C'est souvent ce qu'on constate dans la plupart des rapports de réponse à incident.
Attaque peu sophistiquée.
Compromission par le biais d'un prestataire.
Utilisation de dispositifs non maîtrisés.
Absence de cloisonnement réseau.
Manque de logs.
Logs applicatifs peu valorisés.
Périmètre d'investigation restreint à la suite d'une alerte SOC.
Temps précieux perdu entre la détection et la réponse.
Où est l'argent en France ?
La France va mal.
La dette publique ne cesse de s'accroître.
Les taux d'intérêt à long terme augmentent, ce qui rend le financement de cette dette de plus en plus coûteux.
Et avec une croissance économique limitée, difficile de voir comment la situation pourrait s'améliorer rapidement.
Mais avant de chercher de nouvelles recettes, posons-nous une question toute simple.
Où est l'argent en France ?
Une grande partie se trouve dans le patrimoine des Français.
Et plus particulièrement dans celui de nos parents et de nos grands-parents.
L'immobilier.
L'assurance-vie.
Les livrets d'épargne.
Les portefeuilles d'actions.
Des patrimoines souvent constitués pendant plusieurs décennies, notamment grâce à la hausse des prix de l'immobilier.
Pendant ce temps, les jeunes générations doivent parfois emprunter sur vingt-cinq ans pour acheter leur première résidence principale.
Le patrimoine s'accumule avec l'âge, tandis que l'accès à la propriété devient plus difficile pour ceux qui arrivent sur le marché.
Et forcément, lorsque les finances publiques se dégradent, ce patrimoine peut attirer l'attention.
Fiscalité immobilière.
Transmission.
Successions.
Plus-values.
Épargne.
Autant de sujets qui peuvent revenir dans les débats sur le financement de l'État.
Mais il existe un paradoxe.
La France a besoin d'investissements pour retrouver de la croissance.
Or, une grande partie de l'épargne des Français est immobilisée dans la pierre ou placée dans des produits financiers.
La question n'est donc pas seulement de savoir où se trouve l'argent.
C'est aussi de savoir comment le mobiliser pour financer les entreprises, l'innovation et l'économie de demain.
Taxer davantage ?
Encourager l'investissement productif ?
Faciliter la transmission du patrimoine ?
Plusieurs choix sont possibles, avec des conséquences économiques et sociales différentes.
Une chose est certaine : le patrimoine accumulé par les générations précédentes occupera une place importante dans ces discussions.
Je vous laisse imaginer quels actifs pourraient se retrouver au cœur des prochains débats budgétaires.
Bitget : une faille zero-day dans un produit de sécurité
Une vulnérabilité zero-day, c’est une faille qui n’est pas encore connue de l’éditeur de la solution.
Ici, on parle d’un équipement de sécurité. C’est le serpent qui se mord la queue !
Selon la CEO de Bitget, Gracy Chen, l’attaquant aurait exploité une faille zero-day dans un produit de sécurité tiers utilisé par l’exchange.
Grâce à cette faille, il aurait obtenu des identifiants internes légitimes, notamment des accès administrateur à l’intranet et au système de gestion interne.
Il aurait ensuite injecté de faux ordres de retrait dans les systèmes backend liés aux wallets.
Ces ordres auraient été traités comme légitimes : les données de transaction auraient été falsifiées, puis le processus interne d’autorisation et de signature de Bitget aurait lui-même signé les transferts.
Les clés privées n’auraient pas été volées et les cold wallets n’auraient pas été touchés. Seule une partie des hot et warm wallets aurait été vidée.
L’attaquant aurait ensuite effacé ses traces, compliquant ainsi l’enquête.
Il aurait d’abord effectué deux petits transferts de test, sous les seuils de détection des contrôles de risque, sans déclencher d’alerte, avant de procéder à des transferts beaucoup plus importants.
Les traders en prop firm ne veulent pas passer en LIVE.
Après plusieurs payouts consécutifs, certaines prop firms proposent à leurs meilleurs traders de passer sur un compte LIVE.
Mais étonnamment, tous ne sont pas fans.
Pourquoi ?
Parce que le modèle économique change.
Sur un compte d'évaluation à 70 dollars, le trader peut prendre des risques importants tout en connaissant à l'avance le montant qu'il risque de perdre : le prix de son compte.
S'il échoue, il peut généralement recommencer en achetant une nouvelle évaluation.
En LIVE, c'est une autre histoire.
