Je rêve d'une Ligue 1 où tous les matchs du PSG à l'extérieur se jouent dans un stade vide. Une rébellion totale des supporters pour montrer l'absurdité d'une ligue totalement inféodée à un seul club. Avec un peu d'organisation, on pourrait faire changer les choses.
Vincent Labrune, le président de la LFP, salue la victoire du PSG contre Arsenal (1-1, 4-3 aux t.a.b.), samedi, et veut croire qu'elle en appelle d'autres pour le football français. https://t.co/MeKKGwAu7M
@SIGMA41HD Les profils qui ont le plus réussi ici c'est des mecs comme Genesio. Que ce soit Goethals, Deschamps, Gili, Gerets, même Garcia, Villas-Boas.. Je me dis que vu que ce club est fou, t'es obligé d'avoir un capitaine calme
Il y a de la cohérence dans le trio Richard-Lorenzi-Genesio. Pour les 2 derniers, ça connait parfaitement la Ligue 1, l'OM, et même si ce sont des profils confirmés, il leur manque encore une étape pour vraiment s'asseoir à la table des grands. De bon augure pour la suite ?
Genesio a un profil courageux, tenace, réservé mais qui sait mettre des taquets quand il faut. Tactiquement, il va rien révolutionner mais au moins avec lui on va pas se chier dessus face au gros. Si vous pouvez juste ne pas lui tomber dessus à la 1ere contre-performance..
🚨EXCL: 🔵⚪️🇫🇷 #Ligue1 |
🔐 Sauf retournement de situation, Bruno Genesio va devenir le nouvel entraîneur de l'OM
⏳️Certains détails doivent encore réglés mais le coach français a été choisi pour mener à bien le projet olympien
Avec @sebnonda
https://t.co/WM2IodLBbV
Le Tunisie-Angleterre, à jamais gravé dans ma memoire. Fallait être là. Les condés qui te poussaient à descendre sur le Vieux-Port pour affronter les anglais 💉 La folie
Selon @SportBusiness_C, afin de trouver un naming pour le stade Vélodrome, l’#OM a mobilisé plusieurs agences, notamment à l’étranger.
👉L’objectif serait de signer une marque internationale
🗣️"Ce que réalise Spotify au Camp Nou, à Barcelone, est une source d’inspiration pour nous"
Le PSG vient de gagner sa deuxième Ligue des Champions consécutive et je suis bien incapable de m'en réjouir pour le football français. Pas par anti-parisianisme primaire. Lisez-donc, car c'est gratiné :
Ce club n'est pas un simple club de foot qui réussit. C'est un instrument d'un État aux agissements répréhensibles et pernicieux. Ses sponsors, par exemple ?
- Qatar Airways - compagnie nationale, 100% État qatarien
- beIN Sports - fondé et présidé par Al-Khelaïfi, 100% Qatar
- QNB, Qatar National Bank - détenue majoritairement par le fonds souverain QIA
- Ooredoo - opérateur télécom, contrôlé par l'État qatarien
- Visit Qatar - organisme d'État, 100% Qatar
- ALL / Accor Live Limitless - Accor, dont le Qatar est actionnaire significatif via QIA
Tous qatariens, donc, tous contrôlés par le même État actionnaire. Le PSG se finance ainsi lui-même via des contrats gonflés et circulaires, pendant que la DNCG regarde ailleurs et que l'UEFA négocie des accords secrets plutôt que de sanctionner.
Le résultat de cette manip' est proprement vertigineux : le PSG perçoit en recettes de sponsoring 29 fois plus que le club médian de Ligue 1. 29 FOIS. Vous avez bien lu. Pas grâce au marché. Mais grâce à l'État qui possède et finance le club. C'est de la pure et simple cavalerie financière habillée en partenariat commercial.
