Comme vous le savez peut-être déjà, j'adore rédiger des annonces en recrutement complètes qui donnent suffisamment de détails pour se projeter.
Et là, je te donne toutes les clefs pour décoler avec Rise. Ils recherchent un profil de Senior Software Engineer (H/F).
Il s'agit d'un voyage long-courrier en environnement startup. Ils sont sur une bonne vitesse de croissance mais pas encore sur un rythme de croisière. Il y aura des hauts, des bas, débats aussi car l'ouverture au dialogue et le droit à l'erreur font partie des services à bord.
Bref attache ta ceinture et apprécie la lecture détaillée qui t'est proposée dans ce post.
Bon voyage et à bientôt !
https://t.co/myuHJYfmKa
« Ah ça Julien à l’âme écologique
Il ne voit aucun hic
A trier du vert, du jaune, du noir et de l’arabe
Avec les restes des croissants en rabe
Savourés au ptit dej entre collègues
Et il n’y a personne qui bégaie
Il se félicite pour leur super boulot
Et les chiffres à gogo
Fin de journée l’open Space s’éteint
La diversité cherche encore son refrain
Ces talents oubliés restés dans le noir
Alors mettons-les dans la lumière ce soir ! »
Voilà comment s’est achevé mon slam mardi soir au Palais des Glaces devant une assemblée de recruteurs et RH pour parler de discrimination.
J’ai évoqué tous ces CVs jetés trop vite dans la poubelle du recruteur. J’avais quelques minutes pour parler de ce sujet qui me tient tant à cœur depuis des années. Chaque CV avait tristement son critère de discrimination.
J’ai hâte de vous partager la vidéo quand elle sera diffusée non pas pour l’égo trip mais pour provoquer, je l’espère, les mêmes réactions, émotions et prises de conscience que ce soir-là dans la salle.
De bisous 😘
Voici l'ensemble des offres à destination des particuliers proposées par le collectif Duo Tech-RH
Vous pouvez aussi faire partie du Discord où il y a beaucoup de partage de tips ! https://t.co/G1xCghE2RH
Des bisous😘
Lionel Heymans, est à la recherche de nouvelles opportunités.
Voici une présentation complète qui illustre parfaitement le personnage, ses qualités, ses aspirations, ses points forts.
Si vous avez quelque chose pour lui dans les tuyaux, vous pouvez le contacter directement ou alors me contacter pour plus de précisions.
Je répondrai à toutes vos questions !
Bonne lecture !
https://t.co/UB6JvlQOoi
Il y a un candidat qui m'a fait une présentation au top en visio avec une réelle hauteur de vue de sa carrière et c'est aussi, souvent, ce que je conseille aux candidats.
Cette présentation c'est 3 étapes :
La trajectoire de la carrière :
Il y a forcément des étapes charnières dans votre histoire professionnelle.
Exemple :
au début j'étais développeur (date + durée), ensuite je suis devenu entrepreneur freelance (date + durée) et là depuis, 4 ans, j'endosse une casquette plus managériale.
Parfois vous avez obtenu plein de rôles différents de façon éparpillée et vous pouvez aussi les regrouper : au début j'avais un rôle davantage technique côté administration système, ensuite j'étais beaucoup plus focus sur un rôle business et par la suite je suis revenu à la technique en tant que SRE dans le secteur bancaire.
Ces étapes peuvent être en lien avec vos changements de statut, vos différentes situations géographiques, les différents types de secteurs, les différents rôles (comme cité au-dessus), etc.
Je pense que nous avons tous de grandes étapes/phases majeures. Il s'agit d'en prendre conscience et de les structurer dans le discours. Moi par exemple, j'ai été commerciale dans l'univers des télécoms, puis commerciale et consultante dans le secteur du recrutement (Cabinets de recrutement, ESN) et aujourd'hui je suis à mon compte.
Les principales compétences développées :
Vous avez, à travers cette trajectoire, développé des compétences piliers.
Exemple :
Produit
Expertise technique
Management
Stratégie
Ce sont des exemple, cela peut être d'autres compétences : formateur, business, etc.
Donnez du détail sur ces compétences pour qu'on comprenne ce qu'il y a derrière ces mots concrètement. Exemple derrière expertise technique : performance, observabilité, haute-charge, derrière produit : product management, design, etc.
