The Belgian International Organization for human rights and development,granted Special consultative status by UN Economic and Social Council and the EU #ECOSOC
Le recul du respect du droit international humanitaire dans les conflits armés : des défis croissants et une responsabilité internationale renouvelée
Août 2026 #BAMRO
Introduction
Tout au long de l'année 2026, le monde continue d'être marqué par de nombreux conflits armés et crises humanitaires ayant des conséquences dramatiques pour les populations civiles. Dans le même temps, les appels de la communauté internationale en faveur du respect du droit international humanitaire et de la protection des droits humains en période de conflit se multiplient.
Les développements récents montrent que les violations graves du droit international ne constituent plus des événements exceptionnels, mais deviennent un phénomène récurrent dans plusieurs zones de conflit, ce qui impose à la communauté internationale de renforcer les mécanismes de responsabilité et de lutter contre l'impunité.
Première partie : Le droit international humanitaire, pierre angulaire de la protection des civils
Le droit international humanitaire vise à limiter les effets des conflits armés et à protéger les personnes qui ne participent pas ou plus aux hostilités.
Il repose notamment sur les principes suivants :
▪Protection des civils.
▪Protection des blessés et des malades.
▪Protection du personnel médical et humanitaire.
▪Respect des prisonniers.
▪Interdiction de cibler les biens de caractère civil.
▪Garantie d'un accès sûr et sans entrave à l'aide humanitaire.
Toutes les parties à un conflit armé sont tenues de respecter ces règles, quelle que soit la nature du conflit.
Deuxième partie : Les principales violations observées
Les rapports internationaux continuent de faire état de violations graves, notamment :
▪Les attaques contre les civils.
▪La destruction des hôpitaux et des infrastructures sanitaires.
▪Les attaques contre les écoles et les établissements d'enseignement.
▪L'entrave à l'acheminement de l'aide humanitaire.
▪Les déplacements forcés de populations.
▪Les arrestations arbitraires et les disparitions forcées.
▪L'utilisation de la famine comme méthode de guerre.
▪Les attaques visant les travailleurs humanitaires.
Ces violations provoquent non seulement des pertes humaines considérables, mais entraînent également l'effondrement des services essentiels, l'aggravation de la pauvreté, des déplacements massifs et une instabilité durable.
Troisième partie : Des chiffres révélateurs de l'ampleur de la crise
Les crises humanitaires atteignent des niveaux sans précédent :
▪Plus de 300 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence.
▪Plus de 117 millions de personnes sont déplacées de force dans le monde.
▪Plus de 3,5 milliards de personnes vivent dans la pauvreté ou dans des situations de grande vulnérabilité.
▪Des millions d'enfants sont privés d'éducation et de soins de santé à cause des conflits.
Ces chiffres démontrent que le monde traverse l'une des plus graves crises humanitaires des dernières décennies.
Quatrième partie : L'importance de la responsabilité internationale
Aucune paix durable ne peut être obtenue sans que les auteurs des violations graves répondent de leurs actes. #BAMRO
Le Conseil des droits de l’homme renouvelle et approuve la nomination de plusieurs titulaires de mandat des procédures spéciales lors de sa 62e session
Publié par l’Association belge pour les droits de l’homme et le développement #BAMRO
Genève – Juillet 2026
À l’occasion de la soixante-deuxième session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, le Conseil a adopté, lors de ses séances finales des 6 et 7 juillet 2026, plusieurs décisions relatives à la nomination et au renouvellement des mandats de titulaires de mandat au titre des procédures spéciales, l’un des principaux mécanismes indépendants des Nations Unies pour la promotion et la protection des droits de l’homme dans le monde.
Les procédures spéciales jouent un rôle essentiel dans la surveillance des situations relatives aux droits de l’homme, la conduite de visites dans les pays, le dialogue avec les gouvernements, la réception d’informations sur les violations présumées et la présentation de rapports périodiques au Conseil des droits de l’homme et à l’Assemblée générale des Nations Unies.
Comment les Rapporteurs spéciaux et les Experts indépendants sont-ils sélectionnés ?
La sélection des titulaires de mandat suit une procédure établie visant à garantir l’indépendance, la transparence, l’expertise et l’impartialité.
Le processus débute par l’annonce officielle des postes vacants et l’ouverture des candidatures aux experts qualifiés de toutes les régions du monde. Les dossiers sont ensuite examinés par le Groupe consultatif du Conseil des droits de l’homme (Consultative Group), qui évalue les qualifications des candidats et peut organiser des entretiens lorsque cela est nécessaire.
Le Groupe consultatif transmet ensuite une liste restreinte au Président du Conseil des droits de l’homme. Après des consultations avec les États membres et les groupes régionaux, le Président soumet ses recommandations finales au Conseil, qui procède à leur approbation officielle, sauf objection des États membres.
Les mandats arrivant à expiration peuvent être renouvelés lorsque le Conseil estime que leur maintien demeure nécessaire pour renforcer la protection des droits de l’homme et la responsabilité internationale.
Principales nominations et renouvellements adoptés lors de la 62e session
Premièrement : Nouvelles nominations
Professeur Surya Deva (Inde)
Le Conseil des droits de l’homme a approuvé la nomination du Professeur Surya Deva en qualité de Rapporteur spécial sur le droit au développement.
