Toute la PL qui vanne Arsenal
Ici ça veut normaliser ce qu'il se passe dans toutes les villes car "c'est un club français faut célébrer", différence de mentalité.
Le PSG vient de gagner sa deuxième Ligue des Champions consécutive et je suis bien incapable de m'en réjouir pour le football français. Pas par anti-parisianisme primaire. Lisez-donc, car c'est gratiné :
Ce club n'est pas un simple club de foot qui réussit. C'est un instrument d'un État aux agissements répréhensibles et pernicieux. Ses sponsors, par exemple ?
- Qatar Airways - compagnie nationale, 100% État qatarien
- beIN Sports - fondé et présidé par Al-Khelaïfi, 100% Qatar
- QNB, Qatar National Bank - détenue majoritairement par le fonds souverain QIA
- Ooredoo - opérateur télécom, contrôlé par l'État qatarien
- Visit Qatar - organisme d'État, 100% Qatar
- ALL / Accor Live Limitless - Accor, dont le Qatar est actionnaire significatif via QIA
Tous qatariens, donc, tous contrôlés par le même État actionnaire. Le PSG se finance ainsi lui-même via des contrats gonflés et circulaires, pendant que la DNCG regarde ailleurs et que l'UEFA négocie des accords secrets plutôt que de sanctionner.
Le résultat de cette manip' est proprement vertigineux : le PSG perçoit en recettes de sponsoring 29 fois plus que le club médian de Ligue 1. 29 FOIS. Vous avez bien lu. Pas grâce au marché. Mais grâce à l'État qui possède et finance le club. C'est de la pure et simple cavalerie financière habillée en partenariat commercial.
Et le génie du système, c'est que ce n'est même pas formellement illégal. Les contrats de sponsoring avec des entités qatariennes sont des... contrats. Le FPF est contourné légalement via ces mêmes contrats surévalués qui font rentrer de l'argent public étatique par la fenêtre quand la règle l'interdit par la porte. Les déficits annuels seront comblés quoi qu'il arrive, car il y a derrière un État gazier dont le fonds souverain pèse 450 milliards de dollars. Le PSG peut se passer des droits TV. Il peut perdre de l'argent indéfiniment. Il peut recruter Ramos à 80 millions et Zabarniy à 70 millions pour la rotation pendant que ces sommes représentent un projet sportif complet sur trois ans pour Lyon ou Marseille. Qui se rappelle des 180 millions déboursés pour un Mbappé de 18 ans, parti libre, ou des 220 millions d'Euros posés sur Neymar, + 40 millions pour son agent de père, sans même parler des salaires ?
Si l'écrasante domination est légale dans ses forme, elle est évidemment illégitime dans ses fondements.
Maintenant, parlons de l'homme qui incarne tout cela. Nasser Al-Khelaïfi est simultanément :
- Président du PSG
- Président et CEO de beIN Media, qui diffuse la Ligue 1 et la Ligue 2
- Membre du conseil d'administration de la LFP, qui attribue ces mêmes droits
- Président de l'Association Européenne des Clubs, 800 clubs représentés sur le continent
- Membre du Comité Exécutif de l'UEFA, censée le réguler
- Membre du Conseil de la FIFA depuis octobre 2025
Un seul homme. Juge, partie, diffuseur, régulateur national, représentant continental, décideur mondial. Dans n'importe quel autre secteur économique cette concentration s'appellerait un cartel et serait démantelée. Dans le football, on lui confie chaque année des postes supplémentaires. Quand Oughourlian lui a dit en réunion "tu intimides tout le monde, tu es un tyran", tout le monde a entendu. Le rapport sénatorial Savin adopté à l'unanimité en 2024 a recommandé explicitement de lui interdire de cumuler ces fonctions. Dix-huit mois plus tard : zéro réforme, zéro mesure, zéro conséquence.
À l'UEFA, quand les enquêtes pour violations du Fair Play Financier ont abouti à des conclusions trop gênantes, des accords secrets ont été négociés en coulisses. L'enquêteur en chef Brian Quinn a refusé de signer l'un d'eux, jugé trop indulgent envers le PSG, et a démissionné plutôt que de le cautionner. Les noms de Platini et Infantino ont été cités dans ces arrangements. Résultat : une amende de 65 millions d'euros en 2022, dont 55 avec sursis, pour un club qui dépense des centaines de millions en salaires. Une tape sur la main. Al-Khelaïfi a fini au Comité Exécutif de cette même UEFA. Le gardien et le détenu ont échangé les clés. Et pendant que l'UEFA prétend réguler le PSG, elle encaisse l'argent de Qatar Airways, sponsor officiel de la Ligue des Champions jusqu'en 2030. La compagnie nationale qatarienne, 100% étatique, est simultanément sponsor du PSG et partenaire officiel du régulateur censé contrôler le PSG. L'UEFA n'a relevé aucune incompatibilité. Son membre du Comité Exécutif, en effet, n'est autre que... Nasser Al-Khelaïfi. Les liens troubles entre le Qatar et l'UEFA ne sont plus un soupçon. Ils sont inscrits sur les contrats. Et ce n'est que la partie visible.
