La traduction du livre : "Birr Al-Walidayn" de l'imam Al-Bukhari est disponible.
En espérant que ma mère puisse en bénéficier continuellement, et qu'il pèse dans la balance de ses bonnes œuvres.
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Louange à Celui qui fait vivre et mourir, nous appartenons à Allah et c'est vers Lui que nous retournons.
Ma mère est décédée, invoquez Allah en sa faveur, qu'Allah vous récompense en retour.
Fakhr Al-Dîn Ar-Râzî, (M.606H), nomme son 26 ème chapitre dans son livre الأربعين في أصول الدين :
« 26 ème question, il n'est pas permis que les actions et les jugements d’Allah soient justifiés par une raison quelconque. »
أنه لا يجوز أن تكون أفعال الله تعالى واحكام معلمة بعلة البتة
Voilà ce qui pousse certains Ashâʿirah présents sur les réseaux, qui n’ont pas étudié les Salaf, à affirmer ce genre de propos : L’affirmation lors d’un débat contre un chrétien que le polythéisme n’est pas intrinsèquement mauvais, et qu’Allah aurait pu en ordonner la pratique, mais qu’Il ne l’a pas fait de manière purement arbitraire.
Mais, c’est évidemment les salafis qui sont les menteurs…
Sincèrement, les dernières paroles que j’ai lues proviennent manifestement de quelqu’un qui ignore le madhhab des Ashâʿirah… Comme nous l’avons montré, ils admettent eux-mêmes qu’Allah n’agit pas en vue d’une fin. Les Mâturîdiyyah, quant à eux, ont clairement divergé d’eux sur ce point et ont affaibli leurs arguments.
En réalité, celui qui nie le but (al-gharad) et la cause (al-ʿilla) chez l’agent l’accuse, en réalité, d’agir de manière absurde. Car il n’y a aucune différence réelle entre dire : « untel agit de manière absurde » et dire : « untel agit sans raison ». L’essence même de l’absurde réside précisément dans l’absence de finalité déterminée pour l’action. Celui qui accomplit un acte sans but particulier doit nécessairement être qualifié d’agent absurde, puisqu’il aurait pu accomplir n’importe quel autre acte à la place, sans aucune raison de préférence. Or, le simple fait qu’un acte ait été choisi plutôt qu’un autre indique nécessairement l’existence d’un but ou d’une intention derrière ce choix.
Cette problématique conduit inévitablement à la question du Tarjîh bilâ Murajjîh (préférence sans facteur de préférence), qui a profondément embarrassé les Mutakallimîn. Certains d’entre eux ont fini par admettre cela dans la question de la création du monde. Mais le résultat est clair : si l’acte n’a aucun but pour l’agent, qu’est-ce qui empêche qu’un autre acte soit produit à ce même moment ? Pourquoi cet acte précis a-t-il été spécifié plutôt qu’un autre ?
Et bien que les Ashâ’irah nient que les actes dépendent de la sagesse, ils prétendent néanmoins que la sagesse découle de Ses actes et survient après l’acte sans avoir été le facteur de celui-ci. C’est donc une reconnaissance de leur part qu’Il n’a choisi cet acte et ne l’a spécifié que parce qu’il conduit à l’obtention de cette sagesse. Cela indique donc que Son but consistait en l’obtention de cette sagesse qui résulte de l’acte.
Il n’existe donc aucune différence réelle entre la sagesse (hikma) et le but (gharad). Celui qui affirme la sagesse affirme le but, qu’il le veuille ou non ; et celui qui nie le but d’un acte affirme, qu’il le veuille ou non, l’absurdité de l’acte. Et cela constitue une contradiction manifeste, rejetée par la nécessité même de la raison.
🧵 Dévoilement de l’une des pires doctrines des Ashâʿirah : La Sagesse d’Allah et la raison/but/objectif derrière ses actes.
Gloire à Allah, et c’est bien Lui - Subhânahu wa Ta’âlâ - qui accorde la compréhension correcte.