Parlez de vos compétences majeures avec des exemples de projets/contextes concrets, idéalement en lien avec l'entreprise pour laquelle vous postulez : il s'agit d'anecdotes où vous avez été dans l'apport de valeur, où vous avez été confrontés à des problèmes critiques, côté management ça peut être le recrutement et formation d'une équipe, etc.
Si le poste en face est beaucoup axé management, parlez d'exemples forts côté compétences managériales, si le poste en face est davantage axé expertise technique, parlez davantage de cas d'usage en lien avec votre expertise technique.
Objectifs pour la suite
Dans cette rubrique il convient de guider votre interlocuteur sur les compétences piliers développées que vous voulez avoir dans votre futur poste. Par exemple, un rôle plutôt axé management + produit par rapport à la technique, de façon à avoir un interlocuteur en face qui saura se projeter avec vos multiples compétences.
Parfois, vous dites "je suis couteau-suisse donc ouvert à tout". Le recruteur peur se dire : "c'est top, elle a plein de compétences mais je ne sais pas où et comment je peux l'intégrer chez moi."
Vos objectifs aussi ne sont pas juste des objectifs comme on les expose à son RH interne. Il y a une dimension plus stratégique quand on cherche un poste en dehors de son entreprise. Les objectifs/souhaits doivent matcher en termes de compétences et de rôle avec l'entreprise en face. Si vous dites : je souhaite, dans mon futur poste, axer mon rôle sur mes compétences piliers en management alors que vous postulez pour un poste de développeur senior, ça peut coincer.
Les objectifs portent aussi bien sur le rôle, les compétences techniques nouvelles ou à renforcer et sur la dimension secteur/ produit.
Essayer, au maximum d'avoir 3 trucs sur 4 en commun avec l'entreprise. Par exemple, si vous dites, alors ce rôle (Tech lead), cette stack (Python alors que vous faites du Java) et ce secteur sont totalement nouveaux pour moi mais j'adore apprendre, la marge de progression peut être un peu forte pour l'entreprise et même pour vous. Ça peut les freiner.
Visez idéalement un seul sujet de nouveauté : par exemple, vous avez un rôle pratiquement similaire, dans un secteur similaire mais vous voulez totalement apprendre sur cette nouvelle stack. Ça passera peut-être un peu mieux.
Voilà voilà mes petits conseils
Bonne journée à toutes et à tous !
Merci @RivieraDEV pour la qualité de cette session, les talks vraiment intéressants, variés avec des histoires de vie passionnantes. Encore bravo @TiffanySouterre pour ta traversée du dessert qui m’a beaucoup touché. Je sais aussi désormais comment faire le tour du monde avec deux enfants. Bravo à Jean-Michael et Michèle pour votre retour d’expérience. Ça fait rêver.
J’ai bien aimé aussi les buffets, votre bonne humeur et le super DJ du mardi soir et là je nomme @dadoonet qui nous a régalé.
J’ai aussi beaucoup échangé avec des personnes formidables que je connais désormais beaucoup mieux comme toi @katia_tal
Et enfin revenir sur les pas de mon école de commerce @SKEMA_BS c’est toujours un plaisir !
Reposez-vous bien, prenez soin de vous
Des bisous 😘
#RivieraDev
Il était une fois mon expérience en tant que speaker
Me voilà sur la fin de mon périple de conférences, ce qui est totalement nouveau pour moi. Je n’ai jamais été autant acceptée à des CFP (Call For Paper) et ça fait vraiment plaisir.
Ainsi, avec mon regard neuf, j’avais envie d'écrire un article à ce sujet au sujet de mon ressenti, de mes rencontres et aussi de mes surprises.
Tout commence par un talk proposé “Débuggez votre salaire, mes stratégies gagnantes pour réussir sa négociation salariale”
Cela faisait bien 4 fois que je poussais un sujet pour @DevoxxFR. Je me disais : “je tente une dernière fois puis j'arrête définitivement de proposer car je sature” d’où mon allusion dans l’abstract “sur un malentendu, ça peut marcher”. J’y croyais vraiment pas du tout.