Les pertes deviennent réelles. Les règles de gestion du risque évoluent et la pression psychologique peut être beaucoup plus importante.
Certains préfèrent donc multiplier les comptes à faible coût plutôt que de gérer un capital réel.
Et c'est là que le paradoxe devient intéressant.
Au début, les traders se plaignent des règles imposées par les prop firms.
Le drawdown.
Les limites de pertes.
Les restrictions sur les positions.
Les conditions de payout.
Ils rêvent de pouvoir trader librement.
Mais lorsque la possibilité de passer en LIVE se présente, certains préfèrent finalement rester dans leur environnement habituel.
Un compte à 70 dollars.
Un risque financier initial limité.
Et la possibilité de recommencer après un échec.
Alors que le compte LIVE se rapproche davantage du quotidien d'un trader professionnel : gérer du capital réel et préserver ses gains dans la durée.
Évidemment, les conditions varient selon les prop firms, et passer en LIVE ne signifie pas nécessairement engager son propre argent.
Mais le contraste reste intéressant.
Au départ, les règles de la prop firm semblent être un obstacle.
À l'arrivée, elles deviennent parfois une protection dont les traders ne veulent plus se passer.
Finalement, le plus difficile dans le trading n'est peut-être pas de réussir un challenge.
C'est d'apprendre à gérer durablement le risque lorsque l'argent devient réel.
Steam sur Ubuntu : qui l'aurait cru ?
Dans la médiathèque de ma ville, je passe boire un café au bar.
En passant, j'aperçois un jeune adolescent en train de jouer sur Ubuntu.
Il y a dix ans, cette scène m'aurait paru improbable.
À l'époque, jouer sur Linux relevait presque de l'exploit.
Steam était déjà disponible, mais le catalogue de jeux compatibles restait limité.
Les aficionados utilisaient Wine pour tenter de faire fonctionner leurs jeux Windows sur Ubuntu.
Je me souviens encore de mes propres expériences.
Des heures de configuration.
Des problèmes de pilotes.
Des performances catastrophiques.
Parfois, le jeu ne démarrait même pas.
C'était une véritable aventure pour lancer un simple jeu vidéo.
Puis Valve est arrivé avec Proton.
Une couche de compatibilité permettant de faire fonctionner de nombreux jeux Windows directement sur Linux.
Et surtout, sans devoir passer des heures à tout configurer.
La Steam Deck a également contribué à accélérer cette transformation.
Aujourd'hui, on peut installer Steam sur Ubuntu, télécharger de nombreux jeux et jouer presque comme sur Windows.
Tout n'est pas encore parfait, notamment pour certains jeux multijoueurs utilisant des systèmes anti-triche.
Mais le progrès est impressionnant.
Et voir un adolescent jouer tranquillement sur Ubuntu dans une médiathèque me fait réaliser une chose.
Linux n'est plus uniquement le système d'exploitation des administrateurs système et des passionnés d'informatique.
Il devient progressivement une véritable alternative pour les joueurs.
Il y a dix ans, on installait Linux pour bricoler.
Aujourd'hui, certains l'installent simplement pour jouer.
Linux gagne du terrain.
Grosse prise de risque dans mes entrées, qui n'ont pas été invalidées comme elles auraient dû l'être...
Laisser courir un risque non maîtrisé, ça ne se passe bien, en général, qu'une ou deux fois...
Dans ces moments-là, finir la journée en positif n'est pas une bonne chose...
Même si j'en ai conscience, je n'ai pas vraiment appris !
Ep3 : 3ième compte APEX 50k Intraday Trail
Faire 3000$ de PNL pour passer la phase challenge
Résultat de la 1er journée : +$254.70
Total : +254.70$/3000$
La journée est positive mais la stratégie n'a pas été complement respectée.
La route est longue.
1jour = 1niche fiscale 🇫🇷
110223 — Prestation compensatoire
Verser certaines prestations compensatoires sous forme de capital peut donner droit à une réduction d'impôt.
Exemple : une personne qui verse une prestation compensatoire à son ex-conjoint.
La France est un paradis fiscal.
Zidane à la tête de l’équipe de France de football.
Tony Parker à la tête de l'équipe de basket ASVEL.
Imaginez la pression pour les joueurs.
Vous arrivez à l’entraînement.
Et devant vous se trouve une personne qui a déjà réalisé une grande partie de ce dont vous rêvez.
Zidane.
Champion du monde.
Ballon d’Or.
Ligue des champions comme joueur.
