Fan of #Emison#Cophine#Deckerstar#Charah Lesbian and proud. Intensive reader. cat mum of Sirius. Disabled chick who is fed up with ableism. BPD awareness
Les commentaires suscités par la publication de cette affiche sont, pour beaucoup, encore plus validistes que l’affiche elle-même.
En les lisant, on retrouve toujours le même schéma : le handicap y est décrit comme une tragédie absolue, comme une vie nécessairement diminuée, comme la pire chose qui puisse arriver. Certains affirment même que « tout le monde devrait être valide », comme si la validité constituait l’état naturel et supérieur de l’existence humaine.
Et lorsque je questionne ces représentations, lorsque j’explique que le problème n’est pas le handicap en soi mais l’organisation sociale qui exclut, je finis parfois par passer pour un “pro-handicapé”. Comme si défendre la dignité des personnes handicapées revenait à promouvoir le handicap. Comme si refuser la hiérarchisation des corps signifiait envier les personnes valides. Comme si réclamer l’égalité revenait à souhaiter que tout le monde devienne handicapé.
Ce renversement en dit long.
Il repose sur une projection profondément ancrée : l’idée que toute personne handicapée rêverait, sans hésiter, d’un remède miracle pour redevenir valide. Pourtant, je connais personnellement des personnes handicapées qui ne prendraient pas aujourd’hui un tel remède s’il existait. Parce que leur identité, leur trajectoire, leurs engagements et leur manière d’habiter le monde se sont construits aussi à partir de cette réalité. Imaginer que redevenir valide serait nécessairement un idéal universel fait partie de l’imaginaire valide. Ce n’est pas une vérité absolue.
Le validisme est culturel. Il est intériorisé. Il traverse les discours, les réflexes, les représentations. Même les personnes concernées peuvent en reproduire certains mécanismes. Moi compris. Cela suppose un travail constant de remise en question.
Mais il faut être clair : l’affiche elle-même est profondément validiste. Elle repose sur l’idée que devenir handicapé serait une menace, un scénario catastrophe destiné à faire peur. Utiliser le handicap comme outil dissuasif revient à présenter nos vies comme des avertissements.
Menacer de “devenir handicapé” est profondément problématique.
Il faut sérieusement que les personnes valides cessent de penser et de parler à la place des premiers concernés. Il faut cesser d’imposer un modèle unique de vie désirable, un modèle qui, sous couvert de bienveillance ou de prévention, véhicule surtout des clichés et perpétue une hiérarchisation des existences.
Le handicap n’a pas besoin d’être dramatisé. Il a besoin d’être compris, respecté, et pensé avec celles et ceux qui le vivent.
À quoi doit-on encore s’attendre ?
Après les vieux qu’on pousse doucement vers la sortie,
voilà maintenant les fragiles psychologiquement.
Les dépressifs.
Les cassés par la vie.
Ceux qui souffrent.
Tous ceux qui « coûtent cher ».
Tous ceux qui ne produisent pas.
Traduction : les encombrants.
Demain quoi ?
Un kit clés en main à l’hôpital ?
— Une pilule.
— Un formulaire.
— Et tant qu’à faire, cochez la case « don d’organes ».
Propre.
Rapide.
Rentable.
Ils appellent ça dignité.
Moi j’appelle ça tri social.
Que les valides arrêtent de praise Artus par pitié, "il a fait beaucoup de choses pour les handicapé'es" il a juste dit aux gens (valides) que c'est ok de se foutre de notre gueule au nom de "rire de tout" en quoi ça fait avancer nos droits exactement.
Je vis avec une myopathie de Duchenne.
Je ne marche plus. Je ne peux plus écrire. Je suis totalement dépendant des autres et j'ai besoin d'une assistance respiratoire la nuit et presque tout le jour...
La proposition de loi sur « l’aide à mourir » m'inquiète, elle m'angoisse même.
Car une fois légalisée, elle changera notre regard collectif sur la vulnérabilité.
Me regardera-t-on demain comme un être digne de vivre ?
Comme un être ayant encore sa place parmi vous ?
Elle ferait peser une pression sociale, invisible mais bien réelle, celle de se demander s’il ne vaudrait pas mieux mourir que vivre.
