À 42 ans, l'écrivain le plus lu de son époque meurt enfermé, dans une chambre dont il ne reconnaît plus les visiteurs.
Il s'appelle Guy de Maupassant. Et sa fin est aussi noire que ses nouvelles.
Rien ne le laissait présager. En dix ans à peine, entre 1880 et 1891, il écrit près de 300 nouvelles et six romans. Boule de Suif, Bel-Ami, Le Horla, Une Vie. Un travailleur acharné, formé par Flaubert, l'ami de sa mère, qui lui a tout appris du mot juste.
Il a de l'argent, un yacht, des maîtresses, une villa à Étretat. Le succès et la vie légère.
Mais depuis ses 27 ans, un mal le ronge. La syphilis, contractée en secret. Elle attaque lentement le cerveau.
À partir de 1885 viennent les hallucinations. Les migraines qui broient. La terreur de la mort, qui hante déjà Le Horla.
Dans la nuit du 2 janvier 1892, il tente de se trancher la gorge. On l'interne à Passy, dans la clinique du docteur Blanche.
Il y passera 18 mois, de plus en plus absent, avant de s'éteindre le 6 juillet 1893.
Le maître de la chute a écrit la sienne longtemps à l'avance.
"Les gens extraordinaires ne se rencontrent jamais au début de la vie.
Les étonnants ne se rencontrent qu'après un long voyage de fatigue.
Le véritable amour n'arrive que tard...
Cela se passe entre deux cœurs qui vivaient dans des vies différentes, il leur était impossible de se rencontrer...
Et ils se sont rencontrés.
C'est pourquoi rien ne décrit la joie de tous ceux qui ont trouvé leur moitié."
Néné Cédric Coeurillo
La Révolution française n'a pas commencé à Paris. Elle a peut-être commencé sur les toits de Grenoble. Un an avant la Bastille.
7 juin 1788. Louis XVI veut briser les parlements de province, ces tribunaux qui osent contester ses édits. À Grenoble, l'ordre tombe : les magistrats sont exilés. Les soldats du roi viennent les chasser de la ville.
Mais Grenoble ne l'entend pas ainsi.
Le tocsin sonne. Les boutiques ferment. La foule dévale les rues. Des Grenobloises s'emparent des clés des portes pour piéger la troupe à l'intérieur des murs.
Et sur les toits, les habitants arrachent les tuiles. Ils les jettent par centaines sur les soldats massés en bas. La pluie de terre cuite s'abat. Des hommes tombent, des deux côtés.
À la tombée du jour, le peuple a gagné. Les magistrats sont réinstallés de force dans leur palais.
Six semaines plus tard, à Vizille, on réclame les États généraux. Le roi cède.
On l'a longtemps oubliée, éclipsée par Paris. Mais beaucoup d'historiens la voient comme la première étincelle.
Tout est parti d'un toit, d'une poignée de tuiles, et d'une ville qui a dit non.
Sur la peur – Khalil Gibran
"On dit que, juste avant d’entrer dans la mer,
une rivière tremble de peur.
Elle regarde en arrière le chemin qu’elle a parcouru,
depuis les sommets des montagnes,
la longue route sinueuse à travers forêts et villages.
Et devant elle,
elle voit un océan si vaste
que s’y engager
revient à disparaître à jamais.
Mais il n’y a pas d’autre choix.
La rivière ne peut pas faire demi-tour.
Personne ne peut revenir en arrière.
Reculer est impossible dans l’existence.
La rivière doit prendre le risque
d’entrer dans l’océan,
car ce n’est qu’alors que la peur disparaîtra,
car c’est là que la rivière comprendra
qu’il ne s’agit pas de disparaître dans l’océan,
mais de devenir l’océan."
Frida Kahlo à son mari Diego :
"Je ne te demande pas de m’embrasser,
je ne te demande pas de t’excuser quand je pense que tu as eu tort,
je ne te demanderai même pas de me prendre dans tes bras quand j’en ai le plus besoin.
Je ne te demande pas de me dire que je suis belle, même si ce n’est pas vrai,
ni de m’écrire quoi que ce soit de tendre.
Je ne te demanderai même pas de m’appeler
pour me raconter ta journée,
ni de me dire que je te manque.
Je ne te demanderai pas de me remercier pour tout ce que je fais pour toi,
ni de t’inquiéter pour moi quand mon moral est au plus bas.
Et bien sûr, je ne te demanderai pas de soutenir mes choix,
ni même de m’écouter quand j’ai mille histoires à te raconter.
Je ne te demanderai rien.
Pas même d’être à mes côtés pour toujours.
Parce que si je dois te le demander… alors je n’en veux plus".
Frida Kahlo
"Je ne plierai pas, je ne m'en irai pas en silence. Je ne me soumettrai pas. Je ne me retournerai pas. Je ne me conformerai pas. Je ne me coucherai pas. Je ne me tairai pas. Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; ce n'est pas subir la loi du mensonge triomphant."