Puis je vois que le talk est accepté 🤯 et obtient un nombre de like invraisemblable 😱😱😱. Et le nombre de likes conditionne la taille de la salle. Je me retrouve dans l’amphi bleu, la plus grande salle de l’évènement.
Ma phobie de parler en public prend un sacré coup : “comment je vais faire pour parler devant tous ces gens !”. Je pensais avoir une petite salle beaucoup plus intimiste, type petite salle dans le couloir Devoxx, une bonne suite en douceur après le camping des speakers et RivieraDev où j’avais commencé doucement à reprendre ce jeu de speaker sur scène. Au camping des speakers, j’avais d’ailleurs vraiment peur. Je remercie beaucoup @sylv_coud , @celine_louvet et @malvaultw qui m’ont beaucoup aidé à surmonter cette phobie.
Ainsi, j’ai été prise à @DevoxxFR , dans la plus grande des salles, @DevfestLille dans une des plus grandes salles aussi, @SunnyTech_MTP en Keynote 😅 puis @RivieraDEV dans le grande amphi. Bref, je passe d’animatrice de supermarché à Beyoncé 😂 je nage direct dans le grand bassin olympique alors que j’avais, jusqu’à maintenant, les brassières dans la pataugeoire. D’ailleurs, j’ai failli faire un malaise avant de monter sur scène à Devoxx. Puis, Devoxx m’a vacciné pour toutes les autres interventions. Donc merci pour cette claque salutaire !
Aussi, Je n’y croyais pas du tout à ce périple pour plusieurs raisons :
- Je ne suis pas une développeuse et je sais combien les sujets « people » sont nombreux. La concurrence est rude sur ce créneau dans les conférences techniques.
- Je suis recruteuse et je sais que mon métier n'est pas vraiment apprécié dans le monde de la tech (pour des raisons plutôt légitimes). J’en ai fait l’expérience récemment. A la soirée networking/cocktail, le gars me dit : « t’es développeuse ? ». Je lui réponds : « non je suis recruteuse ». J’ai vu son visage se décomposer 😂😂😂 puis après on s’est bien marré, la vraie vie quoi au-delà des préjugés 😉 (bisous à toi si tu me lis)
- Et peut-être un peu parce que je suis une femme. J’ai eu la mauvaise expérience d’avoir le mot « token » accolé à mon intervention lorsque j’ai fait ma keynote à RivieraDev en 2023. J’ai beaucoup hésité à postuler de nouveau après ce coup dur dans la face qui annulait mes compétences et disait, tout simplement, que ma présence permettait de redorer l’image des organisateurs. Bref ça pique, d’autant plus quand cette réflexion venait des femmes elles-mêmes…
Ainsi, voici donc mes principaux points de réflexion à la suite de ce périple de conférences
1- Miser sur l’humour
Etant donné que j’ai peur de parler devant une salle remplie, j’ai essayé de bâtir un talk qui me ressemble à fond, tant au niveau de la forme qu’au niveau de son contenu. Beaucoup apprécient mes blagues et mon humour sur Twitter (oui je n’arrive pas à dire X). Alors j’ai misé dessus à fond pour me détendre, pour désacraliser l’événement et être dans ce lien déjà familier avec les gens.
Aussi, l’humour est ma façon à moi de faire passer des messages difficiles. Taper et faire culpabiliser ne marchent pas vraiment car les individus retiennent plus comment ils ont été blessés que le fond du message donné. En faisant de l’autodérision et en me mettant au même niveau que mon auditoire, je savais que le message serait beaucoup plus facilement entendu, accepté et surtout relayé. L’humour c’est mon arme à moi pour transmettre les bons messages à un public qui refuse parfois de l’entendre.
2- Préparation intense
Au-delà des blagues, il fallait un contenu qui me ressemble mais aussi un contenu utile, pertinent que les individus ramèneront chez eux comme un petit sac de connaissances unique et nouveau.
Ainsi, parler davantage des coulisses de la réflexion au niveau de la proposition salariale, je savais que je donnais de réels tips d’autant plus sur un sujet terriblement tabou : le salaire. Je savais que les individus allaient avoir un éclairage du terrain car les feedbacks sont rares. Aussi, l’univers du recrutement reste tristement un monde mystérieux et tabou dans ses choix et ses décisions.