Car ce n'est pas non plus que du football. Le Qatar mène en effet, depuis des années, une stratégie d'influence religieuse dans les banlieues françaises, à peine jugulée. Un rapport des services de renseignement français rendu public par Macron en mai 2025 le dit explicitement : le Qatar est le principal bailleur de fonds des Frères musulmans en France. Mosquées, instituts, associations, financement de prédicateurs... une présence communautaire patiente et capillaire, qui s'articule avec le soft power footballistique, médiatique et économique pour former une stratégie d'influence totale sur la société française.
Pas un hobby, donc. Une véritable politique d'État.
Car ce n'est pas fini : le Qatar pèse massivement dans le CAC 40 : actionnaire de TotalEnergies, Vinci, Veolia, LVMH, Vivendi, Air Liquide. Et Lagardère, groupe médias et édition dont Al-Khelaïfi est lui-même mis en examen pour avoir manipulé un vote d'actionnaires en 2018 alors que le QIA en était actionnaire majoritaire. Et pour boucler la boucle : ALL, Accor Live Limitless, le sponsor maillot du PSG, c'est Accor, dont le Qatar est actionnaire et dont les palaces parisiens et azuréens les plus emblématiques sont détenus ou gérés en partenariat avec des entités qatariennes. Le club se sponsorise donc aussi via le groupe hôtelier dans lequel son actionnaire a des intérêts. Cet ancrage dans le CAC 40 est suffisant pour faire vaciller l'économie française si Doha décidait de vendre de manière coordonnée. Ce n'est pas une menace théorique : quand Al-Khelaïfi a été mis en examen en février 2025, Doha a immédiatement menacé de retirer ses investissements de France. Le message était limpide.
Et d'ailleurs, que risque-t-il vraiment ? Al-Khelaïfi est ministre d'Etat (sans portefeuille) du gouvernement qatarien. Un statut qu'il a utilisé concrètement : en juillet 2023, interpellé sur le tarmac du Bourget par des enquêteurs français, il s'est enfermé une heure dans son jet privé pendant que le Qatar faisait pression directement sur Darmanin et Colonna en invoquant son immunité diplomatique. Selon Blast, lors de la visite d'État de l'Émir en février 2024, l'Élysée aurait même promis à Doha qu'il ne serait pas dérangé par les juges le temps des agapes. Il a été mis en examen deux fois par la justice française. Deux fois sans contrôle judiciaire. Deux fois depuis Doha. Jamais une nuit en garde à vue. La justice française instruit. La France d'État, elle, protège.
Cette capacité d'influence dépasse d'ailleurs largement la France. En décembre 2022, le Qatargate éclate au Parlement européen : des valises de billets saisies chez la vice-présidente Eva Kaili, chez l'ancien eurodéputé Panzeri qui plaide coupable. Depuis 2019, le Qatar finançait un réseau de parlementaires pour influencer les votes en sa faveur. Huit personnes inculpées. La corruption institutionnelle comme prolongement naturel d'une stratégie d'influence globale.
Pendant ce temps regardez l'état du football français :
- Bordeaux : en National 2, après liquidation judiciaire, une première dans l'histoire du sport professionnel français
- Nantes : descendu en Ligue 2
- Montpellier : descendu en Ligue 2
- Nice : a failli descendre
- Lyon : sauvé in extremis sur le plan administratif
Des clubs historiques, avec des identités fortes, des décennies d'histoire, qui survivent ou coulent pendant qu'un seul club dépense sans compter et vit sans contraintes réelles.
