Le programme de Mélenchon est le meilleur programme de 2027. Le problème, c'est qu'on a les résultats du crash test. Grandeur nature. Sur 55 millions de Français.
Alors je vais être honnête, parce que c'est trop facile de cracher dessus sans réfléchir : sur le papier, c'est le programme le plus séduisant de 2027 :
- SMIC à 1600€ net.
- Retraite à 60 ans.
- Prix bloqués sur l'essentiel… Promesse inflation 0 !
Quand tu finis à découvert le 15 du mois, avoir envie d'y croire c'est pas de la bêtise. C'est humain.
Le problème, c'est que ce programme a déjà tourné, on a les logs (et c'est pas beau à voir).
Mai 1981 : Mitterrand arrive au pouvoir. Le VRAI programme socialiste, appliqué par de VRAIS socialistes, avec une majorité absolue. Pas un compromis donc : le truc intégral !
- SMIC augmenté de 10 % direct
- Retraite à 60 ans, passée par ordonnance en même pas un an (ordonnance = le gouvernement fait la loi directement, sans débat complet au Parlement. Oui : la même mesure que Mélenchon propose 45 ans plus tard, recyclée telle quelle).
À l'époque c'est 39 banques et 5 groupes industriels nationalisés. L'État rachète les boîtes. Avec quel argent ? Le tien (et de la dette).
La suite, c'est pas moi qui le dis. C'est le calendrier :
- Octobre 1981 : première dévaluation du franc. Une dévaluation, c'est quand ton pays annonce officiellement que sa monnaie vaut moins.
Pourquoi on en arrive là ? Parce que quand un État dépense beaucoup plus qu'il ne produit, plus personne ne veut détenir sa monnaie (ni sa dette). Elle se vend, elle chute, l'État finit par acter la chute.
Conséquence directe pour toi : tout ce qui est importé (essence, fringues, alimentation, électronique…) augmente d'un coup.
La dévaluation, c'est un impôt sur tout le monde, sans vote.
- Juin 1982 : deuxième dévaluation. Cette fois avec blocage des prix ET des salaires. Signé Delors, un socialiste : le même gouvernement qui devait augmenter les salaires a fini par les geler officiellement.
- Mars 1983 : troisième dévaluation + en bonus le "Tournant de la rigueur" : austérité générale, et contrôle des changes.
L'État t'interdit de sortir ton propre argent du pays (oui, comme dans les pires dictatures) !!!
Concrètement, les Français qui partaient en vacances avaient un carnet de change : un document officiel qui fixait combien de devises ils avaient le droit d'emporter (cherche "carnet de change 1983". Tu vas halluciner).
Bref, ils ont détruit l'économie en 22 mois… Belle perf' ! 👏
22 mois entre les promesses d'élection magique du "tout le monde il est beau et égalitaire" et le gel des salaires par ceux-là mêmes qui promettaient de les augmenter !
Et le pire ? Mitterrand jouait avec des cartes que Mélenchon n'aura jamais :
- La dette publique en 1981 : 22 % du PIB. Aujourd'hui : plus de 110 %.
- En 1981, la France avait le franc : dévaluer c'est douloureux mais ça amortit le choc, comme un fusible qui saute. Aujourd'hui on a l'euro : pas de fusible.
- Quand un pays de la zone euro déraille, l'ajustement se fait autrement : coupes budgétaires, impôts, chômage… Demande aux Grecs.
- En 1981, on pouvait bloquer les capitaux aux frontières. Aujourd'hui, les capitaux partent à Francfort, Genève, Dubaï ou Singapour en un clic. Légalement.
Bref : même programme + cinq fois plus de dette + zéro amortisseur.
Parenthèse sur le blocage des prix maintenant, vu que c'est la mesure star des socialo-communistes incompétents :
Un prix, c'est pas une punition, c'est une information.
Un prix qui monte, ça dit : "ce truc est rare ici. Produisez-en, apportez-en, y'a de l'argent à se faire !"
