[Mohamed Mahmoud Ag Acherif ]
mérite un hommage digne de son engagement et de son dévouement envers son peuple. Bien qu’il demeure méconnu du grand public, ceux qui exercent des responsabilités politiques, militaires, religieuses ou coutumières au sein de sa communauté
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By @ag_anara : Rencontre Avec Bilal Ag Acherif
1/ Après plusieurs heures de voyage à travers le désert de l’Azawad, nous avons enfin rencontré Billal Ag Acherif, président du Front de Liberation de l’Azawad. Ce rendez-vous a eu lieu discret pour des raisons de sécurité.
À notre arrivée, nous avons trouvé Billal Ag Acherif en compagnie de ses hommes.
Il a accepté de nous accorder une interview exclusive, assis sur un tapis, entouré de ses gardes du corps. Après notre entretien, nous avons suivi Bilal, qui s'est rendu auprès de son équipe de sécurité pour les encourager et renforcer les mesures de sécurité en prévision des jours à venir. Cela intervient dans le contexte de la fusion des mouvements au sein du CSP-DPA, qui deviendra le Front de Libération de l'Azawad, avec Bilal Ag Acherif en tant que secrétaire général.
Réalisation : Souleymane Ag Anara.
Questions :
Depuis la rébellion de 1990, vous êtes un témoin privilégié. Les rapports ont toujours été tendus entre les différentes composantes de la rébellion et les gouvernants maliens et entre vous et ces gouvernants. Quelles sont les revendications qui constituent des points de blocage et qui vous motivent à continuer le combat entre le peuple de l'Azawad et le gouvernement central du Mali ?
Bilal Ag Acherif :
En premier lieu ce qui empêche la normalisation des relations entre l’État malien et le peuple de l’Azawad, c’est que cette « rébellion » n’a jamais été appréhendée dans son contexte. Les Azawadiens ne se sont jamais vus comme faisant partie intégrante du Mali, contrairement à ce qu'on fait croire à beaucoup d'observateurs.
Les Azawadiens n'ont jamais accepté d'être partie intégrante de l'État malien. Je parle bien sûr du leadership, des chefs de tribu et même de la structure confédérale que les colonisateurs français ont trouvé sur place quand ils ont envahi le pays.
L'entente à l'indépendance entre le Mali, le Sénégal et les leaders de l'Azawad était que les habitants de l’Azawad restent autonomes dans un ensemble où ils garderaient leur culture, leur spécificité et leur gestion interne. C'est sur cela que les leaders avaient donné leur accord. Une relation tripartite d'égal à égal entre le Mali, le Sénégal et l'Azawad. Mais tout cela a été jeté à la poubelle quand le pouvoir de Bamako a été mis en place, et dès qu'il s’est senti en position de force. La preuve pour étayer cela, c'est que le Mali est devenu indépendant en 1960 et 1963, la première rébellion a commencé. Avant même cela, le leadership de l'Azawad n'a pas été associé à la validation de l'entente sur l'entité fédérale (Sénégal-Mali-Azawad), nous avons tous en tête la lettre de 1957 signée par toutes les notabilités de l'Azawad dans laquelle elles demandaient à garder leur spécificité. Donc l'attelage Mali-Azawad ne s'est jamais fait sur des bases véridiques. C'est une fabrication de la France sans aucune base et sans aucune considération pour l'avis des autochtones. Il n'y a jamais eu d'échanges politiques entre Bamako et l'Azawad. Il y a eu des échanges commerciaux, des échanges culturels, mais il n'y a jamais eu d'échanges
de gouvernance entre le Nord et le Sud dans leur histoire. Toutes les résolutions et tous les échanges entre les parties prenantes ou médiatrices qui sont survenues pour le règlement de ce conflit n'ont jamais tenu compte de cet aspect. Elles ont toujours mis l'accent sur les aspects économiques, sur les questions de chômage, faisant abstraction de la dimension politique qui est la charpente du problème. Donc cette abstraction fait que la lutte continue toujours parce que la solution réelle n'a jamais été mise au-devant des projecteurs. Cette lutte continue donc parce que ce peuple recherche son droit à l'autodétermination. Ce droit est reconnu par le droit international, l'Union Africaine et l'histoire mais tous les accords et toutes les médiations l'ont ignoré.
Ils ont dit qu'ils ont tué hier notre ami Mafik, Mohamed ag Acherif, avec un drone à Tinza.
Ils croient qu'ils l'ont tué une seconde fois hier, lui et ses amis, en le qualifiant de "terroriste" dans un communiqué.
Ils ne savent pas que ses paroles sont immortelles, que son rire est immortel, qu'Abderrahmane l'a rendu immortel dans son film Timbuktu, que Jean-Philippe l'a rendu immortel dans notre documentaire, que des musiciens ont rendu immortel ses cris de joie dans leurs albums, que l'amour qu'il a partagé avec tous pour le ciel et la terre de l'Azawad est immortel.
Toutes mes condoléances à ses proches, à sa famille, à ses compagnons d'immortalité.
"Les gens du Nord ce sont des otages, ils sont oubliés par le monde. Les femmes, les hommes qui sont au Nord, ils sont pris en otages par les terroristes, par la mafia, par beaucoup de choses. Mais tout ce que je sais, ils ont envie d’évoluer, ils ont envie d’être dans le monde, d’échanger avec le monde. Nous, nous avons une dignité, nous, nous avons une souffrance, et nous voulons qu’elle soit compréhensible par tous."
@ArnaudContreras
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لقطة تاريخية: قادة أزواد يعاهدون الله وأنفسهم على توحيد الصف، عازمين على مواصلة التصدي للتحديات الكبرى التي تواجههم، والمضي بثبات نحو تحقيق أهداف الدولة الوطنية الأزوادية، ومواصلة النضال ضد الاحتلال الذي طالما رزح تحته الإن��ان الأزوادي.
Vous êtes les gardiens de notre Terre, les défenseurs de notre avenir. Ensemble, nous allons chasser l'ennemi et libérer chaque centimètre de notre territoire. La victoire est à portée de main, et la liberté est notre devoir !
#FLA, nous vaincrons ✌️
#AZAWAD#LIBRE#INDÉPENDANT