Puis trois Ligues des champions consécutives comme entraîneur du Real Madrid.
Tony Parker.
Quatre titres NBA.
Premier Français champion NBA.
MVP des Finales NBA.
Champion d’Europe avec la France.
Et maintenant, c’est cette personne qui vous explique comment progresser.
Cela doit être une expérience assez particulière.
C’est presque comme arriver au travail le matin…
et avoir Elon Musk comme patron.
Pas simplement parce que la personne est célèbre.
Mais parce que vous travaillez quotidiennement avec quelqu’un qui a atteint un niveau extrêmement rare dans son domaine.
La moindre remarque doit avoir une résonance différente.
Quand Zidane vous explique comment gérer la pression d’un grand match, difficile de lui répondre qu’il ne sait pas ce que c’est.
Quand Tony Parker vous parle de discipline, de répétition ou de compétition au plus haut niveau, son expérience parle pour lui.
Évidemment, être un immense champion ne garantit pas automatiquement d’être un immense entraîneur.
Les compétences ne sont pas exactement les mêmes.
Mais pour un joueur, pouvoir observer quotidiennement leur manière de travailler, de réfléchir et de gérer la pression doit être incroyable.
Parce qu’au-delà du sport, vous avez accès à quelque chose de beaucoup plus rare.
Une manière de penser.
Une manière de travailler.
Une manière de gérer l’échec.
Une manière de gérer la victoire.
Une vision construite après des décennies passées au plus haut niveau.
Quelle pression cela doit être.
Mais surtout…
quelle expérience hors du commun.
OFM : le proxénète 2.0 ?
OnlyFans Manager.
Ou OFM.
Un nouveau métier apparu avec l’explosion des plateformes de contenu pour adultes.
Le principe est simple.
Une créatrice produit le contenu.
Le manager s’occupe du business autour.
Marketing.
Réseaux sociaux.
Acquisition de nouveaux abonnés.
Gestion des messages.
Optimisation des ventes.
Parfois même recrutement d’équipes chargées de discuter avec les abonnés à la place du modèle.
Une véritable petite entreprise construite autour de l’image d’une personne.
Et forcément, le parallèle avec une activité beaucoup plus ancienne apparaît rapidement.
Le proxénétisme.
Attention toutefois : juridiquement, gérer l’activité numérique d’une créatrice indépendante n’est pas automatiquement du proxénétisme.
Tout dépend de la relation, des services proposés, de la rémunération et surtout des pratiques exercées.
Mais sociologiquement, je trouve l’évolution intéressante.
Parce que ce n’est plus seulement OnlyFans qui est vendu sur les réseaux sociaux.
C’est maintenant le métier de manager OnlyFans lui-même.
Des vidéos affichant des revenus énormes.
Des voitures.
Des voyages.
Des montres.
La fameuse fast life.
Et le message envoyé à certains jeunes hommes devient extrêmement simple :
Trouve des modèles.
Fais grossir leurs comptes.
Prends un pourcentage.
Deviens riche.
Un business présenté comme accessible depuis un ordinateur portable.
Le problème est que derrière cette image se trouvent de vraies personnes.
Des créatrices.
Des abonnés.
Et parfois des jeunes qui cherchent encore leur identité, leur statut social ou simplement une manière rapide de gagner beaucoup d’argent.
Internet n’a finalement peut-être rien inventé.
Il a simplement numérisé des relations économiques qui existaient déjà.
L’agence devient un compte Instagram.
Le commercial devient un chatter.
Le recrutement passe par TikTok.
L’argent arrive par abonnement.
Et le manager pilote tout depuis son ordinateur.
Le Web n’invente pas toujours de nouveaux métiers.
Parfois, il met simplement une interface moderne sur de très vieux business.
Bitcoin : protégez-vous du quantique.
En ce moment, quelque chose d’intéressant se passe du côté de Bitcoin.
Les discussions autour de la résistance aux ordinateurs quantiques s’accélèrent.
Nouveaux types d’adresses.
Signatures post-quantiques.
Mécanismes de migration.
Protection de Lightning.
Plusieurs propositions sont désormais étudiées, certaines disposent déjà d’implémentations expérimentales, mais rien ne constitue encore une migration post-quantique générale adoptée par Bitcoin.
En attendant, il existe déjà quelques bonnes pratiques.
La première consiste à comprendre ce que l’ordinateur quantique attaquerait réellement.
Ce n’est pas directement Bitcoin.
Ce sont notamment les signatures cryptographiques basées sur les courbes elliptiques.
