Au XIXe siècle, la reine Victoria ne dirigeait pas seulement un empire : elle était à la tête du plus puissant cartel de la drogue de la planète.
Oubliez les bonnes manières et l'élégance du thé de cinq heures. Tout commence par un problème de comptabilité.
Dans les années 1830, Londres a un déficit commercial abyssal avec la Chine. Les Britanniques importent des quantités astronomiques de thé, de soie et de porcelaine.
Mais l'empereur chinois Daoguang méprise les marchandises anglaises. Il n'accepte qu'un seul moyen de paiement : l'argent pur.
La Grande-Bretagne se vide littéralement de ses métaux précieux. Pour sauver la balance commerciale, des marchands britanniques mettent au point une stratégie machiavélique.
À leur tête, William Jardine. Un respectable homme d'affaires écossais, mais surtout le premier grand baron de la drogue de l'Histoire moderne.
Si les Chinois ne veulent rien acheter, Jardine et la Compagnie des Indes vont leur vendre un produit dont ils ne pourront plus se passer.
Le plan est d'un cynisme absolu et fonctionne à la perfection. On inonde le pays d'opium.
Des millions de Chinois deviennent toxicomanes. Le flux financier s'inverse. L'argent pur quitte la Chine pour remplir les coffres de Londres.
La faillite britannique est évitée grâce à un trafic de stupéfiants d'État.
Mais en 1839, l'empereur Daoguang décide d'arrêter le massacre. Il envoie à Canton un haut fonctionnaire totalement incorruptible : Lin Zexu.
Lin Zexu ne négocie pas avec les cartels. Il fait encercler les entrepôts étrangers et détruit plus de 1 000 tonnes d'opium de contrebande sur la plage.
En temps normal, c'est une simple saisie douanière.
Mais William Jardine rentre à Londres et va murmurer à l'oreille du ministre des Affaires étrangères, Lord Palmerston.
Quand le chef du cartel finance les campagnes politiques et possède la Royal Navy, la saisie devient un casus belli. Lord Palmerston déclare la guerre à la Chine.
Pas pour défendre le droit international. Pour protéger les marges de ses trafiquants.
Les navires de guerre de Sa Majesté bombardent les côtes et massacrent les défenses chinoises avec une brutalité inouïe. La Chine capitule.
Le traité de paix qui suit est un pur contrat d'extorsion.
La Chine est forcée de rembourser au centime près la valeur de la drogue détruite, d'ouvrir ses ports et de céder une petite île pour faciliter la logistique des contrebandiers : Hong Kong.
Dans les livres d'Histoire, on appelle pudiquement cela l'ouverture au libre-échange.
La réalité est beaucoup plus crue.
Une nation souveraine a été mise à feu et à sang par le gouvernement de la reine Victoria, prêt à tout pour écouler sa came et sauver son économie.
@FSSanchezCampos@Eltetotw Que rodean CDMX, ver lo que comen en los pueblos... Ver cómo viven en los campos los michoacanos, x ejemplo. Son un gran país con muchos problemas. Desde hace 35 años los visito. Familia mexicana. Mí padre descansa ahí, en Puebla. No insulten. No son mejores. Solo son.
@FSSanchezCampos@Eltetotw Fernando, un poco de autocrítica también les vendría bien. Recorrer tu país es un placer en muchísimos aspectos, pero tb es ver sus problemas, los bajos salarios, la salud pública, cómo se amontonan los pobres y desclasados mestizos y originarios en las maderas de las montañas..
@Santiago130191@jaimeberenguer México, hermoso país lleno de gente que no lo es... Racistas, clasistas, violentos en la vida diaria, sumisos ante el poder. Un mestizaje poco aguerrido... De lo peor en AL.