Il y a quelques semaines, nous faisions le point sur la sentience des insectes : les études convergent, plusieurs familles d'espèces ont une capacité à ressentir la douleur et peut-être à éprouver un large spectre d'émotions.
Dans un tout nouvel article, nous revenons sur la genèse de l'engouement pour l'industrie des élevages d'insectes, le fiasco économique qu'a représenté l'aventure Ÿnsect, mais aussi les implications morales d'une telle filière.
La faillite d’Ÿnsect a fait couler beaucoup d’encre. Croissance trop rapide, débouchés mal anticipés, 600 millions brûlés dont 250 à 300 d'argent public. Mais ce n’est pas un cas isolé, ENORM, Aspire ou Inseco ont suivi. Diagnostic économique peut-être juste, mais qui ignore la question du bien-être animal.
La question n'est pas de savoir si les insectes ont le même niveau de conscience que les mammifères, mais si leur élevage est une réponse satisfaisante à la souffrance des vertébrés. Tout ce que l'on sait pour le moment nous invite à dire clairement : non. Et pourtant, en 2020, entre 1 000 et 1 200 milliards d'insectes d'élevage ont été abattus. Un chiffre vertigineux, impossible à concevoir.
Bentham l'avait posé en 1789 : “La question n’est pas « peuvent-ils raisonner ? », ni « peuvent-ils parler ? », mais « peuvent-ils souffrir ?” Même une filière rentable aurait été une véritable catastrophe éthique.
L’article complet → https://t.co/PZwMlBGxMF
Christophe Marie (@AnimalisteCM) était l'invité de @20Minutes pour parler de la #maltraitance animale.
Merci de nous aider à mettre plus de lumière sur ce sujet si important @20MinTV
⚖️ Rappel – Les candidatures pour le Prix de droit Louis Schweitzer sont encore ouvertes
Il reste quelques jours pour soumettre votre dossier – date limite le 1er juillet 2026.
Doté de 4 000 €, ce prix récompense les travaux qui contribuent à faire du droit animal une véritable discipline juridique : renforcement des protections légales, prise en compte de la sensibilité animale, amélioration de l'application des textes.
Ouvert à tout praticien du droit.
→ Informations et candidatures : https://t.co/NY4TWz9YlF
Il y a vingt ans, Brigitte Bardot rencontrait le Commissaire européen Stavros Dimas qui allait lui offrir sa plus belle victoire. Je vous propose, avec cet extrait d'Animaliste, de vivre les coulisses de ce combat. https://t.co/gxbvzewI29
Qu’est-ce que la sentience ?
Un concept dont on parle beaucoup et que nous voulions clarifier avec vous aujourd’hui. On a donc posé la question à Georges Chapouthier, neurobiologiste, zoosémioticien, directeur de recherche émérite au CNRS et administrateur de la LFDA.
Nous avons été contraints de synthétiser pour les besoins des réseaux sociaux, mais des articles reviennent plus en détails sur la question sur le site internet de la LFDA :
→ Le mot sentience entre dans le Larousse https://t.co/X37sRJbxmP
→ Sentienscepticisme : une remise en question de la sentience animale
https://t.co/D5JbTgVwET
→ Les insectes sont-ils sentients ? https://t.co/toubZsKZ9l
Georges Chapouthier sera présent le 8 juin au colloque “Sentience animale, engagements humains (université de Grenoble)” : https://t.co/5f1PJIfeic
La Commission accélère la transition vers l'abandon de l'expérimentation animale dans les évaluations de la sécurité chimique. Le premier pilier met l'accent sur la réalisation du changement en vue de l'élimination progressive de l'utilisation des animaux. https://t.co/HixD0l0dHa
🐝 Les insectes et la sentience
https://t.co/toubZsKZ9l
Longtemps considérés comme des entités négligeables, les insectes ont une mauvaise réputation. Leur système nerveux central est plus simple que le nôtre, beaucoup les considèrent comme de petites machines. En 2010, la directive européenne sur la protection des animaux utilisés en recherche ne les mentionnait même pas.
Pourtant, la recherche avance et bat cette idée en brèche.
Une revue systématique publiée en 2022, analysant plus de 350 études, conclut que plusieurs ordres d'insectes satisfont 3 à 6 des 8 critères scientifiques établis pour évaluer la sensibilité à la douleur.
→ Détail crucial : les auteurs n'ont trouvé « aucune preuve robuste » qu'un ordre échoue à les satisfaire. Quand des critères semblent non remplis, c'est par absence de preuves, pas preuve d'absence. Leur sensibilité est donc inconnue, pas improbable.
En mai 2026, une équipe de l'Université de Sydney publie une étude sur les grillons domestiques, l'une des espèces les plus élevées industriellement, et démontre leur sensibilité à la douleur.
Au-delà de la douleur, la sentience implique aussi le plaisir, les émotions. Les études sont encore rares, mais les bourdons ont montré une capacité à calculer le bénéfice coût-risque d'une décision, ainsi que des biais optimistes et pessimistes semblables à ceux observés chez les vertébrés.
Comme le formulent Thomas White et Kate Lynch (Université de Sydney) : "La question n'est peut-être pas de savoir si certains insectes ressentent, mais pourquoi nous avons supposé qu'ils ne le pouvaient pas."