Une fois que j’ai bien ficelé le contenu, je n’ai cessé de m’entraîner (même sous la douche) pour connaître par cœur mon message, du début à la fin (c’est une vraie technique d'angoissé ça 😅) tout en donnant l’impression que ce n’était pas du par cœur. Je me suis entraîné aussi devant ma fille. Je voulais avoir le regard d’un enfant : est-ce qu’elle comprend des trucs d’adultes ? Est-ce qu’elle rigole ? Et qu'a-t-elle retenu ?
Cela me permet d’avoir un feedback très utile sur le niveau d’accessibilité et de simplicité du message. Mine de rien, elle m’a aidé à reformuler des concepts pour que cela soit immédiatement compris.
Par ailleurs, en ce qui concerne la méthode d’entraînement, je vois combien nous sommes tous différents. Par le passé, un gars dans la tech voulait faire un duo avec moi pour un talk. J’ai dit ok puis j’ai regretté. D’ailleurs j’ai fini par ne jamais faire ce duo avec lui car nous étions trop différents dans la méthode de travail : lui, grand habitué des conférences, était en mode « je fais mes slides au dernier moment et j’improvise », moi j’avais besoin davantage de préparation, de temps pour créer un fil conducteur que je devais maîtriser à la perfection. Je sentais que je devenais un poids dans son agenda. Ainsi j’ai annulé notre participation à une conférence où nous étions pris à Nantes, à mon grand regret.
3- Prévoir un budget
Au-delà du temps de travail sur la préparation qui représente aussi un coût personnel, il y a aussi les billets de train et l’hôtel. Et là j’ai découvert, en étant prise, dans de nombreuses conférences, que c’est un sacré budget à prévoir à l’avance.
Étant hypersensible, étourdie comme jamais et facilement stressée, je mise au maximum sur le confort du voyage et sur un bon dodo. Ainsi, ça fait vite grimper le prix des billets et de la chambre d’hôtel.
Désormais, je songe à prévoir, à l’avance, un budget uniquement pour les projets de conférences. Cela implique de bien réfléchir aussi où je postule au niveau du temps de trajet et donc au niveau des nuits à réserver.
Par ailleurs, je prévois, du mieux que je peux, d’espacer les dates d’intervention car la charge émotionnelle me retombe dessus comme un énorme coup de barre. Je peux être épuisée pendant 3, 4 jours et avec les enfants à gérer et ma petite vie de freelance, c’est franchement compliqué.
On ne se rend pas vraiment compte à quel point cela demande d’être en bonne condition physique et mentale. D’ailleurs, cela peut être une formule de coaching à créer : comment aider les speakers à être dans les meilleures conditions physiques et mentales avant le grand oral ? Comme on aide les sportifs à donner le meilleur d’eux-mêmes avant le jour J. On est tous différents avec des contraintes personnelles et des sensibilités différentes : des personnes neuro atypiques et/ou des personnes en situation d’handicap vont peut-être moins tenter d’intervenir en tant que speakers si leurs pensées sont limitantes au sujet de tout ce qu’il y a autour (contraintes de déplacement, chambre et lieu de conférence non inclusifs, contraintes parentales, etc.)
4- Sacrée organisation parentale
J’ai constaté aussi combien cela pouvait empiéter sur l’organisation parentale avec Monsieur qui doit gérer les enfants matin et soir sur plusieurs jours. Il n’est pas toujours en télétravail comme beaucoup de personnes dans l’univers informatique. Ainsi, il doit composer avec des gardes exceptionnelles, des jours off ou encore avec belle-maman si elle peut (car elle aussi doit gérer un proche dépendant). Ainsi, cela demande de s’y prendre à l’avance sur bon nombre d’aspects. Je ne vous raconte pas le nombre de fois où il m’a dit « alors as-tu eu la confirmation que tu as été acceptée dans cet événement ou pas ? J’ai besoin de m’organiser stp. »
Ainsi, quand certaines personnes, que je remercie au demeurant, me disent : « allez viens faire cette Keynote chez nous dans quelques semaines ! », c’est tout de suite beaucoup plus compliqué niveau organisation familiale où il a fallu tout cadrer à l’avance dans les moindres détails.