La Ligue 1 est cliniquement morte en tant que compétition. Pas mourante. Morte. Et les droits TV en sont le symptôme le plus brutal : Médiapro avait payé 1,15 milliard par saison en 2018 sur la promesse d'un championnat compétitif. Le contrat a implosé. Lors du dernier appel d'offres, les droits sont tombés à 500 millions. Pas parce que les négociateurs ont mal travaillé. Parce que personne ne veut payer cher pour regarder un championnat joué d'avance depuis dix ans. L'effondrement des droits TV est la conséquence directe de la domination du PSG sur un championnat qu'il a lui-même vidé de son intérêt. Et le principal bénéficiaire de cet effondrement est beIN Sports, c'est-à-dire Al-Khelaïfi, qui rachète à prix cassé les droits d'un championnat que son propre club a contribué à dévaluer. Un championnat où le vainqueur est connu avant le coup d'envoi de la première journée depuis plus de dix ans n'est plus un championnat. C'est un décor. Une formalité administrative entre deux campagnes européennes du PSG. Et ce n'est pas temporaire. Avec la puissance financière illimitée d'un État souverain derrière, le Qatar va dominer le football français pendant des décennies. Il n'y a aucune raison structurelle que ça s'arrête.
Pourquoi personne ne s'y oppose ? Pas les présidents de clubs, pas la LFP, pas les politiques, pas les instances européennes ?
Parce que s'attaquer au PSG et à Al-Khelaïfi, c'est s'attaquer au Qatar. Et s'attaquer au Qatar, c'est mettre en péril tout ce qui précède : le CAC 40, les 10 milliards d'euros d'investissements promis dans les semi-conducteurs, l'IA et l'énergie, et du gaz naturel liquéfié dont l'Europe a besoin.
Le Qatar tient tout le monde. Par les intérêts économiques d'abord, personne ne veut déclencher une crise diplomatique pour des droits TV. Par l'intimidation ensuite, Riolo a confié publiquement que des gens étaient venus lui demander de "se calmer sur Nasser". Par l'autocensure enfin, celle qui n'a même plus besoin d'être provoquée parce que chacun a compris où sont les lignes et ce qu'il en coûte de les franchir.
C'est ça le vrai problème. Pas les titres. Pas les stars. Mais le fait qu'un État étranger ait rendu son influence sur le football français structurellement irréversible. Et que tout le monde, des présidents de clubs aux parlementaires en passant par les dirigeants de la LFP, ait intégré que le coût de l'opposition dépasse largement le bénéfice attendu. Ce n'est pas de la lâcheté ordinaire. C'est le résultat calculé d'un système conçu précisément pour que personne ne veuille ni ne puisse s'y opposer sérieusement.
Ces deux Ligues des Champions ne prouvent pas que le football français va bien. Elles prouvent qu'avec le budget d'un État pétrolier, des sponsors fictifs, l'impunité institutionnelle, des contrats circulaires et tout le monde tenu par les intérêts bien compris, on peut acheter les plus belles vitrines du football européen sans que personne ne dise vraiment rien.
Ce rayonnement sportif de façade ne doit pas nous faire oublier comme le Qatar a mené son entreprise pour faire ”triompher le PSG” et avec lui, prétendument ”le football français”. Un club qui n'a a répondre à aucune des règles économiques, politiques et juridiques de ses concurrents. A la manière d'un athlète dopé qui raflerait toutes les médailles aux JO dans l'impunité la plus totale.
Est-ce donc là le football que l'on veut ? Vous permettrez d'en douter.
6 Mars 2019, Manchester United élimine le PSG au Parc des Princes.
Samedi 30 Mai 2026, le PSG remporte sa seconde ligue des champions.
Voilà pourquoi je vous déteste. On peux changer de voitures, de femmes, mais pas de club de foot.
SHAME.
Un gars issu d’Au Micro, avec une culture supportérisme portugaise, doit rappeler les bases à un plateau qui cumule presque 100 ans d’expérience dans le foot français.
Comme quoi visiblement, on peut passer une vie dans le foot sans comprendre sa culture.
Est-ce que cette personne est sur Twitter svp ? Je l’invite à lui montrer ce que ça veut dire « souffrir », je serai avec des supporters de Strasbourg, Sedan, Bordeaux, des Corses, et j’en oublie pleins, on va lui montrer ce que c’est de « souffrir » footballistiquement parlant
🚨💣 LUIS CASTRO 🇵🇹 A RÉUSSI À MAINTENIR LEVANTE !!!!! 😱
👉 Nantes descend
👉 Levante se maintient
👉 Kita l’a dans l’os
Arrivé quand Levante était dernier avec 2 victoires en 16 matchs, on le rappelle.
Ce tweet et vos interventions hier au Sénat sont graves car ils démontrent soit une méconnaissance du sujet, soit une dénaturation de mauvaise foi du sujet.
Les IAS ne sont pas des sanctions. Ce sont des mesures de police administrative. Or, hier, vous n'avez cessé de les qualifier de sanction.