Ce mandat thématique contribue à promouvoir la mise en œuvre du droit au développement, à soutenir des politiques de développement fondées sur les droits de l’homme et à renforcer les principes d’équité, d’inclusion et de développement durable.
Professeur George Katrougalos (Grèce)
Le Conseil a également nommé George Katrougalos en qualité d'Expert indépendant sur la promotion d’un ordre international démocratique et équitable.
Ce mandat vise à promouvoir la coopération internationale, le respect du droit international, l’égalité souveraine entre les États ainsi qu’un ordre mondial fondé sur la justice, les droits de l’homme et le développement durable.
Deuxièmement : Renouvellement de mandats
Dr Mohamed Abdelsalam Babiker – Soudan
Le Conseil des droits de l’homme a renouvelé le mandat du Dr Mohamed Abdelsalam Babiker en qualité de Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Érythrée.
En fonction depuis 2020, le Dr Babiker poursuit son travail de suivi de la situation des droits de l’homme en Érythrée, de présentation de rapports annuels au Conseil des droits de l’homme et à l’Assemblée générale, ainsi que de dialogue avec les autorités érythréennes et les autres parties prenantes.
Le renouvellement de son mandat reflète l’importance accordée par la communauté internationale à la poursuite du suivi indépendant de la situation des droits de l’homme dans ce pays.
Plus de 20 000 enfants palestiniens victimes de la guerre : un rapport de l’ONU documente l’ampleur de la tragédie humanitaire
Publié par l’Association belge pour les droits de l’homme et le développement #BAMRO
24 juin 2026
La Commission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies sur le Territoire palestinien occupé a publié, le 23 juin 2026, un rapport présentant des conclusions alarmantes concernant l’ampleur des violations touchant les enfants palestiniens depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023.
Selon le rapport, 20 179 enfants palestiniens ont été tuésdurant cette période, tandis que plus de 44 000 enfants ont été blessés à des degrés divers. Le rapport indique également que les enfants représentent environ 30 % de l’ensemble des personnes tuées dans le cadre du conflit.
Ces chiffres révèlent l’une des crises humanitaires les plus graves touchant les enfants dans les conflits armés contemporains. Les enfants ne sont pas seulement affectés indirectement par la guerre ; ils figurent parmi ses principales victimes, confrontés à la mort, aux blessures, au déplacement forcé, à la perte du soutien familial, à l’interruption de leur éducation et à l’absence de services essentiels.
Le droit international humanitaire ainsi que la Convention relative aux droits de l’enfant reconnaissent aux enfants une protection particulière en période de conflit armé. Toutes les parties au conflit sont tenues de prendre les mesures nécessaires pour les protéger des effets des hostilités et garantir le respect de leurs droits fondamentaux.
La mort de plus de vingt mille enfants et les blessures subies par des dizaines de milliers d’autres ne constituent pas de simples statistiques. Derrière chaque chiffre se trouve un enfant avec des rêves, des aspirations et un avenir qui méritait d’être construit dans la sécurité et la dignité.
Ces conclusions soulignent la nécessité urgente de renforcer les efforts internationaux visant à protéger les enfants dans les zones de conflit, à garantir le respect du droit international humanitaire et à fournir une assistance humanitaire, médicale et psychologique aux enfants touchés ainsi qu’à leurs familles.
#Israeli authorities & security forces have deliberately targeted #Palestinian children resulting in #genocide, crimes against humanity & war crimes, the @UN Commission of Inquiry on the Occupied Palestinian Territory & Israel says in new report. #HRC62
➡️ https://t.co/IWsZkK7eh7
Conclusions de la Commission d’enquête concernant le ciblage des enfants palestiniens
La Commission internationale indépendante d’enquête a consacré une partie importante de son rapport à la situation des enfants palestiniens, les considérant parmi les groupes les plus touchés par le conflit et les violations qui en découlent.
La Commission a indiqué avoir recueilli des témoignages directs, des documents, des preuves numériques, des photographies, des vidéos et des rapports médicaux attestant de la mort et des blessures d’un grand nombre d’enfants palestiniens. Elle a également constaté des schémas récurrents d’attaques soulevant de graves préoccupations quant au respect des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution prévus par le droit international humanitaire.
Lors de la présentation du rapport devant le Conseil des droits de l’homme, le président de la Commission, Srinivasan Murali Dhar, a déclaré que des enfants palestiniens avaient été délibérément pris pour cible et tués par les forces de sécurité israéliennes, y compris après le cessez-le-feu d’octobre 2025. Il a appelé à des enquêtes internationales indépendantes et à des mécanismes efficaces de responsabilité.
La Commission a également documenté :
▪La mort et les blessures d’enfants dans leurs maisons ou dans des camps de déplacés.
▪Des attaques contre des zones civiles où se trouvaient un grand nombre d’enfants.
▪La privation du droit à l’éducation en raison de la destruction des écoles ou de leur transformation en centres d’hébergement.
▪La privation de soins de santé résultant des attaques contre les infrastructures médicales ou de leur dysfonctionnement.
▪De graves traumatismes psychologiques causés par la perte de proches et les déplacements forcés.
