On le connait par coeur le programme,
Planifier, collectiviser, nationaliser, bloquer les prix, encadrer les loyers, fixer les salaires, limiter les dividendes, taxer le capital, alourdir les successions, réquisitionner les logements, interdire, réglementer, administrer, contrôler.
Que du réchauffé. Un catalogue d'idées que les deux derniers siècles ont déjà suffisamment expérimentées pour qu'on en connaisse le prix : moins de liberté, moins de prospérité, davantage de contrôle.
Les seules chose qui changent, les têtes et les slogans
@FTactique En ce cas pourquoi ne pas croire les politiques type Macron ? 🤷♂️ les diplômes et la légitimité, c est toujours quand cela va dans son sens.
🇫🇷 Je me suis laissé un peu de temps parce qu'on entend bien des choses sur Pigasse et la dette française. Si les élections présidentielles démarrent avec ce niveau de déclaration, je peux vous dire qu'on n'est pas sorti de l'auberge...
🤷♂️ Déjà, Pigasse a raison sur un point essentiel, le seul d'ailleurs. La France n’a toujours pas de problème pour se financer. L’Agence France Trésor continue d’émettre plusieurs centaines de milliards d’euros de dette chaque année et trouve des acheteurs. Il n’y a ni adjudication qui échoue, ni absence de liquidité, ni scénario comparable à la Grèce de 2010.
✅ D'ailleurs, la France dispose d’un avantage immense que l’on oublie souvent. La maturité moyenne de sa dette est de 8,4 ans. À titre d'exemple, la France est largement moins sensible à une hausse des taux que les États-Unis à court terme dont la maturité moyenne est de 5,9 ans. Quand les taux montent, les 3 500 milliards d’euros de dette publique ne se refinancent pas du jour au lendemain au nouveau taux du marché. La hausse du coût de financement se diffuse progressivement, à mesure que les anciennes obligations arrivent à échéance et doivent être remplacées.
🚨 Voilà, les compliments pour Pigasse s'arrêtent déjà ici mais avant de continuer, je veux être très clair sur une chose. Le problème français n’est pas le niveau actuel de dette. 117% ou même 150% du PIB ne sont pas une frontière magique au-delà de laquelle un État devient insolvable. Le Japon en est l’exemple le plus évident. Par contre, ce qui compte, c’est la dynamique derrière ce ratio. Toute la soutenabilité d’une dette peut presque être résumée par trois variables : le taux d’intérêt payé par l’État, la croissance nominale de l’économie (dont toute la classe politique française se fout clairement) et le solde budgétaire primaire (le déficit avant paiement des intérêts). Tant que la croissance nominale est suffisamment forte par rapport au coût de la dette et que le déficit primaire est maîtrisé, un État peut parfaitement supporter un stock de dette très élevé. C'est LA clé de ce système financier.
🤨 Du coup, on y vient. Je suis sacrément critique quand j'entends Pigasse évoquer l’annulation de la dette détenue par l’Eurosystème. Je peux entendre que l'on raisonne en bilan public consolidé quand une banque centrale nationale détient des obligations de son propre État. Une partie des intérêts versés revient indirectement au secteur public à travers les profits de la banque centrale. Par contre, passer de cette observation à l’idée selon laquelle il suffirait d’annuler la dette et que “rien ne se passerait” est d'une faiblesse immense parce que notre cher ami oublie qu'une banque centrale possède aussi un bilan.
🇪🇺 Quand la BCE a acheté massivement des obligations d'État, elle n’a pas fait apparaître ces actifs par magie. La fine équipe a créé en contrepartie des réserves bancaires qui figurent à son passif. Annuler l’obligation détenue à l’actif ne fait donc pas disparaître les réserves créées au passif. On améliore visuellement le bilan de l’État mais on détériore celui de la banque centrale. Autre chose, si une banque centrale peut acheter la dette d’un État pour ensuite l’annuler, où est-ce qu'on place la limite entre politique monétaire et financement permanent des déficits publics ?
💸 Pigasse semble oublier (exprès) que l’interdiction du financement monétaire des États est l’un des piliers de l’architecture de la zone euro. Une banque centrale doit pouvoir fixer ses taux en fonction de l’inflation et de la stabilité monétaire, pas en fonction de la capacité de l’État à supporter sa dette. Si la dette publique devient tellement importante que chaque hausse de taux menace les finances publiques, on entre dans la dominance fiscale (et pendant ce temps là, ça critique Trump sur les plateaux TV, quelle ironie...). Ce n’est plus la politique budgétaire qui s’adapte à la politique monétaire, c’est la banque centrale qui commence à être contrainte par la situation budgétaire des gouvernements.
➡️ Appliquons la proposition de Pigasse pour voir. La BCE annule plusieurs centaines de milliards d’euros de dette française. Le ratio dette/PIB chute immédiatement, les responsables politiques célèbrent l’opération et tout le monde rentre chez soi. Le lendemain, la France conserve toujours son déficit de 5% du PIB et doit donc revenir sur les marchés pour emprunter plusieurs dizaines de milliards supplémentaires. Soit les investisseurs privés continuent de financer la France mais ils savent désormais qu’une partie de la dette souveraine peut être restructurée politiquement, du coup la prime de risque exigée augmente. Soit on considère que ce risque n’existe pas parce que la BCE pourra simplement acheter les nouvelles obligations, puis les annuler à nouveau. Dans ce cas, il faut appeler les choses par leur nom, et on ne parle plus d’une opération exceptionnelle sur le stock de dette mais de monétisation permanente des déficits publics.
