Pourquoi les intellectuels sont-ils si souvent socialistes ?
Les intellectuels pourraient avoir un faible pour les théories qui ouvrent la porte à une forme d’ingénierie sociale, qui impliquent que les changements positifs doivent être impulsés par le haut, de manière verticale. Pourquoi ? Parce que si le progrès naît de la mise en place de la recette de la bonne société, alors les intellectuels sont les garants du bonheur de leurs concitoyens, investis d’une mission : orienter la société vers un avenir meilleur. En revanche, si le progrès advient surtout par le bas, par l’initiative spontanée d’individus, par la société civile, par le marché, alors les intellectuels doivent se limiter à un travail descriptif, et ne peuvent avoir d’influence significative, en tout cas pas d’influence positive significative.
« L’idée de reconstruire entièrement la société, notait Hayek, séduit davantage l’intellectuel que les réflexions plus pragmatiques des tenants d’une amélioration graduelle de l’ordre établi. » Dans L’Opium des intellectuels, Raymond Aron raconte que si l’intelligentsia française, pendant la guerre froide, était plutôt hostile aux États-Unis, c’était justement parce que le pays avait enregistré d’immenses progrès grâce à l’entreprise individuelle de ses citoyens plutôt que par le biais d’une idée de génie (le communisme) appliquée à tous. [...]
Thomas Sowell, lui, constate que les intellectuels ont tendance à étudier, décrire et s’enthousiasmer pour les périodes de l’Histoire où ont eu lieu des changements législatifs (nouveaux droits, acquis sociaux, etc.) dont ils imaginent pouvoir s’attribuer partiellement le mérite, mais semblent indifférents aux améliorations de la condition humaine, parfois plus significatives, imputables à la vitalité de la société civile (même lorsque ce sont précisément ces progrès qui rendent possibles les acquis sociaux des décennies suivantes). [...]
Encore aujourd’hui, les sciences sociales ne se passionnent pas pour l’extraordinaire amélioration des conditions de vie en quelques décennies à Hong Kong, à Singapour, ou en Corée du Sud, permise par la réduction du poids de leurs gouvernements dans l’économie. Ce qui soulève une question : les intellectuels se disant attachés à la justice sociale ont-ils comme priorité l’amélioration du sort des plus malheureux, ou bien l’affirmation de leur propre importance dans l’amélioration du sort des plus malheureux ? « Ce qui préoccupe réellement les doctrinaires, écrivait Gustave Le Bon, ce n’est pas l’avènement du socialisme mais l’avènement des socialistes. »
Dans la même veine, l’essayiste Vera Nikolski a montré que les intellectuels sous-estiment l’influence du progrès technique dans la libération de la femme (électroménager, pilule, avortement, augmentation générale de la productivité ayant dévalué l’importance de la force physique) et surestiment celle des idées égalitaristes. Il est aussi amusant de noter qu’au XIXe siècle, pendant que John Stuart Mill appelait les universités à former « des esprits capables d’améliorer et de régénérer la société », décrivant l’élite intellectuelle comme des « têtes pensantes », « en avance sur le reste de la société », « sans qui la vie humaine serait stagnante » , la révolution industrielle transformait radicalement la condition humaine. Elle était menée entre autres par Thomas Edison et Henry Ford, qui n’étaient presque pas allés à l’école, et par les frères Wright (inventeurs du premier avion), qui n’avaient pas le bac. [...]
La discussion présente peut offrir une réponse à cette interrogation : comment expliquer la « tyranophilie » des intellectuels ? Pourquoi, tout au long du 20ème siècle, ont-ils affiché une telle complaisance pour les dictateurs de la pire espèce ? Réponse du philosophe Roger Scruton : « Les intellectuels sont naturellement séduits par l’idée d’une société planifiée, car ils pensent qu’ils en seront les responsables. » Selon l’anarchiste russe Bakounine, le but réel des intellectuels marxistes était l’instauration d’une « pédantocratie », c’est-à-dire un régime dans lequel les pédants (ici, les théoriciens marxistes) exerceraient les responsabilités. Le tort des démocraties libérales serait donc qu’étant libérales, elles « laissent une part à l’action spontanée de tous et de chacun, s’interdisent l’ambition de construire l’ordre social selon un plan et de soumettre l’avenir à leur volonté » (Aron). Si à l’inverse, le communisme a tant plu à l'intelligentsia, c’est peut-être car il s’agit, selon la formule de Jan Waclav Makhaïski, d’un « régime basé sur l’exploitation des ouvriers par les intellectuels ».