Qualification juridique des violations. #BAMRO
Rapport sur la participation de la délégation élargie de #BAMRO durant les trois premiers jours de la 62e session du Conseil des droits de l’homme
Genève – 15 au 20 juin 2026
L’Association Belge pour les Droits de l’Homme et le Développement (BAMRO), organisation non gouvernementale dotée du statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), a participé aux trois premiers jours de la 62e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies tenue au Palais des Nations à Genève.
#BAMRO était représentée par une délégation élargie composée de représentants de l’Association, de défenseurs des droits humains, de chercheurs et d’acteurs de la société civile. Cette participation s’inscrit dans l’engagement constant de BAMRO à renforcer le rôle de la société civile au sein du système international des droits de l’homme et à faire entendre la voix des victimes de violations graves des droits humains à travers le monde.
Au cours des premiers jours de la session, la délégation a concentré ses travaux sur plusieurs dossiers prioritaires, notamment l’Érythrée, le Soudan et la Palestine, tout en participant à la séance d’ouverture du Haut-Commissaire aux droits de l’homme ainsi qu’aux discussions relatives aux défis émergents, notamment l’intelligence artificielle et ses répercussions sur les droits humains.
Premièrement : Une avancée majeure sur le dossier érythréen
Le dossier érythréen a constitué l’un des axes principaux de la participation de #BAMRO à la 62e session du Conseil des droits de l’homme.
Dans une initiative considérée par de nombreux défenseurs des droits humains comme une avancée importante pour la défense des victimes érythréennes, BAMRO a contribué à porter la voix des victimes et de leurs familles au sein des Nations Unies en facilitant la participation de proches de victimes et de personnes affectées par de graves violations des droits humains en Érythrée.
Pour la première fois depuis près de trois décennies, des témoignages directs de proches de victimes érythréennes musulmanes ont été présentés dans le cadre des activités organisées en marge de la 62e session du Conseil des droits de l’homme. Cette initiative a permis de remettre en lumière la souffrance d’une partie importante de la population érythréenne dont les préoccupations sont restées insuffisamment représentées dans les forums internationaux.
Les témoignages ont mis en évidence plusieurs préoccupations majeures, notamment :
▪les détentions arbitraires prolongées ;
▪les disparitions forcées ;
▪les restrictions à la liberté d’expression et d’opinion ;
▪les violations de la liberté de religion ou de conviction ;
▪les restrictions imposées à l’enseignement religieux et à la pratique du culte ;
▪le service national obligatoire à durée indéterminée et ses conséquences sociales et humanitaires ;
▪la situation des réfugiés érythréens dans les pays voisins.
#BAMRO a également participé à un événement parallèle consacré aux violations des droits des chrétiens en Érythrée et aux restrictions touchant la liberté de religion et de conviction. Des rapports et témoignages y ont été présentés concernant les limitations imposées à certaines communautés religieuses ainsi que les arrestations liées à la pratique religieuse.
À travers cette participation, BAMRO a réaffirmé que la protection des droits humains doit s’appliquer à toutes les victimes sans distinction de religion, d’origine ou d’appartenance sociale, conformément aux principes universels des droits de l’homme.
La contribution de BAMRO au dossier érythréen a été saluée par plusieurs défenseurs des droits humains, experts et représentants d’organisations internationales de la société civile qui ont souligné le rôle joué par l’Association dans la mise en lumière des souffrances des victimes et dans le renforcement de l’attention internationale portée à la situation des droits humains en Érythrée.
https://t.co/4JkZQdgKy8
Défenseurs des droits de l’homme : une nécessité juridique pour garantir la justice et l’État de droit
Publié par l’Association belge pour les droits de l’homme et le développement #BAMRO
Introduction
Les défenseurs des droits de l’homme constituent l’un des piliers fondamentaux des sociétés démocratiques, de l’État de droit et de la protection de la dignité humaine. Il s’agit de personnes et de groupes qui œuvrent pacifiquement pour surveiller les violations, défendre les victimes et promouvoir le respect des droits humains et des libertés fondamentales. Malgré cela, de nombreux défenseurs continuent de faire face à des menaces, du harcèlement, des détentions arbitraires, des campagnes de diffamation et parfois même à des attaques physiques.
Dans un contexte marqué par la multiplication des crises politiques, des conflits armés et des tensions sociales, le renforcement de leur protection juridique et pratique est devenu une responsabilité essentielle des États et de la communauté internationale.
Cadre juridique international
L’importance de protéger les défenseurs des droits de l’homme a été affirmée par les Nations Unies à travers la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme de 1998, adoptée par l’Assemblée générale dans sa résolution 53/144. Cette déclaration reconnaît à toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, le droit de promouvoir et de protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales aux niveaux national et international.
Cette protection repose également sur plusieurs instruments internationaux, notamment :
▪La Déclaration universelle des droits de l’homme (1948)
▪Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966)
▪Les mécanismes des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme
▪Les résolutions du Conseil des droits de l’homme concernant la protection de la société civile et des défenseurs des droits de l’homme
Défis actuels
1. Restriction de l’espace civique
Dans plusieurs pays, les restrictions croissantes à la liberté d’association, d’expression et de réunion pacifique affectent directement le travail des organisations et des défenseurs des droits humains.
2. Menaces et harcèlement
De nombreux défenseurs sont victimes d’intimidations, de harcèlement en ligne et de campagnes de dénigrement visant à réduire leur action.