Et le génie du système, c'est que ce n'est même pas formellement illégal. Les contrats de sponsoring avec des entités qatariennes sont des... contrats. Le FPF est contourné légalement via ces mêmes contrats surévalués qui font rentrer de l'argent public étatique par la fenêtre quand la règle l'interdit par la porte. Les déficits annuels seront comblés quoi qu'il arrive, car il y a derrière un État gazier dont le fonds souverain pèse 450 milliards de dollars. Le PSG peut se passer des droits TV. Il peut perdre de l'argent indéfiniment. Il peut recruter Ramos à 80 millions et Zabarniy à 70 millions pour la rotation pendant que ces sommes représentent un projet sportif complet sur trois ans pour Lyon ou Marseille. Qui se rappelle des 180 millions déboursés pour un Mbappé de 18 ans, parti libre, ou des 220 millions d'Euros posés sur Neymar, + 40 millions pour son agent de père, sans même parler des salaires ?
Si l'écrasante domination est légale dans ses forme, elle est évidemment illégitime dans ses fondements.
Maintenant, parlons de l'homme qui incarne tout cela. Nasser Al-Khelaïfi est simultanément :
- Président du PSG
- Président et CEO de beIN Media, qui diffuse la Ligue 1 et la Ligue 2
- Membre du conseil d'administration de la LFP, qui attribue ces mêmes droits
- Président de l'Association Européenne des Clubs, 800 clubs représentés sur le continent
- Membre du Comité Exécutif de l'UEFA, censée le réguler
- Membre du Conseil de la FIFA depuis octobre 2025
Un seul homme. Juge, partie, diffuseur, régulateur national, représentant continental, décideur mondial. Dans n'importe quel autre secteur économique cette concentration s'appellerait un cartel et serait démantelée. Dans le football, on lui confie chaque année des postes supplémentaires. Quand Oughourlian lui a dit en réunion "tu intimides tout le monde, tu es un tyran", tout le monde a entendu. Le rapport sénatorial Savin adopté à l'unanimité en 2024 a recommandé explicitement de lui interdire de cumuler ces fonctions. Dix-huit mois plus tard : zéro réforme, zéro mesure, zéro conséquence.
À l'UEFA, quand les enquêtes pour violations du Fair Play Financier ont abouti à des conclusions trop gênantes, des accords secrets ont été négociés en coulisses. L'enquêteur en chef Brian Quinn a refusé de signer l'un d'eux, jugé trop indulgent envers le PSG, et a démissionné plutôt que de le cautionner. Les noms de Platini et Infantino ont été cités dans ces arrangements. Résultat : une amende de 65 millions d'euros en 2022, dont 55 avec sursis, pour un club qui dépense des centaines de millions en salaires. Une tape sur la main. Al-Khelaïfi a fini au Comité Exécutif de cette même UEFA. Le gardien et le détenu ont échangé les clés. Et pendant que l'UEFA prétend réguler le PSG, elle encaisse l'argent de Qatar Airways, sponsor officiel de la Ligue des Champions jusqu'en 2030. La compagnie nationale qatarienne, 100% étatique, est simultanément sponsor du PSG et partenaire officiel du régulateur censé contrôler le PSG. L'UEFA n'a relevé aucune incompatibilité. Son membre du Comité Exécutif, en effet, n'est autre que... Nasser Al-Khelaïfi. Les liens troubles entre le Qatar et l'UEFA ne sont plus un soupçon. Ils sont inscrits sur les contrats. Et ce n'est que la partie visible.
Car ce n'est pas non plus que du football. Le Qatar mène en effet, depuis des années, une stratégie d'influence religieuse dans les banlieues françaises, à peine jugulée. Un rapport des services de renseignement français rendu public par Macron en mai 2025 le dit explicitement : le Qatar est le principal bailleur de fonds des Frères musulmans en France. Mosquées, instituts, associations, financement de prédicateurs... une présence communautaire patiente et capillaire, qui s'articule avec le soft power footballistique, médiatique et économique pour former une stratégie d'influence totale sur la société française.
Pas un hobby, donc. Une véritable politique d'État.