Sans même rappeler que les Ashâʿirah n’ont toujours pas répondu à cette question fondamentale : Allah aurait-Il pu vouloir que Shaytan soit adoré ? Oui ou non ? Pour notre part, nous disons clairement : non. Mais vous, que dites-vous ? Allah aurait-Il pu faire d’une créature celle qui mérite l’adoration ? Nous attendons…
Ce qu’il faut comprendre, c’est que les Ashâʿirah affirment que les actes d’Allah comportent une sagesse, tout en niant que cette sagesse soit le but, la finalité ou la cause finale de l’acte. Ils distinguent ainsi entre : l’agent créé, qui agit pour obtenir un profit ou repousser un tort, et l’Agent éternel, qui - selon eux - n’agit pour aucun but de ce genre. Mais cette distinction sur la cause (agir pour un profit ou contre un tort) entraîne nécessairement une divergence sur le jugement même de l’acte, comme l’a explicitement formulé al-Bâqillânî dans ”at-Tamhîd”.
Mais, affirmer qu’un acte contient une sagesse tout en niant qu’il ait un but ou une finalité est une contradiction qu’il est impossible d’expliquer rationnellement. Cela ressemble, dans sa structure, au discours chrétien affirmant qu’Allah est « un et trois à la fois »…
Al-Âmidî (M.631H) dit dans "Ghâyat al-Marâm" : « Le madhhab des gens de la vérité est que le Créateur Ta'âlâ a créé le monde et l’a fait surgir, non pas pour une finalité à laquelle serait rattachée cette création, ni pour une sagesse dont la création dépendrait. Mais, tout ce qu’Il a fait exister, de bien comme de mal, de profit comme de préjudice, n’a pas été fait pour un but qui L’y aurait poussé, ni pour un objectif qui aurait rendu l’acte nécessaire. Mais la création comme la non-création sont possibles pour Lui, et elles sont équivalentes pour Lui. Et des groupes de Mutakallîmins et des sommités des anciens philosophes les ont suivis sur cela. »
مذهب أهل الحق أن الباري تعالى خلق العالم وأبدعه لا لغاية يستند الإبداع إليها، ولا لحكمة يتوقف الخلق عليها بل كل ما أبدعه من خير وشر ونفع وضر لم يكن لغرض قاده إليه ولا لمقصود أوجب الفعل عليه؛ بل الخلق واللاخلق له جائزان وهما بالنسبة إليه سيان ووافقهم على ذلك طوائف الإلهيين وجهابذة الحكماء المتقدمين
Ainsi, al-Âmidî ici nie le but, la finalité et la sagesse, et nie que Ses actions dépendent de la sagesse, et affirme que tout ce qu’Il a créé, de bien ou de mal, n’a pas été fait pour un but ou une intention, même si cette chose est la création du monde, ou la création des djinns et des humains, ou l’envoi des messagers aux gens, ou leur soutien par des miracles. Donc, selon les paroles d’al-Âmidî, Allah n’a ni but ni intention dans ces actions.
Et ʿAdud ad-Dîn al-ʾIjî (M.756H) a dit : « Ses actions ne sont pas motivées par des buts. Les Ashâ’irah ont suivi cette position, et ont dit : Il n’est pas permis d’attribuer une cause ou un but final à Ses actions. Et cette position a été approuvée par les grands philosophes et des groupes de théologiens. »
إن أفعاله ليست معللة بالأغراض. إليه ذهبت الأشاعرة، وقالوا : لا يجوز تعليل أفعاله بشيء من الأغراض والعلل الغائية. ووافقهم على ذلك جهابذة الحكماء وطوائف الإلهيين
Cette parole de ‘Adud ad-Dîn al-ʾIjî est d’une clarté magnifique et ne laisse aucune ambiguïté possible. Il affirme explicitement que, selon les Ashâʿirah, les actes d’Allah ne sont pas motivés par des buts, et qu’il est interdit d’y attribuer une cause finale (ʿilla ghāʾiyya). Il ne s’agit donc pas d’une caricature polémique, mais bien d’un principe fondamental du madhhab ash’arite. Cela confirme que, dans ce cadre, la sagesse n’est plus qu’un effet constaté a posteriori, et non une chose explicative de l’acte. Elle n’est ni cause, ni motif, ni finalité. Mais, une sagesse qui ne joue aucun rôle causal n’est, en réalité, qu’un simple nom, dépourvu de tout sens…
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Sheîkh Mustafa Al ‘Alawi Al Baydawi حفظه الله a parlé avant-hier de ce grand muhadith Marocain et Salafi🇲🇦:
« Les étudiants en science ont l'obligation de devoir creuser et dénicher ces savants que l'on ne trouve que chez eux, dans leur maison !
Il y a des Shouyoukh dans certaines villes qui restent chez eux, ils n'enseignent ni à l'université, ni à la mosquée, ni dans une école coranique.
