Tous les facteurs d'une crise agricole majeure sont en train de se conjuger.
La situation hydrique en France se détériore rapidement, au point de compromettre les semis d’automne et d’hiver. C'est indiscutable : sur 95 % du territoire, l’indice hydrique des sols atteint 0 % dans les neuf premiers centimètres (carte de droite). Les horizons superficiels sont totalement desséchés, rendant les conditions de germination et de levée particulièrement défavorables.
Et les perspectives météorologiques n'offrent guère de répit : aucune pluie véritablement efficace n'est attendue à l'échelle nationale avant le 27 septembre au plus tôt (carte de gauche).
Je ne sais pas si vous mesurez pleinement ce qui est en train de se jouer. Nous assistons à une convergence de facteurs susceptibles de provoquer une grave crise agricole et alimentaire :
➡️ L'énergie : des coûts énergétiques élevés qui fragilisent les exploitations agricoles et renchérissent les coûts de production, de transformation et de transport.
➡️ La géopolitique : des tensions internationales croissantes qui accentuent l'incertitude sur les marchés agricoles, énergétiques et alimentaires.
➡️ Le climat : cinq mois de conditions climatiques particulièrement éprouvantes, qui ont déjà lourdement affecté les récoltes de 2026. Désormais, la sécheresse se prolonge jusqu'aux semis des cultures qui seront récoltées en 2027. Nous ne parlons donc plus seulement des conséquences sur une campagne agricole, mais d'un risque de transmission des difficultés d'une année à l'autre.
➡️ El Niño : le réchauffement des eaux du Pacifique équatorial constitue un facteur de risque supplémentaire pour les productions agricoles mondiales. Selon son intensité et son évolution, il pourrait perturber les régimes de précipitations de plusieurs grandes régions productrices, avec des répercussions possibles sur les récoltes et les prix alimentaires internationaux.
J’observe les crises climatiques, je les analyse et je les documente depuis des années. Mais aujourd’hui, nous entrons dans une multicrise.
Une situation où les crises climatiques, agricoles, énergétiques et géopolitiques ne se succèdent plus, mais se superposent, interagissent et amplifient mutuellement leurs conséquences.
Le danger ne réside plus seulement dans la gravité de chaque crise prise isolément, mais dans leur accumulation et leurs effets en cascade. Et c’est précisément ce qui rend la situation actuelle particulièrement préoccupant...
🇲🇰 Vardar 32-33 Nantes 🇫🇷
Les nantais ENCORE 😭 😭 😭
Noam Leopold PHENOMENALEMENT COLOSSAL ce soir inscrit le dernier but nantais et Christoffer Bonde sort la parade au buzzer !
Nantes enchaîne une seconde victoire d'un but dans le groupe de la mort 😤
@HBCNantes@ehfcl
Nantes 26-25 Plock
Nantes arrache une victoire capitale dans le groupe de la mort de cette Ligue des Champions!
Public incroyable, match lunaire et fin incroyable ça part sur une nouvelle saison cardiaque avec les nantais 😭
@HBCNantes#handextra#ChampionsLeague
Grâce à vous, ce ZEVENT 2026 a récolté 32 891 874€.
Merci pour votre générosité qui n'a fait que grandir au fil des années.
C'est la fin du ZEVENT, mais ce n'est clairement pas la fin de la solidarité. Prenez soin de vous, mais aussi des autres !
🇫🇷 Le ZEvent 2026 a débuté hier pour sa dixième et dernière édition, après dix ans de marathons caritatifs et plus de 55 millions d’euros récoltés depuis sa création. Pour ce grand final, plus de 300 créateurs se mobilisent et les dons seront répartis entre 22 associations déjà soutenues par l’événement, avec l’espoir de dépasser le record de 16,2 millions d’euros établi en 2025. 💪 (Ouest-France)
📸 paku_photo
Bonjour,
Est-ce que vous avez de la visibilité sur l'appli sur laquelle on ne peut pas se connecter ce matin ? On ne peut pas voir ses titres déjà achetés 😅
@Naolib_Direct
Ça ressemble à ce qu'on appelle un GLOF (Glacial Lake Outburst Flood)...
Je reviendrai + en détails lorsque que les données seront + denses et précises.
Quelle catastrophe, jamais vu ça...
L'enquête complète sur la Facture Electronique "Le grand péage de la facture" est désormais disponible en version complète au format EPUB.
Cette enquête en cinq volets examine la future infrastructure de la facturation électronique sous tous ses angles : disparition du guichet public complet, multiplication des plateformes agréées, tarification, circulation des données et continuité de service.