Orwell, dès 1946, livrait la même analyse. Au Royaume-Uni, les intellectuels les plus favorables à Staline, écrivait-il, sont « en général des individus sans éclat, frustrés par le système […], avides de plus de pouvoir et de reconnaissance. Ces individus se tournent vers l’URSS et y voient, ou croient y voir, un système qui élimine la classe supérieure, maintient la classe ouvrière à sa place et accorde un pouvoir absolu aux gens comme eux. […] Leur désir inavoué : remplacer le socialisme égalitaire par une société hiérarchisée où l’intellectuel pourrait enfin s’emparer du fouet ».
De retour d’un voyage à Cuba, Simone de Beauvoir, enthousiaste, a raconté la façon dont Sartre, elle-même et Fidel Castro ont arpenté l’île, notamment pour que ce dernier puisse « gronder » les paysans, leur « demander de faire mieux ». Un jour, ils sont passés devant des ouvriers qui construisaient un village. En un coup d’œil, Castro a discerné des défauts dans le projet architectural. Alors il « s’est jeté par terre de tout son long et il a dessiné sur le sable le plan d’un village ; on lui a apporté un bout de carton où il a recopié le plan. Les paysans l’ont acclamé : ils suivront ses indications. » Les ouvriers cubains, relate-t-elle avec ravissement, avaient « tout le temps la tête levée » pour voir si l’hélicoptère de Castro arrivait, avec l’espoir que celui-ci descende du ciel pour les éclairer de ses lumières. On ne peut donner plus belle métaphore de la verticalité.
En lisant l’entretien où de Beauvoir dit toute son admiration pour la dictature cubaine, il est difficile de ne pas y déceler une forme de paternalisme intellectuel, une fascination romantique pour un modèle de société où une élite éclairée guide le petit peuple dans le droit chemin. Cela semblait d’ailleurs être l’un des fils directeurs de sa pensée politique. Quelques années plus tôt, elle se réjouissait que le régime maoïste, par son appareil de propagande, tienne le peuple « au courant des événements », « lui en explique le sens et les raisons » et « le forme politiquement ». Comme le notait Orwell, certains intellectuels ne voient pas « la révolution comme un mouvement des masses auxquelles ils souhaitent s’associer ; ils l’envisagent comme un ensemble de réformes que eux, savants, vont imposer aux autres, membres de l’ordre inférieur ».
In 1995, Bill Gates tried to explain the internet on the David Letterman show and the audience laughed.
In 2009, Satoshi tried to explain Bitcoin to the world and they laughed.
In 2020, Saylor tried to explain Bitcoin to the world and they laughed.
In 2026, everyone who laughed is buying BTC.
We are still early.
The Return of Reserve Institutions
Today, Strategy’s reserves (#MSTR) are about to cross the threshold of 800,000 bitcoins.
The history of humanity can also be read through the way it has dealt with its great problems. Very often, it first responded intuitively, before turning to technology.
Take infection, for example. For centuries, it was fought through instinct, empirical remedies, purges, plants, alcohol, fire, isolation, or ritual gestures. With mixed success. Then came technological and scientific solutions: asepsis, antisepsis, and then antibiotics. A very old human problem thus changed in nature.
One of humanity’s oldest problems is the preservation of value. We accept to exchange our time, energy, and labor for a salary, in the hope that this salary will later allow us to buy someone else’s labor. It is therefore essential that this salary be stored in a medium that preserves its value over time.
For millennia, humanity tried to store value intuitively: in shells, cattle, flint arrowheads, bronze, silver, gold, sovereign and private currencies. With varying degrees of success. For the first time in human history, on 31/10/2008, a technological proposal was formulated; on 03/01/2009, it was implemented. #Bitcoin.
In the same way that the #BankofEngland, the #BanquedeFrance, and later the Federal Reserve accumulated gold while issuing claims — banknotes, for example — some companies are now accumulating bitcoin and issuing financial instruments backed directly or indirectly by that reserve.