3. Arrestations et poursuites arbitraires
Certains défenseurs continuent d’être confrontés à des mesures judiciaires ou administratives limitant leurs activités légitimes.
4. Risques dans les zones de conflit
Les défenseurs travaillant dans des zones de conflit sont exposés à des risques accrus de violence, de déplacements forcés et d’insécurité.
Importance de leur protection
La protection des défenseurs des droits de l’homme ne concerne pas seulement les individus, mais également l’ensemble du système de justice et de responsabilité.
The Right to a Healthy Environment: A Fundamental Human Right in the Face of Climate Challenges
Issued by the Belgian Association for Human Rights and Development #BAMRO
Introduction
On the occasion of World Environment Day, observed annually on 5 June, it is important to reaffirm that the right to a clean, healthy, and sustainable environment is an essential human right. Environmental degradation, climate change, pollution, and the loss of biodiversity increasingly threaten the enjoyment of fundamental human rights worldwide.
Human Rights Dimension
The right to a healthy environment is closely linked to several fundamental rights, including the right to life, health, water, food, housing, and sustainable development. In 2022, the United Nations officially recognized the right to a clean, healthy, and sustainable environment as a universal human right.
Current Challenges
Today, the world faces serious environmental challenges, including:
▪Climate change and rising global temperatures.
▪Increasing droughts, floods, and extreme weather events.
▪Air, water, and soil pollution.
▪Threats to food security.
▪Disproportionate impacts on vulnerable groups, particularly children, women, and displaced populations.
International Responsibility
States bear the primary responsibility for protecting the environment and ensuring that environmental policies respect, protect, and fulfill human rights. International cooperation remains essential to address global environmental challenges and achieve sustainable development goals.
BAMRO Recommendations
1Strengthen legal recognition of the right to a healthy environment.
2Support effective climate action policies.
3Protect vulnerable communities from environmental harm.
4Promote public participation in environmental decision-making.
5Enhance international cooperation for environmental justice and sustainable development.
Conclusion
On World Environment Day 2026, #BAMRO reaffirms that environmental protection is not only an ecological necessity but also a human rights obligation. Ensuring a healthy environment is essential for safeguarding human dignity and securing the rights of present and future generations.
La protection des enfants contre le recrutement et l’exploitation dans les conflits armés
Une responsabilité juridique et morale pour préserver l’avenir de l’humanité
Publié par l’Association belge pour les droits de l’homme et le développement #BAMRO
Introduction
Les enfants figurent parmi les principales victimes des conflits armés. Leur souffrance ne se limite pas à la perte de sécurité et de stabilité, mais englobe également de graves violations de leurs droits à la vie, à l’éducation, à la santé et à la protection. Parmi les violations les plus graves figure le recrutement et l’exploitation des enfants dans des activités militaires.
Malgré les efforts internationaux continus, des milliers d’enfants dans le monde sont encore recrutés de force ou exploités par des parties aux conflits armés, en violation du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme.
Cadre juridique international
Les enfants bénéficient d’une protection particulière en vertu de plusieurs instruments internationaux :
▪Organisation des Nations Unies
▪Convention relative aux droits de l’enfant
▪Protocole facultatif concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés
▪Conventions de Genève et leurs protocoles additionnels.
▪Les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, notamment les résolutions 1612 (2005), 1882 (2009) et 2427 (2018).
Le recrutement ou l’utilisation d’enfants de moins de quinze ans dans les hostilités constitue un crime de guerre selon la Cour pénale internationale.
Une réalité préoccupante
Les rapports internationaux continuent de documenter des cas de recrutement d’enfants dans plusieurs zones de conflit. Les violations comprennent :
▪Le meurtre et les mutilations.
▪Les enlèvements.
▪Les violences sexuelles.
▪La privation d’éducation.
▪Le travail forcé.
▪L’exploitation psychologique et militaire.
▪L’utilisation comme boucliers humains.
Le droit à l’éducation en période de conflits armés : une responsabilité juridique et humanitaire qui ne peut être différée
Publié par l’Association Belge pour les Droits Humains et le Développement #BAMRO
Introduction
Le droit à l’éducation est l’un des droits fondamentaux garantis par les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Toutefois, ce droit est aujourd’hui confronté à des défis sans précédent en raison de l’intensification des conflits armés et des crises humanitaires dans de nombreuses régions du monde. Les débats des Nations Unies en 2026 indiquent que des centaines de millions d’enfants vivent dans des zones touchées par les conflits, menaçant l’avenir de générations entières et les privant de leurs droits les plus fondamentaux.
Réalité des droits humains
Les guerres ne provoquent plus seulement la perte de la sécurité et de la stabilité ; elles sont devenues une cause directe de l’interruption de l’éducation à travers la destruction des écoles, le déplacement des populations, la transformation des établissements scolaires en abris ou en sites militaires, ainsi que la privation d’un accès sûr à l’éducation pour les enfants.
Le droit international humanitaire confirme que les écoles et les enfants bénéficient d’une protection particulière pendant les conflits armés et que le fait de cibler les établissements éducatifs ou de les utiliser à des fins militaires constitue une violation grave du droit international.