Derrière une réforme présentée comme une simplification administrative, des questions très concrètes demeurent :
- Combien d’intermédiaires interviendront réellement entre deux entreprises ?
- Qui pourra accéder aux données d’une facture ?
- Comment comparer des offres dont les prix et les périmètres diffèrent ?
- Que se passera-t-il lorsqu’une plateforme sera indisponible ou victime d’un incident de sécurité ?
- Et quelles garanties les entreprises pourront-elles opposer à leur prestataire ?
Téléchargez l’enquête complète, avec ses infographies, ses sources et trois outils pratiques :
👉 EPUB et présentation
https://t.co/MQbaKSS6O5
Les cinq volets :
1° Le portail amputé
Comment le projet initial de portail public a été réduit, laissant aux plateformes privées une place devenue incontournable.
https://t.co/8C4NqGkKEL
2° 148 plateformes, combien de tuyaux ?
Ce que recouvre réellement le nombre de plateformes agréées et pourquoi une longue liste d’acteurs ne garantit pas une infrastructure décentralisée.
https://t.co/uZWFT6y1UO
3° Le prix du gratuit
Abonnements, options, archivage, connecteurs, volumes : comprendre ce que les entreprises devront comparer avant de choisir leur plateforme.
https://t.co/LLDOJ2ACys
4° Qui lit vos factures ?
Une cartographie des données, des accès et des intermédiaires susceptibles d’intervenir dans la circulation d’une facture.
https://t.co/Ke7Qwsl3EE
5° Le jour où le tuyau casse
Incidents, dépendances techniques, responsabilités et questions encore ouvertes sur la continuité du dispositif.
https://t.co/9Lu7FThmV3
Cette enquête ne prétend pas que la réforme échouera. Elle demande que son architecture, ses coûts, ses dépendances et ses garanties soient examinés avant que des millions d’entreprises ne puissent plus s’en passer.
Lisez-la, partagez-la avec les entrepreneurs, experts-comptables, DAF, DSI et organisations professionnelles concernés. Et si certaines questions vous semblent toujours sans réponse, transmettez-les à votre député.
L’EPUB est gratuit, sous licence CC BY 4.0.
Si vous souhaitez soutenir les prochaines enquêtes indépendantes de l0g :
https://t.co/jKdP1UreqK
La facture électronique dépend d’une chaîne d’intermédiaires dont le coût, les dépendances techniques, les accès aux données et les procédures de secours doivent pouvoir être examinés.
Voici les questions sans réponse à marteler à vos élus :
- Quels résultats complets ont livré les pilotes ?
- Combien d’opérateurs techniques se trouvent derrière les marques enregistrées ?
- Quelles dépendances communes existent entre hébergeurs, logiciels et sous-traitants ?
- Qui accède au contenu, aux métadonnées et aux journaux ?
- Quelles durées de conservation s’appliquent ?
- Comment une entreprise change-t-elle de plateforme sans perdre son historique ni interrompre ses flux ?
Il reste aussi à préciser ce qui se passe quand la chaîne se rompt :
- Quel mode de secours est accepté ?
- Qui horodate la preuve ?
- Dans quel délai les entreprises sont informées ?
- Comment les données sont restaurées ?
- Comment les responsabilités sont réparties ?
Ces questions ne condamnent pas la réforme. Elles définissent les conditions minimales pour qu’une infrastructure obligatoire soit contrôlable, réversible et digne de confiance.
Une obligation gagne en légitimité lorsque chacun peut vérifier son coût, ses intermédiaires, son niveau de protection et son plan de secours.
C’est sur ces éléments concrets que le débat parlementaire peut encore agir. N'hésitez pas à relayer à vos élus
(EPUB) : https://t.co/MQbaKSS6O5
Bon. J'avais promis la suite pour ce soir. J'ai perdu contre ma propre deadline : 48 000 (!) parties ont été jouées cette semaine, il faut que ça tienne debout.
RDV demain soir, donc. Deux indices, en attendant : en 1988, vous pourrez passer la main à l'ancien rival qui a claqué la porte en 1976, avant de retrouver au débat une vieille connaissance de mai 1981.
Ferez-vous mieux que l'Histoire ?
@_lovingnana_ Le décret d'application n'est pas publié. On attend au mieux quelque chose en fin d'année. En attendant, certaines boîtes le font déjà et ça aide à faire le tri.
Je considère que les réserves agricoles en eau sont nécessaires dans un contexte d'adaptation au changement climatique. Mais les canicules de 2026 m'auront aussi conforté dans une conviction que je défends depuis longtemps : on ne luttera pas contre les stress thermiques uniquement avec l'irrigation. Il faut aller beaucoup plus loin.
