Nous traversons l’existence dans un somnambulisme consenti, anesthésiés par un flot incessant de distractions et de futilités.
La société contemporaine encourage cet oubli de soi, préférant des consciences assoupies à des esprits véritablement éveillés.
La #philosophie demeure l’acte le plus radical qui soit : arracher l’esprit à cet engourdissement pour lui restituer sa liberté et sa profondeur authentiques.
L’évolution nous a dotés d’un #cerveau conçu pour comprendre avant tout notre « tribu », ce cercle restreint de proches qui nous entourent. Mais la #littérature est venue briser ce plafond de verre biologique. Par la #lecture, nous laissons entrer en nous la façon de penser, de voir et de sentir d’un être humain qui nous est inconnu. C’est une véritable extension de notre #empathie hors de notre propre corps. C’est l’unique moyen, sans perdre la raison, de vivre plusieurs vies et d’être habité par d’autres esprits tout en restant pleinement soi‑même.
La citation du jour.
— Aldous Huxley, (1894-1963), écrivain, romancier et philosophe britannique. Son célébrissime roman « Le Meilleur des mondes » (1932), anticipation dystopique, figure à la 5ᵉ place des cent meilleurs romans de langue anglaise du XXᵉ siècle en 1998.