Dimensions humanitaires
L’éducation représente bien plus que l’acquisition de connaissances ; elle constitue un moyen de protection psychologique et sociale, un outil de promotion de la paix et de la stabilité, ainsi qu’un fondement pour la reconstruction des sociétés après les conflits. La continuité de l’éducation en période de crise réduit également les risques de travail des enfants, de recrutement forcé, de mariage précoce et de diverses formes d’exploitation.
Les rapports internationaux récents soulignent l’importance d’un soutien psychologique et social aux enfants affectés par les conflits tout en garantissant la continuité de leur parcours éducatif.
Cadre juridique international
Le droit à l’éducation repose sur plusieurs instruments juridiques internationaux, notamment :
▪L’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
▪L’article 13 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
▪La Convention relative aux droits de l’enfant de 1989.
▪La Convention de l’UNESCO concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement.
▪Les principes directeurs relatifs à la protection de l’éducation pendant les conflits armés.
Recommandations de #BAMRO
1Garantir la protection des écoles et des établissements éducatifs contre toute forme d’attaque militaire.
2Soutenir les programmes éducatifs dans les situations d’urgence et de conflit armé.
3Renforcer le financement international consacré à l’éducation dans les zones touchées par la guerre.
4Fournir un soutien psychologique et social aux élèves et aux enseignants affectés.
5Garantir un accès équitable à l’éducation pour les filles, les enfants déplacés et les réfugiés, sans discrimination.
6Renforcer la responsabilité juridique pour les violations visant les établissements éducatifs.
La 62e session du Conseil des droits de l’homme : défis mondiaux des droits humains et perspectives de coopération internationale
Rapport analytique publié par l’Association Belge des Droits de l’Homme et du Développement #BAMRO Organisation dotée du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC)
Introduction
À l’approche de la 62e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, qui se tiendra à Genève du 15 juin au 10 juillet 2026, l’attention de la communauté internationale se porte sur l’une des plus importantes plateformes mondiales consacrées à la promotion et à la protection des droits humains. Cette session intervient dans un contexte marqué par la persistance de nombreuses crises humanitaires, de conflits armés et de défis croissants en matière de droits humains, imposant à la communauté internationale une responsabilité renouvelée pour garantir le respect de la dignité humaine et la protection des droits fondamentaux.
Le Conseil des droits de l’homme constitue le principal mécanisme des Nations Unies chargé du suivi de la situation des droits humains à travers le monde, grâce à ses sessions régulières, ses procédures spéciales, ses mécanismes de contrôle et sa contribution au développement des normes internationales relatives aux droits humains.
Premièrement : Présentation de la 62e session du Conseil des droits de l’homme
La 62e session est l’une des sessions ordinaires du Conseil des droits de l’homme. Elle réunit les États membres, les États observateurs, les organes des Nations Unies, les institutions nationales des droits de l’homme ainsi que les organisations de la société civile accréditées.
Cette session vise à examiner les principaux défis mondiaux en matière de droits humains, à étudier les rapports des rapporteurs spéciaux et des experts indépendants, ainsi qu’à adopter des résolutions et recommandations destinées à renforcer la protection et la promotion des droits humains au niveau international.
Son importance est renforcée par la multiplication des crises humanitaires, l’aggravation des conflits armés, les défis liés aux migrations forcées, aux changements climatiques et aux nouvelles technologies ainsi que leurs répercussions sur les droits et libertés fondamentaux.
Deuxièmement : Les principaux dossiers inscrits à l’ordre du jour
1. La protection des civils dans les conflits armés
Les conflits armés continuent de représenter un défi majeur pour le droit international humanitaire. De nombreuses régions du monde connaissent une augmentation du nombre de victimes civiles, la destruction des infrastructures essentielles et des restrictions à l’accès de l’aide humanitaire.
Cette question devrait occuper une place importante lors de la session, avec un accent particulier sur le respect du droit international humanitaire et la lutte contre l’impunité.
2. La crise humanitaire au Soudan
La situation au Soudan demeure une source de profonde préoccupation pour la communauté internationale en raison de la poursuite du conflit, de l’augmentation des déplacements forcés et de la détérioration des services essentiels.
Les discussions devraient porter sur la protection des civils, l’accès humanitaire et les mécanismes de responsabilité.
3. La situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés
La question palestinienne reste un sujet permanent à l’ordre du jour du Conseil, avec une attention particulière portée à la protection des civils et au respect du droit international humanitaire ainsi que du droit international des droits de l’homme.
4. Les changements climatiques et les droits humains
Les changements climatiques constituent aujourd’hui l’un des défis majeurs en matière de droits humains, en raison de leurs effets directs sur le droit à la vie, à la santé, à l’alimentation, à l’eau, au logement et au développement durable.
5. La technologie et l’intelligence artificielle.
Rapport Exécutif sur les Droits Humains
Le droit à l’éducation pendant les guerres : lorsque l’avenir devient victime des conflits
Rapport analytique publié par #BAMRO – Belgian Association for Human Rights and Development
Organisation dotée du statut consultatif auprès de l’ECOSOC
Introduction
L’éducation constitue l’un des droits fondamentaux garantis par les instruments internationaux des droits humains. Elle représente une base essentielle pour construire des sociétés stables, promouvoir le développement et préserver la dignité humaine. Cependant, les conflits armés et les guerres en cours dans plusieurs régions du monde privent aujourd’hui des millions d’enfants et de jeunes de ce droit fondamental.