Jean Jaurès
L’absurdité est totale : un humoriste contraint de décortiquer ses blagues. Pour les expliquer une à une. C’est une attaque frontale contre la liberté d’expression. La situation est grave et sérieuse. Dans un climat politique qui devrait tous nous inquiéter à un an des présidentielles. Je refuse de laisser passer ça ! Bon visionnage.
https://t.co/WioyqkVk7q
La presse révèle ce matin que l'invasion étatsunienne de Cuba pourrait être imminente.
Des mouvements de troupes et de navires autour de l'île l'indiquent, il ne manquerait plus que le "feu vert" de Donald Trump.
Plusieurs possibilités : un kidnapping du président cubain, comme au Venezuela, une série de frappes aériennes sur la capitale, ou un affrontement ouvert, le troisième conflit international de l'administration Trump.
Pendant ce temps, le peuple cubain est affamé par le blocus étatsunien, privé d'électricité, plongé dans le noir.
Notre solidarité absolue avec les Cubains, menacé par l'empire. La France devrait se tenir aux côtés des peuples victimes de l'impérialisme.
https://t.co/Qxc2vygM64
L'Europe et les USA abandonnent lâchement le Liban à la férocité de l'invasion israélienne. Tout le Liban est bombardé, pillé, saccagé. Après Gaza, le deuxième massacre de masse est engagé par le même pays, dans le silence des mêmes. Honte à ceux qui les soutiennent ici et là-bas.
La vérité éclate sur Sainte-Soline.
Le 25 mars 2023 à Sainte-Soline, Serge, guide de montagne et militant écologiste, était frappé par un tir tendu de grenade en plein visage.
Il a passé 4 semaines dans le coma à l'hôpital, son pronostic vital a été engagé.
Fin 2025, le procureur a classé l'affaire. Il disait ne pas pouvoir identifier fermement le gendarme responsable de la "bavure".
Mais Mediapart révèle aujourd'hui ce qu'il s'est passé.
Après examen de toutes les images et enregistrements, il a été possible d'identifier Arnaud F., le gendarme qui était positionné dans la tourelle d'un véhicule blindé, qui a tiré sur Serge en violation de toutes les règles en matière de maintien de l'ordre.
Pourquoi le parquet a-t-il donc classé l'affaire sans examiner tous les éléments ?
La répression des manifestations écologistes en France est un scandale, dénoncé par l'ONU. La protection par le parquet des auteurs des violences est un nouveau scandale.
Toute la vérité doit émerger. Les responsables, en particulier politiques, doivent être punis. Justice pour Serge Duteuil-Graziani et les autres blessés. Liberté pour Julien Le Guet.
https://t.co/OUFnXSvvkA
La Chine vient peut-être de créer l’un des matériaux les plus importants des prochaines années.
Des chercheurs de l’Université forestière de Nanjing ont développé un plastique fabriqué à partir de bambou.
Et le plus fou c’est qu’il est aussi résistant que le plastique classique.
Sauf qu’au lieu de rester dans la nature pendant des centaines d’années…
il peut se dégrader en environ 50 jours.
Quand on sait que le monde produit plus de 400 millions de tonnes de plastique chaque année, ça paraît presque irréel.
Le détail qui surprend le plus, c’est que ce matériau ne vient pas du pétrole.
Il vient du bambou.
Une plante capable de pousser jusqu’à 1 mètre par jour et connue pour absorber d’énormes quantités de CO₂.
Les chercheurs expliquent aussi que ce nouveau plastique pourrait être utilisé pour :
Des emballages, des objets du quotidien, des composants industriels, et même certaines pièces automobiles.
Donc on ne parle pas d’un “plastique écologique fragile”.
Les tests montrent une résistance impressionnante, supérieure à certains plastiques déjà utilisés aujourd’hui.
Et même après recyclage…
Le matériau conserverait encore environ 90 % de sa solidité.
Évidemment, il reste encore des défis.
Les 50 jours de dégradation dépendent de conditions précises et les tests à grande échelle sont encore en cours.
Mais une chose est sûre :
Le simple fait qu’un matériau biodégradable puisse rivaliser avec le plastique pétrolier aurait semblé impossible il y a encore quelques années.
Et si le futur du plastique venait finalement… du bambou ?
Une fillette syrienne et sa mère, déjà touchées par un drone israélien. Une ambulance arrive pour les sauver. Israël tire un missile sur l'ambulance. Bilan : six morts. L'enfant, sa mère, les secouristes. Tous.
Énième crime de guerre israélien. Devant le monde. Une ambulance, ça ne menace personne. Ça sauve. Mais Israël frappe quand même. Parce que, pour eux, sauver une vie, c'est une provocation.
Six martyrs. Aucune excuse. Aucune "erreur". Juste un crime.
Maudit soit Israel.