- Le prix élevé ATTIRE ce qui manque.
- Tu bloques le prix : le signal disparaît.
Plus personne n'a de raison de produire ou d'apporter le truc. T'as pas rendu le produit abordable : tu l'as fait disparaître des rayons !
À… chaque… fois, la même histoire :
- 1793 : en pleine Révolution française : la loi du maximum plafonne le prix du grain.
Résultat : les paysans arrêtent de vendre, greniers vides, marché noir.
- 1971 : Nixon gèle les prix aux US.
Quand le choc pétrolier arrive en 73, les prix bloqués n'ont pas le droit de s'ajuster. Résultat : files d'attente de plusieurs kilomètres à la pompe.
Les pays sans blocage payaient plus cher certes, mais eux, ils avaient de l'essence.
- Venezuela, années 2010 : les plus grosses réserves de pétrole du monde et pourtant plus de PQ dans les rayons.
Casser le thermomètre n'a jamais soigné une fièvre !
Alors les amis de LFI, ils ont la solution à tout ça ! Il suffit de "faire payer les riches".
La plus inefficace des mesures ! Le programme est même pas voté que les cartons sont déjà faits.
Un impôt, ça se vote à Paris, un patrimoine, ça se domicilie où on veut.
Ce programme ne taxera donc pas les riches : il taxera ceux qui ne peuvent pas partir. C'est-à-dire exactement les gens qu'il prétend défendre.
Maintenant l'apothéose de la débilité : la tech !
C'est écrit noir sur blanc dans le programme, chapitre souveraineté numérique.
- Ils veulent "un moratoire" (c'est-à-dire un gel, on va pas se leurrer) sur les data centers qui "ne répondent pas à un impératif de souveraineté".
Donc ça part sur une "mission nationale" de chercheurs et parlementaires chargée de déterminer quels projets d'IA sont "utiles aux besoins sociaux et écologiques".
Traduction pour les débiles capitalistes : un comité pour décider quelles technologies méritent d'exister.
En URSS, ça s'appelait le Gosplan… On connaît la fin.
Pendant ce temps, les US ont annoncé 500 milliards de dollars pour Stargate.
Les Émirats en ont fait une priorité d'État.
La Chine, je t'en parle même pas…
La bataille économique du siècle est EN COURS ! Et les HPI de LFI proposent une commission-branlette pour vérifier si l'IA est "socialement utile" !!!
Quelle boîte tech, française (ou étrangère) investirait UN SEUL euro ici DANS CES CONDITIONS ?
Dernier bloc. Lis jusqu'au bout, c'est là que ça se joue :
- La France dépense déjà 57 % de son PIB en dépense publique. Record d'Europe.
Chaque année, l'État paie des intérêts sur sa dette : cette facture d'intérêts dépasse déjà le budget des armées.
Sur la trajectoire actuelle, Bercy lui-même la voit devenir le premier poste de l'État. On emprunte pour payer les intérêts de ce qu'on a déjà emprunté !
Demande à n'importe quel chef d'entreprise comment ça s'appelle… Ça s'appelle faire de la cavalerie et foncer vers la cessation de paiement.
Ce programme actuel, appliqué à notre pays actuel, dans son état actuel, c'est pas "un autre choix de société". C'est l'arrêt cardiaque !
Maintenant, spoiler alert ! La fin du film.
La Grèce l'a déjà tourné pour nous :
Syriza, la gauche radicale, élue en janvier 2015 en jurant de ne JAMAIS plier face à Bruxelles !
61 % de la population vote NON à l'austérité par référendum. Et pourtant… Six mois après son élection, Tsipras signait TOUT :
- Retraites amputées jusqu'à 40%.
- Gel des salaires des fonctionnaires.
- Hôpitaux sans médicaments.
- Tout le pays dans la rue, chômage à VINGT-HUIT POURCENT. Une merde pas possible.