Cela peut sembler fou pour beaucoup de personnes mais quand on est parent, on improvise beaucoup moins. Cela se ressent aussi au niveau des sorties. Avant, nous pouvions aller au cinéma ou au restaurant au dernier moment. Maintenant, les sorties sont anticipés avec garde le soir et tout. C’est tout de suite beaucoup plus contraignant.
5- Les rencontres dans la vraie vie
« C'est toi Shirley ? », « Ton visage me disait quelque chose, je n’étais pas sûre », comme ça fait plaisir de voir des connaissances, des anciens candidats, des contacts sur Twitter, des anciens partenaires business dans la vraie vie ! Beaucoup n’avaient qu’une image virtuelle de moi. Beaucoup ont été aussi étonnés de voir, finalement, que je ne suis pas une grande extravertie, que je pouvais avoir vraiment peur avant de monter sur scène.
Les personnes avaient une vision plus réaliste de moi et moi aussi j’en avais une d’eux plus proche du réel. On se permet aussi de reprendre quelques sujets de débat abordés en ligne de façon beaucoup plus apaisée et plus constructive.
Au niveau des sponsors, je vois les entreprises au-delà du logo et de la marque employeur. Je discute avec les vrais gens à l’intérieur.
Je découvre aussi les équipes orga, pour la plupart bénévoles, qui sont au petit soin sur bon nombre de trucs certainement futiles mais importantes pour moi. Et là, je ne peux m’empêcher de dire merci @estelandry pour ta gentillesse, ton écoute, les fous rires et la bonne humeur avant le grand oral. Le tremplin des speakers c’est avant mais c’est aussi pendant. Et certains bénévoles ont parfaitement compris le sens de leur fonction et le sens du service : savoir composer avec des angoissés (comme moi) comme des « trop à la cool », des « pas contents », des aléas, des risques en termes de sécurité, des contraintes alimentaires, des problématiques d’inclusion sur site pour les personnes en situation d’handicap physique comme invisible.
Bref, je crois qu’on ne s’imagine pas à quel point il y a une charge de travail et une charge mentale derrière tout ce travail de bénévole pour que tout se déroule dans les meilleures conditions du kiffe et du professionnalisme.
6- Charge mentale en tant que femme
Enfin, je dois dire, que je me suis retrouvé à me poser mille et une questions qu’un homme ne se poserait peut-être pas, notamment sur comment rentrer le soir après la soirée networking : est-ce que je choisis un hôtel proche pour rentrer à pied ? Est-ce que j’ai mon portable bien chargé ? Quel est le numéro des taxis du coin si je rentre seule la nuit ?
Récemment, j’ai refusé de prolonger la soirée car j’étais crevée mais aussi parce que je ne voulais pas demander aux gars avec moi de m’accompagner à mon hôtel car je ne voulais pas rentrer seule. Ainsi, je suis partie avant pour pouvoir rentrer seule pendant qu’il faisait encore jour avec du monde dans les rues. On pourrait se demander : pourquoi autant de flippe ? Tout simplement j’ai déjà été agressée à un arrêt de bus tard le soir sur Paris. Désormais, j’organise mes soirées de façon la plus safe possible sur la base de ce traumatisme. Tout en ne voulant pas être la chieuse de service non plus.
Par ailleurs, en matière de tenue pour parler sur scène, je me suis posée beaucoup de questions car je sais que le physique des femmes est systématiquement jugé : « est-ce que je mets un truc détendu en jupe ou plus discret en pantalon ? Mais si je mets cette robe, il va falloir accrocher le micro sur mon soutien-gorge ? »
Mdr des questions connes certainement mais qui révèlent plutôt bien à quel point mon genre conditionne mes angoisses. Je me pose beaucoup plus de questions en termes d’image et de sécurité qu’un homme probablement.
Voilà globalement mon retour d’expérience en tant que speaker. Merci à toutes les personnes qui ont rendu cela possible. Je saurais me rappeler de chacun d’entre vous
Des bisous 😘
Récemment j'ai entendu en off les besoins suivants :
Poste de PO H/F à Lille (Adtech)
Poste de Dev Go à Paris (aspirant lead dev H/F) dans le domaine des médias.
Si vous êtes ouvert. Je vous mets directement en relation avec mes contacts
Des bisous 😘