JOUR 36. On veut réduire un Avocat au silence.
Sa voix défendait les nôtres. Aujourd’hui, à nous de porter la sienne.
Confrères, citoyens, organisations : reprenez son nom. Affichez son visage. Rappelez son combat.
#LibérezMountagaTALL
À demain pour J37.
@debatsdecitemko@Debats2DroitMKO
👩🏽🎤 Pendant que l'actualité mondiale accaparait les regards, une autre page d'histoire s'écrivait sous les projecteurs du @StadeFrance.
En trois soirées consécutives, @AyaNakamuraa a réuni plus de 220 000 spectateurs dans la plus grande enceinte de France, devenant la première artiste francophone à réaliser un tel exploit.
Au-delà des chiffres impressionnants, c'est le symbole qui marque : celui d'une artiste française aux racines maliennes devenue l'une des voix les plus influentes de la musique mondiale.
De Bamako à Saint-Denis, des quartiers populaires aux plus grandes scènes internationales, son parcours rappelle que le talent n'a ni frontière ni plafond.
Dans quelques jours, l'actualité passera à autre chose. Mais l'histoire retiendra qu'à la fin du mois de mai 2026, une artiste aux racines maliennes a fait vibrer le Stade de France trois soirs de suite et inscrit son nom dans la légende.
Bravo Aya, une fierté pour la 🇫🇷, le 🇲🇱 et l’Afrique.
🚨 URGENT : Dans une décision rendue à 6 voix contre 3, la Cour suprême des États-Unis a statué que les parents peuvent retirer leurs enfants des cours ou activités scolaires abordant les questions LGBTQ+ lorsqu’elles entrent en conflit avec leurs convictions religieuses.
Attention ce document est un faux!
RESTONS VIGILANTS !
Ne vous fiez qu'aux informations officielles diffusées par nos canaux de communication reconnus.
Il y est encore, en violation de la loi et des procédures, au mépris du bon sens humain, à l’insu de tous et sans que nul ne bronche…et pour combien de temps encore…
« on a perdu le Mali et on a @BallyBagayoko en échange.
Vous avez un maire malien à Saint-Denis et vous êtes indésirables au Mali »
À nouveau CNEWS déroule le tapis rouge au racisme.
Soutien à mon ami Bally Bagayoko.
Cette « chaîne » doit être fermée sans délais.
Monsieur Hervouet,
J’ai entendu vos propos sur CNEWS : « La France a perdu le Mali, et nous on a Bally Bagayoko, un maire malien en France. »
Je veux vous répondre avec calme, mais avec clarté.
Je suis un élu de la République française. Je suis Français. Né de l’histoire de l’immigration, certes, fier de mes origines familiales, évidemment, mais pleinement Français et pleinement légitime dans les responsabilités que les citoyens m’ont confiées par le suffrage universel.
En me qualifiant de « maire malien en France », vous ne parlez pas seulement de moi. Vous dites à des millions de Français issus de l’immigration qu’ils resteraient éternellement renvoyés à une origine, quelle que soit leur place dans la société, leur engagement ou leur attachement à la République.
Ce qui est également préoccupant, c’est que ce type de propos est devenu si fréquent sur CNEWS qu’il est désormais difficile de parler de simple « dérapage ». Un dérapage suppose l’exception. Or lorsque des amalgames identitaires, des sous-entendus sur la légitimité de certains Français ou des oppositions permanentes entre origines et appartenance nationale deviennent récurrents, cela révèle une ligne éditoriale et un climat idéologique plus profonds.
Cette banalisation est dangereuse pour le débat public. Elle nourrit la suspicion, fracture la communauté nationale et installe l’idée qu’il existerait des Français plus légitimes que d’autres.
Cette vision est une impasse.
Elle l’est aussi dans notre rapport à l’Afrique.
Depuis plusieurs années, les peuples africains expriment une aspiration profonde à être respectés comme des partenaires souverains, traités d’égal à égal, et non plus comme d’anciennes colonies sur lesquelles la France conserverait une forme de tutelle politique, militaire ou culturelle.
La France doit entendre ce message. Notre pays ne peut plus penser sa relation avec le continent africain à travers les réflexes d’une autre époque. Le temps du paternalisme et des logiques postcoloniales est révolu. Une nouvelle doctrine diplomatique doit émerger : fondée sur le respect mutuel, la coopération équilibrée et la reconnaissance pleine des souverainetés africaines.
Le Mali n’a pas été « perdu » comme on perdrait un territoire ou une possession. Le Mali est un État souverain. Et si les relations entre nos deux pays traversent aujourd’hui une crise profonde, cela doit nous conduire à réfléchir avec lucidité sur les erreurs commises et sur la nécessité de reconstruire des liens plus justes.
Faire le parallèle entre cette situation géopolitique et mon élection comme maire en France révèle précisément le problème : l’idée persistante que des Français comme moi seraient toujours perçus à travers le regard de l’ancienne relation coloniale.