Pendant que l’hôpital s’effondre, que l’aide à domicile s’écroule et que les soignants s’épuisent,
comment peut-on choisir de nous abandonner ?
#Findevie #handicap #euthanasie #soinspalliatifs #Ethique #Sénat @SebLecornu@stephanie_rist
@keithedwards Wow that’s a gashly statement and of course completely self-centered. Honestly i thought he couldn’t sink lower. Well it seems he can. Pathetic
39 ans que @Telethon_France prétend "changer le regard" sur le handicap. Résultat ? On voit toujours les personnes handis de la même façon : des objets de pitié, des tragédies ambulantes, des héros courageux. Cette visibilité ne change rien. Elle renforce les clichés.
39 ans que @Telethon_France prétend "changer le regard" sur le handicap. Résultat ? On voit toujours les personnes handis de la même façon : des objets de pitié, des tragédies ambulantes, des héros courageux. Cette visibilité ne change rien. Elle renforce les clichés.
Frontières qualifie l’AAH d’allocation qui « part d’une bonne intention » avant de s’y attaquer en raison d’un prétendu mauvais usage . Nous constatons également que le « journaliste » insiste fortement sur la somme que représente l’AAH et évoque inlassablement « le contribuable»
Lorsque je signale à quelqu’un que sa publication est validiste — par exemple quand on mélange “personnes malades” et “personnes handicapées” — la réponse classique tombe :
« J’ai plus de 10 ans d’expérience dans le secteur du handicap, donc je ne peux pas être validiste. »
Justement.
C’est souvent dans le secteur du handicap qu’on rencontre le plus de validisme, parce que beaucoup de professionnels ne questionnent jamais leurs propres pratiques.
Et ce n’est pas une accusation : moi-même, je peux être validiste sans m’en rendre compte. Parce que le validisme est souvent intériorisé, culturel, invisible.
Le problème, c’est que trop de gens pensent que le validisme = manque d’accessibilité.
C’est en partie vrai, mais ça va bien au-delà.
Le validisme, c’est une société pensée par et pour les personnes valides.
C’est une norme.
Une façon de considérer les personnes handicapées comme des malades, des objets de soin, des “à prendre en charge”, au lieu de les considérer comme ce qu’elles sont : des citoyens à part entière.
Il est plus qu’urgent d’en finir avec le modèle de la charité, avec les étiquettes, avec le regard misérabiliste ou héroïsant.
Nous ne sommes ni des super-héros, ni des pauvres âmes à sauver.
Nous sommes des sujets de droit, pas des sujets de soins.
Et une chose essentielle à rappeler :
Le validisme n’est pas un gros mot, ce n’est pas une insulte.
C’est une réalité.
Et tant qu’on refuse de la voir, on la renforce.
On demande sans arrêt aux personnes handicapées d’être « conciliantes », patientes, pédagogues, presque reconnaissantes… face à une société qui reste pourtant profondément validiste. Ce n’est ni une insulte, ni un gros mot. C’est un constat. Une réalité.
Ce que beaucoup oublient, c’est que je n’ai plus le temps d’expliquer, de justifier, de rassurer, de tempérer. Imaginez une seconde devoir vous battre chaque jour pour vos droits les plus fondamentaux. Pas des privilèges. Juste vos droits.
Accéder à un lieu, à un logement, à un transport, à une information claire, à un accompagnement digne, pouvoir étudier dans des conditions d’égalité… Tout devient une bataille. Et malgré ça, on attend encore de nous qu’on sourie, qu’on reste calmes, qu’on « comprenne », qu’on soit pédagogues pour ne pas heurter la sensibilité de celles et ceux qui ne vivent aucun de ces obstacles.
Cette injonction permanente à la conciliation, c’est une manière de nous faire porter la responsabilité d’un système qui, objectivement, ne tient pas debout. Comme si c’était à nous d’absorber l’injustice pour ne pas déranger l’ordre établi.
Je n’ai plus le temps d’être pédagogique. Et surtout : je n’ai plus à l’être. Le respect de mes droits n’a pas besoin d’être négocié.
Le RT est apprécié :
En 2024, j’ai eu une confrontation très grave avec un agent de l’assistance gare SNCF en gare de Toulouse, qui a refusé de me mettre la rampe en place sur un train de nuit à l’arrivée (alors qu’elle avait été mise en place au départ), alors que