Avec un ordinateur quantique suffisamment puissant, l’algorithme de Shor pourrait théoriquement permettre de retrouver une clé privée à partir de sa clé publique.
Mais encore faut-il disposer de cette clé publique.
Pour certains types d’UTXO Bitcoin, la clé publique reste cachée derrière un hash jusqu’au moment où les bitcoins sont dépensés.
Tant qu’elle n’a jamais été révélée, un attaquant quantique ne dispose donc pas directement de la clé publique nécessaire à l’attaque de Shor.
À partir d’une information que l’on ne possède pas, Shor ne fait pas de magie.
Attention toutefois.
Cette protection ne concerne pas toutes les formes d’adresses Bitcoin.
Taproot, notamment, expose une clé publique dans l’output.
Et réutiliser une adresse après avoir dépensé depuis celle-ci peut également supprimer l'avantage d'une clé publique initialement cachée.
La question quantique est donc beaucoup plus subtile que simplement :
« Mon Bitcoin est-il quantique-résistant ? »
Il faut regarder comment les bitcoins sont stockés.
Quel type d’adresse est utilisé.
Si la clé publique a déjà été exposée.
Et comment les fonds pourront être migrés le jour où une solution post-quantique sera adoptée.
La bonne nouvelle, c’est que la communauté Bitcoin travaille déjà sur le problème.
BIP361 propose par exemple une migration progressive vers des signatures post-quantiques. D’autres travaux étudient de nouveaux types d’outputs et des mécanismes permettant de récupérer des bitcoins protégés par des adresses hachées.
Lightning commence également à avoir ses propres propositions post-quantiques.
Bitcoin n’est d’ailleurs pas seul.
Une grande partie de la cryptographie utilisée sur Internet devra évoluer si des ordinateurs quantiques cryptographiquement pertinents deviennent une réalité.
En attendant :
Comprenez votre type d’adresse.
Évitez inutilement la réutilisation d’adresses.
Gardez vos logiciels et wallets à jour.
Et surtout, suivez les futures recommandations de migration plutôt que d’improviser votre propre cryptographie.
Parce que lorsque les solutions post-quantiques seront suffisamment mûres et qu’un consensus émergera, Bitcoin pourra évoluer comme il l’a déjà fait sur d’autres sujets.
Le danger n’est donc pas seulement l’ordinateur quantique.
Le vrai risque, c’est de ne pas savoir que ses bitcoins sont exposés lorsqu’il sera temps de les déplacer.
Bitget : une communication de crise réussie
Bitget a subi un incident de sécurité majeur la semaine dernière.
Près de 387,5 millions de dollars ont finalement été identifiés comme ayant été transférés vers des adresses contrôlées par les attaquants.
Un scénario catastrophe pour un exchange.
Et pourtant, je trouve leur gestion de crise particulièrement intéressante.
Très rapidement, Bitget communique.
L’incident est reconnu publiquement.
Les retraits sont suspendus.
Les montants concernés sont communiqués.
Les clients sont informés que les cold wallets ne sont pas touchés et que le fonds de protection couvre l’impact financier.
Puis les informations techniques commencent progressivement à arriver.
Chemin d’attaque identifié.
Vulnérabilité corrigée.
Absence de compromission des clés privées selon l’enquête en cours.
Intervention de spécialistes externes comme Mandiant et SlowMist.
Et surtout :
la CEO Gracy Chen prend directement la parole.
Un livestream est organisé pour expliquer l’incident, répondre aux questions et présenter le calendrier de rétablissement des retraits.
C’est exactement dans ce genre de situation que l’on découvre réellement une entreprise.
Quand tout fonctionne, communiquer est facile.
Quand plusieurs centaines de millions de dollars viennent de disparaître, que les clients s’inquiètent et que le monde entier regarde…
la communication devient beaucoup plus compliquée.
Il faut aller vite.
Mais ne pas raconter n’importe quoi.
Il faut rassurer.
Mais ne pas minimiser.
Il faut être transparent.
Mais attendre les conclusions techniques avant d’attribuer l’attaque.
Une véritable réponse à incident ne se juge donc pas uniquement sur la partie technique.
Elle se joue également sur les procédures.
La communication.
La coordination.
Le juridique.
La relation client.
La restauration des services.
Et le retour d’expérience.
Une cyberattaque peut arriver aux organisations les mieux préparées.
Ce qui les différencie réellement apparaît parfois dans les heures qui suivent.
Comment détectent-elles ?
