Je sors de près de 3h de briefing et d’échanges avec le Président de la République et les services de renseignement et de sécurité. Du haut de mes 50 ans, je n’ai rarement ressenti tel vertige. Vertige de la gravité des situations au Moyen-Orient et en Ukraine, de la folie prédatrice qui mène le monde au chaos. Vertige des risques et conséquences sur notre sécurité, notre économie, notre pouvoir d’achat. Vertige de tous ces candidats qui rêvent, sans retenue, sûrs de leur fait et de leurs postures, de gouverner la France dans cette époque et cette situation historique et grave. Notre démocratie, notre pays doivent déjà faire face aujourd’hui et devront faire front demain. Plus que jamais je me battrai, à ma modeste place, pour que la France ne cède pas son destin aux egos délirants, aux va-t-en guerre de salon, aux pacifistes de pacotille et aux soumis de la facilité et de la peur. La France doit plus que jamais être forte. Nous devons tous y contribuer. L’avantage du vertige, c’est qu’il vous rappelle de ne pas tomber. @PartiRadicalG
Dans une ruelle poussiéreuse de Kaboul, une jeune fille de 15 ans marche à pas pressés, le regard baissé vers le sol. Dans son sac à main, elle a soigneusement caché un morceau de tissu et du fil à coudre. Si la police des mœurs des Talibans l'arrête au détour d'une rue, elle répétera la leçon apprise par cœur : elle se rend simplement à un cours de couture. Ce jour-là, alors que la peur lui noue l'estomac à chaque bruit de moteur, personne ne sait encore que cette adolescente dissimule en réalité des cahiers de chimie et de calcul avancé sous son coupon de tissu.
Cinq ans après le retour des Talibans au pouvoir en Afghanistan, plus de 2,5 millions de jeunes filles se sont vues brutalement interdire l'accès aux écoles et aux universités.
Du jour au lendemain, leurs rêves d'avenir ont été effacés par des lois étouffantes.
Mais dans l'ombre de la capitale, au fond d'un sous-sol éclairé par une simple ampoule nue, la résistance s'est organisée.
C'est là que se trouve une école clandestine.
Chaque matin, des dizaines d'adolescentes âgées de 14 à 16 ans risquent l'arrestation, la prison ou pire encore, simplement pour s'asseoir sur un tapis et ouvrir un livre de sciences. Elles n'apportent avec elles qu'un stylo et un cahier pour ne pas éveiller les soupçons.
Là où le régime veut les condamner au silence et à l'obscurité, ces jeunes filles choisissent la connaissance.
Récemment, lorsque des journalistes ont obtenu un accès exceptionnel à ce refuge secret, les élèves leur ont confié un trésor inestimable : 21 lettres manuscrites adressées au reste du monde.
Ce qui déchire le cœur en lisant ces mots, c'est la simplicité désarmante de leurs souhaits.
Elles n'aspirent pas à la gloire ou à la richesse.
Elles écrivent pour demander le droit d'apprendre.
Elles écrivent pour choisir leur propre métier.
Elles écrivent pour marcher dans la rue sans trembler de peur.
Elles ont perdu leurs droits les plus fondamentaux.
Elles ont perdu la liberté de leur jeunesse.
Elles risquent leur vie à chaque pas vers ce sous-sol.
Mais elles refusent de laisser éteindre la flamme de leur esprit.
Ces adolescentes afghanes nous rappellent avec une force incroyable que l'éducation n'est pas un privilège ordinaire, mais le combat le plus puissant pour la liberté et la dignité humaine.
L'ignorance est une prison, mais le savoir reste la plus invincible des révolutions.
Si le courage extraordinaire de ces jeunes filles vous touche, partagez leur histoire pour faire résonner leurs voix à travers le monde. On ne doit jamais oublier celles qui se battent dans l'ombre pour avoir le droit d'apprendre.
À Yvette ROUDY , une femme de combat et de convictions
Aujourd’hui je veux saluer une femme d’exception, une grande dame qui aura consacré une part de sa vie à défendre les droits des femmes et à faire avancer notre société .
Merci Yvette 🌹
Yvette ROUDY n’est plus. Mais il reste tant d’elle. Le remboursement de l’IVG c’est elle, la féminisation des noms de métiers c’est elle, l’égalité professionnelle, c’est elle, la parité c’est encore elle. Socialiste, féministe, universaliste, Yvette Roudy a été une pionnière.1/2
@BCazeneuve Yvette était militante convaincue et convaincante qui a tant fait pour les droits des femmes .. elle nous a beaucoup entrainé à avancer , il était difficile de lui résister !!
Socialiste, féministe, internationaliste, Yvette Roudy était une femme de combats - contre toutes les injustices - et la militante d’une cause - les femmes et leurs droits. Le remboursement de l’IVG et la loi sur l’égalité professionnelle de 1983 portent la marque de son engagement inébranlable. Députée au Parlement européen et à l’Assemblee nationale, maire de Lisieux, Yvette Roudy est une source d’inspiration et d’action pour celles et ceux qui luttent contre les inégalités et pour des droits réels, en France et dans le monde.
