Ancien garde-forestier, amoureux de la forêt qu’il conte, Jean-Charles Giroud voit d’un œil très sévère les négligences et mauvaises intentions qui engendrent des incendies. Selon lui, à Fontainebleau comme dans le Var, ces comportements trahissent une faillite de l’éducation.
Coquerel : « S'il le fait, ce n'est pas le fait qu'il risque la perpétuité qui va l'empêcher de le faire. Voilà, c'est ça la question. »
Non, la question c'est que s'il est en taule (ou mort), il ne pourra plus le faire. Cela s'appelle « se protéger ». Quand on observe la proportion de récidivistes dans les crimes graves, on se dit que l'effet sera massif sur la sécurité collective, et pour les plus fragiles en particulier.
Coquerel (comme la plupart des gens de son milieu) réfléchit toujours du point de vue de ce qui reste de l'homme à dissuader, à sauver, à rééduquer ou à changer, chez le criminel. Son attention, son empathie est toute entière tournée vers cela. Les victimes passées et à venir ne l'intéressent pas, elles sont des effets secondaires à considérer par rapport à cette seule et unique question : comment orienter, transformer, réhabiliter le criminel. Le besoin de mettre le criminel hors d'état de nuire lui semble être un enjeu rétrograde, frileux, vulgaire, primaire. On veut le priver de son « patient social ».
Coquerel démontre parfaitement ici que la gauche classique se déploie idéologiquement comme une maladie auto-immune depuis plusieurs décennies. Une maladie auto-immune est un dysfonctionnement dans lequel le système immunitaire perd sa capacité à distinguer le soi du non-soi, et se met à produire des auto-anticorps ou des cellules immunitaires dirigés contre les propres tissus, cellules ou organes du patient. De ce fait, plus elle est influente et radicale, plus sa réaction (la droite) développe en réaction les caractéristiques d'une réaction immunitaire excessive : une « tempête de cytokines », soit un dérèglement de la réponse inflammatoire et une amplification pathologique de l'immunité innée.
Je vais surprendre.
Mais avec la disparition des baby boomers, on va avoir une énorme perte, entre autres choses (oui, c'est bien Cédric qui l'écrit, ne lâchez pas votre tasse) : les jardins.
Les X n'aiment pas vraiment ça, sauf à la marge.
Et les millenials veulent un olivier, un rostrata et une cordyline avec des empierrements de galets blancs ou d'ardoises cassées...
Les baby boomers avaient massivement démocratisé le jardinage et les beaux jardins. Y compris pour de petites surfaces. Avec de nombreuses variétés diverses, nécessitant de l'entretien. Et cela même quand ils étaient actifs, je précise bien. Donc quand ils bossaient. Et pas seulement depuis qu'ils sont en retraite.
Ce sont eux qui font massivement vivre les jardineries et les fêtes des plantes (observation régulière car j'y suis très souvent).
On va avoir un tel effondrement du paysagisme et du jardinage d'ici 20 ans... Avec des pelouses monotones et des décors de maison cubique avec leur triste olivier centenaire asphyxié au pied par des galets blancs...
(Je parlerai une autre fois également de l'effondrement à venir du monde de la plaisance, où même les ports bretons commencent à paniquer sur les bateaux ventouses à venir et le manque cruel de revenus issus de cette activité d'ici 20 ans...).
Nous passons notre vie à courir.
Mais savons-nous encore vers quoi ?
Il est parfois une voix qui nous dit simplement :
« Viens. Suis-moi. »
🌿
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Je considère que les réserves agricoles en eau sont nécessaires dans un contexte d'adaptation au changement climatique. Mais les canicules de 2026 m'auront aussi conforté dans une conviction que je défends depuis longtemps : on ne luttera pas contre les stress thermiques uniquement avec l'irrigation. Il faut aller beaucoup plus loin.
C'est là que se situe le véritable débat. A mon goût, la question n'est pas seulement de savoir s'il faut stocker de l'eau car ça sera inévitable. Elle est surtout de savoir dans quel projet agricole cette eau s'inscrit.
Cette image satellite (source : sentinel, centre-ouest de la France) montre deux choses :
1⃣ Les parcelles irriguées sont, bien sûr, en meilleur état que les parcelles non irriguées.
2⃣ Mais en 2026, elles souffrent malgré tout beaucoup plus qu'en 2025. L'irrigation ne compense pas les effets des chaleurs extrêmes lors de l'implantation, de la croissance ou de la reproduction des cultures. Lorsque certains seuils thermiques sont dépassés, l'eau ne suffit plus à éviter les pertes de rendement.
Cet exemple n'est malheureusement pas isolé. J'ai consulté plusieurs dizaines de situations similaires dans le Centre-Ouest, et le constat est le même.