Comment contiennent-elles ?
Comment communiquent-elles ?
Et surtout, comment apprennent-elles de l’incident ?
Bitget vient de subir une épreuve devant des millions de personnes.
Le rapport technique complet permettra de juger la sécurité qui existait avant l’incident.
Mais la gestion de crise permet déjà d’observer quelque chose d’autre : la capacité d’une organisation à réagir lorsque tout ne se passe plus comme prévu.
Diversifier son investissement.
C’est probablement la règle numéro 1 que l’on entend partout lorsqu’on parle d’investissement.
Diversifiez.
Mais diversifier ne signifie pas forcément abandonner les secteurs auxquels on croit.
Il est aussi possible de diversifier les manières de s’exposer à une même conviction.
Prenons Bitcoin.
Pour certains, Bitcoin n’est plus simplement un actif.
C’est presque un écosystème.
On peut évidemment acheter directement du Bitcoin.
La manière la plus simple de s’exposer à son évolution.
Mais on peut aussi investir dans le minage.
Acheter un ASIC.
Produire ses propres bitcoins.
Investir dans une entreprise de minage.
On peut également acheter des actions de Bitcoin Treasury Companies.
Strategy.
Capital B.
Et d’autres entreprises qui construisent progressivement leur stratégie financière autour de Bitcoin.
On peut donc avoir une seule conviction et plusieurs véhicules d’investissement.
Bitcoin directement.
Minage.
Infrastructure.
Actions.
Produits financiers.
Attention toutefois à ne pas confondre cela avec une véritable diversification du risque.
Si Bitcoin chute fortement, une grande partie de cet écosystème risque également d’être touchée.
On diversifie les canaux, pas nécessairement le risque.
Mais je trouve l’idée intéressante.
Diversifier ne signifie pas forcément investir dans dix choses auxquelles on ne croit pas simplement pour cocher dix cases.
Cela peut aussi consister à comprendre profondément un secteur et à choisir différentes manières de participer à son développement.
Parce qu’au-delà du rendement, investir reste aussi une manière d’allouer son capital au monde que l’on imagine demain.
Investissez dans ce que vous comprenez.
Investissez dans ce en quoi vous croyez.
Parce que la manière dont vous investissez raconte aussi, quelque part, ce que vous êtes.
#3 : Le quantum de lumière d’Einstein
Einstein, ce n’est pas seulement E = mc².
En 1905, Einstein reprend les travaux de Max Planck sur les quanta.
Il propose une idée révolutionnaire : la lumière est composée de grains d’énergie, appelés plus tard photons.
L’énergie d’un photon dépend de sa fréquence : E = hν.
Cette théorie lui permet d’expliquer l’effet photoélectrique, où la lumière peut arracher des électrons à un matériau.
Einstein montre ainsi que la lumière peut se comporter à la fois comme une onde et comme une particule.
Ces travaux participent à la naissance de la physique quantique et lui valent le prix Nobel de physique en 1921.
Episode 3 : je reprends un compte chez APEX.
Voici les caractéristique du nouveau compte :
Tradovate 50K Intraday Trail Full Size Account
No Activation Fee
Max Contracts: 6 mini/60 micro
Profit Target: $3000 Drawdown
Type: Intraday Trail
Max Drawdown: $2000
Eval Daily Loss Limit: None
Scaling: Built-in for PA
59$ avec le code de réduction SAVENOW.
Encore pas de DLL (Daily Loss Limit) donc de 2000$ (Drawdown) de marge d'erreur.
Affaire à suivre.
1jour = 1niche fiscale 🇫🇷
110218 — FCPI
Investir dans certains fonds finançant des entreprises innovantes permet de réduire l'impôt.
Exemple : un particulier qui investit dans un FCPI.
La France est un paradis fiscal.
1 franc = 1 euro.
C’était presque une blague il y a encore quelques années.
Aujourd’hui, sur certains produits, on peut parfois avoir cette impression.
Un café à 1 franc.
Puis un café à 1 euro.
Un produit à 10 francs.
Aujourd’hui, parfois 10 euros.
Pourtant, attention au raccourci.
1 euro a toujours valu exactement 6,55957 francs.
La monnaie n’a donc pas perdu six fois sa valeur simplement parce que certains prix affichés en euros ressemblent aujourd’hui aux anciens prix en francs.
La véritable question est plutôt :
notre pouvoir d’achat a-t-il suivi l’évolution des prix ?
Et surtout, de quels prix parle-t-on ?
