Il y a des scènes qui traversent les siècles parce qu’elles parlent profondément de nous et de ce que nous sommes.
Dans l’Evangile selon Saint Jean, il en est une qui nous atteint profondément, quelles que soient nos croyances, nos convictions religieuses, nos inclinaisons à la foi.
Ce n’est pas une parabole au sens strict, mais elle résonne aujourd’hui particulièrement, parce qu’elle nous rappelle qu’il ne faut jamais accepter l’immédiateté du verdict, qu’il est toujours essentiel de faire commencer la vérité par soi-même, que la justice sans conscience n’est que violence, que la miséricorde n’est pas le laxisme, et que la justice ne doit jamais humilier, mais relever, redonner du corps et du souffle.
En 2026, retenons l’exigence sans jeter la pierre.
Je ne comprendrais pas que Sébastien Lecornu soit renommé Premier ministre après sa démission lundi, dans un contexte de crise politique.
Cela n’enlève rien à son mérite. Il est un excellent ministre de la Défense ; en tant que Premier ministre, il a assumé la mission de trouver les voix et moyens d’une plateforme programmatique avec beaucoup d’abnégation et il a fait bouger les lignes.
Mais il faut entendre ce que les Français nous disent.
Condamnation de Nicolas Sarkozy : "La question qu'on se pose, c'est s'il y a un problème des juges avec la politique", regrette Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart. Or, dit-il, "on pourrait se demander si Nicolas Sarkozy n'a pas, lui, un problème avec le code pénal."
#le69inter
La droite de Retailleau et l’extrême-droite de Le Pen et Bolloré s’allient pour défendre Nicolas #Sarkozy condamné aujourd’hui par la justice pour association de malfaiteurs.
Les mêmes n’ont d’habitude pas de mots assez durs pour dénoncer le soi-disant laxisme de la justice et pour en appeler à la fermeté des condamnations. On a même vu le dirigeant du parti fondé par M. Sarkozy prétendre défendre « la France des honnêtes gens » et Mme. Le Pen commencer sa carrière médiatique par des diatribes enflammées contre les élus malhonnêtes.
Pourquoi ce changement de discours quand ce sont eux et leurs amis qui sont jugés coupable par la justice ? Pourquoi ce deux poids deux mesures ?
L’exigence d’honnête et de respect de la loi n’est pas réservé au peuple. Elle s’applique aussi pour les puissants malgré leur pouvoir et leur relais médiatiques.
Plus que jamais, qu’ils s’en aillent tous.
20 milliards en taxant a 2% les 1 800 ultra-riches avec la taxe Zucman.
4,2 milliards en ponctionnant 27 millions de salariés.
Le gouvernement a choisi… Et vous ?
ÉDIFIANT.
La députée du Likoud implantée à l’Assemblée nationale française @CarolineYADAN explique très clairement dans cette vidéo qu’il existe en France un lobby pro-Israël (qu’elle rebaptise pudiquement « socle ») notamment dans les médias.
Elle confirme qu’elle a eu une responsable de @Francetele au téléphone pour lui donner des ordres afin de faire modifier le travail des journalistes de France Télé sur Gaza et que cette responsable s’est exécutée, en s’excusant.
Puis elle dresse la liste de ses amis de ce lobby qui squattent les médias pour remplir leur mission: sans la moindre surprise on retrouve les défenseurs assumés du génocide à Gaza depuis 21 mois: les politiques Aurore Bergé et Mathieu Lefèvre, Fourest, Enthoven et bien sûr, Sophia Aram!
L'armée israélienne a massacré plus de 1 000 personnes qui tentaient d'obtenir de l'aide humanitaire, selon l'ONU.
Toutes les preuves sont là. L'horreur est démontrée.
Personne ne pourra dire qu'il ne savait pas.