+ des années sous tutelle et bien plus d'une décennie pour s'en remettre.
Mitterrand a tenu 22 mois. Tsipras, 6.
La réalité du socialisme ne négocie pas.
Mélenchon, lui, son argument de vente c'est aussi qu'il ne pivotera JAMAIS ! Le programme, rien que le programme. Jusqu'au bout.
Mais jusqu'au bout de quoi ? T'as jusqu'à avril 2027 pour répondre.
Aujourd’hui est ta dernière danse.
Toi qui nous as tant donné.
Nous aurions dû t’offrir une meilleure fin, mais nous avons échoué.
Mettre des mots sur ce que tu as apporté pendant 14 ans est très difficile, tant tu as été un acteur majeur du renouveau de cette équipe. Les gens n’ont pas toujours su apprécier ta grandeur, mais le temps et l’histoire s’en chargeront…
Merci de m’avoir donné la chance et l’opportunité de représenter mon pays sur la plus grande scène pendant tant d’années.
Je me sens privilégié d’avoir pu être aux côtés de l’une des plus grandes légendes de notre pays, et je ne garde que d’excellents souvenirs de tout ce que nous avons vécu et accompli ensemble.
Je te souhaite le meilleur dans ta nouvelle aventure, et encore merci pour tout ce que tu as apporté à ce maillot qui compte tant pour nous.
👑
Mon avis à chaud sur Claude Fable 5 / Mythos :
- Tout le battage médiatique autour des risques de sécurité est du bullshit.
- Le modèle sert principalement à créer une nouvelle classe premium, avec des prix x2, tout en dépréciant Opus (milieu de gamme) et Sonnet (entrée de gamme).
- Le modèle sera leader, mais pas exceptionnel. Il excellera seulement sur certaines tâches spécifiques, mais rien de révolutionnaire.
S’ils n’ont pas sorti Mythos plus tôt et que c’est une semi-version pour le grand public qui sort aujourd’hui, c’est tout simplement parce que le modèle leur coûte trop cher et que leur infrastructure est incapable de suivre la charge.
Ça leur permet aussi de vendre un accès « exclusif » à Mythos à prix d’or à quelques grosses entreprises.
Cette boîte (Anthropic) est techniquement incroyable, mais c’est ce qu’il y a de pire en matière de stratégie et de communication. C’est du Apple puissance 1000. Le bullshit à outrance en plus.
Il n’y aura pas plus de problèmes de sécurité avec Mythos / Fable 5 qu’avec Opus 4.5, 4.8 ou GPT-5.5. Une personne experte dans un domaine pourra sans doute casser plus de systèmes, oui. Mais elle le pouvait déjà avec Opus. Elle détectera peut-être un peu plus de failles, mais les défenseurs pourront aussi patcher plus rapidement.
Bref, on atteint un point culminant dans l’IA où Anthropic et OpenAI ne savent plus comment vendre leurs modèles.
Ils annoncent donc cataclysme sur cataclysme pour faire peur, puis proposent de « ralentir » le développement de l’IA. « Ralentir » veut surtout dire que ça leur coûte trop cher.
En face, les modèles open source chinois rattrapent leur retard pour beaucoup moins d’argent. Leur modèle économique (brûler du cash pour subventionner des tokens à perte) commence à devenir insoutenable. Sans oublier que les grandes entreprises, passées la phase de FOMO IA, se rendent compte que l’IA bien utilisée en production, c’est bien, mais que les modèles actuels ne justifient pas de dépenser plusieurs milliers d’euros par employé.
On atteint donc un plafond. Le particulier ou la petite entreprise est prête à payer max environ 200 $ par mois. Pour une grosse entreprise, quelques milliers de dollars par employé. Au dessus, elles ralentissent.
Sauf que pour soutenir leurs modèles et rassurer les investisseurs, les entreprises comme OpenAI et Anthropic ont besoin de trouver des moyens d’augmenter les prix. Et Anthropic ouvre la voie avec Mythos !
