L'AFOR a été créée afin d'accélérer le processus de sécurisation du foncier rural, pour prévenir les nombreuses crises qui minent ce domaine en Côte d'Ivoire.
Gôzô, on arrive très bientôt...
L’Etat Allemand et le Gouvernement Ivoirien ont conclu un accord de financement pour la restauration forestière dans la région du Gôh, qui sera mis en œuvre sous la dénomination de Projet de Restauration Forestière de la région du Gôh, en abrégé PRF-GÔH.
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PRF-GOH : l’AFOR et la KfW font le point sur l’état d’avancement de la composante dédiée au foncier rural
L’Agence Foncière Rurale (AFOR) a reçu, le mercredi 10 juin 2026 à son siège, une délégation de la Banque Allemande de Développement (KfW) dans le cadre d’une séance de travail consacrée à l’état d’avancement de la Composante 3 du Projet de Restauration Forestière de la Région du Gôh (PRF-GOH).
Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du projet financé par la coopération financière allemande à travers la Convention séparée du Contrat d’Aide Financière du 4 novembre 2024 et du Contrat d’Aide Financière du 27 mai 2025, signée le 15 juillet 2025 entre la République de Côte d’Ivoire et la KfW.
Accueillant la délégation, le Directeur Général par intérim de l’AFOR, M. Marc KOFFI Gnalhey, a rappelé l’expertise reconnue de l’Agence dans la conduite des opérations de sécurisation foncière rurale et réaffirmé sa pleine disponibilité à contribuer à la réussite de ce projet qui associe restauration forestière et sécurisation foncière.
Faisant le point du niveau de préparation de l’AFOR relativement à la mise en œuvre de la composante 3 du projet, il a indiqué que l’Agence est prête pour le démarrage effectif des activités de terrain. Il a également annoncé que le lancement officiel du projet, piloté par le Ministère des Eaux et Forêts, est prévu pour le mois de juillet 2026. Le Directeur Général par intérim a par ailleurs salué l’excellente collaboration qui prévaut entre l’AFOR, le Ministère des Eaux et Forêts ainsi que l’équipe de coordination du projet.
De son côté, Mme Rowena KOEHLER, Chargée de portefeuille Afrique de l’Est et de l’Ouest à la KfW, a indiqué que cette séance de travail s’inscrivait dans le cadre d’une mission de deux semaines en Côte d’Ivoire. Qualifiant le pays de « centre de biodiversité », elle a rappelé que la KfW y met en œuvre plusieurs projets structurants en faveur de la préservation des ressources naturelles et du développement durable.
Nouvellement affectée à ce portefeuille, Mme KOEHLER a souligné l’importance particulière que revêt la composante foncière du PRF-GOH pour la KfW. Cette mission lui a ainsi permis de mieux appréhender le fonctionnement de l’AFOR ainsi que l’état d’avancement des activités qui lui sont confiées dans le cadre du projet.
Les échanges ont porté sur l’exécution physique et financière de la Composante 3, le point des marchés en cours, le recrutement du personnel ainsi que l’examen du budget de l’exercice 2026. Les modalités du lancement officiel du projet ont également été abordées. À cette occasion, l’AFOR a réaffirmé sa volonté de poursuivre la collaboration étroite engagée avec l’ensemble des parties prenantes, notamment le Ministère des Eaux et Forêts et la Coordination du PRF-GOH.
Au terme de la séance de travail, la délégation de la KfW a visité la Cellule Innovation de l’AFOR. Cette visite a permis de découvrir les outils numériques développés par l’Agence pour moderniser et sécuriser la gestion foncière rurale.
La délégation a notamment assisté à une démonstration de DIGIFOR, la plateforme digitale de gestion foncière permettant le suivi intégral des opérations, depuis la collecte des données sur le terrain jusqu’à la délivrance du certificat foncier. Elle a également découvert le SIGAP (Système Intégré de Gestion des Alertes Précoces), un outil dédié à la réception et au traitement des alertes de conflits fonciers remontées des zones d’intervention.