LA MORT EST DÉSORMAIS LE SEUL MAÎTRE DE GAZA
Jour après jour, à Gaza, le bilan s’alourdit inexorablement : dix morts vendredi, vingt-six samedi, quatre-vingt-treize dimanche. Ce n’est plus simplement une guerre, mais une tragédie humaine et une descente aux enfers où toute une population est prise au piège, soumise à un choix impossible entre mourir de faim ou périr sous les tirs incessants de l’armée.
Depuis plus de vingt mois, Gaza subit un déluge de feu en réponse à l’attaque terroriste du Hamas qui coûta la vie à plus de mille deux cents Israéliens en octobre 2023 et fit deux cents cinquante et un otages, dont une cinquantaine demeurent toujours captifs, parmi lesquels vingt seraient encore en vie. En réponse à cette horreur initiale, près de soixante mille Palestiniens ont péri sous les bombardements israéliens. Cette spirale aveugle de représailles et de souffrances humaines marque à jamais le visage de notre époque. Ces répercussions internationales provoquent des conséquences qui pourraient devenir irréversibles dans la vie commune de millions de femmes et d’hommes si nous n’agissons pas. En France, l’antisémitisme ressurgit dangereusement, instrumentalisé par les forces de la division qui cherchent partout à fracturer les nations et les peuples. Dans un même mouvement, des milliers de femmes et d’hommes de confession musulmane sont victimes d’une stigmatisation qui ne fait que s’amplifier. Partout les citoyens sont les victimes collatérales d’une guerre qui n’en finit plus de créer du désastre et de la désolation. Et pendant que nous nous querellons, pris dans l’engrenage dramatique de la haine et de la division, des femmes et des hommes continuent de mourir aux portes de la Méditerranée.
La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), créée conjointement par Israël et les États-Unis, s’est rapidement révélée être un piège cruel. L’aide humanitaire, qui avance masquée, se distribue sous la menace constante d’une force militaire omniprésente, où chaque tentative désespérée d’obtenir de la nourriture peut signifier une condamnation à mort. Selon l’ONU, en deux mois seulement, près de mille Gazaouis ont été tués alors qu’ils tentaient simplement d’accéder aux produits essentiels pour continuer à vivre. Entourés de barbelés et gardés par des soldats lourdement armés, les centres de distribution se transforment en pièges mortels. Le dilemme tragique des Gazaouis – secourir un blessé ou récupérer un simple sac de farine – témoigne crument des conditions inhumaines auxquelles ils sont soumis chaque jour.
Peu à peu, les voix des derniers journalistes locaux s’éteignent, eux qui s’efforcent malgré tout de rapporter la vérité au monde, exposés quotidiennement à des tirs ciblés et à des arrestations arbitraires. L’Agence France-Presse elle-même sonne l’alarme sur le sort de ses correspondants locaux : « leur vie est en danger », alerte-t-elle, impuissante, prenant la difficile décision d’organiser l’évacuation de ses collaborateurs dans une période où nous avons pourtant tellement besoin de savoir.
Chaque jour, les dirigeants internationaux affichent leur impuissance, voire leur indifférence. Par son immobilisme et son quasi-mutisme, l’Union européenne trahit les principes fondamentaux sur lesquels elle a été bâtie, restant sourde aux appels pressants des consciences les plus respectées, à commencer par celui du pape Léon XIV exigeant « un arrêt immédiat de la barbarie de cette guerre ». Ecoutons Elie Barnavi quand il nous met en garde : « Si on n’arrête pas Benyamin Netanyahou », « on se sera rendu coupable d’un crime de guerre et d’un crime contre l’humanité massif ». Ecoutons les voix qui se lèvent en Israël même. D’autant que chez nous, les rares initiatives diplomatiques s’enlisent. Ainsi, la conférence franco-saoudienne prévue à la fin du mois de juillet, qui devait initialement être présidée au plus haut niveau pour soutenir la reconnaissance de l’État palestinien, a été réduite à une simple réunion vice-ministérielle. Pourtant, la France s’est jointe à vingt-quatre autres pays pour demander immédiatement un cessez-le-feu et la libération des otages. Nous devons soutenir fermement cette initiative.