Car ce n'est pas fini : le Qatar pèse massivement dans le CAC 40 : actionnaire de TotalEnergies, Vinci, Veolia, LVMH, Vivendi, Air Liquide. Et Lagardère, groupe médias et édition dont Al-Khelaïfi est lui-même mis en examen pour avoir manipulé un vote d'actionnaires en 2018 alors que le QIA en était actionnaire majoritaire. Et pour boucler la boucle : ALL, Accor Live Limitless, le sponsor maillot du PSG, c'est Accor, dont le Qatar est actionnaire et dont les palaces parisiens et azuréens les plus emblématiques sont détenus ou gérés en partenariat avec des entités qatariennes. Le club se sponsorise donc aussi via le groupe hôtelier dans lequel son actionnaire a des intérêts. Cet ancrage dans le CAC 40 est suffisant pour faire vaciller l'économie française si Doha décidait de vendre de manière coordonnée. Ce n'est pas une menace théorique : quand Al-Khelaïfi a été mis en examen en février 2025, Doha a immédiatement menacé de retirer ses investissements de France. Le message était limpide.
Et d'ailleurs, que risque-t-il vraiment ? Al-Khelaïfi est ministre d'Etat (sans portefeuille) du gouvernement qatarien. Un statut qu'il a utilisé concrètement : en juillet 2023, interpellé sur le tarmac du Bourget par des enquêteurs français, il s'est enfermé une heure dans son jet privé pendant que le Qatar faisait pression directement sur Darmanin et Colonna en invoquant son immunité diplomatique. Selon Blast, lors de la visite d'État de l'Émir en février 2024, l'Élysée aurait même promis à Doha qu'il ne serait pas dérangé par les juges le temps des agapes. Il a été mis en examen deux fois par la justice française. Deux fois sans contrôle judiciaire. Deux fois depuis Doha. Jamais une nuit en garde à vue. La justice française instruit. La France d'État, elle, protège.
Cette capacité d'influence dépasse d'ailleurs largement la France. En décembre 2022, le Qatargate éclate au Parlement européen : des valises de billets saisies chez la vice-présidente Eva Kaili, chez l'ancien eurodéputé Panzeri qui plaide coupable. Depuis 2019, le Qatar finançait un réseau de parlementaires pour influencer les votes en sa faveur. Huit personnes inculpées. La corruption institutionnelle comme prolongement naturel d'une stratégie d'influence globale.
Pendant ce temps regardez l'état du football français :
- Bordeaux : en National 2, après liquidation judiciaire, une première dans l'histoire du sport professionnel français
- Nantes : descendu en Ligue 2
- Montpellier : descendu en Ligue 2
- Nice : a failli descendre
- Lyon : sauvé in extremis sur le plan administratif
Des clubs historiques, avec des identités fortes, des décennies d'histoire, qui survivent ou coulent pendant qu'un seul club dépense sans compter et vit sans contraintes réelles.
La Ligue 1 est cliniquement morte en tant que compétition. Pas mourante. Morte. Et les droits TV en sont le symptôme le plus brutal : Médiapro avait payé 1,15 milliard par saison en 2018 sur la promesse d'un championnat compétitif. Le contrat a implosé. Lors du dernier appel d'offres, les droits sont tombés à 500 millions. Pas parce que les négociateurs ont mal travaillé. Parce que personne ne veut payer cher pour regarder un championnat joué d'avance depuis dix ans. L'effondrement des droits TV est la conséquence directe de la domination du PSG sur un championnat qu'il a lui-même vidé de son intérêt. Et le principal bénéficiaire de cet effondrement est beIN Sports, c'est-à-dire Al-Khelaïfi, qui rachète à prix cassé les droits d'un championnat que son propre club a contribué à dévaluer. Un championnat où le vainqueur est connu avant le coup d'envoi de la première journée depuis plus de dix ans n'est plus un championnat. C'est un décor. Une formalité administrative entre deux campagnes européennes du PSG. Et ce n'est pas temporaire. Avec la puissance financière illimitée d'un État souverain derrière, le Qatar va dominer le football français pendant des décennies. Il n'y a aucune raison structurelle que ça s'arrête.
Pourquoi personne ne s'y oppose ? Pas les présidents de clubs, pas la LFP, pas les politiques, pas les instances européennes ?