L'irrigation n'est donc qu'une pièce du puzzle de l'agriculture de demain. Elle doit s'accompagner d'autres évolutions majeures :
1⃣ Faire évoluer les filières.
Il faudra progressivement transitionner vers des espèces et des variétés plus tolérantes à la chaleur et moins exigeantes en eau. Cela implique aussi de construire de nouvelles filières. Cette transition ne peut pas reposer uniquement sur les agriculteurs (notamment en terme économique) : industriels, distributeurs, consommateurs, recherche et pouvoirs publics doivent avancer ensemble, de manière coordonnée. On a besoin d'une vision étatique soutenue à long terme.
2⃣ Repenser les paysages agricoles.
Haies, arbres, bandes enherbées ou mosaïques paysagères permettent de ralentir le vent, de limiter l'évaporation, de favoriser l'infiltration de l'eau et de créer des microclimats plus favorables. Là encore, ces services rendus à la société devraient être rémunérés. En Suisse, par exemple, certains services écosystémiques assurés par les agriculteurs sont financés par les collectivités. Il est hors de question que ces transitions reposent uniquement sur le dos des agriculteurs.
3⃣ Restaurer les sols.
Le sol est une ressource stratégique. Toutes les pratiques qui renforcent sa structure, sa vie biologique et sa capacité à stocker l'eau (réduction du travail du sol, couverts végétaux lorsque les conditions le permettent, augmentation de la matière organique) devront être privilégiées. Mais cette transition entraîne souvent, selon les contextes pédoclimatiques, une baisse de rendement pendant plusieurs années. Ce risque économique ne peut pas être assumé par les seuls agriculteurs : il doit être partagé par l'ensemble de la chaîne alimentaire et accompagné par les politiques publiques.
4⃣ Poursuivre les progrès génétiques.
La sélection variétale devra continuer à améliorer l'efficience de l'utilisation de l'eau, la capacité des systèmes racinaires à explorer le sol, la régulation de la transpiration ainsi que la résistance des cultures aux fortes chaleurs, notamment pendant la floraison et le remplissage des grains. En revanche, je ne me prononce pas sur les nouvelles techniques génomiques : je ne maîtrise pas suffisamment ce sujet pour avoir un avis éclairé.
5⃣Repenser l'élevage.
Le lien entre élevage et cultures est essentiel au fonctionnement d'un terroir : fertilisation organique des sols, entretien des zones humides, limitation du risque d'incendie par le pâturage, maintien des paysages bocagers et de nombreux services écosystémiques.
En revanche, dans les régions où les ressources fourragères estivales deviennent de plus en plus limitées sous l'effet du changement climatique, il faudra adapter progressivement les systèmes d'élevage. Cela pourra passer, selon les territoires, par des races plus rustiques, des animaux de plus petit gabarit ou encore des espèces moins exigeantes en fourrage, comme les caprins.
En parallèle, une évolution de notre consommation est également nécessaire. Réduire les importations de viande produite dans des conditions parfois moins durables et privilégier une viande française, issue de systèmes plus résilients, constitue un levier cohérent pour limiter les émissions de gaz à effet de serre tout en soutenant notre agriculture.
En résumé, l'irrigation est une composante importante de l'adaptation, mais elle ne constitue en aucun cas une solution miracle. En agriculture, les solutions sont presque toujours multifactorielles. Miser sur un seul levier serait prendre le risque d'une maladaptation. C'est en combinant plusieurs approches que nous construirons une agriculture réellement résiliente face au changement climatique.
Voir Jean-Luc Mélenchon et la gauche insoumise se pavaner à Avignon en hurlant que « le budget de la culture n'est pas assez élevé » est la plus belle performance théâtrale de l'été.
Ayant bossé 15 ans comme ingénieur du son sur ces plateaux, je connais l'envers du décor. Et vous n'êtes pas prêts.
Avignon, ce sont deux mondes étanches : le ON et le OFF.
Le ON, c'est l'aristocratie d'État. Des compagnies invitées, payées par l'impôt pour venir. Qu'elles soient géniales ou ringardes, leur budget est garanti par le ministère de la Culture. Zéro risque financier.
Le OFF, c'est le capitalisme le plus sauvage déguisé en fête populaire.
Pour les propriétaires de théâtres privés locaux, c’est le jackpot absolu. Ils font leur chiffre d'affaires annuel en 3 semaines. Une salle se loue entre 5 000 et 15 000 € le créneau d'une heure trente pour le mois. Les bailleurs y font défiler jusqu'à 10 spectacles différents par jour. Les compagnies ont exactement 15 minutes pour monter leur décor et 15 minutes pour tout démonter sous 40 degrés.
Des centaines de petites compagnies indépendantes s’endettent à hauteur de 20 000 ou 30 000 € pour s’offrir ce cr��neau d'une heure. Elles croient au mérite. Elles espèrent se faire remarquer par un « programmateur » de théâtre public pour décrocher une tournée.