Notre responsabilité morale est pleinement engagée. Nous devons exiger l’ouverture sans attendre de corridors humanitaires sécurisés sous contrôle international, conditionnant tout soutien à Israël au respect strict et absolu du droit humanitaire international. Enfin, je renouvelle ici mon appel à ouvrir les portes de Gaza aux journalistes étrangers. Le monde entier a plus que jamais le droit et le devoir de savoir.
Face à cette tragédie, un seuil moral, politique et historique a été franchi. Nous sommes désormais confrontés, devant un peuple sidéré, à une mécanique privée de tout garde-fou : autant du sens des responsabilités d’un chef de gouvernement digne de ce nom, que du sens de la mesure de partis politiques démocratiques, comme de la fidélité au droit international de ses alliés occidentaux, et du courage et de la vigilance de chacune et chacun à travers le monde, devant les atteintes intolérables au droit humain.
Jusqu’à quel point allons-nous accepter l’inacceptable ? Jusqu’à quel degré d’inhumanité devrons-nous descendre avant que notre conscience collective ne se réveille ? À ce stade, l’affaire n’est pas de mots : « crime contre l’humanité », « génocide », « nettoyage ethnique »,pas même d’un poids de chair et de sang, mais d’âme, d’humanité, quand tous seuils franchis, on se trouve confronté à l’injustifiable, à l’innommable. Face à cette urgence absolue, d’une lueur à sauver au fond de chacun de nous, nous devons retrouver la force morale de dire « non », avec fermeté, dignité et courage, à cette horreur qui se déroule sous nos yeux. Nous devons enfin nous engager sur le chemin de la reconnaissance d’un Etat palestinien parce que, face au terrorisme islamiste du Hamas comme au messianisme ultrareligieux d’une partie du gouvernement israélien, la réponse ne peut être que politique dans l’affirmation d’un principe, du droit et de la justice.
Si nous échouons à garantir la vie et la dignité du peuple de Gaza, c’est notre propre humanité que nous condamnons.
Dominique de Villepin
Crédits : AP Photo - Jehad Alshrafi
Ce qui est ignoble et dont les gens ne se rendent pas forcément compte, c’est que parmi les dizaines de milliers d’enfants qui vont souffrir de malnutrition aiguë sévère, la forme la plus grave de malnutrition, certains en garderont des séquelles à vie même si ils n’en meurent pas
Le cerveau ne peut pas se développer normalement. Ils pourront avoir des retards de développement intellectuel, de la mémoire et du langage
Sans parler du stress énorme sur tous leurs organes vitaux qui vont lutter pour que l’enfant survive
C’est comme quand on parle des dizaines de milliers d’enfants blessés, ça veut dire quoi concrètement
Certains sont amputés, d’autres ont des séquelles de brûlures et des membres atrophiés et donc seront en situation de handicap toute leur vie
Tous, absolument tous, souffrent de stress post-traumatique et beaucoup d’entre eux ne s’en relèveront peut-être jamais. Pour ceux qui ont eu la chance d’être évacués alors que leurs frères et sœurs sont toujours dans l’enclave, ils sont traumatisés de la séparation et certains développent un syndrôme du survivant parce qu’ils sont en sécurité et qu’ils peuvent manger à leur faim
La réalité de ce qu’il se passe à Gaza, c’est que l’armée israélienne a massacré une génération entière d’enfants, les plus petits et les plus fragiles d’entre nous
Donc évidemment qu’on va pas fermer nos gueules sur cette famine organisée et ce génocide. Tous les responsables et leurs complices doivent être traînés devant des tribunaux pour les atrocités qu’ils ont commises
Bref encore de la manipulation psychologique ! alors que vient il de faire en clair pour que vous compreniez bien ! Je vous détaille le fonctionnement ⬇️💋
🧠c’est ni plus ni moins qu’une technique de manipulation classique : « l’épouvantail et le leurre »
Quand François Bayrou propose de « supprimer deux jours fériés », il utilise ce qu’on appelle en psychologie sociale une « technique de diversion ou d’épouvantail » (parfois appelée « technique du pied dans la porte inversé », ou « leurre sacrificiel »).