Je refuse cette assignation.
Je suis un élu français. Je sers la République française. Et je continuerai à défendre une France fidèle à ses principes : l’égalité, la citoyenneté et le respect de la dignité de chacun.
Quand le ministre Ousmane Ngom qui s'est pratiquement retiré de la vie politique depuis plus d'une decennie, s'il prend la parole avec gravité sur l'enlèvement de Me Mountaga Tall, il doit absolument être entendu.
LE POINT SUR LES PROCÉDURES JUDICIAIRES POUR LE RESPECT DE L’ÉTAT DE DROIT AU MALI
1 – LES MILITAIRES RADIÉS
La Cour suprême du Mali, saisie à plusieurs reprises pour garantir un droit fondamental - celui pour un avocat d’accéder librement à son client détenu - s’est déclarée successivement compétente, puis …incompétente.
Une hésitation regrettable sur une liberté pourtant clairement protégée par l’article 7 de la Constitution.
Face à cette ambiguïté, le Tribunal militaire de Bamako a appliqué le droit.
Depuis quelques jours, les avocats peuvent enfin accéder, aux personnes qu’ils défendent.
C’est à saluer.
Mais beaucoup reste à faire :
– garantir l’accès à un médecin de son choix ;
– permettre des visites familiales, même réglementées ;
– transférer les militaires radiés — désormais civils — vers des établissements pénitentiaires légaux.
Ces exigences sont conformes au droit.
Elles ne remettent pas en cause la saisine du Tribunal militaire.
2 – MOUSSA MARA
L’arrêt de la Cour d’appel de Bamako est contesté devant la Cour suprême du Mali.
Le pourvoi en cassation est engagé. Les arguments juridiques sont nombreux, solides, et seront présentés devant la haute juridiction.
Une réalité demeure : un ancien Premier ministre est privé de liberté depuis neuf mois… pour un tweet.
3 – DISSOLUTION DES PARTIS POLITIQUES
Les procédures engagées pour l'annulation du décret de dissolution des partis politiques ont atteint leur premier objectif : la transmission du dossier vers la Cour constitutionnelle via la Cour suprême a été ordonnée.
Cependant, à ce jour, le dossier reste introuvable à la Cour suprême, malgré des preuves de transmission et de réception.
Les recherches se poursuivent. Elles aboutiront.
Mais une loi organique sur cette matière est en gestation. En bon droit, elle ne saura impacter les procédures en cours. A suivre !
4 – POURSUITES CONTRE DEUX MEMBRES DU CNT
Le dossier circule actuellement entre le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité et la Cour d’appel.
Nous l’avons dit, et nous le réaffirmons : nous ne céderons pas.
Et nous restons pleinement mobilisés.
Les droits de la défense ne se négocient pas.
Le droit sera dit, dans le respect des principes fondamentaux, malgré les obstacles.
💔🇮🇷 La délégation iranienne « Minab 168 » est arrivée au Pakistan avec des photos & les sacs à dos des enfants martyrs de l'école primaire de Minab
Quand le président Tiani l’a dit, ils ont nié. Quand je l’ai affirmé dans une vidéo il y a presque deux ans, le 19 mai 2024, ils ont nié. Aujourd’hui, ils admettent que les forces spéciales françaises sont bel et bien au Bénin. 🤷🏽♀️
Difficile de trouver des mots à la hauteur de l’événement historique qui s’est déroulé aujourd’hui à Saint-Denis. Nous sommes le peuple vivant ! ✊🏿🇫🇷
Cette nouvelle France est debout et rien ne peut l’arrêter.
C’est un combat que beaucoup ont mené dès le début du 20eme siècle.
Les initiatives pour l’enseignement et la reconnaissance des crimes de l’esclavage sont nos engagements depuis si longtemps.
LA MARCHE DES NÈGRES MARRONS
Le 23 avril 1993 à Paris, j’organisais la première marche de l’histoire consacrée à la commémoration de l’abolition de l’esclavage.
En ce 25 mars 2026, cette proclamation de l’ONU, au sujet de la déportation des africains devenus esclaves est une grande victoire.
L’esclavage des africains est qualifié de pire crime contre l’humanité.
C’est l’aboutissement de plus d’un siècle de lutte pour la dignité humaine…
3 pays ce sont abstenus. Sans surprise, ce sont les USA, l’Argentine et Israël.
Ceci explique cela…
#generatioconsciente
Honte à la France qui s’est abstenue lors du vote de l’AG de l’ONU déclarant la traite et l’esclavage racialisé des Africains comme « l’injustice la plus inhumaine et la plus durable contre l’humanité ». Double honte pour les États-Unis, Israël et l’Argentine qui ont voté contre.
Bonsoir @jeune_afrique,
Je conçois que vous ayez le seum depuis que le conseil français de déontologie journalistique vous a rappelé à l’ordre en 2024 pour avoir plagié mes révélations sur un scandale de corruption en #Guinée.
