« Notre ennemi, notre ennemi a un visage. Et il a un nom. Il en a même plusieurs. Il s’appelle Elon Musk, Sam Altman, Zhang Yiming »
@rglucks1 au lieu de designer des ennemis imaginaires comme un vulgaire complotiste, vous feriez mieux de vous demander pourquoi la France est totalement larguée sur l’IA. C’est pourtant simple : 50 ans de socialisme, d’impôts confiscatoires, de bureaucratie kafkaïenne, de matraquage des entreprises et d’État obèse qui veut tout contrôler de la vie de français alors qu’il n’assure même plus les fonctions régaliennes. Résultat ? Pendant qu’Elon Musk et les Américains avancent à la vitesse de la lumière, vous fantasmez sur des « investissements massifs publics » qui finiront en gabegie, rapports inutiles et subventions à des copains. Le vrai ennemi de l’innovation française, ce n’est pas Elon Musk. C’est vous et votre idéologie socialocommuniste qui a transformé la France en musée du déclin.
Ce n’est pas un hasard si Air France a choisi Starlink pour connecter ses passager au monde. Votre délire d’une « IA souveraine pilotée par l’État » ? En 2045 on attendra toujours.
Raphaël Glucksmann : « mon ennemi, c’est Elon Musk. »
Prenons-le au sérieux une minute. Comparons les deux bilans, puisque c’est lui qui lance le duel.
D’un côté, un homme qui, en vingt ans, a fondé une entreprise spatiale qu’on disait vouée à la faillite, puis a fait atterrir des fusées à la verticale, chose que des États entiers jugeaient impossible. Qui a forcé toute l’industrie automobile mondiale à basculer vers l’électrique. Qui a connecté par satellite des régions que personne ne voulait câbler, jusqu’aux tranchées d’Ukraine. Qui construit des IA, des interfaces neuronales, et rachète un réseau social pour y défendre une certaine idée de la parole libre. On peut détester l’homme. On ne peut pas nier l’œuvre.
De l’autre, un homme qui, en vingt ans, a signé des tribunes, animé des revues, épousé des causes, et fait de l’indignation un métier. Son bilan matériel, ce qu’il a mis de concret et de durable dans le monde, tient sur un Post-it. Sa production, c’est du commentaire sur la production des autres.
Et le plus beau, c’est qu’il le sait. Car c’est le même homme qui déclarait, lucide : « quand je vais à New York ou à Berlin, je me sens plus chez moi culturellement que quand je me rends en Picardie. Et c’est bien ça le problème. »
Il avait raison. C’était le problème. Sauf qu’il n’en a pas tiré de leçon : il en a fait une carrière. Il a diagnostiqué la coupure entre les élites et le peuple, s’est désigné lui-même comme symptôme, puis a passé la décennie suivante à incarner exactement ce qu’il dénonçait.
Voilà l’homme qui se choisit Elon Musk pour ennemi. Pas parce qu’il le combat, il n’en a pas les moyens, mais parce que se déclarer l’adversaire de celui qui fait est le dernier refuge de celui qui ne fait rien. On emprunte la stature qu’on n’a pas en désignant plus grand que soi.
Un bâtisseur ne perd pas son temps à se chercher des ennemis. Il est trop occupé à construire. Se définir par sa haine, c’est avouer qu’on n’a pas de projet à mettre à la place.
Et c’est cet homme, plus chez lui à Brooklyn qu’à Amiens, qui voudrait présider la France.
Hier soir, The Cure était à Barcelone.
La chair de poule quand les 50k personnes accompagnent la voix intacte de Robert Smith.
Just Like Heaven | The Cure | Juin 2026.
Vous avez dit minable ?
Quand un milliardaire règle ses comptes avec un élu
Il y a quinze jours, des photos du député Charles Alloncle en compagnie de son attachée parlementaire se mettent à circuler sous le manteau, juste avant publication. L'opération a un objectif transparent : faire croire que l'élu emploie sa compagne en violation des règles de l'Assemblée nationale, et le décrédibiliser.
Problème : Charles Alloncle n'est pas en couple avec sa collaboratrice. Saisie, la commission de déontologie de l'Assemblée le blanchit intégralement. L'opération se retourne contre ses auteurs. Coup d'épée dans l'eau.
Mais restait une question : qui a orchestré cette tentative de déstabilisation ?
Mediapart apporte la réponse. Selon une enquête publiée ces dernières heures, c'est Xavier Niel qui a renfloué l'agence de presse people à l'origine de la manœuvre, la société de Mimi Marchand, et qui s'est procuré les clichés pour les faire circuler.
Hasard du calendrier ? Quelques jours avant la diffusion des photos, Charles Alloncle avait auditionné Xavier Niel dans le cadre de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Une audition explosive, où le milliardaire avait traité la commission de « cirque » et s'était vu répondre par le député.
Pour comprendre la méthode, il faut remonter vingt ans en arrière. En 2004, Xavier Niel est écroué à la prison de la Santé pour proxénétisme aggravé et recel d'abus de biens sociaux. Il obtiendra un non-lieu sur le proxénétisme, mais sera condamné en 2006 à deux ans de prison avec sursis et 250 000 euros d'amende pour avoir perçu des revenus occultes issus de peep-shows parisiens.
On serait tenté de croire que le milliardaire d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec le jeune entrepreneur des années Minitel rose. Sauf que les réflexes demeurent. Là où d'autres répondent à une audition parlementaire par des arguments ou des excuses, lui répond par la circulation de photos volées. Là où d'autres acceptent la contradiction démocratique, lui organise la déstabilisation d'un élu. Les costumes sont mieux coupés, mais les méthodes n'ont pas vraiment changé de quartier.
On connaît la suite : des photos volées, une tentative de déstabilisation, et un élu blanchi par la déontologie. Ce qui a changé, c'est que cette fois, l'argent n'a pas suffi à acheter le silence.
🔴🇫🇷 ALERTE INFO | Le milliardaire Xavier Niel aurait injecté 3,7 millions d’euros pour renflouer les dettes de Bestimage, l’agence de Mimi Marchand.
Dans le même temps, c'est lui qui aurait diffusé les photos non signées visant le député Charles Alloncle.
(Mediapart)
La BBC est allée voir le phénomène « Canon Français » à Colmar, et en a pris plein la vue ! Pour eux, « it’s just French people doing French things » 😅
Il n’y a vraiment que pour l’extrême gauche française que c’est un problème de festoyer.