Les bras de la lune m’enlaceront
Et de ses doigts de marbre blanc
Veinés de vert
Elle caressera mes cheveux lourds
Les yeux fermés
Chante le psaume de l’oubli et de l’amer
Ô parente illogique aux couleurs aromatiques
et garde mon cœur comme un secret
J’ai longtemps voulu crier comme un chêne de feu
Puissant et vénérable
Mais mille orages ont rompu mes racines
Et je vais depuis,
Des roseaux d’acier dans la poitrine
Nourissant de murmures leur danse invisible
Le plomb du passé araignée tissait ses filets amers depuis les images orages
De ses griffes d’ours blessé il m’arracha mon premier coeur et me noya de soleil noir
Je dus partir sur le radeau des multitudes
Et ton âme lumière et ton corps d’argent furent mes nouveaux mondes
Les ombres respiraient aoûtement
Dans l’entrebaillement de draps d’éternité
Sculptaient des promesses
Fondues dans le métal des souvenirs
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J’ouvre le coffre des parfums à toucher
Et t’en tresse mille diadèmes
Le coeur des nuages tapait fort dans des bruits de métal
Leur haleine empesée de brumes fondait sur la terre
La lumière mourrait debout dans le bois innondé de parfums verts
Je rôdais traînant mon lasso à soleils nu et pleurant sous la pluie
Cri d’automne dans ma poitrine
🌿Je n’entrerai pas dans votre cœur pour limiter sa mémoire, je ne retiendrai pas votre bouche pour l’empêcher de s’ouvrir sur le bleu de l’air et la soif de partir, je veux être pour vous la liberté et le vent de la vie qui passe le seuil de toujours
R.Char (Fureur et mystère)