Impressionnée par le niveau de modernisation observé, Mme Rowena KOEHLER a salué une institution « très bien structurée et digitalisée ». Elle a notamment relevé le caractère innovant du dispositif mis en place pour la sécurisation foncière rurale, exprimant sa confiance quant à la capacité de l’AFOR à conduire avec succès la composante qui lui est confiée dans le cadre du PRF-GOH.
D’une durée de cinq ans (juillet 2025 – décembre 2029), le Projet de Restauration Forestière de la Région du Gôh comprend une importante composante foncière qui s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme National de Sécurisation Foncière Rurale (PNSFR).
Le projet couvre l’ensemble de la région du Gôh, soit les départements de Gagnoa et d’Oumé, douze sous-préfectures et cent quatre-vingt-un villages. Il vise à accroître les superficies agroforestières, à contribuer à la mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) de la Côte d’Ivoire en matière de lutte contre le changement climatique et à améliorer durablement les revenus des populations rurales.
Dans ce cadre, l’AFOR aura pour mission de délivrer des certificats fonciers sur une superficie de 275 000 hectares, dont au moins 30 % au profit des femmes, de formaliser 20 000 contrats agraires ou agroforestiers, dont au moins 30 % conclus par des femmes, et d’achever le processus de délimitation des territoires de villages dans l’ensemble de la zone d’intervention du projet.
À travers cette composante foncière, le PRF-GOH ambitionne de faire de la sécurisation foncière un levier majeur de restauration des paysages forestiers, de développement agricole durable et de cohésion sociale dans la région du Gôh.
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MINADERPV et structures sous tutelle : une nouvelle dynamique de communication enclenchée
Sous l’impulsion du Ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, Monsieur @Bruno_N_Kone, le Directeur de la Communication et de la Promotion Agricole (DCPA), Monsieur Check KONÉ, a présidé, ce mercredi 3 juin, la première réunion des responsables communication des structures sous tutelle du ministère.
Cette rencontre visait à jeter les bases d’une synergie durable entre les différents acteurs de la communication institutionnelle, afin de promouvoir une communication cohérente, efficace et mieux coordonnée au service du secteur agricole.
Les échanges ont permis de recueillir plusieurs observations et propositions, notamment la mise en place d’un canevas commun de travail à travers la plateforme « COM-AGRID », destinée à renforcer la collaboration entre les différentes structures. Les participants ont également adopté le principe de réunions tournantes afin de mieux découvrir les missions, les projets et les activités de chaque entité.
La rencontre a enregistré la participation de douze responsables communication issus des principales structures sous tutelle du ministère, notamment l’ANADER, l’INFPA, l’ARRE, le PNMR, le Conseil du Café-Cacao, le Conseil Coton-Anacarde et Karité, le Conseil Hévéa-Palmier à Huile-Coco, le CNRA, l’AFOR, le FIRCA, le LANADA ainsi que la Chambre Nationale d’Agriculture.
Au terme des échanges, l’ensemble des responsables communication a salué une initiative inédite au sein du #MINADERPV. Ils ont réaffirmé leur entière disponibilité à accompagner cette nouvelle dynamique, en vue de contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs de la feuille de route du Ministre Bruno Nabagné KONÉ, articulée autour de cinq axes stratégiques : la souveraineté et la sécurité alimentaires, la compétitivité, le financement, le foncier rural et la durabilité.
1. PEUT-ON ACHETER UNE TERRE RURALE ?
Oui, on peut acheter une terre rurale, mais elle doit avoir fait l’objet de certificat foncier.
Quelle loi le dit ?
L’Article 17 bis de la Loi n° 2019-868 du 14 octobre 2019 : Les terres coutumières dépourvues de Certificat Foncier ne peuvent faire l'objet de cession à compter de l'entrée en vigueur de la présente loi.
2. QUI PEUT ACHETER/EXPLOITER UNE TERRE RURALE ?
Les Ivoiriens et les non-Ivoiriens peuvent acheter et exploiter une terre rurale.
Quelle loi le dit ?