Le plus fou dans cette histoire Claude Mythos / Fable 5, c’est que ça fait des semaines que presque tous les influenceurs reprennent chaque actualité débile d’Anthropic sans aucun esprit critique et annoncent un cataclysme qui, visiblement, n’aura pas lieu avec ce modèle.
Tout ça pour du reach, mais aussi parce que la plupart des utilisateurs n’y comprennent rien et n’utilisent pas les modèles de manière poussée.
Vivement les IPO d’Anthropic et d’OpenAI pour que tout ça retombe un peu et qu’on passe enfin à autre chose, car ça devient vraiment insupportable.
Nous sommes allés le rencontrer dans son milieu, un Premier Mai.
Comme à notre habitude, on a discuté avec les gens du coin pour prendre la température du terrain.
Et comme notre voix commence à être connue, les gens se livrent tout de suite, sans filtre et sans chichi.
Vous n’imaginez pas à quel point il est respecté sur la Côte d’Azur.
Partout, on entendait les mêmes mots : « C’est un bosseur, quelqu’un d’honnête qui aime la France, accessible, direct et droit, qui ne se prend pas pour un autre. »
David, ne change pas, reste comme t’es. Parce que si tu changes, je viens personnellement te démonter sur un ring. Le coq peut être rapide, mais le lourd cogne fort ;) .
Sky
La sortie médiatique de Rayan Cherki 🇫🇷.
PARFAITE.
Le foot c’est aussi savoir perdre.
La lucidité après une telle déception et être un des seuls à venir s’exprimer. Bravo. 👏
Trump, quand il s'est fait élire en 2016, a fait une erreur de débutant qui a plombé son premier mandat.
Il n'avait pas compris l'État profond américain.
Il est arrivé seul. Sans équipe, sans plan de nominations, sans liste de personnel. Résultat : son administration a passé quatre ans à saboter ses propres décisions. Décrets bloqués, fuites organisées, nominations retardées de plusieurs mois, hauts fonctionnaires qui se vantaient de « résister » dans les colonnes du New York Times.
En 2024, il a retenu la leçon. Des milliers de profils identifiés et vettés avant même l'élection. Le Schedule F pour reclassifier les hauts fonctionnaires et pouvoir les remplacer. Un plan de personnel prêt le jour un. C'est ça, la vraie différence entre les deux mandats. Pas les idées. L'exécution administrative.
La droite française doit comprendre ça maintenant.
Il est à peu près certain qu'elle va gagner en 2027. Mais gagner l'élection ne suffit pas. Si elle arrive au pouvoir sans un plan millimétré pour reprendre les institutions, il ne se passera rien. L'inertie absorbera tout. Comme elle l'a toujours fait. L'État profond français est socialiste, c'est l'héritage de Mitterrand, et il survivra à n'importe quelle alternance électorale si on ne s'attaque pas à sa structure.
Voici donc le mapping des postes qui font réellement fonctionner ce pays.
Premier étage : les emplois à la décision du gouvernement. Environ 600 postes nommés en conseil des ministres. Les secrétaires généraux des ministères, les directeurs d'administration centrale, les préfets, les recteurs d'académie, les ambassadeurs. C'est la courroie de transmission entre le politique et l'administratif. Un ministre passe, son directeur d'administration centrale reste. Celui qui écrit les circulaires a plus de pouvoir que celui qui passe à la télé.
Deuxième étage : le secrétariat général du gouvernement. Le poste le plus puissant dont personne ne connaît le nom. Il coordonne tout le travail interministériel, valide tous les textes, organise la continuité de l'État. Qui tient le SGG tient la machine.
Troisième étage : le Conseil d'État. Vice-président, présidents de section, conseillers. Il donne son avis sur tous les projets de loi avant leur présentation et juge ensuite les recours contre les décrets. Il est juge et conseiller du même pouvoir qu'il encadre. Aucune réforme ne passe sans lui.