Parce que s'attaquer au PSG et à Al-Khelaïfi, c'est s'attaquer au Qatar. Et s'attaquer au Qatar, c'est mettre en péril tout ce qui précède : le CAC 40, les 10 milliards d'euros d'investissements promis dans les semi-conducteurs, l'IA et l'énergie, et du gaz naturel liquéfié dont l'Europe a besoin.
Le Qatar tient tout le monde. Par les intérêts économiques d'abord, personne ne veut déclencher une crise diplomatique pour des droits TV. Par l'intimidation ensuite, Riolo a confié publiquement que des gens étaient venus lui demander de "se calmer sur Nasser". Par l'autocensure enfin, celle qui n'a même plus besoin d'être provoquée parce que chacun a compris où sont les lignes et ce qu'il en coûte de les franchir.
C'est ça le vrai problème. Pas les titres. Pas les stars. Mais le fait qu'un État étranger ait rendu son influence sur le football français structurellement irréversible. Et que tout le monde, des présidents de clubs aux parlementaires en passant par les dirigeants de la LFP, ait intégré que le coût de l'opposition dépasse largement le bénéfice attendu. Ce n'est pas de la lâcheté ordinaire. C'est le résultat calculé d'un système conçu précisément pour que personne ne veuille ni ne puisse s'y opposer sérieusement.
Ces deux Ligues des Champions ne prouvent pas que le football français va bien. Elles prouvent qu'avec le budget d'un État pétrolier, des sponsors fictifs, l'impunité institutionnelle, des contrats circulaires et tout le monde tenu par les intérêts bien compris, on peut acheter les plus belles vitrines du football européen sans que personne ne dise vraiment rien.
Ce rayonnement sportif de façade ne doit pas nous faire oublier comme le Qatar a mené son entreprise pour faire ”triompher le PSG” et avec lui, prétendument ”le football français”. Un club qui n'a a répondre à aucune des règles économiques, politiques et juridiques de ses concurrents. A la manière d'un athlète dopé qui raflerait toutes les médailles aux JO dans l'impunité la plus totale.
Est-ce donc là le football que l'on veut ? Vous permettrez d'en douter.
💡Je vous recommande l'article suivant. Si vous n'êtes pas anglophone, utilisez un traducteur :
https://t.co/15dCbD78kL
"Le Qatar ne fait plus du soft power. Le Qatar exerce du pouvoir."
Thread explicatif : 👇
Et maintenant que le Qatar a obtenu sa 2e étoile, place à la Coupe du Monde de Trump. Quel plaisir d'être supporter de foot ces dernières années.. À quand un prix Netanyahu @FIFAcom ?
Allez, année 2. On y retourne avec les mêmes mots (maux).
Je ne supporte pas le PSG, mais leur second titre européen n’est pas ce qui m’a le plus fait mal hier soir.
Ce moment historique aurait pu être le moteur d’une vraie culture foot 🇫🇷 en devenir. Mais il incarne tout l’inverse.
Dans un pays de foot normalement constitué, Paris aurait vibré de mille feux, célébrant le titre qu’ils méritent, pendant que le reste du pays se murait dans un silence jaloux à peine dissimulé.
Mais la France reste un OVNI footballistique, avec une (in)culture unique, bâtie sur des fondations fragiles jamais vraiment ancrées au-delà d’une minorité passionnée et lucide.
Montpellier, Nice, Lorient, Lille, Le Havre, Nantes, etc. Des scènes de liesse majeures, visibles de tous, au sein d’une culture foot nationale qui se dévoile finalement centralisée autour d’un club qui a réussi à tout écraser.
« Laissez les gens supporter comme ils veulent », diront certains. Soit, mais cela serait aussi manquer de respect au travail acharné de ceux qui s’investissent corps et âme pour faire vivre un supportérisme local encore trop marginal.
Certains, pour qui le football compte moins, trouveront ça exagéré voire ridicule. D’autres jugeront le moment mal choisi pour exprimer une pensée critique, en plein week-end de fête pour certains. Des derniers rappelleront, à juste titre, que des enjeux plus graves existent. À commencer, dans ce contexte précis, par les nombreux débordements inacceptables, souvent le fait de personnes qui n’ont rien à voir avec le véritable amour du club parisien.