L’article premier de la Loi n°98-750 du 23 décembre 1998 relative au domaine foncier rural : Le domaine foncier rural est constitué par l’ensemble des terres mises en valeur ou non et quelle que soit la nature de la mise en valeur. Il constitue un patrimoine national auquel toute personne physique ou morale peut accéder.
3. QUI PEUT DEMANDER UN CERTIFICAT FONCIER ?
Toute personne ou groupe pouvant prouver la détention de droits coutumiers sur la terre concernée.
Quelle loi le dit ?
L’Article 3 de la Loi n° 2019-868 du 14 octobre 2019 : Le Domaine Foncier Rural coutumier est constitué par l'ensemble des terres sur lesquelles sexercent :
- des droits coutumiers conformes aux traditions,
- des droits coutumiers cédés à des tiers.
L’Article 4 nouveau de la Loi n° 2019-868 du 14 octobre 2019 : Dans le domaine foncier rural coutumier, les droits coutumiers sont constatés par le Certificat Foncier.
4. QUI PEUT ETRE PROPRIETAIRE DANS LE DOMAINE FONCIER RURAL ?
Seuls l’État, les collectivités publiques et les personnes physiques ivoiriennes peuvent être propriétaires dans le domaine foncier rural et peuvent avoir un titre foncier en leur nom.
Quelle loi le dit ?
L’article 4 du Décret N°-2023-238 du 05 avril 2023 déterminant les procédures d’immatriculation des terres du domaine foncier rural : Seul l’Etat, les collectivités publiques et les personnes physiques ivoiriennes sont habilités à requérir l’immatriculation d’une terre du domaine foncier rural en leurs noms.
Les personnes non éligibles à la propriété foncière dans le domaine foncier rural doivent, sauf à renoncer à leurs droits, requérir l’immatriculation au nom de l’Etat afin de bénéficier, à leur demande, d’un bail emphytéotique.
PRF-GOH : les préparatifs s’accélèrent pour un démarrage imminent des opérations de terrain
Le Directeur Général par intérim de l’AFOR, Marc KOFFI Gnalhey, a accordé ce jeudi 28 mai 2026, une audience à Madame le Colonel N'GUESSAN Christiane Epse ANZAN, Coordonnatrice du Projet de Restauration des Forêts de la Région du Gôh (PRF-GOH).
Au menu des échanges, l’état d’avancement des actions prioritaires du PRF-GOH, en vue du démarrage effectif des activités de terrain.
Tous les prérequis étant quasiment réalisés, la cérémonie de lancement du PRF-GOH pourrait intervenir dans la première quinzaine du mois de juillet 2026, sauf agenda contraire du Ministre des Eaux et Forêts et de son homologue de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières.
L’AFOR, qui prendra une part active à cette activité, est en phase d’achever le processus de recrutement de l’Opérateur Foncier, qui sera présenté aux populations au cours de la cérémonie.
Pour rappel, à l’issue des négociations de coopération bilatérale entre la Côte d'Ivoire et l’Allemagne, la Banque Allemande de Développement (KFW) s’est engagée, par la signature d’un contrat de financement en mai 2025 et la signature de la Convention Séparée en juillet 2025, à financer un projet de protection et de restauration des forêts, dénommé Projet de Restauration des Forêts de la Région du Gôh (PRF-GOH), d’un montant de 32 millions d’euros (21 milliards de FCFA), avec un cofinancement de l’Etat de Côte de 3.200.000 euros (2, 1 milliards de FCFA).
A travers la Composante 3 du PFR-GOH, la Coopération allemande appuie les autorités ivoiriennes dans leurs efforts pour mettre en œuvre le Programme National de Sécurisation Foncière Rurale (PNSFR). Cet appui comporte trois volets, qui regroupent diverses actions s’inscrivant dans le PNSFR :
(i) L’appui aux opérations intégrées de sécurisation foncière : il s’agit de contribuer à la massification des opérations de délimitation des territoires de villages, à la certification foncière et à la promotion de la contractualisation ;
(ii) Le renforcement institutionnel : il s’agit d’appuyer les autorités pour compléter le cadre institutionnel de la mise en œuvre des opérations de sécurisation foncière et renforcer les capacités des acteurs.