@AnnieGenevard@Agri_Gouv@AssembleeNat C'est une chance qu'1 poulet sur 2 ne soit pas produit en France quand on connait les modes d'élevage en bâtiment, avec la plus forte densité européenne, une honte ! Vous devriez appeler à une baisse de la consommation plutôt qu'encourager les élevages toujours plus intensifs.
@HeleneLaporteRN@groupeRN_off Exponentielle une population qui se stabilise autour d'un millier d'individus ? Vous dites n'importe quoi, "arguments" fantaisistes et mensongers, aussi malhonnête que la ministre de l'Agriculture. Les tirs ne font qu'encourager l'éclatement des meutes et la dispersion des loups.
@CelineImart Vous ne manquez pas d'air, c'est une simple réponse à votre action ridicule au Parlement européen contre les alternatives à la viande. À ce petit jeu, autant aller au bout de la transparence.
@ChassesEtern@FBB_Officiel La réponse est simple, elle n'est pas juridiquement compétente pour agir contre un animal dont l'action de prédation ne constitue pas un acte de cruauté, tel que l'entend le Code pénal.
📚 La question animale fait son entrée en BTS
Tout au long de cette année, les 220 000 étudiants en BTS ont étudié le thème "L'animal et nous : imaginer, connaître, comprendre l'animal" à travers plusieurs matières : français, littérature, histoire, philosophie, art… Avec un examen national hier, 19 mai.
Une belle initiative du @sup_recherche qui rappelle que le sujet animal gagne à être abordé dans toutes ses dimensions (scientifiques, juridiques, éthiques, politiques) pour comprendre les enjeux et construire les meilleures relations possibles entre animaux humains et non-humains.
Bravo aux enseignants qui se sont saisis du sujet, notamment via la Déclaration des droits de l'animal (https://t.co/TCb0bH8G1A) ou notre exposition itinérante (https://t.co/yNc1PPlehb) accueillie dans plusieurs établissements.
Rappelons-le : depuis 2021, le respect des animaux doit être enseigné du CP au lycée, une avancée que la LFDA a portée jusqu'à son inscription dans les programmes (https://t.co/7ubzOY5oZQ). Mais sa mise en œuvre reste encore trop incomplète et dépend de la sensibilité des enseignants.
Les sujets d’hier étaient notamment : "L'affection pour nos animaux de compagnie peut-elle devenir excessive ?" ou "Respectons-nous vraiment les animaux quand nous en faisons nos compagnons ?"
Et vous, quel plan auriez-vous proposé ?
#Témoignage
Aujourd'hui sort "Journal d'un sanctuaire" de Karine Foezon. Une plongée dans le quotidien d'un refuge particulier où l'animal le plus persécuté par l'homme est accueilli et soigné. J'ai écrit quelques lignes en 4ème de couv, en mon nom et celui de la @fondationLFDA
@CH_Gallois@AlertesInfos Quelle malhonnêteté. Venir voter à Strasbourg ce n'est pas participer aux travaux du Parlement qui se préparent en Commission, à Bruxelles où Bardella n'est jamais. En plénière il fait juste acte de présence.
#Exposition
La @fondationLFDA propose une exposition itinérante, gratuite et en 20 panneaux pédagogiques, qui peut être accueillie en mairie, bibliothèque, lycée… N'hésitez pas à en parler autour de vous ! https://t.co/hrQWGr9x08
Merci Jeanne !
Au nom de la @fondationLFDA un immense Merci à ceux qui ont pu participer à la cagnotte 🐖 durant les séances dédicaces de @JeanneMasNews. Ensemble nous ferons reculer la maltraitance animale et avec Jeanne nous poursuivons le combat ! https://t.co/G6Qbcqtt99
🐔 La consommation de #poulet a bondi de +23,5 % en France entre 2019 et 2024. Que se cache derrière cette tendance devenue un vrai phénomène de société ? Ce qu’on appelle les “#turbopoulets”, des animaux à croissance rapide, produit de modifications génétiques extrêmes.
2,5 kg en 5-6 semaines au lieu de 12. Des pectoraux qui représentent 25 % de leur poids total (contre 10% en 1950). Le corps ne suit pas, les animaux rampent, parfois incapables d'atteindre eau et nourriture. Une souffrance chronique imposée, de la naissance à l'abattoir.
🇫🇷 La France ? Loin d'être exemplaire, au contraire. 80 % des poulets y sont élevés à la densité maximale de 42 kg/m² grâce à une dérogation, soit 20 poulets sur une serviette de plage. En 2018, 55 % des poulets européens élevés à cette densité se trouvaient en France, alors que l'Autriche, l'Allemagne ou la Suède ont interdit cette dérogation.
Des solutions existent : l'#EuropeanChickenCommitment prévoit des densités réduites, des souches moins mutilées par la sélection génétique, de la lumière naturelle, etc. Ce n’est pas encore parfait, mais de quoi réduire la souffrance de deux tiers.
Nous appelons les producteurs à adopter l'ECC sans attendre, et l'UE à en faire une norme contraignante.
Pour en savoir plus, la LFDA a longuement interrogé la journaliste Axelle Playoust-Braure, spécialiste du sujet : https://t.co/wFSCIOAYBi