+1000% de mortalité chez les poules, +200% chez les porcs, +45% chez les bovins.
Plusieurs millions d'animaux d'élevage sont morts sous l'effet de la canicule. Nous sommes en train de vivre une catastrophe agricole majeure, qui rejoint le traumatisme de 2003 comme étant les deux plus grandes hécatombes animales de l'histoire récente de l'agriculture française.
Face à l’afflux de carcasses, les autorités bretonnes autorisent à titre exceptionnel l’enfouissement des animaux morts dans le sol même des exploitations agricoles.
Et cette surmortalité est observée dans l'ensemble des élevages : du Label Rouge (accès à un parc extérieur arboré) au bâtiment ventilé, du bio au conventionnel. Sans compter le traumatisme de l'éleveur.
Je suis en colère. Nos débats se focalisent sur la climatisation ce qui nous fait passer à côté du véritable problème : écosystèmes souffrants, eau eutrophiée et prolifération de cyanobactéries, mortalité forestière, mortalité des oiseaux... Depuis des décennies, les gouvernements successifs appliquent une politique du sparadrap à court terme : on s'efforce de limiter les dégâts plutôt que de s'attaquer aux causes du problème...
L'adaptation de l'agriculture française au changement climatique reste largement insuffisante au regard des défis qui nous attendent. Les agriculteurs sont prêts à s'adapter. Ce qui fait défaut, ce sont une vision politique ambitieuse, des investissements à la hauteur des enjeux et une stratégie cohérente pour préparer l'agriculture de demain.
Il faut un véritable plan national de rénovation des bâtiments d’élevage, soutenu par une politique publique ambitieuse, et qui ne repose pas uniquement sur les épaules des agriculteurs : ventilation, brumisation, douches, gestion des flux d'air et des matériaux, ombrage des bâtiments, parcs arborés, aménagements extérieurs.
Tant qu'on parle d'ambition ? Donner aux éleveurs les moyens de produire en France, durablement et avec fierté, plutôt que de dépendre d'importations de viande à bas coût.
La production de viande (notamment rouge) émet des gaz à effet de serre. Autant privilégier une viande française, issue autant que possible d'élevages au pâturage, qui répondent à des exigences environnementales et de bien-être animal plus élevées. Cela implique sans doute d'en consommer moins, mais de meilleure qualité, pour celles et ceux qui choisissent d'en manger.
On vit une catastrophe agricole, mais on pourra au moins manger des cailloux dans une bulle d'air climatisée. C'est tellement agréable. J'ai besoin de prendre l'air après ces jours intenses. Je suis fatigué.
Anthropic just announced Mythos, a model so good at hacking that they chose not to release it. Mythos found thousands of zero-day vulnerabilities in every major operating system and every major web browser. It autonomously chained together Linux kernel exploits to go from ordinary user to full machine control. My hot takes:
1/ If Anthropic wanted to, they could take over most servers on the planet right now. Let that sink in.
2/ This is the first time a model exists that, if released open source, would pose a credible risk of civilizational catastrophe (collapsing the internet).
3/ Some will say Anthropic is being responsible by not releasing it and only giving access to trusted partners for defense. Don't fall for this narrative. They built a weapon of mass destruction. Thank god they're not releasing it into the wild. But it's insane that they were allowed to develop it without any oversight whatsoever.
4/ Now ask yourself: how far behind are other labs? Meta has repeatedly signaled they would open-source a model like this the moment they have one. The only reason they haven't is that they're thankfully incompetent (their superintelligence team keeps delaying releases because performance is disappointing). And OpenAI? They have an unreleased model codenamed Spud. Do we trust Sam Altman, a compulsive liar who has essentially dismantled his safety team, to have potential root access to most machines on the planet and not pursue his goals recklessly? Read the recent New Yorker investigation (link below) and decide for yourself.
5/ This highlights a brutal asymmetry. Attack is now automated. Defense must catch up across every single piece of software in the world before a model with Mythos-level capabilities leaks or gets released openly. The task is colossal and the clock is ticking.