Parce que toutes les choses n’ont pas évolué de la même manière.
Le multimédia en est un excellent exemple.
Pour quelques centaines d’euros, nous possédons aujourd’hui un smartphone qui remplace :
Un appareil photo.
Un GPS.
Un lecteur MP3.
Une caméra.
Une télévision.
Un ordinateur pour certains usages.
Les télécommunications sont également devenues incroyablement accessibles.
Voyager est devenu plus accessible sur certaines destinations grâce aux compagnies low cost et à la concurrence.
À l’inverse, certaines dépenses essentielles peuvent donner une impression complètement différente.
L’alimentation.
L’énergie.
Le logement.
Le carburant.
Le pain.
Des dépenses impossibles à supprimer et dont les hausses sont donc beaucoup plus visibles dans notre quotidien.
C’est peut-être là que notre perception de l’inflation devient intéressante.
Nous sommes devenus incroyablement riches en technologie.
Mais certains peuvent avoir le sentiment de devenir relativement plus pauvres lorsqu’il s’agit de satisfaire des besoins beaucoup plus basiques.
Se nourrir.
Se loger.
Se chauffer.
Se déplacer.
La valeur des choses évolue aussi avec la technologie, la rareté, les coûts de production et surtout les besoins de la population.
Quand quelque chose devient abondant, son prix peut s’effondrer.
Quand quelque chose devient rare ou très demandé, son prix peut exploser.
Finalement, ce n’est donc pas vraiment :
1 franc = 1 euro.
C’est plutôt :
ce qui valait cher hier n’est pas forcément ce qui vaut cher aujourd’hui.
Les besoins changent.
La technologie change.
La société change.
Et le marché finit par adapter le prix que nous sommes prêts à payer.
Capital B, le sauveur de l’Europe ?
Le titre est évidemment provocateur.
Mais Capital B pourrait apporter quelque chose d’intéressant aux marchés de capitaux européens.
L’entreprise française veut construire en Europe une stratégie inspirée de celle de Strategy aux États-Unis.
Au centre du système :
Bitcoin.
Capital B accumule du Bitcoin et cherche à augmenter progressivement le nombre de BTC détenus par action.
Mais acheter du Bitcoin n’est qu’une partie de la stratégie.
L’autre partie est beaucoup plus intéressante :
utiliser l’ingénierie financière pour lever du capital.
Actions.
Obligations convertibles.
Bons de souscription.
Et demain, potentiellement, du crédit digital.
Capital B travaille notamment sur un instrument inspiré de STRC, l’action préférentielle perpétuelle lancée par Strategy.
Le principe est intéressant.
L’instrument n’a pas nécessairement d’échéance finale comme une obligation classique.
Il peut verser un dividende dont le taux peut être ajusté selon les conditions prévues.
L’investisseur recherche donc principalement du rendement.
Pendant ce temps, l’entreprise récupère du capital qu’elle peut notamment utiliser pour acheter davantage de Bitcoin.
Et Bitcoin devient l’actif de réserve situé derrière toute cette stratégie financière.
C’est là que l’idée de Michael Saylor devient fascinante.
Strategy cherche à lever du capital à un coût inférieur à la performance future qu’elle espère obtenir de son exposition au Bitcoin.
Imaginons, de manière purement théorique :
Coût du capital : 12 %.
Performance du Bitcoin : 30 %.
L’écart peut créer un puissant effet de levier économique.
Mais évidemment, l’arbitrage fonctionne également dans l’autre sens.
Bitcoin ne rapporte pas 30 % tous les ans.
Il peut stagner.
Il peut perdre 30 %.
Il peut perdre 50 %.
Et les dividendes, eux, doivent toujours être financés.
Ce n’est donc pas de l’argent gratuit.
C’est une transformation du risque.
L’investisseur cherche un rendement.
L’entreprise récupère du capital.
Et l’entreprise assume le risque lié à son exposition au Bitcoin.
Capital B veut maintenant importer une partie de cette ingénierie financière en Europe.
La société se présente d’ailleurs comme la première Bitcoin Treasury Company européenne et détenait 3 525 BTC au 14 septembre 2026.
L’enjeu dépasse donc largement le simple fait d’acheter du Bitcoin.
Il s’agit de créer de nouveaux instruments financiers européens autour d’un actif numérique mondial.
Les États-Unis ont Strategy.
L’Europe veut peut-être construire son propre marché de capitaux Bitcoin.
Et Capital B compte clairement être de la partie.