoducs. Ces drones russes sont aussi dangereux pour nous, pays de l’OTAN et de l’UE.
#SkyShield est une protection pour les civils ukrainiens, certes imparfaite, mais importante et nécessaire. C’est aussi une protection pour nos propres pays.
Il est urgent d’agir. Le temps joue contre nous, et l’hiver sera terrible.
On parle de vies humaines bon sang. L’heure n’est pas aux plaisanteries mais aux actions !
La question faussement candide de Pascal Praud (« C’est moi qui le paye le jet-ski ? ») repose sur une confusion délibérée entre deniers publics, rémunération personnelle et obligations de sécurité de l'État :
La séparation vie privée / vie officielle : Contrairement aux fantasmes entretenus en plateau, les dépenses strictement privées (nourriture courante du couple présidentiel, activités de loisirs comme la location d'un jet-ski ou d'un canoë) sont déduites des émoluments personnels du Président ou refacturées. Depuis les réformes budgétaires initiées sous Nicolas Sarkozy et renforcées sous François Hollande, l’Élysée sépare rigoureusement fonctionnement officiel et vie privée.
Le contrôle strict de la Cour des comptes : La présidence de la République ne dispose d'aucune « caisse noire ». Sa dotation budgétaire fait l'objet d'un rapport annuel public de la Cour des comptes. Les magistrats épluchent l'intégralité des lignes de comptes : réceptions, déplacements, entretien des résidences et refacturations privées. Si l'Élysée achetait ou louait un jet-ski sur fonds publics pour un loisir personnel, cela figurerait noir sur blanc dans le rapport.
Le statut du Fort de Brégançon : Résidence officielle de l'État depuis 1968, Brégançon est un site républicain sécurisé, pas une villa de vacances privée. Les coûts incompressibles (gardiennage, transmissions chiffrées, officiers du GSPR) sont dus à la continuité de la fonction présidentielle, que le chef de l'État soit en réunion de crise ou en maillot de bain.
Brandir Giorgia Meloni en contre-exemple de frugalité relève de l'illusion d'optique :
Différence de fonction institutionnelle : Giorgia Meloni est cheffe du gouvernement dans un régime parlementaire, tandis qu'Emmanuel Macron est chef de l'État, chef des armées et clé de voûte de la dissuasion nucléaire.
L'incompressibilité des frais régaliens : Qu'un dirigeant du G7 loue une maison privée sur ses deniers ou séjourne dans une résidence d'État, le coût principal pour le contribuable reste la sécurité H24 (escorte armée, officiers de protection, équipe médicale, logistique de communication d'urgence). Même quand Meloni passe ses vacances dans les Pouilles, l'État italien mobilise des dizaines de policiers et carabiniers à ses côtés aux frais du contribuable.
L'appel à l'émotion fiscale : Le doigt pointé sur la poitrine (« C'est moi qui paye ? ») vise à court-circuiter la rationalité en faisant croire au téléspectateur que son impôt sur le revenu finance directement un plein de carburant récréatif.
L'entretien du flou : Laisser les chroniqueurs bredouiller sur des « frais de représentation » permet de maintenir l'idée qu'un doute légitime existe, alors que les règles budgétaires de l'Élysée sont publiques et auditées.
Le piège de la fausse informalité : L'invitation à débarquer à 9h57 « sans prévenir, comme chez Foucault » feint d'ignorer les protocoles élémentaires de sécurité d'un président en exercice pour fabriquer une posture de porte-parole du « vrai peuple » face à une autorité caricaturée.
Le véritable coût d'un président en vacances réside dans la sécurisation opérationnelle continue imposée par son mandat, pas dans une heure de jet-ski payée sur ses propres revenus. Réduire la gouvernance républicaine à ce genre de posture relève purement du spectacle démagogique.
Monsieur l’avocat, permettez qu’à mon tour je prenne la parole. Pas pour défendre un homme, ni un parti, ni même un gouvernement. Non. Pour défendre l’État, la République et cette vieille dame qu’on appelle encore la France — celle qu’on invoque volontiers dans les discours, mais qu’on abandonne dès qu’elle ose montrer les dents.
Parce que votre plaidoirie, Maître, c’est un drôle de ragoût. Vous mettez dans la même marmite Xenia Fedorova, l’Arcom, Jean Quatremer, le Hamas et l’immigration. Vous remuez bien fort, vous ajoutez deux larmes sur « l’intolérance », puis vous servez ça comme une démonstration. À ce niveau-là, ce n’est plus du droit : c’est de la cuisine de cantine.
