El conocimiento y la experiencia desarrollados por LALIGA son hoy una referencia también a nivel internacional. He recibido a @NairAbakar, ministro de Juventud y Deportes de Chad, y a su delegación para formalizar una colaboración que contribuirá a la profesionalización del fútbol en el país.
En los últimos diez años hemos compartido ese conocimiento en más de 1.000 proyectos con ligas, federaciones y clubes de todo el mundo. Ahora trabajaremos junto a los profesionales de Chad en formación, desarrollo de talento, gobernanza y su futura Academia Nacional, para impulsar un modelo de fútbol más profesional y sostenible.
@Berem_kissir Les médias doivent vivre de quelque chose, mais la c’est aberrant, ridicule….
Ie suceur suce très mal…
Mais un jour ils nous diront surement « Entre nous, qui suçâmes, et vous, qui critiquâtes, lesquels eurent raison ? »
Je travaille dans l’agriculture depuis quelques années. Je ne suis ni politique ni économiste. Je vous partage simplement ce que les acteurs de terrain voient venir, parce que les décisions prises ces dernières semaines sont importantes, et que leurs effets réels ne seront visibles qu’après pour les producteurs.
En quelques jours, l’État a pris trois mesures face à une saison des pluies déficitaire :
1. L’exonération de tous droits et taxes sur les céréales importées (blé, maïs, mil, riz, farines).
2. L’interdiction d’exporter le mil, le maïs, le riz, le sorgho, le blé et la graine de coton.
3. La distribution gratuite des stocks de l’ONASA dans les provinces touchées, à la place de la vente subventionnée.
Prise une par une, chacune se comprend. Faire baisser le prix du sac en ville, garder le grain au pays, nourrir ceux qui ont perdu leur récolte : ce sont des réflexes d’urgence légitimes.
Le producteur qui a encore quelque chose à vendre – au Salamat, au Moyen-Chari, au Mayo-Kebbi – se retrouve en concurrence avec du grain importé sans droit de douane.
Or en année sèche, un producteur perd déjà sur le volume. Sa seule compensation, c’est le prix. Si on lui retire aussi le prix, il vend son bœuf de labour, il consomme sa semence de réserve, il s’endette. Et l’an prochain, il produit moins.
C’est cela, une crise structurelle : une réponse au manque de production de cette année qui fabrique le manque de l’année suivante.
Le grain qui entre du Nigeria et du Cameroun n’est pas contrôlé. Une partie vient de vieux stocks de banques de céréales, conservés dans de mauvaises conditions. Personne ne mesure l’humidité, ne vérifie les impuretés, ne teste les aflatoxines. La douane vérifie un tonnage ; la santé publique, elle, n’est pas à la frontière.
Détaxer sans contrôler, ce n’est pas faire entrer de la nourriture. C’est faire entrer un risque.
La distribution gratuite est nécessaire. Mais un stock de réserve est un amortisseur, pas une politique agricole. Il ne grossit pas parce qu’il devient gratuit ; il s’épuise plus vite. Et une distribution gratuite, sans achat préalable auprès des producteurs tchadiens, écrase les prix de ceux qui ont encore un surplus à vendre.
Je ne critique pas les décisions. Je demande qu’on les regarde ensemble, et qu’on regarde 2027 et 2028, pas seulement la soudure de cette année.
Concrètement :
- Mettre une date de fin à l’exonération, et la limiter aux produits que le Tchad ne produit pas (le blé, le riz en partie), plutôt qu’au mil et au sorgho que des centaines de milliers de familles cultivent.
- Installer un contrôle qualité minimum aux postes frontières : humidité, impuretés, aflatoxines.
- Acheter les vivres de l’ONASA et des partenaires auprès des producteurs tchadiens avant de les distribuer, pour que l’aide d’urgence soutienne aussi la production.
- Préparer dès maintenant la contre-saison et la prochaine campagne : semences à cycle court et tolérantes à la sécheresse, subventions des intrants, magasins de stockage en province.
Avant ces mesures, le riz importé se vendait environ 33 % au-dessus de sa moyenne, la farine de blé 53 % au-dessus. Si l’exonération atteint vraiment le consommateur, ces écarts doivent se réduire sur les marchés dans les 90 jours.
Regardez les prix au marché de votre quartier en décembre. Vous saurez.
Le Tchad n’a pas un problème de pluie. Il a un problème de production, de stockage et de marchés. La pluie ne fait que le révéler chaque année.
Tahir très combatif fait un CA de 47 millions, donc moins de 50 millions de chiffre d’affaires,mais
Il est à l’Impôt Général Libératoire (art. 31). Il doit payé son IGL chaque année, rubis
sur l’ongle.