Mais au fond, tout ramène à une seule question : celle de la culture. Et celle du football, en France et si elle existe, est clairement en péril.
Pour qui voudra bien l’entendre.
@BolourianMani Ma parole, moi j'aime le sport et si Paris gagne à la régulière, je serais le 1er à les féliciter. Je l'ai déjà fait par le passé et je n'ai aucun problème avec ça. Mais là c'est trop, la corruption est trop grande. C'est flagrant.
J'allais écrire un tweet dans ce sens et je suis tombé sur celui-là qui résume parfaitement ma pensée.
Le plus dur c'est pas de voir Paris gagner, c'est le foot ça, c'est de voir que le jeu est truqué, que les tricheurs ont gagné et que le mérite n'a plus sa place dans ce sport
Le football peut-il encore prétendre à l’équité ?
Pendant des années, les supporters ont accepté les inégalités du football. Certains clubs avaient plus d’histoire, plus de supporters, plus de revenus. Le Real Madrid, le Bayern Munich ou Manchester United partaient avec une longueur d’avance, mais l’incertitude demeurait. C’était la beauté du sport : le plus riche ne gagnait pas toujours.
Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si certains clubs sont plus puissants que d’autres. Elle est de savoir si certains sont devenus tellement puissants que la concurrence elle-même perd son sens.
Quand un club est adossé à un État capable d’injecter des ressources quasi illimitées, la notion même de mérite sportif devient floue. Le problème n’est pas qu’il gagne. Le problème est que les règles du jeu ne semblent plus être les mêmes pour tous.
Dans n’importe quel championnat, un dirigeant doit équilibrer ses comptes, vendre avant d’acheter, faire des choix. D’autres évoluent dans une réalité différente où les pertes paraissent absorbables, où les meilleurs joueurs peuvent être conservés malgré les offres les plus élevées, où les infrastructures, les réseaux et l’influence semblent sans limite.
Mais l’argent n’est qu’une partie du sujet.
Le véritable enjeu est la concentration du pouvoir. Que penser d’un football où les mêmes acteurs sont présents dans les clubs, les droits télévisés, le sponsoring, les instances représentatives et les cercles décisionnels ? Même lorsqu’aucune règle n’est violée, l’impression d’un système verrouillé finit par s’installer.
Or le sport vit de sa crédibilité.
Les supporters acceptent la défaite lorsqu’ils pensent que la compétition est juste. Ils acceptent qu’un adversaire soit meilleur. Ils acceptent même qu’il soit plus riche. Ce qu’ils acceptent difficilement, c’est l’idée que certains disposent d’un levier économique et politique inaccessible aux autres.
Le danger n’est pas seulement pour les clubs concurrents. Il est pour le football lui-même.
Car un championnat où le vainqueur paraît connu d’avance finit par perdre de son intérêt. Une Ligue des champions où seuls quelques géants peuvent raisonnablement rêver du titre finit par perdre son âme. Et un sport où l’argent devient plus déterminant que le terrain risque de voir disparaître ce qui a fait son succès : l’espoir.
L’espoir qu’un outsider puisse renverser un favori.
L’espoir qu’une génération exceptionnelle puisse compenser un déficit financier.
L’espoir que le terrain reste le juge suprême.
Le débat n’est donc pas de savoir si tel ou tel club mérite ses victoires. Les joueurs gagnent sur le terrain et personne ne peut leur retirer cela.
Le vrai débat est ailleurs : jusqu’à quel point le football peut-il continuer à se présenter comme une compétition ouverte lorsque certains acteurs disposent d’une puissance économique, médiatique et institutionnelle sans équivalent ?
Le jour où cette question n’aura plus de réponse crédible, le football ne cessera peut-être pas d’exister.
Mais il cessera d’être ce qui l’a rendu universel : un sport où, en théorie, tout le monde peut rêver.
@SIGMA41HD Le foot, malgré tous ses défauts, restait notre dernier endroit un peu protégé. Notre petite bouffée d'oxygène dans une société totalement immorale. Même ça, ils nous l'ont pris désormais.