(iii) La contribution à la définition et à la mise en œuvre de mécanismes de financement adéquat de la politique foncière rurale.
En accord avec la KFW et le Ministère des Eaux et Forêts, la composante 3 du PRF-GÔH vise à :
- certifier plus de 275 000 ha dont au moins 30% de certificats fonciers à des femmes ;
- formaliser 20 000 contrats agraires ou agro-forestiers dont au moins 30% sont conclus par des femmes ;
- achever le processus de délimitation des territoires de villages dans la zone d’intervention du projet.
- former plus de 800 acteurs du foncier rural.
La mise en œuvre de la composante 3 du PRF-GÔH, sur la période 2025 – 2029, couvrira :
- 1 Région : Gôh ;
- 2 Départements : Gagnoa et Oumé ;
- 12 Sous-préfectures ;
- 181 Villages.
#AFORCIV #PRFGOH
Modernisation de la gouvernance foncière rurale : la Côte d’Ivoire accélère la délivrance des certificats fonciers
La modernisation de la gouvernance foncière rurale en Côte d’Ivoire franchit une étape décisive avec le Ministre @Bruno_N_Kone , Ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières.
Les 12 mars et 30 avril 2026, le Ministre Bruno Nabagné KONE a défendu avec brio, devant les membres des Commissions des Affaires Economiques et Financières (CAEF) de l’Assemblée Nationale et du Sénat, la ratification de l’Ordonnance n°2025-85 du 12 février 2025 instituant le Système d’Information du Foncier Rural de Côte d’Ivoire (SIFOR-CI).
Cette étape décisive a ouvert la voie à la signature électronique des certificats fonciers dans notre pays.
Portée par le Gouvernement à travers l’Agence Foncière Rurale (AFOR), la signature électronique des certificats fonciers marque l’avènement d’une administration véritablement moderne, transparente et efficace.
Le SIFOR, conçu comme une plateforme numérique intégrée de gestion du foncier rural permet de sécuriser, tracer et d’accélérer la délivrance des certificats fonciers, la délimitation des territoires de villages et la formalisation des contrats agraires.
La ratification de l’Ordonnance n°2025-85 du 12 février 2025 renforce également la base juridique des certificats fonciers protégeant mieux ainsi les droits des populations.
Le SIFOR pourra ainsi être consulté, par les autorités publiques, les représentants du secteur privé et par les populations.
Un impact réel sur les opérations de terrain
Sur le terrain, cette transformation est déjà une réalité. A Bongouanou, à Touba, à Ouaninou, à Soubré et dans d’autres localités, les Préfets procèdent désormais à la signature électronique des certificats fonciers.
M. Gué Antoine GBEY, Préfet du département de Sandégué, salue cette avancée significative : « Je félicite l'AFOR car la dématérialisation est l'aboutissement de toutes les reformes qu'elle a entreprises. L’opération est un gain de temps considérable et appréciable qui impacte positivement le travail du Corps Préfectoral et de tous les acteurs intervenant dans le processus d’approbation et de validation des dossiers de sécurisation foncière rurale ».
Son homologue de Tanda, le Préfet COULIBALY Yaya, renchérit : « Avant, il fallait vérifier chaque feuille de la liasse, du constat des limites à l'identité du requérant, en passant par la superficie, parce qu'on avait constaté que les rédacteurs faisaient très souvent des erreurs. Aujourd’hui, les contrôles préalables sont faits et le Préfet est rassuré en signant les certificat fonciers ».
Un gain de temps et d’efficacité
Pour les autres acteurs directs du processus, les services techniques des ministères, et les Opérateurs Fonciers, cette innovation constitue une avancée majeure en matière de célérité, d’efficacité, de traçabilité et de sécurisation des données foncières.
