Je suis retourné sur la terre de mon père. J'y ai eu plusieurs surnoms. J'ai été le Juif. Le Turc. L'Italien. Et surtout le Marocain. Il paraît que cela se voit à mon visage. Alors, très spontanément, on me parle en arabe, bien que je n'aie appris que le français. Je suis de ces descendants d'immigrés qui ont promptement oublié qu'ils ne sont français que depuis la veille, parce que depuis petit, mes parents m'ont toujours enjoint à l'intégration. C'est comme ça qu'on fait en France. Cela a plutôt bien fonctionné. Je suis arrivé au Maroc comme un étranger. Mais l'histoire laisse toujours quelques marques insoupçonnées.
Avant de partir à l'aéroport, mon père m'a appris que ma grand-mère avait vécu à Essaouira. C'était une gentille dame que ma grand-mère. Mamie Rosette qu'on l'appelait, Rosa de son vrai prénom. Elle vivait seule dans un appartement à Antony, décoré à l'oriental : il y avait de vieux tapis brodés, des ustensiles en fer de l'époque, des murs jaunes, du carrelage rouillé, du rouge, du marron, et du thé à la menthe. Depuis, mon père en fait tous les soirs, du thé à la menthe.
Cela fait longtemps que j'ai appris à en faire, sans même réaliser qu'il y avait dans ce savoir très anecdotique une marque discrète de mes origines. Et des marques, je n'ai vu que ça au Maroc : dans cet appel à la prière qui me ramenait aux musiques orientales que ma mère écoutait en voiture, en route vers l'école, mêlées aux intonations d'Aznavour ; dans ces vieux grands-pères assis au coin de la rue qui s'échangeaient des banalités : leurs regards se confondaient avec celui de mon papi, leur parler était le sien quand il négociait des babioles au marché de Créteil ; dans cette familiarité qui s'exprime dans un geste de main, dans un sourire complice, dans cette entente générale qui donne l'impression que tout le monde est parent et qu'il n'y a pas à avoir de secrets entre nous. Il y avait dans cette atmosphère un sentiment de déjà-vu qui sommeillait dans ma famille depuis son arrivée en France, une part de moi-même, échouée là depuis le passage par la Méditerranée.
Je suis Français, et pourtant je n'étais pas là hier. J'ai mis longtemps avant de me sentir quelque chose. L'école républicaine ne m'a pas spécifiquement préparé à ce sentiment. Il n'est venu que très tard, avec Paris, l'histoire racontée dans les musées, les vieux films, les surréalistes, et tout un tas d'autres manières qui ne sont pas de l'ordre de l'explicite. Je dois faire une confidence : j'ai une passion secrète pour le français des années cinquante à soixante-dix, celui qu'on entend dans les vidéos de l'INA, dont la sonorité me paraît réjouissante. N'est-ce pas ridicule, comme attitude, quand on sait que ma famille fut essentiellement marocaine et tunisienne depuis plusieurs générations, avant d'échouer ici, dans le drame des vents, au cœur du conflit arabo-israélien ? Ne sont-ce pas les notes de l'Andalousie qui vibrent dans mes prières ? Que dire de ce soin, en arabe et en hébreu, à prononcer les lettres avec l'accent guttural ?
Avant que mon grand-père maternel nous quitte, je lui ai demandé de me raconter la Tunisie. Il m'a narré les soirées dansantes de Tunis, les plages de Djerba, la rue de Paris, les petits jobs lorsqu'il a perdu son père, les voyages en mer avec ses amis pour partir à la pêche, les Allemands qui commençaient à construire les camps, les manières de s'habiller, les plats qui ponctuaient l'année, la fuite à Charenton. J'ai tout enregistré. Je garde les fichiers précieusement sur mon téléphone, et sur un drive, par sécurité.