[…] Il y a par exemple à Tanger le Sheikh Muhammad Al-Zinati de qui vous entendez parler.
Les gens, les étudiants en science, vont chez lui à la maison et ont établi des programmes avec lui.
Chaque jour les programmes changent, il y a des étudiants qui voyagent vers ces savants dans les villes, depuis Salé, depuis Rabat et ailleurs !
Donc l'étudiant en science a besoin de chercher les Shouyoukh […] »
Sur le site internet consacré à notre Sheîkh, le grand savant, Muhammad Taqqi Ud-Din Al Hilali [m.1407هـ],
Nous retrouvons ces magnifiques vers rédigés par son élève, le grand muhadith Muhammad Al-Amin Boukhoubzah [m.1441هـ]🇲🇦:
« Ô toi qui annonces la mort du savoir, arrête-toi ! Sais-tu quel homme tu viens d'annoncer ? […]
Taqqi Ud-Din, la fierté des Bani Hilal est décédé, et le parti des gens de l’égarement s'est enivré [de joie] !
Le Sheikh des prédicateurs est mort, laissant [les cœurs] brûlants,
Dans la douleur de la tragédie, lui qui était souffrant.
Il nous a sauvés, par la grâce d'Allah,
De ce qui s’était propagé parmi nous comme mal incurable.
Son installation à Tétouan fut une victoire éclatante,
Il y a répandu la Vérité et déployé ses vertus ! […]
Qu'Allah te rétribue, ô mon Sheikh,
De la plus complète des récompenses,
Dont le début est les hauts degrés [du Paradis].
Qu'Il accorde à ton âme le Firdaws, par grâce,
Près du Trône, jouissant des ombrages.
Tel est notre engagement, et Allah est pour nous témoin,
Que nous sommes les gens de la lutte. »
Source 🖋️: https://t.co/SkoZFz16gh
Avant de répondre à cette « réponse », entre guillemets, il convient de mentionner qu’il est pour le moins sidérant, affolant, étonnant, et j’en passe… qu’un arabophone censé, digne de ce nom, traduise al-intiqâl par « stabilité ».
Les intelligences artificielles ne jouent pas en votre faveur…
Je comptais répondre, comme à mon habitude, à chaque affirmation une à une. Il est pourtant évident que tu n’as pas lu ce livre et que tu superpose ta propre compréhension erronée sur un texte pourtant clair. Cela dit, inutile de s’attarder : nous allons répondre sur deux points précis.
1️⃣ Ton aveu malheureux, par lequel certains pourraient sans difficulté te faire sortir de l’ashʿarisme 😕
2️⃣ La traduction mot à mot du passage.
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1️⃣ Ton aveu malheureux
Tu affirmes, sans t’en rendre compte, que le problème résiderait dans ce que les Hashawiyyah ont compris des attributs tels que la Main (yad), l’Assise (Julûss), ou encore le déplacement (Intiqâl).
Mais cette affirmation implique nécessairement une chose : qu’il existerait un sens correct et affirmable pour la Main, un sens correct et affirmable pour l’Assise et un sens correct et affirmable pour le déplacement…
Dès lors, le problème dans le fait d’affirmer l’Assise ou le Déplacement ne résiderait que dans la manière dont certains l’ont compris.
Autrement dit : on pourrait affirmer un “bon sens” du déplacement, et on pourrait affirmer un “bon sens” de l’assise. De même qu’on peut affirmer un “bon sens” pour al-Yad tant qu’on comprend pas comme les Hashawiyyah.
Mais est-ce là la position des Ashʿarites ?
N’est-ce pas précisément ce qu’ils récusent catégoriquement, en niant toute affirmation de Julûs ou d’intiqâl pour Allah, même sous prétexte de “sens correct” ?
De quel nouveau madhhab s’agit-il donc ? Depuis quand l’ashʿarisme distingue-t-il entre un “mauvais” et un “bon” sens de l’Assise (Julûss) et du Déplacement (al-Intiqâl) ?