⚠️ De l'autre côté, l'opération ne sera absolument pas neutre pour l’économie. Le premier effet serait monétaire car si le marché interprète l’opération comme le début d’une politique dans laquelle la BCE finance durablement les États, l’euro se dépréciera car la crédibilité de la banque centrale dans sa capacité à défendre la stabilité des prix serait remise en cause. Une devise plus faible renchérit alors les importations, notamment l’énergie et les matières premières, ce qui alimentera une inflation importée et réduira le pouvoir d’achat. Le second serait que si l’inflation repart ou si les anticipations d’inflation se désancrent, la BCE serait théoriquement obligée de maintenir des taux plus élevés pour restaurer sa crédibilité. On aurait donc créé un soulagement comptable immédiat sur le stock de dette mais un coût de financement plus élevé sur toute la dette future, tout l’inverse de l’objectif de départ recherché. À cela on ajoute le risque politique au sein de la zone euro car si la dette française peut être annulée, pourquoi pas celle de l’Italie ou de l’Espagne ?
❌ Bref, le débat sur la dette passe complètement à côté du véritable risque. La dette publique est avant tout une question de marge de manœuvre future. Plus vous empruntez aujourd’hui pour financer des dépenses qui n’améliorent pas votre croissance potentielle, plus vous engagez une partie de vos recettes futures au bénéfice de vos créanciers. À l’inverse, une dette utilisée pour financer des investissements capables d’augmenter durablement la productivité peut parfaitement être rationnelle. Pas un seul politique français ne semble aujourd’hui capable de comprendre cette distinction.
Toujours subjugué par cette obsession de chercher des solutions de facilité plutôt que de s’attaquer aux causes structurelles. Terrible.
🚨 COMMUNIQUÉ 🚨
NOUS SIGNALONS AU PARQUET UNE POSSIBLE PRISE ILLÉGALE D'INTÉRÊTS CONTRE NOTRE ASSOCIATION
En septembre 2025, la police municipale de Paris nous a infligé 210 000 € d'amende pour avoir posé 140 affiches non déclarées sur lesquelles nous exposions les notes de frais de la maire de Paris, Anne Hidalgo.
Le montant de cette amende correspond au maximum légal, appliqué sans la moindre modération, malgré nos arguments sur la liberté d'expression et notre statut de lanceur d'alerte.
Nous avons ensuite découvert que durant cette même période, le directeur de la police qui a engagé et maintenu cette amende, Michel Felkay, était candidat aux municipales de Dijon sur la liste de François Rebsamen, dont nous avions révélé plus de 121 000 € de dépenses.
Quelques mois plus tôt, la maire de Dijon nous avait publiquement attaqués lors d'un discours du 14 Juillet. Felkay a depuis été élu conseiller municipal à Dijon.
La concomitance entre ce pouvoir de sanction exercé contre nous et l'ambition politique de son auteur au sein même du réseau que nous mettions en cause nous semble constituer un faisceau d'indices suffisant pour justifier une enquête.
Nous avons donc saisi le procureur de la République de Paris.
Nous demandons au parquet de comparer notre traitement à celui des autres afficheurs sanctionnés : notre amende représente à elle seule près de 6 fois la moyenne infligée par la Ville de Paris depuis 2024 pour un contenu non commercial et non lucratif.
Nous devrons bientôt plaider la cause de l’association devant le tribunal pour faire annuler cette amende qui, si elle était maintenue, signerait la fin de l’association.
Nous tenons enfin à remercier les nombreuses personnes qui nous ont déjà témoigné leur soutien dans cette histoire.
@Le_Sondier@eryperyperyp Donc les retraités en font partie non ? Ce sont les premiers propriétaires et premiers épargnants. Et leur argent vient directement de la poche des travailleurs avec une renta proche de 200%.
@Robesdore@REconomics Mon grand, je reprends. Le libéralisme économique et politique sont indissociables : le marché libre exige des individus libres, propriétaires d'eux-mêmes.
Peut etre que tu devrais relire le wiki que tu conseilles 🤷♂️
@Robesdore@REconomics Le libéralisme économique repose sur le droit de propriété de SOIS-MÊME et la liberté contractuelle. Un marché où l'on vole le corps et le travail des gens sous la contrainte n'a rien de libéral, c'est de l'oppression. Séparer l'économie de la liberté individuelle pour justifier.
@Guil21036@RomainEskenazi Les mecs sont largués sur tous les sujets eco et veulent donner 15Mds par an aux potes des syndicats pour sauver leur cul dans les secteurs non rentables en les subventionnant. Génies en soit. 😂
@Robesdore@REconomics Techniquement, ce sont les Républicains qui ont aboli l'esclavage aux USA. Sur le plan philosophique, le libéralisme repose sur la liberté individuelle et la propriété de soi : un être humain ne peut pas être une propriété privée. L'esclavage est l'inverse total du libéralisme.
@Robesdore Mais de droite de quoi ? Il rajoute un taxe, financée par les « grandes fortunes » pour placer les syndicats à la tête d un fond sous regard et gestion informelle de l Etat.