Je ne digère pas.
Laisser l’Espagne dicter le rythme. Ne pas les faire courir sans ballon. Koné et Doué sur le banc. La faillite des cadres. La sortie de Rabiot. Le coaching de Deschamps. Se cacher derrière l’arbitrage en après match.
Vous nous avez tellement lâché.
🚨 ÇA SENTAIT MAUVAIS DÈS L’ÉCHAUFFEMENT POUR LUCAS DIGNE 🇫🇷 ! ❌
« À l’échauffement, déjà, il avait renvoyé quelques signaux annonciateurs d’une crispation », écrit @lequipe.
(via @footmercato)
Si l’Espagne fait le double Euro - Mondial ou l’Argentine le back-to-back pendant une période où l’EDF a une telle supériorité individuelle, difficile alors de ne pas admettre que les Bleus ne sont pas la grande équipe de leur époque, alors qu’ils avaient tout pour
Retirez moi d'un doute mais faire
- Quart de finale
- Titre
- Finale
- demi-finale
En 4 coupes du monde c'est si nul ?? 🤔 Parce qu'on a l'impression d'oublier un peu ce qu'était la France avant cette période.
Y’a visiblement un totem d’immunité sur Didier Deschamps et à la moindre critique qu’on émet sur lui, on nous balance la Coupe du Monde 2018 et les deux finales (perdues, je le rappelle). Une fois que cela est dit, on a quand même le doit de faire un bilan un peu plus constructif de son mandat à la tête des Bleus.
D’abord, et c’est évidemment à son crédit, il faut remercier Deschamps d’avoir remis de l’ordre dans la maison. Quand il reprend l’équipe en 2012, le traumatisme de Knysna est loin d’être oublié et les deux années sous Laurent Blanc n’ont pas vraiment chassé les fantômes. Deschamps, dès son arrivée, remet l’équipe de France au-dessus de tout. Il redonne du crédit à la sélection, réinstaure l’autorité, impose le respect… Rien que pour ça, on peut le féliciter.
Sportivement, il y a évidemment une amélioration et une régularité incroyable des résultats. Une victoire en Coupe du Monde, une finale et une demie mondiales, une finale et une demie européennes… C’est remarquable, personne ne peut en douter. Le quart de finale en 2014 était également positif et finalement, seule l’élimination face à la Suisse pendant l’Euro 2021 a été un gros échec.
Maintenant, si on est juste factuel, Deschamps a remporté un trophée en sept compétitions majeures (4 CdM, 3 Euros). Un trophée, c’est le même palmarès que le regretté Michel Hidalgo, Aimé Jacquet et Roger Lemerre. A la seule différence que Deschamps aura occupé le poste pendant 14 ans (contre 8 pour Hidalgo, 5 pour Jacquet et 4 pour Lemerre) et qu’il a bénéficié pendant cette période d’un vivier de talents exceptionnel. Ses joueurs évoluent tous dans les plus grands clubs européens et le constat est là : il n’a jamais été capable de placer durablement les Bleus sur le toit du football mondial.
On reconnait les grandes équipes à leurs périodes d’hégémonie ou à la trace laissée dans l’histoire. Et on a quelques exemples : le Brésil qui prend la Coupe du Monde en 1958 et 1962, la RFA qui prend Euro et CdM en 1972 et 1974, la France qui prend CdM et Euro en 1998 et 2000 et bien sûr l’Espagne qui rafle deux Euros et un Mondial entre 2008 et 2012. T’as aussi certaines équipes qui n’ont rien gagné mais dont tout le monde se souvient : la Hongrie 54, les Pays-Bas de Cruyff, le Brésil 82… Qui se rappellera des Bleus 2022 ? Des Bleus 2026 ? Des Bleus 2016 ? N’en déplaise à ceux qui trouvent formidable de jouer des finales et de les perdre de peu, Deschamps n’a jamais réussi ce genre de série et je trouve que c’est une anomalie compte tenu de la qualité des joueurs à sa disposition.
Ce qui nous amène à mon dernier point critique : le jeu de l’équipe de France depuis 14 ans. On s’est fait chier 95% du temps devant un football restrictif et pragmatique à outrance. On nous a expliqué qu’il était impossible d’avoir un projet sportif en sélection, que tout le monde proposait un jeu minimaliste faute de temps. On parle pourtant de 14 années. Qu’à fait Deschamps pour mettre en place une philosophie de jeu ? Quel projet avec les sélections de jeunes ? Avec la DTN ? Au lieu de ça, on nous balance le pragmatisme et les résultats. Et là je le rappelle encore une fois : un trophée en 14 ans !
Deschamps a prouvé pendant son mandat, et encore plus pendant cette dernière compétition, qu’il était davantage un meneur d’hommes plutôt qu’un tacticien. Cet échec face à l’Espagne (comme celui lors du dernier Euro d’ailleurs) porte son sceau avec des choix d’hommes incompréhensibles et ce schéma complètement lunaire. On a essayé de faire passer ça pour du panache. Pourquoi pas. En attendant et comme prévu, son double pivot a volé en éclats face au premier gros adversaire (oui, c’est facile de parler après mais pour le coup, ça fait un mois que j’ai annoncé la couleur). Et hier soir, il a pris une leçon tactique dans des proportions XXL. En étant incapable de réagir, de chercher des solutions, se contentant de changer des joueurs poste pour poste sans aucune inspiration tactique… Tout ça face à une équipe qui se repose sur des concepts de jeu bien définis et qui sont appliqués à tous les étages du football national depuis des années. Comme quoi avec un peu de temps et quand on le veut…
#France #Bleus #Deschamps #FRAESP
Anecdotique mais comme je déteste qd ça envoie des Cherki ou des Lacroix parler a la presse après des humiliations comme ça, je sais pas soyez des bonhommes Tchouameni viens nous expliquer pq t'as envoyé un 0.5/10 en demi de coupe du monde
Une journée après, pas simple de digérer l'élimination des Bleus, Même sentiment que l'Argentine en 2022 sans l'étincelle de la 75e minute
Des perfs individuelles qui nous plombent (Tchouaméni, Olise, Digne), Deschamps qui se trompe dans ses choix (Koné doit démarrer, Rabiot ne doit pas sortir, faut sacrifier un offensif dès la mi-temps) et une Espagne supérieure
Après revisionnage le non-match est encore plus sinistre. Pas envie d'oublier tout ce que cette équipe a procuré avant car oui, on a vibré, mais sortir comme ça c'est rude à accepter
Deschamps rattrapé par le néant tactique de son système et son incapacité à s’adapter si le plan A (laisser les joueurs se démerder) ne marche pas
l’attitude prostrée sur le banc flaire la fin de mandat, usée par l’absence de coaching, que du management à l’émotion
Donc « le plus grand sélectionneur de l’histoire des Bleus » n’aura remporté un seul grand tournoi en sept tentatives. On ne me fera jamais croire qu’un autre sélectionneur n’aurait pas pu faire au moins aussi bien avec un tel vivier pendant 14 ans.