"Le PSG, c'est le club de toute la France, pas seulement de Paris", @DanielRiolo réagit à la déclaration de Nasser al-Khelaïfi.
💥 "La phrase est tout ce qu'il représente : un gars qui veut installer une hégémonie et écraser les autres. Je n'ai jamais voulu que les autres nous aiment, ce n'est pas le but quand tu es dans une Ligue 1. C'est inadmissible !"
Je ne sais pas si on arrive à se rendre compte mais 20 années de FC Kita a réussi à détourner les jeunes supporters nantais en pseudo supporters parisiens. Les jeunes nantais ne soutienne plus leur ville mais l’horrible QSG. #FCN#FCNantes#FCKITA#PSG
Ce tweet et vos interventions hier au Sénat sont graves car ils démontrent soit une méconnaissance du sujet, soit une dénaturation de mauvaise foi du sujet.
Les IAS ne sont pas des sanctions. Ce sont des mesures de police administrative. Or, hier, vous n'avez cessé de les qualifier de sanction.
Les transformer en sanction, sans aucune des garanties procédurales ou juridictionnelles propres au régime de sanction, est une atteinte grave et dangereuse à l'Etat de droit.
75% des IAS sont jugées illégales par le juge administratif. Et vous n'ignorez pas que, contrairement à ce qui est laissé entendre, elles ne sont que très rarement utilisées contre les violences. Elles sont utilisées massivement contre des innocents ou pour faits dérisoires. D'où l'annulation de 3 IAS sur 4.
Il est admis et démontré que les IAS sont une dérive grave qui souille les principes républicains. Fermer les yeux et appuyer sur l'accélérateur est irresponsable.
Tout comme l'omission fondamentale dans votre discours du rôle de la justice avec les interdictions judiciaires de stade. Vous admettez substituer les préfectures à l'autorité judiciaire mais sans n'offrir aucune garantie procédurale et aucun accès utile et effectif à une décision juridictionnelle. Vous laissez croire que sans les IAS, les délits en marge des matchs seraient impunis. C'est faux. Et vous le savez.
Vous négligez par ailleurs totalement d'évoquer l'obligation de pointage deux à trois fois par semaine qui détruit la vie personnelle, familiale, sociale ou professionnelle des intéressés. Alors que 3 IAS sur 4 sont illégales (mais ce n'est jugé que 3 ans plus tard), des familles ne peuvent pas partir en week-end ou en vacances à cause d'un pointage illégal et injustifié.
Vous avez fait voter et revendiquez le pointage automatique en cas d'IAS alors même que vous savez les IAS sont respectées sans que le pointage ne soit nécessaire.
Les IAS fêtent leurs 20 ans et vous savez qu'elles n'ont jamais été la solution miracle prétendue. Tout ceci est de la gesticulation politique indigne du grand serviteur de l'Etat que vous avez démontré être pendant des décennies.
Pour mémoire, le seul dispositif équivalent aux IAS en droit français, ce sont les MICAS. Ce sont des mesures contre les terroristes. Elles sont plafonnées à 3 mois (renouvelables) et le juge doit intervenir sous 72 heures. Hier, au Sénat, le Gouvernement a refusé de prévoir que le juge contrôle la légalité de l'IAS sous 4 mois au lieu de 3 ans.
Votre PJL entend étendre les IAS sur 24 mois avec pointage la veille, le jour et le lendemain du match (donc 7 jours sur 7) sans que le juge ne se prononce avant trois ans.
Aujourd'hui, le régime administratif applicable aux supporters pour fumigène ou injure est cent fois pire que celui applicable à un terroriste ou à un pédophile.
C'est un naufrage républicain. Que vous le revendiquiez sur Twitter comme si c'était un haut fait d'armes de la République est consternant.
Lettre à ceux qui nous dirigent, et plus particulièrement M. @BrunoRetailleau
Aujourd’hui, on me connait comme sportive de haut niveau, para badiste ayant fièrement représenté les couleurs de la France aux derniers Jeux Paralympiques.