6/ The world is in a significantly worse place than it was last month. Anthropic didn't protect us. They created the threat, and now they're asking us to trust them with the solution. We need oversight, regulation, international coordination, and a Pause. Not corporate goodwill.
+9,1°C : comment les data center produisent des îlots de chaleur ?
Il y a quelques jours, j’ai découvert un article scientifique qui m’a surpris.
UN FIL 1/7
Aux Pays-Bas, les premiers survivalistes numériques se préparent à un Internet sans l’Amérique.
À Amsterdam, l’Internet Resiliency Club développe des réseaux alternatifs pour anticiper une coupure du web.
https://t.co/cQJPtl9YHh
Ecoutez, j'en ai marre qu'à chaque épisode climatique, tout le monde en profite pour tirer la couette vers son côté. Est-ce qu'on a oublié la nuance ? Remettons un peu d’ordre, point par point : agriculture, urbanisation, climat.
1) OUI : nous sommes face à un événement exceptionnel.
L’indice d’humidité des sols atteint des records absolus à l’échelle régionale et frôle les records nationaux (seuls janvier 2014 et décembre 1983 présentent des valeurs supérieures). Nous sommes objectivement sur un épisode hors norme.
2) À NUANCER : cet épisode n’est pas « causé » par le changement climatique en soi.
En revanche, le changement climatique en accentue l’intensité. Les premières estimations (Climameter) suggèrent environ +10 % de précipitations. Des inondations auraient eu lieu sans réchauffement climatique. Mais les niveaux atteints aujourd’hui sont amplifiés par une atmosphère plus chaude, capable de contenir davantage de vapeur d’eau (mais aussi un océan plus chaud).
3) OUI : l’intensification du cycle de l’eau est parfaitement documentée.
Ce que nous observons correspond aux projections scientifiques : un cycle hydrologique plus accentué DANS LES DEUX SENS (!), sécheresses et pluies extrêmes.
Il ne s’agit pas de « sécheresses interminables », mais d’une variabilité amplifiée. Remettre en cause la parole scientifique au motif qu’il y a des inondations révèle surtout une méconnaissance des rapports qui décrivent précisément ce phénomène depuis des années. L’intensification du cycle de l’eau n’est pas une opinion : c’est un constat ! Lisez les rapports scientifiques avec de raconter n'importe quoi sur les réseaux...
4) NON : dans ce type de crue lente de bassin versant, le rôle du travail du sol ou de l’urbanisation est marginal.
Nous ne sommes pas face à une crue éclair ou à une coulée de boue locale. Il s’agit d’un phénomène à grande échelle (de bassin versant entier) qui dépasse très largement la capacité de rétention des sols, quels que soient les systèmes agricoles. De même l'urbanisation, sur ce type d'inondation, joue un rôle marginal !
Oui, la gestion des sols, la présence de haies, la désimperméabilisation ou des sols plus vivants améliorent l’infiltration et ralentissent les écoulements (mais jusqu’à une certaine limite !!). Cette limite a été largement dépassée ici.
En revanche, l’endiguement des fleuves peut aggraver localement les débordements en aval, notamment dans les zones urbanisées.
5) OUI : les dégâts agricoles seront majeurs.
➡️Arboriculture : anoxie racinaire (asphyxie des racines) pouvant entraîner la mortalité des arbres.
➡️Maraîchage : parfois une seule journée sous l’eau suffit à rendre la production invendable.
➡️Grandes cultures : meilleure tolérance, mais seulement jusqu’à un certain seuil de submersion.
À cela s’ajoutent :
➡️l’inaccessibilité des parcelles,
➡️l’impossibilité de valoriser les apports azotés,
➡️le lessivage des nutriments,
➡️les dépôts de spores pathogènes, avec des conséquences sanitaires différées sur plusieurs mois.
Dans les zones les plus touchées, l’impact économique sera considérable !
6) OUI… mais à nuancer/compléter : le stockage de l’eau fait partie des solutions.