Heureux 250ème anniversaire d’indépendance aux États- Unis d’Amérique! Cette grande démocratie à laquelle tant d’histoire nous lie saura j’en suis sûr dans l’avenir se souvenir qu’elle est le pays de Washington, Lincoln, Roosevelt ou Obama et pas le fief de Donald Trump.
J’étais invité par Terra Nova à débattre de politique énergétique. Comment commencer sans mentionner la canicule qui affecte durement notre pays ? Le réchauffement climatique tue.
Il crée des inégalités nouvelles entre ceux qui ont les moyens de s’en protéger et les autres.
Il empêche. D’aller à l’école, de se rendre à son travail, d’emprunter les transports en commun. Nous n'avons collectivement pas assez pris aux sérieux les cris d'alarme des chercheurs, voire même de certains maires pionniers sur le sujet, je pense à @Anne_Hidalgo.
Il faut reprendre en mains nos villes et nos villages et lancer une grande politique d'adaptation. Apprendre à penser autrement qu'en bitume et en béton. Nous inspirer des pays du Sud, peindre en blanc les toits. Clarifier les chemins. Végétaliser partout où l'on peut. Rendre nos espaces de vie vivables.
Cela passera donc aussi par une politique énergétique ambitieuse. Il n'y a rien sans énergie. Pas de croissance, pas de services publics, pas de défense, pas de santé. C'est le fondement de tout le reste.
Notre transition énergétique doit reposer sur trois piliers : baisse de la consommation totale d’énergie en usant de sobriété et d’efficacité énergétique, augmentation de la part électrique de la consommation, et développement des renouvelables non électriques, avec la nécessité d’une évaluation technique préalable.
Sur le nucléaire, soyons clairs : il faut prolonger nos réacteurs, construire les EPR2, poursuivre la modernisation de l’aval du cycle et du retraitement, et viser un premier démonstrateur de réacteur à neutrons rapides d'ici 2050. La France a 50 ans d'avance. Ne bradons pas cet atout.
Refusons enfin les faux débats : ni 100% nucléaire, ni 100% renouvelable. Ce qui compte, c'est un mix cohérent, souverain, décarboné et compétitif.
"Elle a arrêté de rire." Quatre mots. Prononcés par Nicole Garcia dans Paris Match. Qui disent plus sur la maladie de Nathalie Baye que tous les termes médicaux réunis. L'actrice qui aimait rire plus que tout. Qui ne riait plus. Depuis deux ou trois ans. La conséquence la plus cruelle de la maladie à corps de Lewy. 😢
Nicole Garcia connaissait Nathalie Baye depuis des décennies. Elles avaient tourné ensemble. Partagé des plateaux. Des dîners. Des fous rires. Et c'est le rire que Nicole retient. Parce que c'est le rire que la maladie a volé en premier. 👀
"Elle aimait les grandes tablées d'amis. Cette vie conviviale. Et surtout elle aimait beaucoup rire." Le portrait d'une femme solaire. Joyeuse. Qui faisait des blagues. Qui s'amusait de tout. Le contraire absolu de l'actrice glaciale qu'on pouvait imaginer. 👇
"L'ombre qui est tombée sur elle il y a deux, trois ans à cause de sa maladie était déchirante." L'ombre. Le mot choisi par Nicole Garcia. Pas la maladie. Pas le diagnostic. L'ombre. Celle qui recouvre une femme lumineuse. Qui éteint le sourire. Qui fait taire le rire. 💔
"Elle s'amusait de plein de choses. Elle faisait des blagues. Elle était très enfantine." Le mot enfantine. La spontanéité. La légèreté. Tout ce que la maladie à corps de Lewy détruit en premier. Avant la mémoire. Avant la motricité. Elle prend la joie. 😢
"Son rire s'est tu." La phrase la plus poétique et la plus déchirante de tous les hommages rendus ce samedi. Nicole Garcia qui transforme une réalité médicale en image littéraire. Le rire qui se tait. Comme une musique qu'on coupe. Définitivement. 🙏
Michel Drucker avait vu les premiers signes aussi. Au théâtre des Nouveautés. Nathalie qui n'arrivait plus à lire son texte. Le cerveau qui commençait à lâcher. Avant le rire. Il y avait déjà eu les mots. Les répliques qui s'effaçaient. La mémoire qui flanchait. 💔
Les grandes tablées d'amis se sont vidées. Les dîners se sont espacés. Et Nathalie s'est retirée. Doucement. Sans bruit. Sa dernière apparition au cinéma remonte à 2023. La Nuit du verre d'eau. Après, plus rien. L'actrice qui avait tourné pendant cinquante ans qui pose la caméra. 😤
La maladie à corps de Lewy ne tue pas d'un coup. Elle efface. Trait par trait. Le rire d'abord. Les mots ensuite. La mobilité après. Et la vie à la fin. 200 000 personnes en France vivent ce même effacement. Dans le silence. Loin des projecteurs. 💪
"Pour tous les gens qui l'aimaient, sa maladie a été quelque chose de très triste." Nicole Garcia qui parle au nom de tous les proches. De tous ceux qui ont vu Nathalie changer. S'éteindre. Devenir l'ombre d'elle-même. Et qui ne pouvaient rien faire. 😢
Nathalie Baye aimait rire. C'est peut-être la chose la plus importante à retenir d'elle. Pas les César. Pas les films. Pas Johnny. Le rire. Celui que la maladie lui a pris. Et que personne n'oubliera. 💕
Repose en paix Nathalie. Ris là où tu es maintenant. ❤️
À l’occasion de la journée du #LivrePolitique2026, à @AssembleeNat, j’ai rendu hommage à Lionel Jospin: un homme, une méthode, une éthique, une politique @LCP.