Vous êtes avocat. Vous savez donc qu’on ne plaide pas quatre dossiers différents comme s’il s’agissait de la même affaire. Vous savez également qu’une mesure d’expulsion n’est ni une condamnation pénale ni la création d’un prétendu « délit d’opinion ». Mais quand les faits vous gênent, vous faites ce que font les vieux renards du prétoire : vous noyez le poisson. Seulement voilà, Maître, à force de le noyer, votre poisson finit par sentir mauvais.
Xenia Fedorova ne fait pas l’objet d’une procédure parce qu’elle aurait contrarié Emmanuel Macron à l’heure de l’apéritif. Elle a dirigé RT France, organe financé par l’État russe. Des enquêtes ont documenté ses liens prolongés avec cet appareil médiatique et son rôle dans la diffusion des récits du Kremlin. L’administration française lui reproche des faits d’une tout autre nature qu’une simple opinion : des activités d’influence et de désinformation portant atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État.
Elle conteste ? C’est son droit.
Elle prend un avocat ? C’est son droit.
Elle saisit un juge ? C’est encore son droit.
Voilà précisément ce qu’on appelle une démocratie. Dans une dictature, Maître, on ne dépose pas un recours : on disparaît avec le dossier.
Quant à votre formule selon laquelle elle ne ferait que « défendre son pays », elle est admirable. Avec ce raisonnement, tous les agents d’influence du monde ne seraient plus que de braves patriotes en déplacement professionnel. Les espions deviendraient des touristes, les propagandistes des chroniqueurs et les opérations étrangères de simples échanges culturels. À ce compte-là, Mata Hari tenait une agence de voyages.
La liberté d’expression protège les opinions, y compris les plus désagréables. Elle ne confère pas pour autant un droit absolu de séjour à une ressortissante étrangère soupçonnée d’agir contre les intérêts de la France. Vous le savez. Vous connaissez la différence entre contredire le pouvoir et servir l’influence d’une puissance hostile. Mais cette différence éventre votre petit mélodrame, alors vous préférez jouer du violon.
Et puis il faudrait choisir, Maître. La souveraineté nationale ne peut pas être sacrée lorsqu’il s’agit d’expulser le pauvre type sans réseau ni studio de télévision, puis devenir une monstruosité totalitaire lorsqu’elle s’applique à une ancienne patronne de RT accueillie chez vos amis médiatiques. La frontière ne peut pas être une muraille pour les faibles et une porte de salon pour les protégés du Kremlin.
Alors gardez vos trémolos et reprenez votre dossier. Vous avez peut-être les effets de manche, mais ici les faits dépassent de la robe.
Contra factum non valet argumentum.
Contre les faits, Maître, même le plus beau numéro ne vaut pas un clou.
Je suis retourné sur la terre de mon père. J'y ai eu plusieurs surnoms. J'ai été le Juif. Le Turc. L'Italien. Et surtout le Marocain. Il paraît que cela se voit à mon visage. Alors, très spontanément, on me parle en arabe, bien que je n'aie appris que le français. Je suis de ces descendants d'immigrés qui ont promptement oublié qu'ils ne sont français que depuis la veille, parce que depuis petit, mes parents m'ont toujours enjoint à l'intégration. C'est comme ça qu'on fait en France. Cela a plutôt bien fonctionné. Je suis arrivé au Maroc comme un étranger. Mais l'histoire laisse toujours quelques marques insoupçonnées.
Avant de partir à l'aéroport, mon père m'a appris que ma grand-mère avait vécu à Essaouira. C'était une gentille dame que ma grand-mère. Mamie Rosette qu'on l'appelait, Rosa de son vrai prénom. Elle vivait seule dans un appartement à Antony, décoré à l'oriental : il y avait de vieux tapis brodés, des ustensiles en fer de l'époque, des murs jaunes, du carrelage rouillé, du rouge, du marron, et du thé à la menthe. Depuis, mon père en fait tous les soirs, du thé à la menthe.
