🌒 combat seul, en individu libre, loin de désirer le sacrifice pour qu'une incapacité en remplace une autre et qu'un nouveau pouvoir triomphe de l'ancien.
Notre combat est tourné vers l’avenir et non vers la reconstitution d’un passé mythique ; en outre, nos ennemis sont au pouvoir, et nous n’entendons pas revenir à une forme de société qui a permis leur victoire.
Francois Duprat .
"Le mythe est un reflet des couches les plus profondes de l'âme. C'est un miroir cosmique qui nous montre notre place dans le monde et notre connexion avec le transcendant."
Ernst Jünger
« Pour moi, ce futur est la fin, car il ne prolonge rien de ce que l'on appelle humain. Toutes les valeurs avec lesquelles nous avons vécu disparaissent.
Pierre Drieu La Rochelle
« La suppression de la liberté, les arrestations arbitraires [...] qu’on prétend rejeter sur le fascisme, sont tout aussi bien et tout aussi souvent le propre des régimes dirigés contre le “danger fasciste”. »
— Maurice Bardèche, Qu’est-ce que le fascisme ? (1961)
Puisque c’est bientôt les vacances, voici le top 8 des livres les plus nourrissants et intéressants que j’ai chroniqués pour le Figaro cette année :
- Le choc des civilisations, Samuel Huntington, Odile Jacob
- Le Sceptre et la Plume, Bruno de Cessole, Perrin
- Pêcheurs de perles d’Alain Finkielkraut, Gallimard
- Woke Fiction, Samuel Fitoussi, Cherche-Midi
- Penser le conservatisme à gauche, Amaury Giraud, Le bord de l’eau
- Vers un monde univoque, Thomas Bauer, L’Echappée
- Seuls les enfants changent le monde, Jean Birnbaum, Le Seuil
- Raisonnablement sexiste, Laurent Obertone, Magnus
« [...] la lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés [...]. »
— René Descartes, Discours de la méthode (1637)
«[…] le catholicisme est un élément d’ordre dans une société pléthorique, et un élément de mort dans une société dégénérée et débile.»
et :
«Et c’était bien cela, l’armée chrétienne, c’était bien une armée académique qui se battait, ou, plus exactement, qui était battue : rouscaille, genre affranchi, et en réalité académisme et conformisme effrénés ; couplets sur la jeunesse (sa propre jeunesse !), et en réalité sénilité conformiste, académique et chrétienne : tradition ! tradition ! Alors que l’armée qui nous poussait devant elle était celle d’un pays qui avait fait une révolution, et qui ne se souciait ni des conventions, ni des codes ni des usages. Officiers de réserve qui commandaient non parce qu’ils étaient des chefs nés, mais parce qu’ils avaient une bonne mémoire, et officiers d’active qui commandaient non parce qu’ils étaient des hommes de caractère, mais parce qu’ils avaient de bonnes notes de conduite, lesquelles prouvent généralement le manque de caractère : guerriers qui avaient peur de tout, de leurs supérieurs, du qu’en-dira-t-on, du « lendemain », des lois, de «Dieu», - de la mort, de la vie. […] faux aventuriers, qui ne s’étaient jamais aventurés que dans les salles de rédaction, pour y dicter à un copain complaisant leurs exploits imaginaires ; faux «durs» (les belles épaules étant du rembourrage) ; faux bronzés (le hâle était obtenu à l’électricité) : une société où tout était chiqué et trompe l’œil, où tout était fait pour la phrase, la caméra, le reportage, l’opinion ; une société où tout était creux, et qui de là s’écroulait au premier choc, comme un cartonnage de théâtre […].»
Extraits des textes intitulés Les chevaleries et Le solstice de juin, Henry de Montherlant, Le solstice de juin (Grasset, 1941), pp. 18 et 299-300.
"Le poète doit être celui qui rappelle aux hommes l'idée éternelle de la Beauté dissimulée sous les formes transitoires de la vie imparfaite. La Beauté est une condition de la vie parfaite, il y a longtemps que cette idée me hante. Je voudrais en faire la maxime de toute ma vie."
"A l'issue des élections, toujours, sous une étiquette ou une autre, c'est toujours le même parti qui arrive au pouvoir : celui du capitalisme international."
Jean Thiriart
Cette librairie est une mine d'or. On y trouve des bijoux de la littérature française du siècle dernier qu'on ne trouve plus ailleurs.
Ne pas laisser des gosses de bourgeois vandaliser ce genre de lieux mais ils savent que les façades et les vitrines ne rendent pas les coups
« La Cité future pour Popu c’est son pavillon personnel avec 500 mètres de terrain, clos soigneusement sur quatre faces, canalisé si possible, et que personne vienne l’emmerder. Tout ça enregistré devant notaire. C’est un rêve de ménagère, un rêve de peuple décadent, un rêve de femme. »
— Louis-Ferdinand Céline, Les Beaux Draps (1941)
« Il n’y a plus de partis dans les classes, plus de classes dans les nations, et demain il n’y aura plus de nations, plus rien qu’une immense chose inconsciente, uniforme et obscure, la civilisation mondiale [...]. »
— Pierre Drieu la Rochelle, Mesure de la France (1922)
« Un nationaliste, c’est un Français qui a pris conscience de sa formation. Nationalisme est acceptation d’un déterminisme. »
— Maurice Barrès, Scènes et doctrines du nationalisme (1902)
[...] in un mondo nel quale il denaro rappresenta l'idea dominante, tutti i valori divengono necessariamente vendibili, i poteri corruttibili e i semi della distruzione incominciano a fiorire.
Ernst Jünger
Scritti politici e di guerra
[L'anarca] lotta da solo, da individuo libero, che è ben lontano dal desiderare il sacrificio perché una incapacità si sostituisca ad un'altra e un nuovo potere trionfi su quello antico.
Ernst Jünger
Eumeswil
« Il est d’une haute moralité d’obéir à la loi. [...] Mais je ne puis accepter que la loi à laquelle mon esprit s’identifie. Plus j’ai d’honneur en moi, plus je me révolte si la loi n’est pas la loi de ma race. »
— Maurice Barrès, Scènes et doctrines du nationalisme (1902)
« [...] à toi de diriger les peuples sous ta loi, Romain, qu’il t’en souvienne — ce seront là tes arts, à toi — et de donner ses règles à la paix : respecter les soumis, désarmer les superbes. »
— Virgile, Énéide