C'est là que se situe le véritable débat. A mon goût, la question n'est pas seulement de savoir s'il faut stocker de l'eau car ça sera inévitable. Elle est surtout de savoir dans quel projet agricole cette eau s'inscrit.
Cette image satellite (source : sentinel, centre-ouest de la France) montre deux choses :
1⃣ Les parcelles irriguées sont, bien sûr, en meilleur état que les parcelles non irriguées.
2⃣ Mais en 2026, elles souffrent malgré tout beaucoup plus qu'en 2025. L'irrigation ne compense pas les effets des chaleurs extrêmes lors de l'implantation, de la croissance ou de la reproduction des cultures. Lorsque certains seuils thermiques sont dépassés, l'eau ne suffit plus à éviter les pertes de rendement.
Cet exemple n'est malheureusement pas isolé. J'ai consulté plusieurs dizaines de situations similaires dans le Centre-Ouest, et le constat est le même.
L'irrigation n'est donc qu'une pièce du puzzle de l'agriculture de demain. Elle doit s'accompagner d'autres évolutions majeures :
1⃣ Faire évoluer les filières.
Il faudra progressivement transitionner vers des espèces et des variétés plus tolérantes à la chaleur et moins exigeantes en eau. Cela implique aussi de construire de nouvelles filières. Cette transition ne peut pas reposer uniquement sur les agriculteurs (notamment en terme économique) : industriels, distributeurs, consommateurs, recherche et pouvoirs publics doivent avancer ensemble, de manière coordonnée. On a besoin d'une vision étatique soutenue à long terme.
2⃣ Repenser les paysages agricoles.
Haies, arbres, bandes enherbées ou mosaïques paysagères permettent de ralentir le vent, de limiter l'évaporation, de favoriser l'infiltration de l'eau et de créer des microclimats plus favorables. Là encore, ces services rendus à la société devraient être rémunérés. En Suisse, par exemple, certains services écosystémiques assurés par les agriculteurs sont financés par les collectivités. Il est hors de question que ces transitions reposent uniquement sur le dos des agriculteurs.
3⃣ Restaurer les sols.
Le sol est une ressource stratégique. Toutes les pratiques qui renforcent sa structure, sa vie biologique et sa capacité à stocker l'eau (réduction du travail du sol, couverts végétaux lorsque les conditions le permettent, augmentation de la matière organique) devront être privilégiées. Mais cette transition entraîne souvent, selon les contextes pédoclimatiques, une baisse de rendement pendant plusieurs années. Ce risque économique ne peut pas être assumé par les seuls agriculteurs : il doit être partagé par l'ensemble de la chaîne alimentaire et accompagné par les politiques publiques.
4⃣ Poursuivre les progrès génétiques.
La sélection variétale devra continuer à améliorer l'efficience de l'utilisation de l'eau, la capacité des systèmes racinaires à explorer le sol, la régulation de la transpiration ainsi que la résistance des cultures aux fortes chaleurs, notamment pendant la floraison et le remplissage des grains. En revanche, je ne me prononce pas sur les nouvelles techniques génomiques : je ne maîtrise pas suffisamment ce sujet pour avoir un avis éclairé.
5⃣Repenser l'élevage.
Le lien entre élevage et cultures est essentiel au fonctionnement d'un terroir : fertilisation organique des sols, entretien des zones humides, limitation du risque d'incendie par le pâturage, maintien des paysages bocagers et de nombreux services écosystémiques.
En revanche, dans les régions où les ressources fourragères estivales deviennent de plus en plus limitées sous l'effet du changement climatique, il faudra adapter progressivement les systèmes d'élevage. Cela pourra passer, selon les territoires, par des races plus rustiques, des animaux de plus petit gabarit ou encore des espèces moins exigeantes en fourrage, comme les caprins.
En parallèle, une évolution de notre consommation est également nécessaire. Réduire les importations de viande produite dans des conditions parfois moins durables et privilégier une viande française, issue de systèmes plus résilients, constitue un levier cohérent pour limiter les émissions de gaz à effet de serre tout en soutenant notre agriculture.
En résumé, l'irrigation est une composante importante de l'adaptation, mais elle ne constitue en aucun cas une solution miracle. En agriculture, les solutions sont presque toujours multifactorielles. Miser sur un seul levier serait prendre le risque d'une maladaptation. C'est en combinant plusieurs approches que nous construirons une agriculture réellement résiliente face au changement climatique.
@presseocean@StephanePajot44 C'est loin d'être la seule résidence de l'île de Nantes concernée. Y compris dans le nouveau république on a la même chose.