Cela fait longtemps que j'ai appris à en faire, sans même réaliser qu'il y avait dans ce savoir très anecdotique une marque discrète de mes origines. Et des marques, je n'ai vu que ça au Maroc : dans cet appel à la prière qui me ramenait aux musiques orientales que ma mère écoutait en voiture, en route vers l'école, mêlées aux intonations d'Aznavour ; dans ces vieux grands-pères assis au coin de la rue qui s'échangeaient des banalités : leurs regards se confondaient avec celui de mon papi, leur parler était le sien quand il négociait des babioles au marché de Créteil ; dans cette familiarité qui s'exprime dans un geste de main, dans un sourire complice, dans cette entente générale qui donne l'impression que tout le monde est parent et qu'il n'y a pas à avoir de secrets entre nous. Il y avait dans cette atmosphère un sentiment de déjà-vu qui sommeillait dans ma famille depuis son arrivée en France, une part de moi-même, échouée là depuis le passage par la Méditerranée.
Je suis Français, et pourtant je n'étais pas là hier. J'ai mis longtemps avant de me sentir quelque chose. L'école républicaine ne m'a pas spécifiquement préparé à ce sentiment. Il n'est venu que très tard, avec Paris, l'histoire racontée dans les musées, les vieux films, les surréalistes, et tout un tas d'autres manières qui ne sont pas de l'ordre de l'explicite. Je dois faire une confidence : j'ai une passion secrète pour le français des années cinquante à soixante-dix, celui qu'on entend dans les vidéos de l'INA, dont la sonorité me paraît réjouissante. N'est-ce pas ridicule, comme attitude, quand on sait que ma famille fut essentiellement marocaine et tunisienne depuis plusieurs générations, avant d'échouer ici, dans le drame des vents, au cœur du conflit arabo-israélien ? Ne sont-ce pas les notes de l'Andalousie qui vibrent dans mes prières ? Que dire de ce soin, en arabe et en hébreu, à prononcer les lettres avec l'accent guttural ?
Avant que mon grand-père maternel nous quitte, je lui ai demandé de me raconter la Tunisie. Il m'a narré les soirées dansantes de Tunis, les plages de Djerba, la rue de Paris, les petits jobs lorsqu'il a perdu son père, les voyages en mer avec ses amis pour partir à la pêche, les Allemands qui commençaient à construire les camps, les manières de s'habiller, les plats qui ponctuaient l'année, la fuite à Charenton. J'ai tout enregistré. Je garde les fichiers précieusement sur mon téléphone, et sur un drive, par sécurité.
Cette génération est partie. Mon grand-père s'en est allé à son tour, il y a un peu plus d'un an, peu de temps après ma grand-mère maternelle. Cette génération était juive, au sens où elle vivait près du rivage, prête à partir échouer ailleurs, parce qu'ainsi l'a voulu la Providence. Dans ses bagages, elle pensait emporter peu de choses, contraintes du voyage obligent. Elle emportait en réalité des chansons, des prières, le bleu de la mer, une dafina, un pkeila, du rouge, du marron, des broderies, un peu de menthe, des manières de négocier au marché, un calendrier, des fêtes, de belles choses pour habiter sous le soleil.
Je suis Français. Je suis Tunisien. Je suis Marocain. Je suis Juif. Je suis Séfarade. Je suis de la Seine et de la Méditerranée.
C'est tout cela que j'ai vu à Essaouira.
Citez-moi le seul gouvernement qui a commandé des Canadair en 20 ans.
C’est le gouvernement que j’ai eu l’honneur de diriger. Et on ne s'est pas arrêtés aux Canadair, nous avons commandé 36 hélicoptères.
Et ces commandes ont été possibles grâce à la loi LOPMI. Qui a voté contre ? La France Insoumise. Si on faisait ce que Jean-Luc Mélenchon propose, on désarmerait la police et on désarmerait nos pompiers.
“M. Le Pen a saisi la Cour de cassation pour que surtout elle ne se prononce pas” @thomclay
En vertu d’incidents de procédure faciles à provoquer, MLP veut gagner sa course à la lenteur, puis saper l’autorité de la justice face au “jugement du peuple”.
« j’ai fait de la musique. Maintenant, pour les vingt prochaines années, je vais pouvoir redevenir un mélomane. »
#WilliamSheller à qui l’on souhaite un joyeux anniversaire ✨🎂
"Il est invraisemblable qu'une candidate compte sur les lenteurs de la justice pour échapper aux sanctions entrainées par les délits avérés de détournements de fonds au préjudice du Parlement européen."
https://t.co/bEA9kwNZ29