En 1999, la femme de Satoru Takaba est assassinée au Japon.
Pendant 26 ans, il continue de payer le loyer de l’appartement où elle a été tuée pour conserver la scène de crime intacte, convaincu que l’ADN permettrait un jour de retrouver le meurtrier.
Et il avait raison !
Le 13 novembre 1999, Namiko Takaba, 32 ans, est poignardée à plusieurs reprises au cou dans son appartement de Nagoya. Son fils de 2 ans se trouve à côté d’elle mais est épargné.
La police interroge environ 5000 personnes et déploie au total plus de 100 000 policiers au cours de l’enquête au fil des années, sans parvenir à identifier la meurtrière malgré le fait qu'ils disposaient d'un profil assez précis : femme, environ 1,60 m, groupe sanguin B, chaussures de 24 cm.
Le mari, lui, continue de faire vivre l’enquête. Il distribue des tracts dans la rue, donne des interviews et conserve l’appartement exactement comme il était en continuant de payer le loyer pendant 26 ans, ce qui lui a coûté soit plus de 22 millions de yens (120 000€).
En 2024, la police rouvre finalement le dossier et recommence à examiner les personnes liées à la famille.
Un an plus tard l'ADN retrouvé sur les lieux a finalement conduit à Kumiko Yasufuku, une ancienne camarade de lycée de Satoru.
Le mobile serait lié à ses sentiments pour lui et à la jalousie. Elle lui avait envoyé des chocolats pour la Saint-Valentin, mais il l’avait rejetée. Peu avant le meurtre, elle aurait appris lors d’une réunion d’anciens élèves qu’il était marié et heureux.
Elle avait déjà été interrogée par la police des années auparavant, mais avait refusé de fournir un échantillon d’ADN. Et surtout : elle n'avait jamais quitté Nagoya. Satoru pensait que le meurtrier était probablement parti de la ville, alors qu'elle vivait toujours près de l'appartement qu'il continuait à louer.
Lors de son arrestation, elle a déclaré à la police :
"Depuis deux décennies, je vis dans l’angoisse au quotidien. Je n’osais pas regarder les reportages consacrés à cette affaire. Chaque année, le 13 novembre, j’étais envahie par l’angoisse et la déprime.
Je ne voulais pas être arrêtée, car je ne voulais pas causer d’ennuis à ma famille. Mais lorsque la police m’a contactée en août, j’étais prête à être arrêtée. Je tiens à présenter mes excuses à Namiko."
Après son arrestation, Satoru Takaba a déclaré :
"Je ne me serais jamais douté que c’était elle. Je pensais que le meurtrier avait quitté Nagoya, mais il s’avère qu’elle a toujours vécu près de l’appartement que je continuais à louer. Elle ne nous avait pas harcelés avant le crime. Je me suis donc dit que ça ne pouvait pas être elle.
Ça valait donc la peine de payer le loyer de cette maison pendant toutes ces années. Je suis surpris que le meurtrier soit quelqu’un que je connais. Je suis vraiment désolé pour Namiko."
Des centaines de milliers de commerces japonais risquent de ne jamais recevoir l’argent payé par leurs clients par carte bancaire...
La société Zentoshin, spécialisée dans les paiements par carte pour les commerçants, a fait faillite le 6 juillet. Sa dette atteint environ 125,9 milliards de yens, ce qui en fait la plus grosse faillite de l’année au Japon à ce stade.
Ce que faisait l’entreprise :
Zentoshin travaillait surtout avec des restaurants, mais aussi avec d’autres commerces et services. Son rôle était d’avancer rapidement aux commerçants l’argent payé par leurs clients par carte bancaire, avant même que les réseaux de cartes ne versent les fonds. C’était pratique pour les établissements qui avaient besoin de trésorerie rapidement : l’entreprise proposait notamment des versements jusqu’à six fois par mois.
À son apogée, elle comptait plus de 200 000 commerces partenaires et réalisait environ 8 milliards de yens de chiffre d’affaires annuel en 2020.
Pourquoi elle a fait faillite :
La pandémie a durement frappé ses principaux clients, en particulier les restaurants : fermetures, horaires réduits et baisse de fréquentation ont fait chuter les transactions par carte. Même après la reprise, l’entreprise restait lourdement endettée et n’a pas réussi à assainir ses finances.
Des problèmes de confiance ont aussi aggravé la situation : selon les informations rapportées par Reuters via Newsweek Japan, des soupçons liés à des contrats de commerçants auraient compliqué son accès au financement.
Pourquoi cette faillite est particulièrement grave :
Le problème ne concerne pas seulement Zentoshin : les commerces qui utilisaient son service risquent de se retrouver sans moyen d’accepter les cartes, car les terminaux de l’entreprise sont désormais inutilisables.
Surtout, certains restaurants pourraient ne jamais recevoir l’argent de paiements par carte déjà effectués par leurs clients mais que Zentoshin n’avait pas encore reversé. Pour de petites structures, cela peut représenter une perte immédiate et un sérieux problème de trésorerie.
En clair : les clients ont payé, mais l’intermédiaire chargé de transmettre l’argent aux commerces a fait faillite avant de les régler #Japon
"sérieusement c'est ça le niveau du débat public"
La saine colère et les mots justes de @fabricearfi sur le traitement médiatique de la condamnation et l'incarcération de Sarkozy !
Immense merci à lui de remettre l'église au milieu du village 👍👏👏👏
@marc_freymuth Et puis faire ca c’est envoyer les gens vers des postes peu qualifié. Cela n’est bénéfique a personne y compris pour l’état car ce sont des gens qui paieront peu ou pas d’impôts. Vraiment un champion celui là.
@CallMeFlowie Ce qui est fou avec chat gpt c’est sa capacité à inventer . Je lui ai donné mes sources . Et lui il invente des chiffres qui ne sont pas dans mes sources. C’est Serge le mytho