Comment peut on jeter à terre une femme comme Colette Avital …Le gvt israélien doit s’excuser et sans tarder sanctionner les auteurs de ces violences .!
Récit de@la journée Hommage national à Lionel Jospin aux Invalides : « Avec lui, c’est une part de nous-même qui s’en va » @RaphaelleBacque @sandrineCassini https://t.co/SyxOw2C81M
Un homme, probablement âgé de plus de quatre-vingts ans, faisait la queue au distributeur automatique. Je me suis placé derrière lui et, lorsque son tour est arrivé, je l’ai vu sortir une enveloppe, probablement contenant de l’argent.
Je l’observais à distance, avec respect. J’ai tout de suite compris que quelque chose n’allait pas : il touchait l’écran à plusieurs reprises, mais semblait désorienté. Il n’arrivait pas à terminer l’opération. Il s’est retourné vers la file, désormais plus longue, m’a regardé — j’étais juste derrière lui — et d’un seul geste, timide et digne, il m’a demandé de l’aide.
Je me suis approché aussitôt, avec toute la délicatesse possible. Il a hoché la tête et murmuré un « s’il vous plaît » presque inaudible. Il m’a profondément touché. Je l’ai aidé de bon cœur, en lui expliquant pas à pas où appuyer, en prenant soin toutefois de ne jamais toucher à son argent. Je ne voulais même pas effleurer un seul billet : par respect, par délicatesse, pour éviter toute confusion.
Il voulait effectuer un dépôt. Je lui ai indiqué les étapes et, calmement, il a réussi à saisir le montant. Il a terminé l’opération avec un sentiment de satisfaction et moi, à ses côtés, je lui ai montré où appuyer pour conclure. Une fois terminé, nous nous sommes déplacés pour laisser la place aux personnes qui attendaient.
Il m’a remercié d’un regard bienveillant. Je lui ai souri et lui ai dit que cela avait été un plaisir. Mais avant de partir, avec un geste qui m’a serré le cœur, il a glissé la main dans la poche de sa veste, sorti son portefeuille et m’a tendu un billet de dix euros.
Je suis resté surpris, presque incrédule. J’ai refusé immédiatement :
« Je vous en prie, ce n’est pas nécessaire, vraiment. »
Il a insisté. Il voulait m’offrir le petit-déjeuner, a-t-il dit, pour me remercier à sa façon. Je l’ai regardé dans les yeux, je l’ai remercié avec affection, mais je ne pouvais pas accepter. Il a rangé le billet, m’a remercié encore une fois et nous nous sommes salués.
En le voyant s’éloigner, un nœud est resté en moi. Un profond sentiment de mélancolie. J’ai pensé à lui et à tous les personnes âgées qui se retrouvent seules face à un monde toujours plus numérique, impitoyable, inaccessible.
Eux — nos pères, nos grands-parents — ont construit le pays dans lequel nous vivons. Et aujourd’hui, ils se retrouvent exclus, perdus devant un écran, dans une banque, dans un hôpital, dans les administrations. Ils n’arrivent plus à accéder à des services qu’ils ont contribué à créer, après une vie de travail, de sacrifices, de devoirs.
Et nous ? Où sommes-nous ? Que nous coûte-t-il d’aider, de nous arrêter cinq minutes, de leur rendre la journée un peu plus légère ?
Il est triste, profondément triste, de voir comment ces personnes sont abandonnées, oubliées, ignorées. Toute cette technologie nous fait perdre l’essentiel : l’humanité. Nous devenons froids, distants, inhumains.
Ceux qui gouvernent devraient intervenir immédiatement. Il est inacceptable de traiter ainsi ceux qui ont tout donné, toute leur vie. C’est honteux.
Nous avons rempli le monde d’innovation, mais nous vidons les cœurs.
— Enrico Tili
À gauche une photo que j’ai prise il y a qqes jours à l’angle des rues Marx Dormoy et du Département. Mon quartier. À droite l’adjoint du #bilangregoirehidalgo qui nie l’existence même de la saleté dans laquelle il nous laisse croupir. Cherchez l’erreur !