On aimerait une réponse…
Al-Ghazâlî, grande référence des Ashâʿirah (M.505H) غَفَرَ اللهُ لَهُ nie qu’al-Yad (la Main) soit un attribut d’Allah, et le classe parmi les choses dont Allah est exalté et sanctifié, au même titre que l’Intiqâl (le déplacement), le Julûss (l’Assise), etc…
Il dit dans « Iljâm Al-ʿAwâm » que c’est la croyance des ignorants parmi les hashawiyya égarés :
فقد سألتني - أرشدك الله - عن الأخبار الموهمة للتشبيه عندَ الرَّعاعِ والجُهَّالِ مِنَ الحَشْوِيةِ الضَّلال ؛ حيث اعتقدوا في الله سبحانه وفي صفاته ما يتعالى ويتقدَّسُ عنه ؛ مِنَ الصورة ، واليد والقدم ، والنزول والانتقال ، والجلوس على العرش والاستقرار ، وما يجري مجراه مما أخذوه من ظواهر الأخبار وصورها ، فإنَّهُم زعموا أنَّ مُعتقدهم فيهِ مُعتقَد السلف
Cependant, au regard de la malhonnêteté de certains, nous allons décortiquer cette parole afin d’établir la justesse de notre compréhension.
Le point décisif ici : (mâ yataʿâla wa-yataqaddasu ʿanhu / ce dont Allah est exalté et sanctifié).
Cette phrase n’exprime pas ”ce dont le sens apparent est faux” mais : une négation de la chose et une impossibilité absolue concernant Allah.
Al-Ghazâlî classe al-yad, al-qadam, an-nuzûl, etc., dans la catégorie de ce qui est impossible pour Allah, au même titre que al-julûss et al-intiqâl, et non parmi les attributs que l’on transmet tels qu’ils sont rapportés ou autre.
Observe la formulation : Parmi les attributs dont on sanctifie Allah de les posséder : al-sûrah, al-yad, al-qadam, an nuzûl, al-intiqâl, al-julûs ‘ala al-‘arsh, al-istiqrâr -> Tous ces éléments sont inclus dans ce qui est impossible pour Allah. Il les liste explicitement comme : croyances fausses prises des dhawâhir al-akhbâr (apparences des récits)
Comme certains peuvent interpréter, comprenez bien que dans ce passage, al-Ghazâlî ne dit pas : ”leur compréhension est anthropomorphiste”, il ne dit pas : ”ces termes doivent être interprétés”, il ne dit pas : “ces choses sont des attributs mais on fait Tafwîd”
Il affirme qu’ils relèvent de « ce dont Allah est exalté et sanctifié ». Ainsi, pour lui, al-yad, al-qadam et an-nuzûl ne sont pas des attributs divins, mais des croyances fausses, issues de la prise littérale des récits. Fin.
Question adressée aux Ashâʿirah et aux Mâturîdiyyah :
1- Au regard du grand nombre de vos savants ayant nié qu’al-yad soit un attribut, existe-t-il chez vous une divergence réelle concernant l’affirmation de l’attribut d’al-yad ?
2- Quel type de Tafwîd acceptez-vous exactement : un Tafwîd de la signification de l’attribut ou un Tafwîd portant sur la signification du terme lui-même, sans même affirmer qu’il s’agisse d’un attribut ? (Ou les deux ?!)
3- Selon vous, al-Ghazâlî s’est-il trompé sur cette question ? Ou le ta’til de l’attribut est défendable ?
4- Pouvez-vous reconnaître que ceux que vous qualifiez de « salafis » invoquent constamment le consensus, alors qu’en réalité l’ensemble de la Ummah a divergé sur l’affirmation de l’attribut d’al-yad, et cela même au simple niveau de son affirmation en tant qu’attribut ?
5- J’ose espérer qu’il n’existe pas, chez vous, de divergence quant au fait qu’Allah possède des attributs réels, établis pour Lui, distincts de l’Essence… n’est-ce pas ?
L’aveu problématique du grand Shaykh Ash’arî ʿIzz al-Dîn ibn ʿAbd al-Salâm (m.660H) : Allah a PARDONNÉ aux compagnon leurs MÉCRÉANCE dans le chapitre des Sifât.
Il rajoute que sans ce pardon, il n’auraient ni été considérés musulmans, ni priés, ni enterrés dans les cimetières des musulmans !
