@JZefka Le discours sur le réel est plus important que le réel.
“Remplacer la pensée par la rêverie, c'est confondre un poison avec une nourriture.” (V. Hugo)
@BalthusLil45827@halarick@letifred07 Merci pour ta confiance Lili 🥰, oui je travaille à distance mais malheureusement je ne suis pas psychiatre, et je crois bien que c'était ce que cherchait @halarick !
Monsieur le maire @MDelafosse,
Comme vénézuéliens exilé par la dictature chaviste et Montpelliérain d’adoption je me permets de vous répondre respectueusement.
Votre déclaration est cohérente dans l’abstrait. Elle ne l’est plus face à la réalité concrète du Venezuela.
Oui, le régime de @NicolasMaduro est une dictature. Mais il ne s’agit pas seulement d’un régime autoritaire illégitime. Le Venezuela est aujourd’hui un État capturé et déjà occupé de fait.
Son appareil sécuritaire, son renseignement, une partie de son armée et de son économie stratégique sont structurés et soutenus par des puissances étrangères – Russie, Iran, Chine, Cuba. Ses ressources naturelles, pétrole, or, minerais stratégiques, ont été déjà hypothéquées, bradées ou mises sous contrôle extérieur pour assurer la survie financière et politique du régime.
Parler d’une souveraineté vénézuélienne intacte relève désormais de la fiction.
Vous affirmez que « le destin du Venezuela appartient à ses citoyens ». C’est précisément le cœur du problème : ils en ont été privés. Depuis plus de 25 ans, toutes les voies démocratiques et pacifiques ont été méthodiquement détruites. Élections fraudées, opposition criminalisée, médias muselés, justice instrumentalisée, répression armée, incarcérations, tortures, disparitions forcées, exécutions extrajudiciaires. Le tout documenté par l’@ONU_fr et d’autres instances internationales.
Dans ces conditions, invoquer l’autodétermination sans reconnaître qu’elle est matériellement impossible revient à vider le principe de son sens.
Vous invoquez le droit international comme un absolu. Or le droit international n’a jamais été conçu pour être une abstraction morale déconnectée des faits, ni pour sanctuariser des régimes criminels. Il est censé protéger les peuples.
Quand un État devient l’auteur principal de violences massives contre sa propre population (exécutions, torture, famine organisée, effondrement sanitaire, exil de près d’un quart de la population) alors l’inaction n’est pas neutre. Elle protège de fait l’agresseur.
Vous parlez de refus de la « loi du plus fort ». Mais aujourd’hui, au Venezuela, la loi du plus fort est déjà celle du régime, exercée quotidiennement contre sa population, avec l’appui de puissances étrangères. Refuser toute action au nom du droit, sans proposer d’alternative crédible après l’échec total de la médiation, revient à entériner cette violence.
Enfin, évoquer une « voix européenne autonome et cohérente » est légitime. Mais la cohérence ne peut pas consister à s’indigner abstraitement tout en laissant une dictature durable écraser un peuple au nom de principes devenus incantatoires. Une diplomatie responsable doit aussi regarder ce que produit concrètement l’attentisme.
Le droit international n’est pas affaibli quand il cherche à protéger des peuples pris en otage.
Il l’est quand il sert de refuge confortable pour ne rien faire pendant que les crimes continuent.
C’est cette contradiction là qu’il faut affronter, si l’on veut vraiment défendre la démocratie et la dignité humaine.
Amicalement,
VJ.
#VenezuelaLibre 🇻🇪
Monsieur Dominique de @Villepin :
Votre analyse est cohérente sur le plan juridique et historique et elle rappelle utilement les dérives passées des changements de régime imposés par la force. Mais elle fait l’impasse sur un point central, qui n’est ni secondaire ni théorique.
Vous raisonnez comme si nous étions face à un État souverain fonctionnel, inséré dans un ordre international certes imparfait, mais encore opérant. Or le Venezuela n’est plus dans cette configuration depuis longtemps.
Nous ne parlons pas d’un gouvernement contestable, ni même autoritaire au sens classique. Nous parlons d’un système autoritaire verrouillé depuis plus de 25 ans, qui a méthodiquement détruit toute possibilité d’alternance, transformé l’État en appareil criminel, anéanti l’économie, effondré le système de santé, poussé près d’un quart de sa population à l’exil et rendu impossible toute issue démocratique interne.
Dans un tel contexte, invoquer la souveraineté comme principe absolu revient à protéger non pas un peuple, mais sa prise d’otage.
Vous évoquez l’Irak et la Libye. Ces exemples doivent en effet nous rendre prudents. Mais ils ne peuvent servir de talisman bloquant toute réflexion, quelles que soient les situations. L’histoire montre aussi que l’inaction prolongée face à certaines tyrannies (Cuba, Iran) produit des catastrophes humaines durables, silencieuses, moins visibles que les guerres, mais tout aussi meurtrières.
Quant au droit international, le problème est précisément qu’il ne prévoit pratiquement aucun mécanisme effectif face aux régimes qui se rendent durablement imperméables à toute pression légale, diplomatique ou électorale. Lorsqu’un ordre juridique ne protège plus les populations contre leur propre État, il cesse d’être un rempart et devient un alibi.
Enfin, la comparaison avec la Chine ou la Russie repose sur une symétrie trompeuse. Le Venezuela ne menace aucun pays tiers, ne projette aucune puissance impériale, ne mène aucune guerre d’agression. Il implose de l’intérieur sous un régime qui ne tombera ni par les urnes, ni par la honte, ni par les résolutions internationales.
La question n’est donc pas de célébrer une intervention, ni de légitimer la loi du plus fort. Elle est de savoir ce que vaut un ordre international qui, au nom de sa propre cohérence, accepte qu’un peuple entier soit condamné à l’exil, à la faim et à la peur sans aucune perspective de sortie.
Refuser toute option au nom des principes, quand ces principes ne produisent plus que de l’impuissance, n’est pas une position de paix. C’est une position de conservation du désastre.
Ce n’est pas une réponse confortable.
Mais c’est précisément parce que la situation ne l’est plus.
VJGO.
#Venezuela 🇻🇪
Voilà pourquoi la tentative de récupération de la révolution iranienne par La France insoumise relève d’une hypocrisie absolue :
En juin 2025, un journaliste de l’émission Quotidien s’était rendu à une manifestation de LFI et avait constaté la présence de plusieurs drapeaux de la République islamique d’Iran, ainsi que celle de Rima Hassan, qui affirme souhaiter « la chute du régime de Netanyahou » plutôt que celui des mollahs !
Le collectif @femmeazadi a entièrement raison de demander à ce parti passionnément antisémite de la fermer.
Vidéo à (re)voir et à partager.
Et le peuple iranien vous dit : mort à Khamenei, ni Gaza ni Liban ! Voilà ce qu’ils scandent dans la rue. Ainsi que le retour de Pahlavi ( pour bien électriser votre idéologie 😂 )
Et la diaspora vous demande de cesser prétendre vous intéresser à notre peuple. Et de cesser d instrumentaliser notre pays.
Nous n’oublions pas votre amour pour le Hamas, le FPLP et autres proxys de Khamenei , nous n’oublions pas vos tribunes avec des agents d’influence du régime, nous n’oublions pas que vous êtes le seul parti politique français applaudi par Khamenei. Nous n’oublions pas les drapeaux du régime islamique dans vos manifs.
Ne faites pas semblant de vous soucier des morts en Iran. Nous savons bien quelle idéologie vous portez et elle est à l’opposé totale de celle de notre peuple