Mme OUATTARA Kadidiatou Epse ZOKOU, Coordonnatrice Régionale de l'Opérateur Foncier GEC (Groupement ETAFAT - CGEA2TF) : « La dématérialisation est un point positif dans nos activités. Il y a eu des difficultés au départ, mais aujourd'hui, les agents de terrain ont une très bonne maitrise des applications. Nous avons obtenu dans un temps relativement court, des dossiers contrôlés, validés et signés, grâce notamment au Corps Préfectoral dont nous saluons l’appui. Vu le déroulement des choses, nous sommes confiants dans l’atteinte de nos objectifs ».
Là où plusieurs semaines et mois étaient autrefois nécessaires pour contrôler physiquement les liasses foncières, vérifier les cartes et conduire de longues séances de validation du Comité Sous-préfectoral de Gestion Foncière Rurale (CSPGFR), les outils développés aujourd’hui par l’AFOR, notamment DIGIFOR et SC-Carto, permettent désormais, en un seul clic, de contrôler et de valider — ou rejeter — des milliers de dossiers de demande de certificats conformément à la règlementation en vigueur.
Cette transformation numérique représente un gain de temps considérable, comme le souligne M. DIA Pacôme, Chef du service du Cadastre de la région du Gontougo : « Il nous fallait plusieurs jours pour vérifier les documents, et certains se perdaient parfois. Aujourd’hui, avec ce nouveau mode de travail, nous réalisons un gain de temps énorme dans l’exécution de nos tâches », a-t-il indiqué.
La digitalisation, un facteur de confiance pour les populations
Pour les populations rurales, la digitalisation constitue également un facteur de confiance et de sécurité. Les usagers n’ont plus besoin d’attendre de longs mois dans l’incertitude avant d’entrer en possession du document qui sécurise leurs droits fonciers.
Par ailleurs, les risques de perte, de falsification ou encore de duplication des documents fonciers sont dorénavant inexistants grâce à ce système numérique innovant.
« J'ai reçu le papier de ma terre sans rien payer, je remercie l'AFOR et la Banque Mondiale. Si j'arrive au village, je vais parler à mes parents pour qu'eux aussi fassent leurs papiers », se réjouit Maman KOFFI Madeleine, du village de Nema - sous-préfecture de Diamba, département de Tanda - qui a obtenu un certificat foncier sur sa parcelle rurale.
Au total, la digitalisation constitue un puissant outil d’aide à la gouvernance foncière. Elle permettra à l’État de disposer de données fiables et centralisées sur les terres rurales, tout en facilitant le suivi des opérations et la prévention des conflits fonciers.
Avec le SIFOR et les premiers certificats fonciers électroniques signés sur le terrain, la Côte d’Ivoire amorce ainsi une mutation historique de son système de sécurisation foncière rurale, au bénéfice des populations, des collectivités et du développement agricole du pays
Au-delà de l’aspect technologique, la réforme traduit surtout la volonté du Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, de moderniser durablement le secteur du foncier rural longtemps confronté à des lenteurs administratives, à l’absence de résultats probants, et des litiges récurrents.
JFA 2026 : la Directrice de Division de la Banque Mondiale échange avec le Directeur Général par intérim de l’AFOR
Madame Marie-Chantal UWANYILIGIRA, Directrice de Division de la Banque Mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, a reçu en audience, ce mercredi 20 mai 2026, de 12h 30 à 14h 00, le Directeur Général par intérim de l’AFOR, Monsieur Marc Koffi GNALHEY.
Les échanges, qui ont eu lieu au bureau d’Abidjan de la Banque Mondiale, ont essentiellement porté sur le contenu et le format de la 1ère édition des Journées Foncières d’Abidjan (JFA), prévue du 29 septembre au 2 octobre 2026, à Abidjan Parc des Expositions.
Il est à noter que le format de l’organisation des JFA 2026 est porté par deux principales orientations thématiques. L’une, stratégique (l’impact de la sécurisation foncière sur l’accès au crédit, les investissements privés, l’emploi et la cohésion sociale) et l’autre, pratique (échanges techniques de pays invités sur les voies et moyens pour réaliser la massification à échelle, la digitalisation des procédures de sécurisation foncière, la gestion intégrée du foncier rural et urbain…).