Il dit, après avoir mentionné que les Ashâ’irah ont divergé au sujet d’al-Baqâ’ et d’al-Qidam, et qu’il y a nécessairement un groupe qui a raison et l’autre qui a tort :
« Et les autres se trompent d’une erreur excusée en raison de la difficulté de sortir de cela et de s’en détacher, et en particulier l’affirmation de celui qui croit en la direction, car croire en un existant qui n’est ni en mouvement ni immobile, ni séparé du monde ni uni à lui, ni à l’intérieur ni à l’extérieur de celui-ci, personne ne peut être naturellement guidé vers cette conception par sa création habituelle, et nul ne peut y parvenir sauf après avoir compris des preuves difficiles à saisir, ardues à comprendre. Et en raison de cette difficulté, Allah a pardonné cela dans le cas de la personne ordinaire (non spécialiste).
Et c’est pour cela que le Prophète - que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui - n’obligeait aucun de ceux qui s’étaient convertis à chercher cela, mais il les approuvait sur ce qu’il savait qu’ils ne pouvaient se détacher, et les califes bien guidés ainsi que les savants éclairés continuaient à les accepter [ sur cette croyance ], tout en sachant que les gens de la masse n’avait pas accès à la vérité à ce sujet et ne pouvait pas y parvenir, et ils appliquèrent sur eux les jugements de l'Islam concernant la permission des mariages, de l'héritage, et de la prière sur eux lorsqu'ils mouraient et leur lavage, leur enveloppement (dans le linceul), leur transport, et leur enterrement dans les cimetières des musulmans.
Et si Allah ne leur avait pas pardonné cela et les avait excusés en raison de la difficulté à s’en séparer, les jugements des musulmans ne leur auraient pas été appliqués par consensus des musulmans. »
📕 "Kitâb Qawâʿid al-Ahkâm fî Masâlih al-Anâm" volume 1, pages 201/202- https://t.co/wGokzn3Pke
Les Ashâʿirah ne cessent d’affirmer que l’affirmation « le Qur’ân est incréé » ne leur a jamais posé le moindre problème et qu’ils l’emploient tous. Pourtant, cela ne correspond pas à ce que l’on trouve réellement dans les écrits de leurs savants.
Sa’d ad-Dîn at-Taftâzânî al-Ash’arî (M.792H) a dit dans son ”Sharh al-ʿAqâ’id an-Nassafiyya” à la page 40 : « C’est pourquoi il [ an-Nassafî ] a dit : ”Et le Qur’ân est la Parole d’Allah Ta’âlâ, incréé.” Et il a fait suivre le mot Qur’ân par Parole d’Allah, pour la raison mentionnée par les Mashaykhs, à savoir qu’il convient de dire : ”Le Qur’ân est la Parole d’Allah Ta’âlâ, incréé.” Et il ne faut pas dire : ”Le Qur’ân est incréé”, de peur qu’on ne comprenne par là que la composition faite de sons et de lettres serait éternelle - ce que les Hanâbilah ont soutenu, par ignorance ou par obstination. »
https://t.co/UYahYF8chD
Cette parole est reprise, et surtout acceptée, par le célèbre Muhaqqiq Muhammad ‘Abd al-‘Azîz ibn Ahmad al-Farhârî al-Hindî al-Ash’arî (M.1239H) dans son Sharh du Sharh d’Al-Taftâzânî (M.792H) à la page 292.
Nous posons donc clairement ces questions aux Ashâʿirah :
1) Peut-on dire que « le Qur’ân est incréé », ou bien cette formulation est-elle trop ambiguë au point qu’il faudrait s’en abstenir, comme l’a affirmé l’une de vos grandes références, at-Taftâzânî ?
2) At-Taftâzânî (M.792H) avait-il raison de soutenir qu’il ne convient pas d’employer cette expression ?
3) S’agit-il simplement d’une divergence terminologique, ou bien d’un désaccord doctrinal réel avec les Hanâbilah, lesquels se seraient trompés au sujet de l’attribut du Kalâm, par ignorance ou par obstination ? Est-ce fondamental ou secondaire ?