Quatrième étage : le Conseil constitutionnel. Neuf membres, renouvelés par tiers tous les trois ans, nommés par le président de la République et les présidents des deux chambres. Le calendrier des renouvellements doit être intégré dans la stratégie dès le premier jour du mandat. C'est mathématique.
Cinquième étage : la magistrature. Le Conseil supérieur de la magistrature qui gère les carrières. Les procureurs généraux, nommés en conseil des ministres. Le parquet national financier. Et surtout l'École nationale de la magistrature, qui forme idéologiquement chaque génération de juges. On ne réforme pas la justice en changeant les lois. On la réforme en changeant qui recrute et qui forme.
Sixième étage : l'Éducation nationale. La DGESCO, qui écrit les programmes. Le Conseil supérieur des programmes. L'inspection générale. Les recteurs. Tant que ces postes restent dans les mêmes mains, chaque génération d'élèves sort formatée par la même culture, quel que soit le ministre.
Septième étage : l'audiovisuel public et sa régulation. Présidences de France Télévisions et de Radio France. Collège de l'ARCOM, qui nomme et qui sanctionne. L'argent public finance une ligne éditoriale. Celui qui nomme les présidents fixe la ligne.
Huitième étage : les autorités administratives indépendantes et les agences. Défenseur des droits, CNIL, CNCDH, ADEME, France Stratégie, agences régionales de santé. « Indépendantes » signifie indépendantes du suffrage universel, pas de l'idéologie. Chacune produit des rapports, des normes, des sanctions, qui contraignent le politique de l'extérieur.
Neuvième étage : le circuit de l'argent. Banque de France, Caisse des dépôts, direction du Trésor, direction du budget. Bercy peut enterrer n'importe quelle réforme en trois notes techniques.
Dixième étage : la reproduction de la caste elle-même. L'INSP, ex-ENA, les grands corps, l'inspection des finances. C'est là que se fabrique l'homogénéité idéologique de la haute fonction publique. Réformer les concours, les jurys, les critères de sortie, c'est réformer les trente prochaines années.
Et enfin l'étage européen : la représentation permanente à Bruxelles et le choix du commissaire français. La moitié de nos normes viennent de là. Ignorer cet étage, c'est reprendre la maison en laissant les clés du portail.
Le programme d'un candidat sérieux en 2027 ne doit pas seulement contenir des mesures. Il doit contenir un organigramme. Des noms prêts pour chaque poste, une loi de transformation de la fonction publique prête à être votée l'été suivant l'élection, un calendrier de nominations pensé comme une campagne militaire.
Parce que la vérité, c'est que l'alternance ne se joue pas dans les urnes.
Elle se joue dans les organigrammes.
Quand Marine Tondelier se rend compte que voyager SANS clim ce n’est pas trop confort et blâme Wauquiez : ce dernier lui rappelle que EELV a tenté de S’OPPOSER à la climatisation des transports qui est en cours dans sa région. Guignol.
Étape 1 : s'opposer à la climatisation dans les logements au nom de l'écologie.
Étape 2 : exiger la réquisition des lieux privés climatisés pour que les gens puissent se mettre au frais.
Étape 3 : se prendre un backlash pour l'incohérence des étapes 1 et 2.
Étape 4 : voir que les gens réclament de réquisitionner les locaux climatisés du parti.
Étape 5 : faire des journées portes ouvertes en prétendant aider le peuple.
Tour de passe-passe réalisé par un professionnel.
Discussion avec un ami proche à midi. Comme souvent, le tableau est noir quand il s'agit d'envisager l'avenir.
Professionnellement
- Le salariat est une impasse : la fiscalité est élevée et chaque euro additionnel de rémunération en salaire est taxé à 65%. Impossible de s'enrichir, même avec des rémunérations très importantes. Et ce n'est pas prêt de s'améliorer...
