Tu t’appelles Jérôme, t’as 38 ans et tu es technicien de maintenance dans une zone industrielle à 37 kilomètres de Mulhouse.
Six heures, le réveil sonne.
Tu enfiles tes chaussures dans le noir, t’allumes une Malbac et tu montes dans ta Xantia 1.9 TD achetée 2 900 balles sur Leboncoin en 2017 à un ancien commercial de chez Lapeyre qui avait écrit « véhicule de passionné » parce que « suspension morte et voyant moteur permanent » faisait moins rêver.
En quittant la résidence, ton pneu écrase une bonbonne de protoxyde d’azote goût pastèque abandonnée entre deux briques de Capri-Sun. Les ingénieurs de la cité ont encore passé la nuit à travailler sur le programme spatial français dans le hall B.
Tu allumes France Inter, Gabriel Zucman explique à Patrick Cohen comment récupérer des milliards chez les ultrariches.
Tu gagnes 2 500 euros par mois après impôt. Pas assez pour obtenir un crédit, trop pour toucher une aide, mais juste assez pour être considéré comme un privilégié par Gaspar, étudiant en BTS traitement des eaux, qui vit encore chez ses parents et qui manifeste contre le grand capital en buvant des Amsterdamer les samedis aprem.
Ton patron dépense près de 4 200 euros pour que tu en touches 2 500.
Pourtant, la République s’est déjà servie, mais elle garde la main dans le paquet : elle revient quand tu fais le plein, quand tu chauffes l’appartement, quand tu assures la Xantia et quand t’achètes un paquet de coquillettes.
En septembre tombe la taxe foncière, encore augmentée parce que la mairie a « renaturé le centre-ville » en posant six bacs à fleurs devant le PMU.
Puis la copropriété finit le travail.
Josiane, 71 ans, présidente du conseil syndical et propriétaire de trois appartements achetés en 1994 pour le prix actuel d’un Kangoo, a fait voter l’installation d’un ascenseur à 120 000 euros. Elle habite au premier, souffre d’une hernie discale et répète que « ça valorisera la résidence » alors qu’elle compte vendre dans six mois pour se rapprocher de sa fille à La Baule.
Entre ce qui disparaît avant ton salaire et ce qu’on reprend chaque fois que tu dépenses le reste, l’État prend 70 % de l’oseille qui passe entre tes mains.
T’es pas un contribuable, t’es un terminal de paiement avec un réveil réglé à six heures.
Même tes impôts paient des impôts.
Jusqu’à fin juillet, tu travailles pour financer les chars de la Gay Pride, les logements de migrants, les documentaires Arte sur la masculinité toxique chez les apiculteurs du Limousin et le potager inclusif installé sur le toit de la mairie par un cabinet de conseil à 180 000 euros.
À partir d’août, tu travailles pour Cofidis.
Le soir, tu rentres dans ta résidence. Le portail du parking est bloqué en position ouverte depuis huit mois, mais le syndic vient de te facturer 94 euros de « sécurisation des accès ». La porte du hall est calée avec un extincteur vide, le code d’entrée est écrit au marqueur juste au-dessus du digicode et un scooter calciné traîne dans le local à vélos depuis si longtemps que le syndic l’a intégré à l’inventaire des parties communes.
Samedi, Magali part chez sa sœur avec le petit.
Tu ne veux pas renverser la République. Tu veux simplement regarder Lens–Auxerre, manger une pizza surgelée et oublier pendant deux heures que ta chaudière fait le bruit d’un Rafale et que ton découvert bancaire est plus profond que le tunnel sous la Manche.
Tu descends acheter un gramme de beuh à Dylan, le fils de la voisine. Il t’attend derrière les poubelles de la résidence avec une doudoune sans manches, un iPhone 17 Pro et davantage de trésorerie que toi après vingt ans de CDI.
Tu tires trois lattes sur le balcon, tu ranges les clés de la Xantia dans le tiroir et tu t’endors habillé devant la télévision avec un Curly collé au pull.
Lundi matin, tu es parfaitement sobre.
Mais au rond-point Nelson-Mandela, récemment passé à 30 pour protéger les pingouins, deux gendarmes te font cracher dans un bâtonnet.
Le test salivaire se souvient encore de ton samedi.
Positif.
Permis suspendu.
Ton métier consiste précisément à conduire une camionnette jusqu’à des machines en panne. Ton patron t’explique qu’il comprend ta situation, qu’ici « on est une famille », mais que la famille a tout de même besoin de collaborateurs disposant du permis B.
Il te met une tape sur l’épaule et te souhaite beaucoup de réussite pour la suite.
T’as blessé personne. T’as pas conduit défoncé. Tu as travaillé, payé, trié tes bouteilles et roulé à 30 pour sauver la banquise.
Tu voulais simplement oublier ta vie pendant deux heures.
Lundi, l’État t’a retiré ton permis.
Mardi, ton patron t’a retiré ton travail.
Mercredi, France Travail t’a convoqué à 41 kilomètres de chez toi pour un atelier obligatoire intitulé « Lever les freins à la mobilité ».
La drogue, finalement, c’était de croire que tout ce système avait été conçu pour t’aider.
❁ Snow Raven, também conhecida como Suor, é uma renomada artista musical representante do povo indígena Sakha da Yakutia, na Sibéria Oriental.
Aos 3 anos de idade, ela desenvolveu a habilidade impressionante de imitar os sons da natureza e a linguagem dos animais.
İsveç'teki bir Viking mezarında yapılan kazılarda, üzerinde Kufi Arapça harflerle "Allah için" veya "Allah'a" (İlallah) yazan gümüş bir yüzük bulunmuştur.
Y a un soldat israélien qui s’est filmé en train de faire exploser une école au Liban et l’a dédié à son fils qui commence son premier jour d’école.
Est-ce qu’on se rend compte du niveau de nazisme ???
Expulsé de Hong Kong, agressé en Martinique, à Paris avec ses enfants, expulsé du Canada, filé en tournée en France sur des centaines de kilomètres par la DGSI, tentative d'homicide, censure en pagaille, condamnation multiples... Pour des blagues ! vous avez dit Dictature ?
Il castello di Amerois in Belgio è stato identificato da diverse vittime del caso Dutroux come uno dei luoghi nei quali avvenivano abusi satanici e pedofili. Dopo aver assistito a tali riti, un ufficiale americano della NATO disgustato ha confermato gli orrori che avevano luogo nel castello. In questo luogo, si radunano i vertici dell'UE e della NATO per eseguire i loro abominevoli riti. Ci sono state diverse denunce riguardo al castello di Amerois e diverse segnalazioni di bambini visti entrare nel palazzo e poi spariti. La magistratura e la polizia belghe hanno insabbiato e coperto l'élite pedofila.
https://t.co/jztH6hGaKW
“I am wondering if you are all p*dophiles, because you don’t seem to care that children are being se*ually ab*sed.”
Holy smokes!! This is how it’s done!! Must watch 🔥🔥👇🏼
وزير الخارجية المغربي يصف المقاومة في غزة بالتطرف ويعد بمحاربتها ونشر ضباط مغاربة في الأمن الداخلي مهمتهم التجسس وتفكيك المقاومة.
#UNGA81#الجمعية_العامة_للأمم_المتحدة