Réponse au gourou des jahmiyya sur Ibn Kullab :
1- Premièrement, tu mentionnes qu’Al Subki a émit des réserves quant au nuqulat d’Ibn Taymiyyah et que donc par conséquent cette méthodologie ne seraient pas innovée. Or ceci prouve précisément mes dires car la règle générale que tu as énoncé à savoir « l’on ne peut prendre de l’opposant de quelqu’un pour établir sa croyance » n’a pas de fondements chez les salafs quant bien même Al Subki en ferait usage. Deuxièmement, ton propos était général et tu viens maintenant le restreindre une fois que tu t’aperçois de son inconstance. Tu fais de la raison de la non acceptation des nuqulat le fait d’être un opposant à ceux dont on restitue la croyance dans un premier temps, puis une fois la nullité de cette parole exposée, tu changes la raison en disant maintenant que cette règle n’est valide qu’en ce qui concerne les propos d’un individu en particulier. Troisièmement, la restriction que tu fais de cette règle est non avenue et inexistante chez salafs, plutôt l’on retrouve l’inverse chez eux. Par exemple la croyance de bishr et de jahm étaient transmises par les salafs entre eux sans que personne ne disent « tu es son opposant ta parole n’es donc pas prise ne compte. Par conséquent, la règle générale que tu as énoncée est fausse et de même pour la restriction que tu as faites par la suite. Quant à ce que tu mentionnes vis à vis des jahmiyyah et des mu3tazila les salafs ont transmis deux avis chez eux : qu’il n’y avait pas un endroit où Allah ne se trouvait pas et qu’il n’est dans aucun endroit, venir donc prétendre que les salafs étaient imprécis quant à leurs rapport de la croyance des jahmiyya dénote de ton ignorance quant au patrimoine des salaf et constitue un ta3n envers eux.
2- Si tu n’as rapporté ces paroles que par amour de la culture, alors tu admet qu’elles n’ont pas de poids dans la discussion initiale et que tu étais donc hors sujets. Quant au tanzih que tu évoques, le fait de faire un tanzih vis a vis des spécificités qui sont propres à la créature n’implique pas la négation de la réalité de l’attribut et donc ton point ne prouve pas qu’Ibn Kullab niait le 3ulluw bil dhat. Par Ailleurs, il n’y a toujours pas de rapport entre le fait de dire qu’Allah est tel qu’il a toujours était et le fait d’affirmer le 3ulluw bil dhat, la première chose renvoie à une notion de temporalité à l’inverse de le seconde.
3- Ta réponse ne nie pas que l’affirmation du « où » n’est pas acceptable chez la majorité des asha3ira, ce qui est précisément le propos de Maher Ameer. Il n’y a donc aucun homme de paille, le fait que tu ai mentionné ces paroles indique que tu voulais démontrer que l’affirmation du « où » était une position tout à fait établie ( non marginale ) chez vous alors qu’il n’en est rien. Vous rejoignez sur ce point les jahmiyya comme le dit Ibn Kullab.
4- Les notions d’éloignement et de rapprochement sont deux choses établies dans les textes et chez les salafs, les nier revient donc à contredire la révélation. De plus, tu ne peux prouvé que leurs affirmations revient à affirmer pour Allah ce qui est spécifique à la créature. En outre, ce sur quoi s’appuie Ibn Kullab pour son istidlal prouve qu’il affirmait un 3ulluw bil dhat.
5- Said fauda, affirme qu’on accepte les nuqulat et qu’on refuse les ta’liqat d’Ibn Taymiyyah. Quant à ce que tu mentionne vis à vis de mon rejet de l’analyse de certains contemporains elle est justifié scientifiquement, à l’inverse de ton rejet des nuqulat d’Ibn Taymiyyah fondée seulement sur de la présomption. Par Ailleurs, tu n’as toujours pas répondu à ce que mentionne Maher Ameer à ce sujet.
Enfin, Qu’Allah te facilite à comprendre que la négation de la temporalité vis à vis d’Allah ne touche pas au 3ulluw dhati mais seulement aux af3al ikhtiyyariya.
Je constate que tu es confus quant à ton analyse et à ta façon de répondre aux objections, c’est donc ta réponse qui es inconstante.
Réponse quant à la croyance d’Ibn Kullab sur le 3ulluw :
Il dit :
“1- Toutes les paroles qu’il mentionna dans son article proviennent de nuqūlāt d’Ibn Taymiyyah et/ou d’Ibn al-Qayyīm et donc ne peuvent servir d’argument contre leurs opposants, vu que ces transmissions proviennent d’opposants idéologiques. Il lui incombe d’apporter ces nuqūlāt d’autres sources, qu’elles soient neutres ou provenant des partisans d’Ibn Kullab.”