Les bassins de débordement à proximité des cours d’eau ou certaines retenues collinaires peuvent jouer un rôle. Il s’agit ici d’excès d’eau de surface, pas d’exploitation de nappes phréatiques.
Mais le stockage seul ne constitue pas une stratégie. S’il devient l’unique réponse, on parle de maladaptation !
L’adaptation (complète !) repose sur un ensemble cohérent :
➡️évolution génétique des variétés,
➡️diversification vers des espèces moins consommatrices d’eau,
➡️sols plus vivants et plus structurés,
➡️maîtrise des microclimats,
➡️ralentissement des écoulements par les infrastructures végétales.
Je le dis souvent : "Ce n’est jamais une solution unique qui fonctionne. C’est la complémentarité des leviers". Je le rappellerai autant qu'il faudra ! J'aimerai qu'on retrouve de la nuance dans les débats...
Beaucoup ont été surpris que j’accepte la chimiothérapie.
Face au stade, au grade et à la nature de ce cancer, il n’existait tout simplement aucune alternative crédible. J’ai consulté plusieurs spécialistes indépendants : certains cancers, en 2025, ne laissent pas de choix. Peut-être que la recherche offrira d’autres solutions demain… mais pas cette fois.
Ce que j’ai découvert dans l’ombre des traitements lourds mérite d’être entendu.
La nutrition, les cosmétiques, les pratiques de l’agro-alimentaire : tout ce que nous consommons ou appliquons sur notre peau influence directement l’efficacité des soins. Additifs, perturbateurs endocriniens, marketing agressif, formules low-cost… L’industrie sait fabriquer du goût et du glamour, mais elle semble avoir oublié une responsabilité fondamentale : protéger la santé.
Il faut parfois avoir un cancer pour qu’un médecin ose enfin dire la vérité :
attention à vos assiettes, attention à votre peau.
Les cosmétiques industriels sont dangereux pendant les chimios et radiothérapies. Les aliments ultra-transformés aggravent l’inflammation, fatiguent le corps, et compliquent la récupération. Et ces perturbateurs endocriniens que l’on applique sans réfléchir s’accumulent, altèrent les hormones, touchent le développement, la fertilité… On en tartine même nos adolescents comme si c’était anodin.
J’ai vu l’hôpital de l’intérieur, pas en visite protocolaire mais allongée sur un lit comme tant d’autres. J’ai vu la fatigue, la précarité, les services saturés, des soignants qui tiennent debout uniquement par conscience professionnelle. Le courage est immense. Tout le reste manque.
Il existe un seuil en dessous duquel l’hôpital n’est plus sûr. Nous l’avons franchi.
Soyons honnêtes :
tous ceux qui peuvent aller vers le privé y vont.
Le public n’a plus les moyens de soigner correctement.
Des infirmières, chirurgiens, aides-soignantes le disent sans détour : c’est devenu impossible. On priorise, on calcule, on trie. On soigne en masse. Pas par faute humaine, mais par abandon structurel.
Dans ce chaos sanitaire, les inégalités explosent.
La malbouffe dictée par les prix, les cosmétiques saturés de perturbateurs, les soins au rabais, l’absence de prévention… Les ménages les plus fragiles vivent dans un bain chimique qu’ils n’ont jamais choisi, pendant que ceux qui ont les moyens se tournent vers le bio, le privé, les produits haut de gamme. Double peine.
De tout cela, je retiens une vérité simple :
notre santé dépend autant de ce que nous ingérons ou appliquons que des traitements que nous recevons.
Dans un monde où l’agro-alimentaire néglige la prudence, où la cosmétique intoxique silencieusement nos jeunes, et où l’hôpital public suffoque, chaque décision quotidienne devient un acte de soin… ou un acte de sabotage.
Sucre ajouté dans la nourriture pour bébé : "C'est juste insupportable. Il faut qu'on envoie un message. On ne peut pas les confronter à des addictions aussi jeunes que ça au sucre", alerte le député @TurquoisNicolas (Les Démocrates).