Sauf que les dés sont pipés depuis le départ.
La majorité des directeurs artistiques des scènes subventionnées ont déjà bouclé leur programmation bien avant d'avoir posé le pied en gare TGV. Le reste se joue au copinage pur : l'ami de l'ami de l'ami. On s'échange et on se refile des artistes entre structures amies pour justifier les subventions croisées.
Pendant que les comédiens se ruinent et jouent devant des salles vides, ces directeurs s'offrent trois semaines de vacances dorées sous le soleil du Midi. Tout est pris en charge par le budget de fonctionnement de leurs théâtres municipaux ou nationaux : trains, restos, et Airbnb surévalués passés en notes de frais.
Le système vit de l'exploitation pure : des techniciens payés au lance-pierre et des artistes précarisés, tous maintenus sous perfusion grâce au régime de l'intermittence, lui-même financé par les cotisations des actifs du secteur privé.
Rajouter du budget public, comme le réclame LFI, ne sauvera aucun artiste indépendant. Cela financera simplement des bouteilles de rosé supplémentaires pour cette aristocratie de fonctionnaires de la culture qui s'auto-congratule sur votre dos.
Allez-vous continuer à croire que la culture d'État défend la création, ou allez-vous enfin ouvrir les yeux sur ce cartel de rentiers ?
"Après vous avoir persuadé qu'on ne pouvait naître sans assistance hôspitalière, vivre en bonne santé sans médicaments, faire pousser des plantes sans intrants chimiques, faire fonctionner une économie sans immigration massive, être libre sans journalisme, éduquer ses gosses sans éducation Nationale, vivre en sécurité sans flics et assurances, etc. On finira par nous persuader qu'on ne peut pas faire de gosses sans FIV, se déplacer sans pass, régler ses problèmes sans assistance psychologique, etc. La souveraineté profonde est l'enjeu de ce siècle."
Laurent Ozon
Merci au Procureur général de Paris d'avoir sifflé la fin de la récréation des clowns qui péroraient sur "Marine Le Pen a été condamnée en appel donc elle est coupable" et "le pourvoi en cassation rendrait Marine Le Pen inéligible parce qu'il suspendrait l'arrêt d'appel au profit du jugement, qui s'appliquerait à nouveau" (quand on maîtrise le droit, ces inepties étaient pénibles à lire ou entendre).
Le raisonnement du Procureur Général, de MLP et de tous ceux qui comprennent vraiment la procédure pénale dans ce pays est en réalité fort simple :
- l'arrêt d'appel fait disparaître le jugement de première instance, qui n'existe donc plus en droit à compter du prononcé de l'arrêt d'appel ;
la procédure d'appel tend justement à faire remplacer le jugement initial par un arrêt nouveau, après que la cour d'appel a statué à nouveau en fait et en droit
- le pourvoi en cassation suspend l'exécution des peines privatives de liberté fixées par la cour d'appel, donc la peine de bacelet électronique est suspendue jusqu'à ce que la Cour de cassation ait statué ;
c'est là encore un principe ancien et de bon sens, on ne prive pas une personne de sa liberté avant d'être certain de sa culpabilité car une privation de liberté est irrémédiable (on ne peut pas effacer matériellement un emprisonnement ou une assignation à résidence)
- la présomption d'innocence demeure au moins tant que la Cour de cassation n'a pas statué car l'arrêt d'appel peut avoir condamné à tort la personne :
(i) en qualifiant d'infractions des faits établis qui ne sont pas des infractions (ex : la cour d'appel établit que le salarié a tenu des propos discourtois envers son employeur, la Cour de cassation censure la condamnation car ce n'est pas un délit) ;
ce (i) est sérieux et le droit pénal contient (heureusement) une part intelligente, technique distincte du seul établissement des faits ;
le rôle de la chambre criminelle de la Cour de cassation est notamment d'éviter que les juridictions inférieures condamnent des faits certes établis mais non délictueux, d'autant plus que le droit pénal est d'interprétation stricte, c'est-à-dire que le doute dans son interprétation oblige à retenir la lecture la moins sévère et la moins étendue
(ii) en qualifiant les faits de délits sans répondre à un argument qui aurait exclu la condamnation (ex : la cour d'appel condamne un homicide sans examiner s'il n'y avait pas légitime défense)
(iii) l'arrêt d'appel a été rendu à l'issue d'une procédure défectueuse qui n'en garantit pas la fiabilité (ex : la cour d'appel a empêché le mis en cause de plaider).
Dans l'affaire des assistants parlementaires européens du RN, il y a au moins matière à débat au sujet des (i) et (ii).
Le débat devant le tribunal comme devant la cour d'appel portait d'ailleurs bien moins sur les faits que sur des questions de pur droit, qui se poseront dans les mêmes termes devant la cour surprê