Une athlète ayant une petite renommée, soutenue, suivie, dont on s’inspire.
Mais j’aurais très bien pu ne jamais connaître l’année 2024. Car c’est difficile de grandir quand on est autiste, encore plus quand on a eu un diagnostic (trop) tardif.
J’ai toujours été l’enfant bizarre, en décalage. Et malgré des compétences en masking et en sur-adaptation qui m’ont permis de passer entre les gouttes, je me suis toujours sentie seule. Bon Dieu que j’étais seule…
Seule avec mes intérêts spécifiques que personne ne partageait, ni en sujet ni en intensité. Et plus particulièrement celui-ci : Sainté.
Je suis tombée amoureuse des Verts en 2003, j’avais à peine 6 ans. Et à l’époque, je peux vous dire que ce n’était pas la grande époque, on était en L2, on sortait de sombres affaires…
Mais moi, je portais mon maillot vert partout, tout le temps. Toutes les photos dans les albums de famille ont le même reflet : du vert à chaque fois que j’apparais.
Mais supporter Sainté, quand on habite à Nantes, c’est compliqué. N’avoir pour intérêt que cette équipe, quand est on est au collège, on en bave. Et personne, absolument personne autour de moi ne comprenais ma passion. J’ai vécu la violence et le harcèlement.
J’étais si seule, que parfois je me demandais bien à quoi cela servait de vivre.
Petit à petit, plus que de suivre les résultats de l’AS Saint Etienne, je n’avais d’yeux que pour les animations en tribune. Parce que le 12e Homme a toujours fait partie de la légende à Sainté. Alors j’ai découvert l’histoire des Magics Fans, des Green Angels. J’ai appris à connaître ce que l’on appelle « le mouvement Ultra ».
Et je me disais qu’un jour, peut-être, je ne serai plus seule.
Mais petit à petit, à l’adolescence, je les ai détesté. Parce que je ne connaissais en fin de compte que ce que je lisais dans la presse, et ce que je voyais dans les médias.
Ma première à Geoffroy Guichard, que j’ai attendue quasiment 10 ans, a failli tourner au fiasco, quand le premier huis-clos partiel a été décrété pour fermer les Kops le 7 mai 2012 suite à l’utilisation de fumigènes (à l'époque, c'était très rare...)
En terminale, j’ai vu de loin les graves incidents ayant entaché le match à Nice, et ayant fait la Une des médias le soir même.
Je haïssais ceux qui avaient failli gâcher ma 1ere à Geoffroy Guichard, je détestais ceux qui pourrissaient le foot avec leur violence. Mon esprit bien façonné par tout ce qu’on pouvait lire et entendre dans les médias.
Mais petit à petit, j’ai rencontré ces fameux ultras. J’ai pu discuter avec nombre d’entre eux, et force est de constater que je n’avais pas en face de moi des monstres sanguinaires dénué de cerveau.
Je me suis vite rendu compte que le tableau que l’on dépeignait dans les médias était très loin de la réalité. Fortement biaisé.
Et puis, j’ai fait mon premier match dans le Kop Nord.
Puis mon premier déplacement avec une section des Magics Fans.
Et pour la première fois de ma vie, j’ai eu des gens qui m’ont accueilli pour ce que j’étais.
Sans jugement. Sans haine.
Quel contraste avec tout ce que j’avais vécu dans mon adolescence…
Pour la première fois de ma vie, j’ai noué des liens d’amitié, et même plus que ça, de fraternité.
J’ai fait mes premiers déplacements, mes premiers tour au local.
J’ai découvert les collectes de fonds pour la ligue contre le cancer, les orphelins des sapeurs pompiers. J’ai vu tout ce dont on ne parle pas dans les médias.
J’ai surtout vu un groupe structuré, bien loin de l’anarchie qu’on nous vend dans les médias. J’ai vu l’entraide, j’ai vu la solidarité.
J’y ai trouvé une 2e famille.
