Surpris par la réaction dramatique à un refus pourtant courtois sur Grindr, je publie l’échange, anonymisé. On peut contester ma démarche, mais elle ne justifie pas une vague de haine, d’insultes et de menaces. Donner des leçons de bienveillance par la violence, c’est audacieux.
🇫🇷📸🚫 FLASH | L’Assemblée nationale ADOPTE à l’unanimité une mesure qui prévoit que l’envoi non consenti d’images sexuelles "dick pics" devienne un délit spécifique, puni d’un an de prison et 15 000€ d’amende. Elle sera appliquée si le projet de loi est adopté dans son ensemble.
Affaire des propos antisémites : Jordan Bardella s’est piégé lui-même en assurant ne « plus utiliser Facebook depuis très longtemps » et ne plus avoir accès à ses anciens messages privés.
Le président du RN s’est pourtant bien connecté à l’un de ses comptes personnels entre le 28 septembre et le 2 octobre dernier pour en effacer toutes les données. Une vraie défense à la gomme…
https://t.co/uXRiU6OlI6
Marion Maréchal, ces jeunes que vous traitez de « glandeurs », leurs parents se lèvent à 5h pour nettoyer vos bureaux, soigner vos malades, construire vos routes.
Ils connaissent bien mieux la signification du mot « travail » que les héritiers du clan Le Pen.
MISE AU POINT
Je veux être extrêmement clair face à l’affirmation selon laquelle j’aurais été vu en train de porter des coups sur un véhicule : c’est faux, archi faux, et scandaleux.
Cette affirmation vise une nouvelle fois à discréditer ma présence sur le terrain, alors que ma démarche est précisément l’inverse : participer à la pacification, éviter autant que possible les dérapages et soutenir les revendications principales des lycéennes et des lycéens.
En revanche, j’ai été directement témoin d’une situation particulièrement dangereuse.
Une automobiliste, manifestement prise de peur alors que des jeunes lycéens avaient encerclé son véhicule et frappaient sur celui-ci, a accéléré, créant un risque très sérieux de renverser et de blesser gravement des lycéens.
Face à la gravité de cette situation, j’ai crié pour demander à l’automobiliste de ralentir et aux jeunes de s’écarter immédiatement du véhicule.
Conscient du danger, j’ai ensuite poursuivi ma course en direction des policiers positionnés devant le véhicule afin de leur signaler la gravité de ce que je venais de voir et le comportement extrêmement dangereux de l’automobiliste. Nous apprendrons par la suite qu’il s’agissait d’une policière.
Je veux également rappeler un élément essentiel : la mobilisation lycéenne se trouvait sur la voie de circulation et une demande avait été faite aux autorités policières afin de stopper temporairement le trafic routier au droit du lycée. Cette demande ayant été refusée, les conditions étaient réunies pour qu’une situation de confrontation entre véhicules et lycéens puisse dégénérer et provoquer un accident grave.
C’est précisément pour éviter ce type de situation que je suis présent.
J’appelle également les forces de l’ordre et leurs donneurs d’ordre à la plus grande retenue. Nous avons face à nous des jeunes lycéennes et lycéens, parfois très jeunes, qui peuvent, dans l’inconscience liée à leur âge et à leur inexpérience, ne pas mesurer pleinement les dangers auxquels ils s’exposent.
Cela ne signifie évidemment pas que tout doit être permis. Cela signifie que la réponse doit être proportionnée, maîtrisée et orientée vers la désescalade, afin qu’aucun jeune ne soit blessé et qu’aucun drame ne survienne.
Je continuerai à appeler les jeunes à la responsabilité, notamment à ne pas s’exposer devant les véhicules et à ne jamais mettre leur vie en danger.
Mais je ne laisserai pas les mensonges et les accusations infondées m’écarter du soutien que je considère nécessaire aux revendications des lycéennes et des lycéens.
J’appelle donc une nouvelle fois le ministre de l’Intérieur, la ministre de l’Éducation nationale, le Premier ministre ainsi que la présidente de la Région Île-de-France à prendre toute leur part dans la désescalade.
Dans une situation aussi tendue, chaque parole compte. Il faut éviter les déclarations susceptibles d’alimenter la confrontation et, au contraire, créer les conditions d’un dialogue permettant aux revendications des lycéennes et des lycéens d’être entendues.
La priorité doit rester la sécurité des jeunes, l’apaisement et le respect du droit à la mobilisation.