Un jour, l’État lance un appel d’offres. Ou un ministère veut vous passer un bon de
commande de 600 000 F. Tahir content, veut soumissionner.
Article 153 : pour soumissionner à un marché public, ou recevoir un bon de commande de
l’État égal ou supérieur à 500 000 F, il faut présenter l’attestation de non-redevance fiscale
(ANR).
Même article 153, quelques lignes plus bas : les contribuables à l’IGL « ne peuvent
désormais se faire délivrer une attestation de non-redevance fiscale quelles que soient leurs
catégories ».
Vous avez bien lu. Le Code met Tahir dans un régime, puis interdit à ce régime l’accès à la
commande publique. Il est en règle ET exclu. En même temps.
L’ANR est aussi exigée pour un titre foncier. Donc le jeune Tahir, avec son IGL ne peut
ni vendre à l’État, ni sécuriser sa terre facilement.
La commande publique est le premier client du pays. Et la porte est fermée à tous ceux qui
débutent.
DA KEF YADJAMA
Prenons Tahir , 26 ans, qui ouvre une petite boutique dans son quartier à N’Djaména. Il fait
2,5 millions de chiffre d’affaires par an. Pas de bénéfice. De chiffre d’affaires. Tout ce qu’il
encaisse avant de payer la marchandise.
Le Code le classe en « catégorie G » (art. 33) et lui présente la facture : 40 000 FCFA
d’Impôt Général Libératoire (art. 32, zone 1).
40 000 F, ce n’est pas la fin du monde. Mais Abakar n’a pas encore vendu un seul sachet
d’eau que l’État a déjà sa main dans sa poche.
Comment j’en suis venu à lire le Code Général des Impôts.
Je suis à la tête d’une entreprise depuis peu, avec très peu d’expérience et la conscience aiguë de ce que je ne sais pas. Alors je me fais accompagner par un expert-comptable et conseiller fiscal qui est devenu, sans qu’on le décide, mon mentor.
Un jour, il m’a remis le CGI, 500 pages, avec une phrase : « Nul n’est censé ignorer la loi. Efforce-toi de le lire. Tu ne le regretteras pas. »
Je l’ai rangé. Comme tout le monde.
Puis lors d’une mission en zone rurale, j’ai passé plusieurs jours sans connexion. Pas de réseau, pas de notifications, rien. Je cherchais une occupation. Le CGI était dans mon sac.
Je l’ai ouvert par ennui. Je l’ai fermé avec une frustration que je n’ai pas réussi à garder pour moi.
Parce qu’en lisant, je n’ai pas seulement compris mes obligations. J’ai vu, article après article, comment ce texte traite un jeune qui essaie de créer son emploi au Tchad. Et j’ai pensé à tous ceux qui se lancent sans jamais l’avoir lu, qui découvrent les règles au moment de la pénalité.
Mon mentor avait raison : je ne regrette pas. Mais je veux partager ce que j’ai lu avec les jeunes entrepreneurs et ceux qui hésitent à le devenir. Pas pour les décourager. Pour qu’ils sachent dans quoi ils entrent.
Une série de 13 épisodes commence demain. Chaque épisode cite l’article. Vous pourrez vérifier.
Épisode 3. Le Code Général des Impôts a une haute opinion de nous.
Article 33 : les contribuables à l’IGL, y compris ceux qui font 2 millions par an, doivent tenir
« une comptabilité selon le système minimal de trésorerie » et « un registre chronologique
de toutes les factures des achats et des dépenses ». À conserver trois ans. À présenter « à
toute réquisition du service des impôts ».
Dans un pays où une large part des adultes ne sait ni lire ni écrire.
Tahir qui note ses ventes de tête depuis trois ans est donc,
aux yeux du Code, en infraction permanente.
Et l’infraction a un prix : sans déclaration, l’agent « reconstitue » ton chiffre d’affaires lui-
même, et applique une majoration de 25 % (art. 31). Ton chiffre reconstitué par quelqu’un
qui n’a jamais mis les pieds dans ta boutique.
On ne demande pas à un système d’être parfait. On lui demande de connaître le pays qu’il
gère.
Épisode 2. Tahir a bien travaillé.
Malgré les difficultés et grâce a ses parents, sa boutique est passée de 2,9 millions à 3,1 millions de
chiffre d’affaires. Bravo Tahir.
Le Code Général des Impôts le félicite à sa manière : il change de catégorie (art. 33), et son
impôt passe de 40 000 F à 160 000 F (art. 32).
Faisons le calcul ensemble. Il a vendu 200 000 F de plus. Son impôt a augmenté de 120 000
F. Il reste 80 000 F, sur lesquels il a encore acheté la marchandise.
Tahir a donc travaillé plus pour gagner moins.
