🇫🇷 Retour sur le meurtre d’Aboubakar Cissé, jeune homme d'origine malienne, tué de plusieurs dizaines de coups de couteau dans une mosquée:
La famille d'Aboubakar Cissé dénonce ce qu’elle considère comme un scandale:
Le tueur est actuellement hospitalisé dans un centre psychiatrique suite à une première expertise ayant conclu qu'il souffrait d'un trouble psychotique ayant totalement aboli son discernement au moment des faits.
Mais la famille a réussit à obtenir la tenue d'une contre-expertise psychiatrique.
Si cette abolition du discernement venait à être confirmée par les nouveaux experts (ce qui est le plus probable sur le plan judiciaire), une audience publique serait organisée pour acter officiellement que le suspect n'est pas punissable pénalement pour cause de trouble mental.
Dans ce scénario, le tueur resterait hospitalisé en unité psychiatrique et pourrait sortir lorsqu’il serait établi qu’il ne représente plus un danger pour la société, en respectant ces deux conditions: interdiction de détenir une arme et de retourner sur les lieux du crime.
La famille dénonce un scandale car elle considère que le comportement du tueur démontre une organisation et une lucidité totalement incompatibles avec une perte de contrôle :
Le suspect avait annoncé ses intentions meurtrières sur des forums et messageries en ligne avant de passer à l'acte. Il avait également planifié sa fuite à l'étranger (en Italie) avec l'aide d'un proche, ce qui prouve, selon la famille, qu'il avait conscience de la gravité et de l'illégalité de ses actes.
La famille rejette aussi la thèse d'une simple pulsion meurtrière aléatoire liée à la folie :
Le suspect est entré spécifiquement dans une mosquée et a attendu que la victime soit en prière pour l'attaquer sauvagement en proférant des insultes islamophobes.
Les avocats de la famille déplorent que le Parquet National Antiterroriste (PNAT) ne se soit pas saisi du dossier, soutenant qu'attaquer un lieu de culte pour terroriser une communauté relève du terrorisme et que qualifier le suspect de simple « fou » minimise la portée politique et idéologique de cet acte.
Tout va donc se jouer sur les conclusions de cette contre-expertise psychiatrique et sur la décision finale du juge d'instruction. Si la contre-expertise confirme l'abolition du discernement, le dossier s'orientera vers une déclaration d'irresponsabilité pénale et une audience dédiée. En revanche, si elle met en avant la lucidité du suspect, cela pourrait ouvrir la voie à un procès aux assises.
Je ne peux plus des défenseurs des gouverneurs alors que ce sont ceux qui ont le pouvoir les premiers à répandre la corruption
Toute l'année pas un mot sur les injustices systémiques mais quand le peuple est à bout, tu les vois sortir l'armada du fiqh
Je ne peux plus des défenseurs des gouverneurs alors que ce sont ceux qui ont le pouvoir les premiers à répandre la corruption
Toute l'année pas un mot sur les injustices systémiques mais quand le peuple est à bout, tu les vois sortir l'armada du fiqh
Sur BFM, j’ai rappelé la responsabilité immense des médias.
Quand on laisse dire sur ses antennes que «Trappes, c’est Kaboul », on ne se contente pas de stigmatiser une ville et ses habitants. On nourrit un imaginaire de croisade.
Les mots ont des conséquences dramatiques.
L’attentat raciste de #Trappes nous enseigne qu’il est tout à fait possible pour la police d’appréhender quelqu’un sans :
- le tuer
- l’éborgner
- lui exploser une main
À condition qu’il soit armé, dangereux, blanc, raciste et coupable d’assassinats, mais c’est possible
Pourquoi il a pas un genou sur la gorge et une botte dans le crâne au juste ? On m’a pourtant juré que c’était le moyen proportionné d’interpeller des lycéens