Les JFA représentent un forum international de haut niveau sur les enjeux du foncier, l’aménagement du territoire et le développement durable. Elles sont une opportunité pour valoriser les retombées majeures de la politique foncière de la Côte d’Ivoire, sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République.
Elles sont également un cadre de partage d’expérience, de savoir-faire et de bons procédés, pour mobiliser les investissements en faveur des projets fonciers.
Les pays africains ayant en partage l’exécution des projets/programmes fonciers de la Banque Mondiale, quelques pays d’Afrique et en dehors du continent disposant d’une bonne expérience en matière de gouvernance foncière, les administrations publiques et du privé, les organisations de la société civile, les structures techniques, les universités, écoles et instituts de recherche… constituent l’essentiel des participants attendus aux JFA 2026.
MM. Michel MATERA, Coordonnateur Sectoriel Infrastructures et Foncier et André TEYSSIER, Chef de l’équipe de coordination technique et de supervision des programmes fonciers de la Banque Mondiale, ont pris part à l’audience accordée par Mme la Directrice de Division.
Avant cette audience avec la Directrice de Division de la Banque Mondiale, M. Marc Koffi GNALHEY a été reçu, il y a de cela quelques jours, par Monsieur Bruno Nabagné KONÉ, Ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, pour recueillir les orientations du Ministre sur le même sujet des JFA 2026.
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Audience : le Ministre Bruno KONÉ échange avec le Directeur Général par intérim de l’AFOR
Le Ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, a accordé, cet après-midi, à son cabinet, une audience au Directeur Général par intérim de l’AFOR.
Monsieur Marc KOFFI Gnalhey, est allé rendre compte à Monsieur @Bruno_N_Kone, du niveau d’instruction des dossiers de sécurisation foncière rurale, au titre de l’année 2026.
Le Directeur Général par intérim de l’AFOR, a soumis à l’attention du Ministre, les projets de sécurisation foncière rurale en cours d’exécution. Ce sont :
• Le Programme de Renforcement de la Sécurisation Foncière Rurale (PRESFOR), qui s’étend sur la période 2024 – 2029, couvrant 16 régions, soit 52 départements, 217 sous-préfectures et 3 353 villages. Le PRESFOR vise la certification de 5 000 000 ha. Le programme est sur une bonne dynamique avec 2 000 000 d’hectares levés. A fin 2026, entre 1, 5 et 2 millions d’hectares devraient être certifiés, soit 40% de l’objectif.
• Le Programme d’Appui à la Sécurisation Foncière Rurale (PASFOR), qui couvre sur la période 2025-2030, 4 régions, soit 5 départements, 21 sous-préfectures et 517 villages. Le projet est dans une bonne dynamique avec des résultats attendus à la fin 2026 entre 150 000 et 300 000 hectares certifiés.
• Le Projet de Restauration Forestière de la Région du Gôh (PRF-GOH), qui cible la région du Gôh, soit les départements de Gagnoa et Oumé, pour 12 sous-préfectures et 181 villages concernés. La sélection de l’opérateur foncier est au stade final et les opérations techniques pourraient être lancées à juillet 2026.
• Le Projet d’Appui au Foncier Rural 2 (PAFR 2) dont l’implémentation débutera dans le deuxième semestre de 2026.
Outre ces chantiers, M. Marc KOFFI Gnalhey a présenté un autre, tout aussi important. L’organisation de la 1ère édition des Journées Foncières d’Abidjan. Une activité qui regroupera autour de la thématique de la gouvernance foncière, plusieurs pays à Abidjan, avec pour objectif de valoriser la politique de Son Excellence Monsieur le Président de la République, en matière foncière.
Le Ministre Bruno Nabagné KONÉ a félicité et encouragé le Directeur Général par intérim de l’AFOR, à poursuivre tous ces chantiers dans le respect des engagements pris par la Côte d’Ivoire vis-à-vis de ses partenaires techniques et financiers.