#Strategy opened this path by massively accumulating bitcoin from 2020 onward. Let us remember that the Bank of England and the Banque de France were only nationalized in 1946 and 1945 respectively: they first were private institutions, powerful and prosperous, accumulating a reserve in the service of an eminently private monetary architecture.
Today, Strategy in the United States, #Metaplanet in Japan, #CapitalB in France, #H100 in Scandinavia, and #SmarterWebCompany in the United Kingdom are each, in their own way, implementing a rational strategy: building a bitcoin reserve in anticipation of its rise as a global reserve asset.
Some will succeed. Others will be less successful. But the movement itself is considerable: before our eyes, we are seeing the emergence of the first forms — obviously private — of reserve institutions founded no longer on gold, but on the reserve asset of the future: Bitcoin.
Note: it was on 10/08/2020 that Strategy adopted the Bitcoin standard. That day, its share price was $12.36; today, it is worth $166.52.
Hayek was asked to leave “a statement for the future generations.” His response is brilliant:
“Modern civilization which enables us to maintain 4 billion people was made possible by the institution of private property. It is only thanks to this institution that we achieved an extensive order far exceeding anybody’s knowledge.”
“If you destroy that moral basis, which consists in the recognition of private property, we will destroy the sources which nourish present-day mankind, and create a catastrophe of starvation beyond anything mankind has yet experienced.”
Free speech on X is exposing these scams.
None of this would be known if Elon hadn’t purchased Twitter and reformed it.
It is red pilling lots of people.
Last quarter I rolled out Microsoft Copilot to 4,000 employees.
$30 per seat per month.
$1.4 million annually.
I called it "digital transformation."
The board loved that phrase.
They approved it in eleven minutes.
No one asked what it would actually do.
Including me.
I told everyone it would "10x productivity."
That's not a real number.
But it sounds like one.
HR asked how we'd measure the 10x.
I said we'd "leverage analytics dashboards."
They stopped asking.
Three months later I checked the usage reports.
47 people had opened it.
12 had used it more than once.
One of them was me.
I used it to summarize an email I could have read in 30 seconds.
It took 45 seconds.
Plus the time it took to fix the hallucinations.
But I called it a "pilot success."
Success means the pilot didn't visibly fail.
The CFO asked about ROI.
I showed him a graph.
The graph went up and to the right.
It measured "AI enablement."
I made that metric up.
He nodded approvingly.
We're "AI-enabled" now.
I don't know what that means.
But it's in our investor deck.
A senior developer asked why we didn't use Claude or ChatGPT.
I said we needed "enterprise-grade security."
He asked what that meant.
I said "compliance."
He asked which compliance.
I said "all of them."
He looked skeptical.
I scheduled him for a "career development conversation."
He stopped asking questions.
Microsoft sent a case study team.
They wanted to feature us as a success story.
I told them we "saved 40,000 hours."
I calculated that number by multiplying employees by a number I made up.
They didn't verify it.
They never do.
Now we're on Microsoft's website.
"Global enterprise achieves 40,000 hours of productivity gains with Copilot."
The CEO shared it on LinkedIn.
He got 3,000 likes.
He's never used Copilot.
None of the executives have.
We have an exemption.
"Strategic focus requires minimal digital distraction."
I wrote that policy.
The licenses renew next month.
I'm requesting an expansion.
5,000 more seats.
We haven't used the first 4,000.
But this time we'll "drive adoption."
Adoption means mandatory training.
Training means a 45-minute webinar no one watches.
But completion will be tracked.
Completion is a metric.
Metrics go in dashboards.
Dashboards go in board presentations.
Board presentations get me promoted.
I'll be SVP by Q3.
I still don't know what Copilot does.
But I know what it's for.
It's for showing we're "investing in AI."
Investment means spending.
Spending means commitment.
Commitment means we're serious about the future.
The future is whatever I say it is.
As long as the graph goes up and to the right.
Roger Federer broke the internet with one statistic that will change how you see every setback in your life.
1,526 singles matches.
Won almost 80% of them.
20 Grand Slams. 103 titles.
Now answer honestly:
What percentage of total points do you think he won across his entire career?
70%? 65%? 60%?
Try … 54%.