Ce groupe m’a sauvée. A une période de ma vie où je n’avais qu’une envie et qu’un objectif en tete : la planification de mon suicide ; ce groupe m’a littéralement sauvé la vie.
En m’accueillant comme je suis. En comblant ce qui me manquait.
Et je suis loin d’être la seule.
J’ai vécu la violence. On ne peut pas le nier, et cela desservirait notre cause de faire comme si cela n’existait pas du tout.
Même si encore une fois, statistiquement, cela représente une minorité absolue par rapport au nombre de matchs qui se jouent chaque année en France.
Mais j’ai aussi, et surtout, vécu la violence des gens censés nous protéger et faire en sorte que les matchs se passent bien.
J’ai vécu la violence, quand aux palpations à l’entrée, très difficile à vivre quand on est autiste et que l’on ne supporte pas le contact physique, j’ai fini maintes fois plaquée au sol, les pieds et les mains tenus, pour que l’on puisse me fouiller « comme il faut ».
Car en face, les forces de l’ordre ignoraient que cette supportrice, supposée récalcitrante, ne cachait rien du tout sur elle mais était simplement autiste et ne supportait pas la fouille. Et passaient à l'action avant la discussion.
Et dans ces moments, c’est le groupe qui m’a sauvé. Les leaders qui ont pu calmer le jeu, avant que cela ne dégénère, pour expliquer la situation.
Les leaders que l’on écoute, car ils sont connus, et identifiés comme interlocuteurs du groupe. Comme le capitaine qui porte le brassard sur le terrain.
Voilà ce que vous souhaitez détruire : des groupes structurés, qui permettent une communication et un ordre, qui permettent que les relations se passent au mieux, qui permettent que les déplacements se passent bien.
Vous voulez détruire l’ordre pour amener le chaos.
Vous voulez dissoudre des acteurs qui en font bien plus que les pouvoirs publics pour le tissu local, associatif, la santé mentale, le compagnonnage.
Cela m’échappe.
C’est un coup de communication qui n’apportera que l’anarchie au sein des tribunes françaises. Surtout quand on voit qui sont les groupes ciblés. Il ne s’agit même pas d’une mesure sécuritaire mais bien tout l’inverse.
Je fais partie de ceux qui ont vécu les tribunes de loin, puis de l’intérieur, qui ont vécu les déplacements à l’étranger où tout se passe mieux qu’en France même si l’on est infiniment plus nombreux, et un nombre incalculable de matchs à domicile.
Je fais partie de ceux qui n’ont pas toujours été droit sur les rails et ont justement vécu des déplacements sans le groupe et avec des indépendants qui n’ont pas de hiérarchie. J'ai vécu l'anarchie.
Je suis de ceux qui aujourd’hui ont du recul sur ce qui s’y passent car je n’ai plus la tête dedans, aujourd'hui.
Surtout, je fais partie de ces acteurs du sport français, qui sont là pour le tirer vers le plus haut et le plus beau. Je suis membre de l’équipe de France Olympique et Paralympique, la grande famille du sport français.
Et je fais partie de ceux qui aujourd’hui attirent l’attention sur l’immense connerie qui est entrain d’être faite lorsque l’on veut détruire les acteurs qui assurent justement l’ordre dans nos tribunes.
« Le chaudron ne se dissout pas »
*Ce message n’a aucune couleur politique. Il appelle juste à l’urgence de la discussion avec les acteurs engagés (les groupes concernés, l’@A_N_supporters …)
🇫🇷 𝐓𝐔 𝐄𝐒 𝐆𝐑𝐀𝐍𝐃𝐈𝐎𝐒𝐄 Joan-Benjamin Gaba ! 🤩
Les Bleus ne sont plus que menés 3-2 ! 👏
#Paris2024, à suivre en intégralité sur Eurosport via Max, Canal+ et nos autres partenaires
@VolodimirZelen1 Il me semble avoir entendu gluksmann se dire favorable à frapper le sol russe lors d’un débat à moins que ma mémoire me joue des tours.