Au cours des dernières années, les violations liées au droit à l’éducation dans les zones de conflit se sont considérablement aggravées. Des écoles ont été détruites ou fermées, des millions d’enfants ont été déplacés et de nombreux enseignants et élèves ont perdu un accès sécurisé aux établissements scolaires.
Cette réalité montre que l’éducation n’est plus simplement un service social, mais une question humanitaire et de droits humains directement liée à la protection de la dignité humaine et à la prévention de la perte de générations entières à cause des guerres.
Premièrement : Les effets des guerres sur le processus éducatif
Les conflits armés perturbent les systèmes éducatifs de manière directe et indirecte, notamment à travers :
▪la destruction des écoles et des infrastructures éducatives ;
▪le déplacement des familles et des enfants ;
▪l’interruption prolongée de la scolarité ;
▪le manque d’enseignants et de personnel éducatif ;
▪l’utilisation de certaines écoles à des fins militaires ;
▪l’augmentation de l’analphabétisme et du décrochage scolaire.
Les guerres ont également de graves conséquences psychologiques sur les enfants, ce qui affecte négativement leur capacité d’apprentissage et leur stabilité sociale.
Deuxièmement : La protection juridique du droit à l’éducation
Les instruments juridiques internationaux garantissent le droit à l’éducation, notamment :
▪l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme ;
▪l’article 13 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ;
▪la Convention relative aux droits de l’enfant ;
▪les Conventions de Genève relatives à la protection des civils pendant les conflits armés.
Ces textes obligent les États et les parties aux conflits à protéger les établissements éducatifs et à garantir la continuité de l’enseignement même en période de crise.
Troisièmement : Les défis humanitaires actuels
Plusieurs régions du monde connaissent des situations alarmantes concernant l’éducation pendant les conflits, notamment :
▪le Soudan,
▪Gaza,
▪certaines régions d’Afrique et du Moyen-Orient,
▪ainsi que les zones de déplacement et de réfugiés.
Les rapports internationaux indiquent que des millions d’enfants risquent de perdre plusieurs années d’éducation, ce qui aura des conséquences négatives sur la stabilité sociale, le développement économique et les droits humains à long terme.
Les filles et les enfants déplacés sont confrontés à des risques supplémentaires tels que :
▪le travail des enfants ;
▪le mariage précoce ;
▪l’exploitation et les violences ;
▪la privation durable d’éducation.
Quatrièmement : L’importance de protéger l’éducation pendant les guerres
L’éducation n’est pas seulement un droit individuel ; elle constitue également un outil essentiel pour construire la paix, renforcer la stabilité et lutter contre l’extrémisme et la violence.
Le maintien de l’éducation pendant les crises contribue à :
▪protéger les enfants sur les plans psychologique et social ;
▪réduire les risques d’exploitation et de délinquance ;
▪soutenir la reconstruction et le développement futurs ;
▪préserver l’identité culturelle et sociale des communautés. #BAMRO
La liberté de la presse au Moyen-Orient : entre restrictions juridiques et défis sécuritaires Préparé par : L’Organisation belge des droits de l’homme et du développement #BAMRO
Introduction, La liberté de la presse constitue un pilier fondamental de toute société démocratique. Toutefois, le Moyen-Orient fait face à des défis complexes liés aux contraintes politiques, sécuritaires et juridiques, À l’occasion de World Press Freedom Day, il est essentiel d’évaluer la situation actuelle, Cadre juridique
Garanti par :
Déclaration universelle des droits de l’homme (Article 19)
Pacte international relatif aux droits civils et politiques
Défis principaux
Lois restrictives
Arrestations de journalistes
Censure numérique
Risques en zones de conflit
Impact Manque de transparence Désinformation Faible responsabilité Rôle international Le United Nations Human Rights Council joue un rôle clé.
Rôle de #BAMRO Protection des journalistes
Documentation des violations
Promotion des normes internationales Recommandations Réformes juridiques
Libération des journalistes Protection sur le terrain Conclusion La liberté de la presse est essentielle pour garantir les droits humains.
https://t.co/sRaA7CMkT0
#BAMRO Les détroits et les mers en droit international : étude juridique à la lumière des droits de l’homme
Résumé
Cette étude analyse le cadre juridique international régissant les mers et les détroits, en mettant en lumière leur lien avec les droits de l’homme, en se basant sur Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.
Introduction
Les détroits internationaux constituent des axes stratégiques essentiels pour le commerce mondial, mais également des espaces où se manifestent des enjeux liés aux droits de l’homme.
Cadre juridique
Article 37 : Champ d’application
Article 38 : Droit de transit
Article 39 : Obligations des navires
Article 44 : Non-entrave
Article 17 : Passage inoffensif
Article 87 : Liberté de navigation
Lien avec les droits de l’homme
Pacte international relatif aux droits civils et politiques
Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels
Dimension stratégique
Les détroits comme Détroit d’Ormuz jouent un rôle crucial.
Défis contemporains
Militarisation
Piraterie
Pression politique
Dimension humaine non traditionnelle
L’article 98 impose le sauvetage en mer, en lien avec Convention relative au statut des réfugiés.
Il s’agit d’un lien fonctionnel juridique.
Conclusion
Les mers sont devenues des espaces liés directement à la protection des droits humains.