Les transformer en sanction, sans aucune des garanties procédurales ou juridictionnelles propres au régime de sanction, est une atteinte grave et dangereuse à l'Etat de droit.
75% des IAS sont jugées illégales par le juge administratif. Et vous n'ignorez pas que, contrairement à ce qui est laissé entendre, elles ne sont que très rarement utilisées contre les violences. Elles sont utilisées massivement contre des innocents ou pour faits dérisoires. D'où l'annulation de 3 IAS sur 4.
Il est admis et démontré que les IAS sont une dérive grave qui souille les principes républicains. Fermer les yeux et appuyer sur l'accélérateur est irresponsable.
Tout comme l'omission fondamentale dans votre discours du rôle de la justice avec les interdictions judiciaires de stade. Vous admettez substituer les préfectures à l'autorité judiciaire mais sans n'offrir aucune garantie procédurale et aucun accès utile et effectif à une décision juridictionnelle. Vous laissez croire que sans les IAS, les délits en marge des matchs seraient impunis. C'est faux. Et vous le savez.
Vous négligez par ailleurs totalement d'évoquer l'obligation de pointage deux à trois fois par semaine qui détruit la vie personnelle, familiale, sociale ou professionnelle des intéressés. Alors que 3 IAS sur 4 sont illégales (mais ce n'est jugé que 3 ans plus tard), des familles ne peuvent pas partir en week-end ou en vacances à cause d'un pointage illégal et injustifié.
Vous avez fait voter et revendiquez le pointage automatique en cas d'IAS alors même que vous savez les IAS sont respectées sans que le pointage ne soit nécessaire.
Les IAS fêtent leurs 20 ans et vous savez qu'elles n'ont jamais été la solution miracle prétendue. Tout ceci est de la gesticulation politique indigne du grand serviteur de l'Etat que vous avez démontré être pendant des décennies.
Pour mémoire, le seul dispositif équivalent aux IAS en droit français, ce sont les MICAS. Ce sont des mesures contre les terroristes. Elles sont plafonnées à 3 mois (renouvelables) et le juge doit intervenir sous 72 heures. Hier, au Sénat, le Gouvernement a refusé de prévoir que le juge contrôle la légalité de l'IAS sous 4 mois au lieu de 3 ans.
Votre PJL entend étendre les IAS sur 24 mois avec pointage la veille, le jour et le lendemain du match (donc 7 jours sur 7) sans que le juge ne se prononce avant trois ans.
Aujourd'hui, le régime administratif applicable aux supporters pour fumigène ou injure est cent fois pire que celui applicable à un terroriste ou à un pédophile.
C'est un naufrage républicain. Que vous le revendiquiez sur Twitter comme si c'était un haut fait d'armes de la République est consternant.
914 interpellations en France lors de la saison 2024-2025 ? Rien qu’en L1+L2, il y a eu 10.850.000 d’entrées.
Pour simplifier : il faut 11.870 entrées en moyenne pour UNE interpellation. Sauf que ce qui n’est pas pris en compte, c’est le fait que toutes ces interpellations ne sont pas toutes pour violence. En 21/22, 19,4% des interpellations étaient dues à la violence. Si l’on applique ce même % ici, cela donne 178 interpellations pour violence. Sur plus de DIX MILLIONS d’entrées.
Enfin, il y a un an, j’avais déjà évoqué ce chiffre de 30% des forces de l’ordre mobilisées le week-end pour le football. En quelques chiffres, il est facile de calculer le % réel 👇
🚨 𝗧𝗢𝗖 𝗧𝗢𝗖 𝗧𝗢𝗖 : LUIS CASTRO 🇵🇹 EST PEUT-ÊTRE EN TRAIN DE RÉALISER L’IMPOSSIBLE À LEVANTE !!!!!
👉 Arrivé quand Levante était dernier avec 2 victoires en 16 matchs
👉 Aujourd’hui, Levante est provisoirement 16e et plus relégable suite à sa victoire contre le Celta Vigo 😱
Son bilan :
🏟️ 20 matchs
✅ 7 victoires
🤝 6 nuls
ENQUETE / FC Nantes : autopsie d'un club paranormal
https://t.co/JQgv8E6YnT
Avec le tableau, des anecdotes et une tristesse absolue pour un grand club complétement gangréné de l'intérieur avec le papa et le fils Kita qui ne sont d'accord sur presque rien...
Keep the faith !
Franchement y en qui feraient mieux de la fermer sur le sujet, vous vouliez brader la Beaujoire et la laisser aux mains de cette famille qui nous fait honte.
Taisez vous Johanna, définitivement.