Cette génération est partie. Mon grand-père s'en est allé à son tour, il y a un peu plus d'un an, peu de temps après ma grand-mère maternelle. Cette génération était juive, au sens où elle vivait près du rivage, prête à partir échouer ailleurs, parce qu'ainsi l'a voulu la Providence. Dans ses bagages, elle pensait emporter peu de choses, contraintes du voyage obligent. Elle emportait en réalité des chansons, des prières, le bleu de la mer, une dafina, un pkeila, du rouge, du marron, des broderies, un peu de menthe, des manières de négocier au marché, un calendrier, des fêtes, de belles choses pour habiter sous le soleil.
Je suis Français. Je suis Tunisien. Je suis Marocain. Je suis Juif. Je suis Séfarade. Je suis de la Seine et de la Méditerranée.
C'est tout cela que j'ai vu à Essaouira.
.@jfcoulomme, je ne suis pas un bourgeois.
J’étais au #CapFerret.
Je suis sapeur-pompier.
Je suis fonctionnaire à l’hôpital.
Je suis le peuple.
J’aime simplement cette région où je me rends chaque année.
Votre mépris envers ceux qui ne correspondent pas à vos caricatures est à la hauteur de votre profonde méconnaissance des réalités du pays.
Cessez de parler au nom du peuple.
Cessez de mépriser une classe sociale que vous ne connaissez pas.
Ça suffit.
Enfin vu le Napoléon de Ridley Scott sur @AppleTV . Enfin vu, j'ai craqué au bout d'une heure, car niveau daube digne d'une caricature britannique du XVIIIe siècle, j'ai rarement vu pire. Rien ne va, absolument rien. Pourtant j'avais mis la version française pour ne pas me taper Napoléon parlant anglais.
Déjà, faire jouer un Napoléon jeune (24 ans au siège de Toulon en 1793) par un Joaquin Phoenix bien tapé de 52 ans, il fallait oser. Abel Gance avait eu l'intelligence de choisir deux acteurs différents pour jouer Bonaparte puis Napoléon.
Les erreurs historiques sont enfilées comme des perles (Bonaparte assistant à la mort de Marie-Antoinette alors qu'il combattait àToulon, ou faisant bombarder les pyramides, une série de batailles proprement salopées notamment en Egypte ou à Austerlitz - l'ordre de bataille napoléonien a échappé à notre Américain-, la mort de Robespierre, une ribambelle de révolutionnaires couards et jouisseurs, un Bonaparte trouillard et dont on peine à discerner le génie, etc), mais se taper les feux de l'amour napoléonien, c'est proprement insupportable. A la limite, s'il avait appelé son film "Napoléon et Joséphine, histoire d'un cocu", au moins on aurait su. Ridley Scott devrait se contenter des extraterrestres.
Ce que j’ai vu sur le front des incendies, et que nous pouvons tous voir, c’est ce que je vois toute l’année partout en France sur le terrain, c’est la France du pays réel, des Français civiques, simples, sains, dévoués, méritants.
Dans les locaux qui accueillent les pompiers héroïques, tant de bénévoles spontanés ou d’associations qui aident et soutiennent , d’élus municipaux au service des autres, de commerçants solidaires qui offrent du matériel et des repas, des habitants qui accueillent des évacués, des agriculteurs qui jour et nuit ravitaillent en eau. Tous laissent leurs problèmes et leurs difficultés pour aller à l’essentiel. En l’occurrence vraincre sur le front des incendies.
Cette belle France est trop souvent hors des écrans radar du petit monde politico-médiatique parisien, cette belle France fait l’honneur et ce qui reste de solidité de la société française. C’est cette belle France qui doit prendre le pouvoir pour retrouver la grande France. C’est tout ce qui me motive.
Face aux incendies dévastateurs qui ont touché ces derniers jours plusieurs localités en France et en Espagne, je tiens à exprimer ma solidarité et j'invite chacun à prier pour les personnes touchées et pour le travail des secouristes.