Préparé par :
Dr. Abdul Samad Mukhlif
Docteur en droit international
Conseiller au Conseil des droits de l’homme
Président de Organisation belge des droits de l’homme et du développement
https://t.co/UXGx5E2gH2
Les défis contemporains des droits de l’homme à l’ère des crises mondiales : une lecture juridique du contexte international en 2026
L’Organisation belge pour les droits de l’homme et le développement #BAMRO ,dotée du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, suit de près les évolutions des droits humains à l’échelle internationale.
Introduction
En 2026, le monde connaît une intensification des crises humanitaires et des conflits armés, mettant à l’épreuve la capacité du système international des droits de l’homme à répondre efficacement.
1. L’escalade des conflits
Les conflits armés entraînent de graves violations :
▪Ciblage des civils et des infrastructures
▪Détentions arbitraires et disparitions forcées
▪Violences sexuelles utilisées comme arme
▪Restrictions de l’aide humanitaire
La crise au Soudan en est un exemple marquant.
2. Crise des déplacements forcés
Le nombre de déplacés atteint des niveaux record.
Les personnes concernées souffrent de :
▪Protection juridique insuffisante
▪Discrimination
▪Accès limité aux services
▪Risques d’exploitation
3. Droit au développement
Les droits incluent aujourd’hui :
▪Éducation
▪Santé
▪Environnement
▪Conditions de vie dignes
4. Défis de mise en œuvre
▪Manque de volonté politique
▪Faible responsabilité
▪Politisation
▪Ressources limitées
5. Rôle de la société civile
Les ONG jouent un rôle essentiel dans la défense des droits humains.
Recommandations
▪Renforcer la responsabilité internationale
▪Soutenir l’action humanitaire
▪Protéger les réfugiés
▪Promouvoir les droits sociaux
▪Soutenir la société civile
Conclusion
Les droits de l’homme sont essentiels pour un avenir stable et juste.
#BAMRO Résultats de la 61e session du Conseil des droits de l’homme : entre progrès normatif et défis de mise en œuvre
Dans le cadre du suivi assuré par L’Organisation belge des droits de l’homme et du développement des travaux du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, l’organisation analyse les résultats de la 61e session, conformément à son rôle en tant qu’ONG dotée du statut consultatif auprès de l’ECOSOC.
À l’issue de cette session, la communauté internationale évalue les progrès réalisés et la capacité du système international à répondre aux crises croissantes.
I. Contexte général
La session s’est tenue dans un contexte d’aggravation des crises humanitaires :
▪Crise au Soudan
▪Conflit à Gaza
▪Guerre en Ukraine
▪Défis liés à la migration
II. Principaux résultats
▪Condamnation des violations graves
▪Renforcement des mécanismes d’enquête
▪Mise en avant des crises humanitaires majeures
▪Lien entre climat et droits humains
III. Défis
▪Faiblesse de la mise en œuvre
▪Politisation
▪Absence de volonté politique
Conclusion
Les résultats montrent un progrès normatif, mais un défi persistant en matière d’application.
#BAMRO Energy Crisis and Its Impact on Fundamental Rights: When Electricity Becomes a Human Rights Issue
Introduction
Dans un contexte de tensions régionales croissantes, notamment au Moyen-Orient, la crise énergétique s’impose comme l’un des défis majeurs affectant les droits fondamentaux. L’électricité n’est plus un simple service technique, mais un élément essentiel garantissant une vie digne, l’accès à l’éducation, à la santé et à la sécurité humaine.
1. Le droit à l’éducation menacé
Les coupures d’électricité perturbent gravement le système éducatif :
▪Interruption de l’enseignement en ligne
▪Difficultés pour les élèves d’étudier à domicile
▪Perturbation des examens
Le droit à l’éducation est ainsi indirectement compromis.
2. Atteinte au droit à la santé
Le secteur de la santé est fortement impacté :
▪Fonctionnement des soins intensifs
▪Équipements chirurgicaux
▪Conservation des médicaments et vaccins
Les coupures peuvent entraîner des pertes humaines, constituant une violation du droit à la vie.
3. Dignité humaine et niveau de vie
La crise énergétique affecte directement le quotidien :
▪Difficulté d’accès au chauffage ou à la climatisation
▪Perte de revenus
▪Impact accru sur les groupes vulnérables
Cela constitue une atteinte au droit à un niveau de vie décent.
4. Responsabilité des États et de la communauté internationale
Les États doivent :
▪Assurer une gestion transparente
▪Lutter contre la corruption
▪Investir dans les infrastructures
La communauté internationale doit :
▪Soutenir les pays touchés
▪Empêcher l’utilisation de l’énergie comme arme politique
▪Protéger les
Conclusion et recommandations
La crise énergétique est un test réel de l’engagement des États envers les droits humains.
Recommandations :
1Reconnaître l’énergie comme droit fondamental
2Mettre en place des plans d’urgence
3Renforcer la transparence
4Protéger les populations vulnérables
5Renforcer le contrôle international
Conclusion
Quand l’électricité disparaît… les droits vacillent, la justice est mise à l’épreuve, et l’humanité se révèle.
Le Moyen-Orient connaît actuellement une montée des tensions régionales, notamment dans le contexte de l’escalade entre l’Iran et Israël. Les conséquences de ces tensions ne se limitent pas aux parties directement impliquées dans le conflit, mais s’étendent également à d’autres pays de la région déjà confrontés à des difficultés économiques et à des infrastructures fragiles.