L’étage suivant est encore meilleur : de 5 à 10 millions, c’est 350 000 F. Au-delà, on ne
compte plus.
Conclusion rationnelle pour Tahir : rester en dessous de 3 millions. Ne pas grandir. Ne pas
embaucher. Ne pas déclarer.
Voila une des raisons qui font que l’informel domine et que les entreprises ne veulent pas grandir
Comment j’en suis venu à lire le Code Général des Impôts.
Je suis à la tête d’une entreprise depuis peu, avec très peu d’expérience et la conscience aiguë de ce que je ne sais pas. Alors je me fais accompagner par un expert-comptable et conseiller fiscal qui est devenu, sans qu’on le décide, mon mentor.
Un jour, il m’a remis le CGI, 500 pages, avec une phrase : « Nul n’est censé ignorer la loi. Efforce-toi de le lire. Tu ne le regretteras pas. »
Je l’ai rangé. Comme tout le monde.
Puis lors d’une mission en zone rurale, j’ai passé plusieurs jours sans connexion. Pas de réseau, pas de notifications, rien. Je cherchais une occupation. Le CGI était dans mon sac.
Je l’ai ouvert par ennui. Je l’ai fermé avec une frustration que je n’ai pas réussi à garder pour moi.
Parce qu’en lisant, je n’ai pas seulement compris mes obligations. J’ai vu, article après article, comment ce texte traite un jeune qui essaie de créer son emploi au Tchad. Et j’ai pensé à tous ceux qui se lancent sans jamais l’avoir lu, qui découvrent les règles au moment de la pénalité.
Mon mentor avait raison : je ne regrette pas. Mais je veux partager ce que j’ai lu avec les jeunes entrepreneurs et ceux qui hésitent à le devenir. Pas pour les décourager. Pour qu’ils sachent dans quoi ils entrent.
Une série de 13 épisodes commence demain. Chaque épisode cite l’article. Vous pourrez vérifier.
Comment j’en suis venu à lire le Code Général des Impôts.
Je suis à la tête d’une entreprise depuis peu, avec très peu d’expérience et la conscience aiguë de ce que je ne sais pas. Alors je me fais accompagner par un expert-comptable et conseiller fiscal qui est devenu, sans qu’on le décide, mon mentor.
Un jour, il m’a remis le CGI, 500 pages, avec une phrase : « Nul n’est censé ignorer la loi. Efforce-toi de le lire. Tu ne le regretteras pas. »
Je l’ai rangé. Comme tout le monde.
Puis lors d’une mission en zone rurale, j’ai passé plusieurs jours sans connexion. Pas de réseau, pas de notifications, rien. Je cherchais une occupation. Le CGI était dans mon sac.
Je l’ai ouvert par ennui. Je l’ai fermé avec une frustration que je n’ai pas réussi à garder pour moi.
Parce qu’en lisant, je n’ai pas seulement compris mes obligations. J’ai vu, article après article, comment ce texte traite un jeune qui essaie de créer son emploi au Tchad. Et j’ai pensé à tous ceux qui se lancent sans jamais l’avoir lu, qui découvrent les règles au moment de la pénalité.
Mon mentor avait raison : je ne regrette pas. Mais je veux partager ce que j’ai lu avec les jeunes entrepreneurs et ceux qui hésitent à le devenir. Pas pour les décourager. Pour qu’ils sachent dans quoi ils entrent.
Une série de 13 épisodes commence demain. Chaque épisode cite l’article. Vous pourrez vérifier.
@un_salafi 😂😂😂😂😂
Et malgré tout y’a des musulmans, des africains, des noirs, des arabes… qui migrent ! Mais je vois pas qui a envie d’aller en Arabie Saoudite si ce n’est pour le Hadj.
@un_salafi Houm ! C’est un pays qui est habité par des hommes comme nous ! Ils ont leurs défauts comme les autres hommes ! Ils ne sont pas plus innocents que les français ! Des musulmans négrophobes ! Tu es entrain de discuter passionnel, pas d’objectivité dans tes propos !
@un_salafi Walla tu veux absolument que la France se transforme en Arabie Soudite!
Faut pas rêver, bien que c’est un pas historiquement chrétien, y’a eu d’énormes progrès grace aux valeurs républicaines et ça permis a chacun de vivre sa foi dans la diversité.
@un_salafi Claire ! Je suis venu dans un pays je dois respecter ces lois ! Comme j’aimerais que les gens respecte les lois de mon pays !
Si je trouve que ces lois ne me plaisent pas je quitte. En plus personne ne m’interdit de prier ni de croire en Allah !
Quand a l’extrémisme religieux 🙆♂️