Il dénonce les violences contre Barbara Butch, mais pose en selfie avec ceux qui les ont organisées.
Les contradictions finissent toujours par se voir.
#LFI#Bagayoko#BarbaraButch
Allan Brunon est en fait Mehdi Adel
Raphaël Arnault se nomme Archenault
Idem pour son collab tueur à coups de pied.
Quel est ce goût de la Jeune Garde pour les pseudonymes ? Et pour un look qui fait plus Fa que anti Fa...
Un goût prononcé pour la dissimulation.
Des félicitations & un petit coup de gueule :
C’est un exploit, une page de l’histoire qui s’écrit avec 10 buts sur une édition (soulier d’or) et 22 buts (meilleur de l’histoire), à seulement 27 ans. Mbappé rejoint Just Fontaine au panthéon des noms qui vont rester longtemps gravés dans l’histoire de la Coupe du monde.
Et contrairement à ce que raconte le commentariat numérique (et parfois audio-visuel) accro à la dopamine et à la haine, ce record n’est pas le reflet d’un individualisme inutile mais d’une constance dans la performance individuelle et collective avec l’Equipe de France.
Dans toute son histoire avec la Coupe du monde, les faits parlent pour lui.
Sur ces 22 buts, 90% d’entre eux au moins sont décisifs : ouverture du score ou permettant de gagner ou revenir au score. Sur cette édition, il ouvre par exemple la marque 6 fois sur 8 pour la France. Et si l’aspect clutch ne vous saute pas encore aux yeux, c’est 4 buts en finale de CDM et le meilleur buteur en phases éliminatoires, le seul à ce jour à avoir réussi cet exploit. On est bien loin du buteur inutile qui « state » quand le match est déjà plié.
Le tout alors qu’il a joué à 3 postes différents : ailier droit en 2018, ailier gauche en 2022, pointe en 2026.
Le tout en étant le joueur le plus marqué et surveillé par les défenses adverses.
Et à chaque fois, il s’est distingué : meilleur jeune (2018), soulier d’or (2022-2026).
Mais puisque les buts d’un attaquant ne suffisent pas apparement, parlons de faire marquer les autres et du sacro saint collectif, instrumentalisé par ses détracteurs.
En 3 CDM, Mbappé a délivré 6 passes décisives, dont 4 rien que dans ce mondial alors qu’il a joué cette fois en pointe. C’est le 6ème meilleur passeur de l’histoire de cette compétition et le 3ème aux États-Unis. Regardez les statistiques de Zizou, meneur de jeu… C’est aussi, pour les poissons rouges, le meilleur passeurs de l’histoire de l’EDF (38). Et tenez vous bien, il n’a jamais pris de rouge en CDM et laissé son équipe à 10.
Égoïste vous avez dit ?
Mais continuons puisque ce n’est pas suffisant. La performance de l’EDF en CDM sous l’ère Mbappé c’est champion (2018), vice-champion (2022) et 4ème (2026). Aucun leader d’EDF ne peut en dire autant dans l’histoire de la sélection dans cette compétition.
C’est aussi, lors de cette édition 2026, le joueur qui a été le plus impliqué dans la préparation, jusqu’au moindre détails, comme en ont témoigné de multiples articles de la presse à ce sujet.
Et détail supplémentaire, c’est toujours lui qui est monté au front pour défendre les intérêts des joueurs de l’équipe : droits à l’image, sponsoring etc.
(Et c’est toujours lui qui ramasse le plus d’insanités racistes venant de l’étranger.)
Je ne suis pas dupe: les haters se moquent de tout ça car ils sont animés d’une détestation pathologique. Mais il est toujours bons de rappeler les faits.
Si tous les joueurs de l’EDF avait été à son niveau en 2022 et 2026, nous aurions 3 étoiles.
Merci @KMbappe
Vive les Bleus! 🇫🇷
Le Syndicat de la Magistrature, principal syndicat des magistrats, qui participe à une conférence de presse organisée par LFI et qui appelle à manifester contre une loi voté démocratiquement.
