Le grand problème de la plupart des gens qui votent à gauche, ce n'est pas qu'ils sont méchants. C'est qu'ils ne sont pas assez cyniques.
Ils croient que l'homme est naturellement bon et que c'est le système qui le corrompt. Tout leur projet politique repose sur ce postulat. Et ce postulat est faux.
L'être humain est, par essence, orienté vers son propre intérêt. Pas forcément méchant. Pas forcément cupide. Mais d'abord tourné vers lui-même, sa famille, sa tribu. C'est le produit de millions d'années d'évolution : ceux qui ne se préoccupaient pas d'eux-mêmes en premier ne sont pas nos ancêtres.
On peut le regretter. On ne peut pas le changer.
Et c'est là que tout bascule. Si tu refuses d'accepter cette nature, il ne te reste qu'une option : la corriger. Rééduquer. Amoindrir l'intérêt personnel par la loi, la morale d'État, la pression collective. Fabriquer un homme nouveau.
Tous les collectivismes ont tenté ça. L'homo sovieticus. La Révolution culturelle. L'année zéro des Khmers rouges. Chaque fois le même scénario : l'homme réel résiste à l'homme rêvé, alors le système accuse l'homme réel. Il devient saboteur, koulak, ennemi du peuple. Et on finit par éliminer ceux qui refusent d'être corrigés.
Les collectivismes ne finissent pas en boucherie par accident. Ils finissent en boucherie par construction. Quand ton projet exige de changer la nature humaine, la nature humaine devient ton ennemie.
La bonne question n'est donc pas "comment rendre les gens altruistes ?" mais : sachant que chacun cherchera d'abord à maximiser son propre intérêt, quel système transforme cet intérêt individuel en prospérité collective ?
Adam Smith l'avait déjà formulé en 1776 : ce n'est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais du soin qu'ils apportent à leurs propres intérêts.
L'école autrichienne a poussé le raisonnement jusqu'au bout. Et la démonstration se fait par A + B.
A. La valeur est subjective (Menger). Personne ne peut savoir à ta place ce qui compte pour toi.
B. Le savoir est dispersé (Hayek). Il est éparpillé dans la tête de millions d'individus. Le boulanger sait combien de pain il vendra demain. L'agriculteur sait quand sa terre est prête. Aucun planificateur, aussi brillant soit-il, ne peut centraliser ça.
C. Le prix est le seul mécanisme capable d'agréger ce savoir. Un prix qui monte dit "il en manque, produis-en plus" à des millions de gens qui ne se connaissent pas, sans qu'aucun d'eux n'ait besoin d'être altruiste.
D. Sans propriété privée et sans prix libres, le calcul économique devient impossible (Mises, 1920). Le planificateur pilote à l'aveugle. Ce n'est pas un problème de mauvaise volonté ou d'incompétence. C'est un problème d'information. Et il est insoluble.
Conclusion : la liberté économique n'est pas une idéologie. C'est la seule architecture qui épouse la nature humaine au lieu de la combattre. Chacun poursuit son intérêt, et pour l'atteindre, il doit servir celui des autres. C'est une symphonie sans chef d'orchestre, où chaque musicien joue sa partition et où l'ensemble sonne juste. Aucun système dans l'histoire n'a sorti autant d'êtres humains de la misère.
Mais accepter ce système implique d'accepter trois choses que la gauche a énormément de mal à avaler.
Un : l'individu exceptionnel existe.
Certains créent plus de valeur que des milliers d'autres. Un entrepreneur, un chercheur, un inventeur peuvent changer la vie de millions de personnes. Une société qui traite l'exception comme une anomalie à corriger se condamne à la médiocrité. Une société qui la laisse émerger tire tout le monde vers le haut.
Deux : confondre égalité des chances et égalité des résultats est le pire des cocktails.
L'égalité des chances, c'est donner à chacun la possibilité de jouer. L'égalité des résultats, c'est truquer le score à la fin. Les individus étant différents en talent, en effort, en choix, des chances égales produisent forcément des résultats inégaux. Et pour imposer des résultats égaux, il faut une force capable de prendre aux uns pour donner aux autres en permanence. On retombe sur l'homme nouveau. Par une autre porte.
Trois : il faut accepter que certains se comportent mal.
Dans tout système libre, il y aura des fraudeurs, des profiteurs, des tricheurs. C'est le prix de la liberté. La réponse saine : sanctionner les fraudeurs et ajuster les règles. La réponse malade : punir tout le monde préventivement. Chaque abus devient une nouvelle norme, un nouveau formulaire, un nouveau contrôle, qui pèse sur l'immense majorité qui jouait le jeu honnêtement. Couche après couche, on construit une bureaucratie qui étouffe ceux qui créent pour se protéger de ceux qui trichent.
C'est exactement ce qu'est devenue l'Europe.
Le libéralisme n'est pas une doctrine pour ceux qui méprisent l'humain. C'est une doctrine pour ceux qui l'acceptent tel qu'il est.
La gauche aime l'homme tel qu'il devrait être. Le libéral compose avec l'homme tel qu'il est.
Et l'histoire a déjà tranché.
Il y a une minorité de casseurs, qu'il faut sévèrement punir. Et une majorité de lycéens qui veulent bosser, et qu'il faut laisser bosser. @davidlisnard
7 octobre 2023.
Trois ans après, nous n’oublions pas les victimes des attaques terroristes en Israël, ni la douleur de leurs familles et de leurs proches.
En ce jour de mémoire et de recueillement, 1 pensée pour chacune et chacun d’entre eux.
Nous n’oublions pas. 🕯️
#7Octobre
📰 Merci au Petit Journal pour cet entretien sur @davidlisnard et la dynamique de @Nouv_Energie en Tarn-et-Garonne.
📅 Rentrée politique le 9/10 à Montauban.
🙋 Ne restez pas spectateurs, rejoignez-nous :
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« M Mélenchon on ne vous laissera pas faire ! » a déclaré @davidlisnard sur @CNEWS
Parents mobilisez-vous ✊
Nos enfants ne sont pas de la chair à canon électorale pour @JLMelenchon
Même au Vatican, on commence à entendre parler de @davidlisnard…
A ce rythme-là, sa candidature va finir par recevoir un petit coup de pouce venu d’en haut. 😇🇫🇷
@Sardoche Il y a 6 ans et demi, il s’en est passé des choses oui… même si certains ont la mémoire courte.
(Récidive aux municipales 2026 qui est encore plus proche d’ailleurs.)
Il faut arrêter de voter pour ceux qui ont un discours de campagne différent de ce qu’ils appliquent en vrai !