Parmi les conséquences les plus visibles figurent la pénurie d’énergie et les coupures d’électricité dans des pays tels que l’Irak et le Liban, ce qui affecte directement la vie des civils et leur capacité à jouir de leurs droits fondamentaux.
De nombreux pays de la région dépendent de réseaux énergétiques interconnectés ou d’approvisionnements en carburant influencés par la situation politique et sécuritaire régionale. Avec l’escalade des tensions et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, certains États connaissent des pénuries de carburant nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, entraînant de longues coupures d’électricité dans plusieurs villes et régions.
Les coupures d’électricité ne constituent pas seulement un problème technique ou de service public ; elles représentent également une préoccupation majeure en matière de droits humains. L’électricité est essentielle pour garantir l’accès aux services de santé, à l’eau potable, aux communications et à l’éducation.
Dans certaines zones, des rapports indiquent une perturbation partielle du fonctionnement des établissements scolaires, certaines écoles étant contraintes de suspendre ou de réduire les cours en raison de difficultés opérationnelles ou de préoccupations sécuritaires liées aux tensions régionales.
L’absence d’électricité affecte également la capacité des étudiants à poursuivre leurs études, en particulier dans un contexte où l’éducation dépend de plus en plus des outils numériques et des plateformes électroniques.
Du point de vue des droits humains, le droit à l’éducation est un droit fondamental reconnu par plusieurs instruments juridiques internationaux, notamment le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la Convention relative aux droits de l’enfant.
Dans ce contexte, l’Organisation belge pour les droits de l’homme et le développement #BAMRO souligne que les crises régionales produisent souvent des conséquences indirectes qui affectent la vie de millions de civils dans les pays voisins.
L’organisation appelle également la communauté internationale à renforcer la coopération et à soutenir les États touchés afin de garantir la continuité des services essentiels, notamment l’approvisionnement énergétique et le fonctionnement des infrastructures éducatives.
#BAMRO Alors que s’ouvre la soixante et unième session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, l’attention de la communauté internationale se porte sur plusieurs crises humanitaires complexes, au premier rang desquelles figure la crise au Soudan, actuellement considérée comme l’une des plus graves crises des droits de l’homme et catastrophes humanitaires du monde contemporain.
Depuis le déclenchement du conflit armé en avril 2023 entre les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide, le pays a connu une détérioration sans précédent des conditions humanitaires et sécuritaires. Les civils sont devenus les principales victimes de l’escalade de la violence, de l’effondrement institutionnel et de la désintégration des services essentiels. Selon les rapports des Nations Unies et des organisations humanitaires internationales, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, tandis que le nombre de déplacés internes et de réfugiés a dépassé les 10 millions, faisant de la crise soudanaise l’une des plus importantes crises de déplacement au monde aujourd’hui.
Les données humanitaires indiquent également qu’environ 25 millions de personnes soit plus de la moitié de la population soudanaise ont un besoin urgent d’assistance humanitaire, dans un contexte d’effondrement généralisé du système de santé, de destruction des infrastructures et de perturbation des chaînes d’approvisionnement alimentaire. Les agences des Nations Unies ont mis en garde contre le risque de famine dans plusieurs régions, en particulier au Darfour et dans les zones de conflit actif, en raison de l’insécurité alimentaire sévère et de l’entrave à l’acheminement de l’aide humanitaire.
Les rapports sur les droits de l’homme documentent de graves violations susceptibles de constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, notamment des exécutions extrajudiciaires, des violences sexuelles liées au conflit, des recrutements forcés, des déplacements forcés ainsi que des attaques contre des installations médicales et civiles, constituant des violations manifestes des Conventions de Genève, du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme.
L’importance de la session actuelle du Conseil des droits de l’homme réside dans son rôle en tant que plateforme internationale essentielle pour traiter ces violations, renforcer les mécanismes internationaux de responsabilité, assurer la protection des civils et soutenir les efforts humanitaires. Toutefois, le principal défi ne réside pas uniquement dans l’adoption de résolutions ou de déclarations politiques, mais dans la garantie de leur mise en œuvre effective sur le terrain, dans un contexte de dynamiques politiques complexes, de multiplicité d’acteurs armés et de poursuite des hostilités.
La communauté internationale, y compris les Nations Unies, les États membres et les organisations régionales, porte une responsabilité juridique et morale d’agir afin de mettre fin aux violations, de soutenir les efforts de paix et de garantir la reddition de comptes, conformément aux principes de la responsabilité internationale de protéger les civils et de lutter contre les crimes internationaux graves.
Les organisations de la société civile demeurent également un pilier central dans la documentation des violations, la défense des victimes, la sensibilisation internationale aux souffrances humanitaires et le soutien aux mécanismes de justice transitionnelle et de responsabilité.
Dans ce contexte, l’Organisation belge des droits de l’homme et du développement #BAMRO suit de près les travaux de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme et souligne l’importance de prendre des mesures concrètes pour renforcer la protection des civils au Soudan, garantir le respect du droit international humanitaire et des droits de l’homme, assurer la justice pour les victimes et soutenir les voies politiques conduisant à la fin du conflit.