Cette collusion avec l’extrême gauche doit cesser.
Il faut profondément réformer l’exercice syndical des magistrats.
La DNCG en juin 2021 a validé le projet de Lopez,qui 6 mois avant est viré de Lille,en connaissant ses malversations.lopez est responsable,mais la DNCG est également grandement responsable de la situation des Girondins.Tellement triste de ce qu’il se passe https://t.co/agQi6bIG01
Gabriel Attal Premier ministre a annulé la commande de deux Canadair. Ou plus précisément, il a annulé des crédits du budget de la sécurité civile, rendant impossible la commande de ces deux avions prévus en option.
Voilà où nous mène la gestion déraisonnable de la Macronie. Au lieu de faire des investissements immédiatement rentables par la diminution des sinistres, donc des pertes sèches pour l'économie et pour l'Etat (sans parler de l'environnement), ces Mozart de la finance préfèrent subventionner sans aucune contrepartie toutes sortes d'acteurs économiques qui n'en ont pas besoin.
Prenons juste un exemple : le crédit d'impôt recherche, le Cir, versé aux banques et assurances (oui, moi aussi je me demande quelle recherche utile à la société ces honorables secteurs peuvent bien mener...) : en 2023, c'était 190 millions d'euros.
Un Canadair, c'est 50 millions. Même avec tous les frais annexes, on peut dire que ces deux Canadair auraient pu être sauvés par une gestion plus intelligente, qui n'agit pas aveuglément, mais choisit ses dépenses à tout instant en fonction de l'intérêt général.
A long terme, il faudrait évidemment créer une filière de bombardiers d'eau en France. Mais cela, la Macronie n'y pense même pas.
https://t.co/7ZiBuyspTw
Dix ans après l'humiliation du général de Villiers forcé à la démission, Emmanuel Macron se paie le luxe de faire rôtir au soleil en plein midi dans les jardins de l'hôtel de Brienne tous les chefs des forces armées, tandis qu'il est à l'ombre avec M. Lecornu et Mmes Vautrin et Rufo. Comme si la République n'avait pas d'auditorium climatisé...
Il parle comme s'il était encore là pour dix ans, comme s'il avait la moindre légitimité démocratique après sa dissolution ratée.
Il se vante avec une impudence d'autant plus aisée qu'il a en face de lui des gens entraînés à tenir la tranchée par tous les temps, et avec sérénité.
Il prend l'air important et se décerne des satisfecit. Il prétend avoir lancé il y a quatre ans une "économie de guerre" (défense de rire) alors que l'Ukraine nous fait payer ses achats d'armes aux Américains.
Malgré l'échec du Scaf et la révélation de l'anti-jeu de l'Allemagne, il persiste et signe dans sa chimère absurde de la défense européenne.
Il termine avec une déclaration sentimentale qui révèle à elle seule la dérive égotique d'un président que ne devrait pas dire ça : "vous avez ma confiance !" Etonnant pour un président sans majorité qui n'a plus que dix mois de mandat.
Il est plus que temps de libérer la France et ses forces armées de cette politique des grands mots.
Il nous faut retrouver une présidence digne, respectueuse, prudente et sérieuse qui prépare vraiment la guerre parce qu'elle veut vraiment la paix, au lieu, une fois de plus, de faire de la com', encore de la com', toujours de la com'.
Se moquer des chtis, des accents des gens, ce n’est pas de gauche.
Au contraire.
Ça pue l’odeur des méprisants du peuple et des bien-pensants donneurs de leçons.
Les fachos ne sont pas toujours où l’on croit.
Restez loin de nous svp, on n’est pas de la même classe.
What a disgusting, repellent, racist pig. We all stand with you @KMbappe against this shameful woman who I sincerely hope is hounded out of her job asap. How the hell is she an elected senator in Paraguay?