He lost literally almost EVERY SECOND POINT he ever played for 24 years.
And still became one of the greatest of all time.
Watch him explain it himself (2:07 of pure life-changing wisdom):
“In tennis, perfection is impossible… When you lose every second point on average, you teach yourself to say:
‘Okay, I double-faulted — it’s only one point.’
‘Okay I got passed at the net — it’s only one point.’
Even a screaming overhead smash that ends up on SportsCenter Top 10… still just one point.
So when you’re playing your point, it has to be the most important thing in the world.
The moment it’s over — it’s behind you.
That mindset frees you to attack the next point, and the next, and the next with absolute intensity and clarity.”
Then he looked at the crowd and said the line that hit a billion people in the soul:
“The real sign of a champion is not that they win every point.
It’s that they lose again and again and again… and have learned how to deal with it.
Negative energy is wasted energy.
Cry it out if you have to. Then force a smile.
Move on. Be relentless. Adapt. Grow.
Work harder — and work smarter.”
Save this post.
The next time you lose a deal, bomb a presentation, get ghosted, miss a deadline, or just have “one of those days” — come back here and read it again.
You’re not falling behind.
You’re just in the 46%.
And the 46% is exactly where every single legend has spent most of their career.
Keep playing the next point.
(full 2:07 clip — sound on)
French-American here — spent 20 yrs in France, 13 in the US. Let me speak to this.
I think the only reason Europoors tolerate their miserable existence is because they tell themselves lies about what the rest of the world is like. They eat gruel in their AC-less social housing while the most awesome party in history is being thrown just next door.
If you hang out in France, you'll routinely hear them say things like: "in the US, people die in front of hospitals" (they literally believe this to be the case) or "our social system is the envy of the world."
Their image of the US is completely delusional, and they are often shocked to discover that when they visit here. Their Marxist media brainwashed them into thinking America is some Dickensian horror, with Monopoly-style fat capitalists running around with their top hats and monocles, exploiting dirt poor workers.
The reality is that:
* Social security is (unfortunately) the largest gov expense in the US
* Hospitals are by law forbidden to refuse care to people
* Americans are so much richer than French people it's not even funny. The *poorest* of our 50 states (Missisipi) has a GDP per capita of $53k, 36%(!) higher than France's $39k.
Now, how do Americans perceive the French (and Europeans at large)?
Well, the tragic reality is that they really, truly don't think of them. They may cross their minds once a month, at most. Why would they think of that irrelevant backwater of a continent?
The few times they do come to mind, it is, at best, as a quaint vacation spot. A nice place to sip espresso and spend their American dollars — which go such a long way in these third world countries! The closest comparison is how Europeans think of Thailand or Cambodia.
That's at best. At worst, they think they're a lazy, entitled, smug, snobbish, rude people with a bright future behind them, who confuse regulation for progress, don't realize their economies were left in the dust a very long time ago, simply stopped innovating because they've lost the will, ability, or both, and who would rather brag about their 60%(!!) public spending to GDP ratio than fix their communist shit hole of a system.
Nice wine though.
Enormes écarts entre l'allocation actuelle des dépenses publiques et celle souhaitée spontanément par les Français⤵️
Le budget des retraites serait réduit de 60%, la santé et le reste de la Sécu baisserait de 45%, le budget de la défense ferait x8 et celui de l'environnement x2.
C’est une faute majeure. Historique.
Tous les politiques au pouvoir depuis 30 ans ont une terrible responsabilité.
Toutes les oppositions, tous les syndicats, tous ceux qui se sont arc-boutés sur un système qui tue le pays à petit feu, tous devraient répondre de leur inconséquence.
Et je n’ose même pas évoquer ceux qui persistent aujourd’hui.
🔴 ALERTE INFO : l'OCDE vient de publier la toute dernière édition de son rapport (très attendu) sur les retraites.
👴👵 Il révèle que la générosité du système français envers les retraités actuels est une exception mondiale. Petit fil en 6 points clés :
"Les seules dépenses de #retraites représentent désormais un montant 3x supérieur à l’ensemble des crédits alloués à l’éducation, 14x celui alloué à la protection de l'environnement et 30x le budget de la justice"👏 @ncslaine
Nouvelle note @i_montaigne https://t.co/J02a2WHHgd