🔹 Comment ça fonctionne ?
1. « On avance une proposition choquante, inacceptable »: ici, supprimer deux jours fériés. Cela provoque une réaction immédiate, des émotions fortes (colère, rejet, indignation).
2. La population se focalise sur ce point précis, se mobilise contre lui, croit mener une bataille sur ce sujet.
3. Ensuite, le gouvernement “reculera ” sur ce point (volontairement), en donnant l'impression d'avoir entendu le peuple : « Finalement, on ne supprimera qu’un jour férié… ou aucun. »
4. 👉 Et pendant ce temps, les autres « mesures injustes ou antisociales* »passent plus facilement, car elles paraissent « moins graves en comparaison ».
Exemple : allongement du temps de travail, baisse des prestations sociales, etc.
🧠 Pourquoi ça marche psychologiquement ?
« Soulagement biaisé » : les gens se disent « On a évité le pire”, donc ils acceptent l’inacceptable, pensant avoir gagné quelque chose.
Effet de contraste : après l’annonce-choc, toute autre mesure paraît plus modérée, plus acceptable.
« Syndrome de la fausse négociation » : on croit qu’un dialogue a eu lieu, qu’il y a eu un compromis, alors que « tout était prévu dès le départ »
« Légitimation d’un gouvernement illégitime » : en faisant semblant de céder, le pouvoir tente de se redonner une image démocratique et « à l’écoute », alors que la stratégie était manipulatoire dès le départ.
🔚 En résumé
Proposer l'inacceptable pour faire passer l'intolérable.
Bayrou (ou le gouvernement) agite un épouvantail (suppression de jours fériés) pour créer une fausse bataille et permettre au reste des mesures, bien plus structurelles et injustes, d’être acceptées par une population déjà épuisée, sous le choc, ou soulagée d’avoir "évité le pire".
Partagez ceci à vos proches et amis afin que cela bien ancré dans leurs esprits ! 🙏🏼💋
🇮🇷🇮🇱 FLASH | « L’iran n’a pas déchiré la charte des Nations Unies. L’iran n’a pas insulté les dirigeants de cette organisation. L’Iran n’a pas de mandat d’arrêt pour génocide. L'Iran n'a pas attaqué Israël, c'est Israël qui a attaqué l'Iran. » L’ambassadeur d’Iran en France.
Face à l’indifférence et à la barbarie qui s’abattent sur Gaza, les voix de l’humanité doivent s’élever, témoins de compassion et de solidarité. Je salue toutes les initiatives pacifiques qui visent à mettre un terme à cette tragédie.
Les habitants de Gaza subissent la faim, les bombardements et l’enfermement dans un silence international devenu intolérable. Notre conscience doit rejeter cette banalisation de la souffrance et exiger immédiatement le respect absolu du droit international, la protection des civils et la levée totale du blocus.
La conférence de l’ONU coprésidée par la France et l’Arabie Saoudite doit être le moment décisif pour acter la reconnaissance pleine et entière de l’État palestinien, condition essentielle pour sortir de l’engrenage de la guerre afin de construire une paix juste et durable.
Ne détournons pas les yeux. Choisissons la paix, la justice et la fraternité. Car face à Gaza, c’est notre humanité tout entière qui est en jeu. Or, l’humanité c’est nous, c’est chacun de nous.
Dominique de Villepin
Photo: Abdel Kareem Hana Associated Press Des Palestiniens attendaient de la nourriture dans une cuisine communautaire de Gaza, le 23 mai dernier.
Sur les 18 premières pages du dernier rapport du ministère de la santé palestinien, l'âge indiqué de tous les enfants morts est de 0 (moins d'un an)
Des nourrissons
Les 80 pages suivantes sont des enfants de moins de 5 ans
Massacre d’une génération entière d’enfants
Génocide