#DirectAN#PLFSS2026
Une page se tourne…
Le temps de dire au revoir,les murs disparaissent,la fin d’une époque, où la ville était en transition et avec l’aide d’autres artistes nous avons accompagné ces quartiers,des traces du passé qui je l’espère resteront dans notre mémoire collective…
Bonjour M. Bernard Arnault, la fébrilité n’autorise pas la calomnie.
Les milliardaires ne paient pas ou presque d’impôt sur le revenu et 86% des français ont raison de vouloir mettre fin à ce privilège 🧵
https://t.co/WbtjKI30Q6
Ce soir, je pense à ma dernière garde.
1 lit restant dans l’hôpital à 3h du mat’.
On a du choisir entre qui allait bénéficier d’un vrai lit entre deux patientes, qui étaient depuis 17 h aux urgences.
91 et 99 ans. Laquelle était le plus abîmée.
Plus tard, Il y avait un jeune homme à descendre en Rea. J’y suis allée, laissant mon interne seule dans mon circuit des Urgences.
Appel du 2eme étage sur mon DECT pour un homme en train de mourir. Je ne peux pas y aller . Je vais en Rea.
C’est mon confrère responsable du dechoc (urg vitales) qui y a été à ma place, laissant lui aussi son interne seule au dechoc.
Combien de fois, on galère dès que 2-3 patients se dégradent en même temps.
C’est à flux tendu. Est ce qu’il y a du retard dans certaines prises en charge faute de temps. Bien sûr.
Faute de place, une patiente avec un abcès sur diverticulite qui devrait être surveillée en chir digestive avant le bloc restera aux urgences.
Des patients de gériatrie iront en neurologie etc etc..
Et les gens appellent, gémissent, ont mal, certains pleurent. Les familles attendent des heures parfois qu’on ai le temps de les informer.
Comment faire ?
Aller écouter les douleurs, consoler, prévenir d’un examen ou prescrire la thérapeutique qui va soigner; appeler le chirurgien qui va opérer.
L’urgence d’abord et parfois, trop souvent, pas de place pour l’humanité .
Quand à nous, on court.
Parfois, il nous arrive même de ne pas avoir le temps de manger. De 18 h à 8h30.
On s’entraide, on court en box quand l’alarme sécurité se déclenche ( nombreuses agressions de patients atteints de maladies psychiatriques), on sort fumer 5 min quand c’était trop dur .
On boit une bière en sortant pour décompresser .
C’est pour toutes ces raisons que je serai du blocage dès demain .
Les gens ne méritent pas ça.
Le mépris du peuple doit prendre fin.
A demain ✊
#10/09 #OnBloqueTout
Il y a un moment où il va falloir s'interroger sur la façon de qualifier le régime politique dans lequel on vit.
Un citoyen, polytechnicien, attache une banderole à son ULM demandant la destitution du Président de la République, sur le fondement de la constitution, et la France mobilise un rafale pour s.
A chaque déplacement, il fait l'objet de pistages et de mesures de contrainte de la part des services de police et de gendarmerie.
Nous avons dû le sortir de garde à vue alors qu'il exerçait son droit constitutionnel de manifester.
Ces façons de faire étaient autrefois réservées aux régimes que l'on qualifiait d'autoritaires, et que l'on conspuait à juste titre de ce fait.
Comment cela se fait-il que nos magistrats, journalistes et forces de l'ordre aient fini par les normaliser ?
L’acquisition d’un tableau à 43 millions d’€ par le Musée d’Orsay grâce à la "générosité" de LVMH illustre les limites du mécénat d’entreprise.
Financé à 90% par nos impôts, c’est un outil de promotion et d’optimisation fiscale pour LVMH !
"L'université française n'a plus les moyens de remplir sa mission éducative... et tout le monde s'en fiche".
Un témoignage honnête et (donc) dur de Guillaume Blanc, très bien interviewé par @XavierMauduit
https://t.co/DfdlqKQeCT
Un enfant de 8 ans accuse son père de viol mais la justice retire la garde de l'enfant à la mère et le place sous l'autorité du père ! Je vous raconte les graves dysfonctionnements subis :