- Les modèles de rémunération hybrides (carried-interest, management package) sont désormais fiscalisés quasiment comme du salaire.
- Reste à créer ou reprendre une boite : déjà c'est compliqué, et ensuite dans le contexte politique, est-ce bien raisonnable ? Si Le Pen ou Mélenchon arrive au pouvoir, l'incertitude est énorme.
A titre personnel
- L'école est en ruine : les programmes sont au ras des pâquerettes, et rares sont les établissements sans chahut.
- Sauf à vivre dans une gated-community, on n'est pas en sécurité.
Une fois qu'on a dit ça, que faire ? L'expatriation est une option, mais la France, c'est quand même notre pays, là où vivent nos familles, nos amis. Et pour aller où..?
Est-ce que vous aussi vous vous sentez un peu... perdus ?
Voir Jean-Luc Mélenchon et la gauche insoumise se pavaner à Avignon en hurlant que « le budget de la culture n'est pas assez élevé » est la plus belle performance théâtrale de l'été.
Ayant bossé 15 ans comme ingénieur du son sur ces plateaux, je connais l'envers du décor. Et vous n'êtes pas prêts.
Avignon, ce sont deux mondes étanches : le ON et le OFF.
Le ON, c'est l'aristocratie d'État. Des compagnies invitées, payées par l'impôt pour venir. Qu'elles soient géniales ou ringardes, leur budget est garanti par le ministère de la Culture. Zéro risque financier.
Le OFF, c'est le capitalisme le plus sauvage déguisé en fête populaire.
Pour les propriétaires de théâtres privés locaux, c’est le jackpot absolu. Ils font leur chiffre d'affaires annuel en 3 semaines. Une salle se loue entre 5 000 et 15 000 € le créneau d'une heure trente pour le mois. Les bailleurs y font défiler jusqu'à 10 spectacles différents par jour. Les compagnies ont exactement 15 minutes pour monter leur décor et 15 minutes pour tout démonter sous 40 degrés.
Des centaines de petites compagnies indépendantes s’endettent à hauteur de 20 000 ou 30 000 € pour s’offrir ce créneau d'une heure. Elles croient au mérite. Elles espèrent se faire remarquer par un « programmateur » de théâtre public pour décrocher une tournée.
Sauf que les dés sont pipés depuis le départ.
La majorité des directeurs artistiques des scènes subventionnées ont déjà bouclé leur programmation bien avant d'avoir posé le pied en gare TGV. Le reste se joue au copinage pur : l'ami de l'ami de l'ami. On s'échange et on se refile des artistes entre structures amies pour justifier les subventions croisées.
Pendant que les comédiens se ruinent et jouent devant des salles vides, ces directeurs s'offrent trois semaines de vacances dorées sous le soleil du Midi. Tout est pris en charge par le budget de fonctionnement de leurs théâtres municipaux ou nationaux : trains, restos, et Airbnb surévalués passés en notes de frais.
Le système vit de l'exploitation pure : des techniciens payés au lance-pierre et des artistes précarisés, tous maintenus sous perfusion grâce au régime de l'intermittence, lui-même financé par les cotisations des actifs du secteur privé.
Rajouter du budget public, comme le réclame LFI, ne sauvera aucun artiste indépendant. Cela financera simplement des bouteilles de rosé supplémentaires pour cette aristocratie de fonctionnaires de la culture qui s'auto-congratule sur votre dos.
Allez-vous continuer à croire que la culture d'État défend la création, ou allez-vous enfin ouvrir les yeux sur ce cartel de rentiers ?
@brivael Dans un pays "normal", les policiers interpellent l'adolescent et le ramènent chez ses parents. Puis ils emmènent ces derniers au poste de police.
@CelesteSenadora C'est vraiment le concours de la pleurniche elle connait les codes pour jouer sur les émotions et faire culpabiliser les fragiles.
Moi ça me fait rire