Dans les rues de Belleville, Julien Dossena observe des jeunes femmes qui affichent une féminité plus affirmée.
Il y voit une réponse possible au regard masculin et au harcèlement de rue.
S’habiller librement, c’est aussi refuser que le regard des autres décide à notre place.
Julien Dossena avait des propositions de travail.
Il les a refusées pour tenter d’entrer chez Balenciaga, auprès de Nicolas Ghesquière.
Aucun contact. Des lettres et des catalogues envoyés.
Puis un jour, Michael Rider lui propose de rejoindre l’équipe pour une saison.
« J’ai besoin d’avoir un dialogue avec une femme. »
Pour Julien Dossena, créer des vêtements féminins implique d’échanger avec celles qui pourraient les porter.
Une vision créative forte ne dispense pas d’écouter.
Au contraire, c’est peut-être ce qui lui permet de rester juste.
Comment réinventer Rabanne et trouver sa propre voix après Nicolas Ghesquière ? Julien Dossena raconte ses choix, ses méthodes de création et près de treize ans chez Rabanne dans TheBoldWay.
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De leur colocation à Gare du Nord à Christie’s, puis à Versailles : Pierre Fautrel raconte l’aventure d’Obvious, les critiques après le buzz et le travail pour durer en créant avec l’IA.
🎧 Nouvel épisode de TheBoldWay.
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« Pour moi, l’IA, c’est un contresens. »
À La Cambre Mode[s], la critique va au-delà de l’IA : Pinterest, Instagram et les moodboards remplis de références encourageraient une création de surface.
« Il n’y a pas d’analyse. »
Il s’est présenté à l’examen d’entrée d’une école de mode avec une collection de boîtes de camembert.
Photographiées, mises en page, transformées en portfolio.
Et il a été sélectionné.
À La Cambre Mode[s], l’audace et le regard peuvent compter autant que le sujet choisi.
« Le vêtement ne dit rien. »
Il ne raconte pas son concept ni les intentions du designer.
Pour Tony Delcampe de La Cambre, tout se joue quand quelqu’un passe devant, s’arrête et ressent quelque chose.
L’émotion doit exister dans le vêtement, pas seulement dans son explication.
« C’est en faisant qu’on innove. C’est en se trompant. »
Tony Delcampe et Cyril Bourez de La Cambre Mode[s] défendent une créativité fondée sur l’expérimentation.
À l’heure où l’on peut voir toutes les références du monde, le vrai défi reste de produire quelque chose.
À La Cambre Mode[s], les étudiants commencent par mouler un buste, pas par faire un moodboard. Tony Delcampe et Cyril Bourez expliquent comment on apprend à créer un vêtement, et pourquoi l’IA reste à distance de l’atelier. Nouvel épisode de TheBoldWay.
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À 22 ans, Tatyana écoute son répondeur depuis son bain. Un message de Claude Picasso.
Il lui propose de s'occuper de sa collection personnelle, tout en poursuivant ses études.
«Ce coup de fil a changé ma vie.»
Parfois, une carrière commence par la confiance de quelqu'un d'autre.
« Quand j’ai été nommée directrice du musée de l’Élysée, tout le monde a questionné ma légitimité. »
À New York, Tatyana Franck raconte avoir vécu l’inverse : un accueil chaleureux et des collaborateurs inspirés par son parcours.
« Autant je doute énormément au quotidien, autant je suis habitée d’une vision. »
À 29 ans, Tatyana prenait la direction d’un grand musée européen sans en avoir jamais dirigé un.
Son parcours rappelle une chose : douter de soi et croire en son projet ne sont pas incompatibles.
« Si c’est pour faire une école un peu moyenne, allez plutôt travailler. »
Le conseil de JB Talbourdet aux jeunes créatifs :
Soit viser les meilleures écoles.
Soit apprendre sur le terrain auprès des meilleurs.
Quand quelqu’un vient le voir, il ne demande pas son CV.
À 22 ans, Claude Picasso lui confie sa collection. À 29 ans, Tatyana Franck dirige un musée. Puis elle quitte un poste à vie pour recommencer à New York.
Une conversation sur la confiance, la légitimité et le courage d’agir malgré le doute.
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Le 13 novembre 2015, JB Talbourdet était au Stade de France.
Puis il a passé le week-end avec son équipe à refaire M Le magazine du Monde.
Ce qu’il en retient :
« Une équipe qui fait corps. »
Et cette pensée : « Tu fais un magazine qui compte aussi. »
« J’ai un job, quoi. En fait, c’est un job. »
Même un métier créatif que beaucoup pourraient fantasmer, c’est aussi :
bureau → ordinateur → cantine → ordinateur → maison.
JB Talbourdet démonte une idée simple : le « job de rêve » reste… un travail.
« Je ne suis pas chirurgien cardiaque, donc j’ai envie de m’amuser. »
Pour JB Talbourdet, travailler dans la création reste une affaire d’histoires, d’émotions et de surprise.
« Si moi je suis surpris, ça va surprendre. »
Ne pas laisser le métier tuer le jeu.
Depuis le premier numéro de M, Jean-Baptiste Talbourdet Napoleone participe à inventer ses couvertures.
Comment surprendre chaque semaine, choisir une image et garder l’envie de jouer ? Il raconte les coulisses du magazine et de son studio.
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You can sell one table to one person for an insane price.
Or find 50 people who want it, with 20 willing to buy at the same price.
Marc Benda:
“And then I’ve created a market.”
A spectacular transaction ≠ a market.
Repeatable demand is what changes the equation.