Réponse au premier point :
Cette règle innovée est sans fondement et contredit ce qui est établi chez les salafs. En effet, ce que nous possédons de la croyance des jahmiyya n’est transmis que par les salafs, qui sont leurs opposants directs d’un point de vue doctrinal. De plus, les salafs se questionnaient entre eux quant aux dogmes des jahmiyya, et cela est une chose connue que nous n’avons pas besoin de démontrer. Ainsi, le fait que les salafs se questionnaient entre eux sur les croyances des opposants implique qu’ils voyaient juste le fait de connaître la croyance d’un groupe par ses opposants. En outre, disqualifier ces textes par le biais de cet argument est faible et dénote d’une ignorance quant à la méthodologie sunnite.
L’opposant poursuit en disant :
2- Ce n’est pas l’autorisation ou l’interdiction de la question « où est Allāh » qui fait d’un homme un mushabbih ou un jahmī. Ce sont plutôt les croyances sous-jacentes à cette question qui indiquent le tajahhum ou le tashbīh de cet homme.
Réponse au deuxième point :
Ce point est, en apparence, correct de manière générale, ce n’est pas un simple mot qui classe quelqu’un, mais bien le sens et la croyance qui se cachent derrière. Cependant, l’utiliser ici comme réponse est hors sujet, car ce n’est pas l’argument avancé.
En effet, l’argument de Maher Ameer (et le propos d’Ibn Kullab) n’était pas de dire : « Celui qui autorise la question “أين” est automatiquement sur la bonne croyance ». Le but était de montrer que chez Ibn Kullab , cette question n’est pas un simple lafdh sans sens précis, mais qu’elle renvoie à un ma’na réel, et que c’est précisément ce ma’na que les Jahmiyya refusent.
Ibn Kullab ne se contente pas d’autoriser la formulation de la question, puis d’en vider le contenu par un tanzih qui annule la réalité du 3ulluw. Au contraire, il approuve la réponse « في السماء », atteste la foi de celui qui la dit, puis oppose clairement à cela les Jahmiyya en disant qu’ils refusent ce lafdh et son sens. Il parle donc d’une réalité porteuse de sens que les Jahmiyya rejettent, et non d’un simple mot fait de lettres.
En outre, ce point est encore plus faible quand on lit la suite des propos d’Ibn kullab . Car il explique lui-même ce que les Jahmiyya visent quand ils refusent « أين » et « في السماء ». Il dit explicitement :
« Et si cela avait été une erreur, le Messager ﷺ aurait été le plus en droit de le condamner ; il aurait dû lui dire : “Ne dis pas cela, car tu donnerais à croire qu’Allah, Exalté soit-Il, est limité, et qu’Il se trouve en un lieu plutôt qu’en un autre. Dis plutôt : ‘Il est en tout lieu’, car c’est cela qui est juste, et non ce que tu as dit.” »
Or ce passage est capital, car il prouve que, chez Ibn Kullab, la réponse « في السماء » ne renvoie pas à un simple “rang”. Il reconnaît au contraire que cette réponse porte un sens que les Jahmiyya refusent précisément parce qu’ils y voient la négation de leur formule “في كل مكان”, et parce qu’elle implique selon leurs principes qu’Allah est : “محدود / في مكان دون مكان”.
C’est exactement ce que Maher Ameer a relevé :
« la réponse de la servante a donc un sens. Or ce sens est précisément ce que les Jahmiyya réprouvent, parce qu’il suggère qu’Allah serait “limité” et qu’Il serait en un lieu plutôt qu’en un autre, et non “en tout lieu”. Sa parole ne signifie donc pas une simple “élévation de rang” (3ulluw al makana) que les Jahmiyya acceptent, mais bien quelque chose qu’ils refusent, comme Ibn kullab l’a explicitement indiqué. »
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Mutlaq al-Jassir a commenté :
« C’est pour cette raison que cette communauté ne sera pas détruite par un châtiment total ; toutefois, elle a connu — et connaîtra encore — des épreuves internes. »
صَدَقَ رَسُولُ اللَّهِ ﷺ
Le Prophète ﷺ a dit :
« J’ai invoqué mon Seigneur par trois invocations.
Il m’en a accordé deux et m’en a refusé une.
Je Lui ai demandé de ne pas faire périr ma communauté par la famine : Il a accepté.
Je Lui ai demandé de ne pas faire descendre sur elle un déluge — et, dans
une autre version, de ne pas donner pouvoir sur elle à un ennemi autre qu’elle-même, qui porterait atteinte à son intégrité et à sa force : Il a accepté.
Et je Lui ai demandé de ne pas faire que leur violence et conflit soit entre eux ; mais Il me l’a refusé. »
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