Vous pensez donc petitement vous venger en m’affublant du qualificatif de « chroniqueur » dans vos colonnes, comme si je n’étais pas journaliste et que je déblatérais des fake news chez Hanouna.
Mais je ne vous en veux pas. Je vous comprends même. Car il est vrai que nous ne faisons pas le même métier. Pour ma part, je ne publie d’hagiographies de dictateurs sanguinaires et je ne fais pas partie d’un média qui se fait financer par des multinationales via des paradis fiscaux (comme l’a révélé la lettre A à votre sujet).
Confraternellement.
https://t.co/ce2KCwqat3
MILITAIRES RADIÉS
LA COUR SUPRÊME À L’ÉPREUVE DE LA COHÉRENCE JURISPRUDENTIELLE : QUAND LA JUSTICE HÉSITE, LES LIBERTÉS RECULENT ET LES DROITS VACILLENT.
Il est des décisions qui dépassent le simple cadre d’un dossier. Elles deviennent des marqueurs, des repères historiques, des révélateurs.
Le 16 janvier, saisie en référé-liberté, le juge désigné par le président de la Section administrative de la Cour suprême du Mali s’est déclaré compétent pour protéger des libertés fondamentales. Il a exigé des preuves. Soit. Le droit a ses exigences, la procédure ses rigueurs.
Le 27 février, les preuves demandées ont été produites de façon surabondante.
Mais ce même jour, la Cour s’est déclarée incompétente pour dire si :
– un avocat a le droit d’accéder à son client détenu ;
– un détenu a le droit de consulter un médecin ;
– un civil doit être transféré d’un camp militaire vers un établissement pénitentiaire légalement reconnu.
Si ces garanties ne sont pas des libertés fondamentales, alors que reste-t-il de cette notion ?
Le référé-liberté, ultime digue contre l’arbitraire, n’est pas un mécanisme décoratif. Il est conçu précisément pour empêcher que la puissance publique, incluant des juges, n’écrase les droits individuels sous le poids de l’autorité.
En se déclarant d’abord compétente, puis incompétente face aux mêmes enjeux, la juridiction suprême envoie un signal troublant : celui d’une protection hésitante là où la clarté était attendue.
Il ne s’agit pas d’un simple débat technique. Il s’agit de savoir si, dans notre ordre juridique, la liberté est la règle et la contrainte l’exception — ou l’inverse.
Dans des affaires comparables, la justice du Burkina Faso a affirmé sans ambiguïté la primauté des droits fondamentaux.
Le contraste interpelle. Car face aux libertés, la constance n’est pas une option. Même si en certaines circonstance elle est une épreuve de courage.
En se déclarant successivement compétente puis incompétente sur des questions de même nature, la juridiction suprême expose son interprétation à la critique doctrinale et obscurcit la lisibilité du droit.
Il ne s’agit pas ici de contester l’autorité de la décision rendue. Il s’agit d’interroger, dans un débat juridique serein, la portée d’un tel positionnement au regard des principes qui structurent l’État de droit. L’histoire institutionnelle enseigne que les grandes juridictions se consolident par la constance de leur jurisprudence et par leur capacité à affirmer, sans ambiguïté, la suprématie des libertés fondamentales.
Le débat est ouvert. Il doit demeurer juridique, argumenté et respectueux des institutions. Mais il ne saurait être clos. Je le porterai dans les universités si elles acceptent d’ouvrir leurs amphithéâtres à un ancien ministre de l’Enseignement supérieur.
Une Cour suprême n’est pas seulement un organe juridictionnel. Elle est une boussole. Elle oriente l’ensemble du système judiciaire. Lorsqu’elle vacille, c’est toute la cohérence de l’État de droit qui s’en trouve fragilisée.
L’histoire retiendra ce moment. Elle dira s’il fut un simple épisode ou un tournant. Et indexera et jugera chacun.
Mais une chose demeure certaine : le droit ne progresse que si des femmes et des hommes refusent de se résigner. Les voies de recours existent. Les arguments existent. La détermination est intacte. Voire renforcée.
Le combat juridique continue.
Sans naïveté.
Sans renoncement.
Jusqu’à ce que la liberté ne soit plus une variable d’ajustement, mais une exigence absolue.
Car en définitive, le droit ne triomphe pas par proclamation. Il triomphe par constance.
En attendant les militaires radiés, devenus civils, n’ont droit ni aux visites ni aux nouvelles de leurs épouses, enfants, pères et mères.
Là ce n’est plus le droit seul qui est méconnu : c’est l’humanisme soudanien qui est bafoué.
Et à ceux qui pourraient confondre vitesse et précipitation, je rappelle cette réflexion du président américain Franklin Roosevelt , en 1755 déjà " Un peuple prêt à renoncer à un peu de liberté pour un peu de sécurité, ne mérite ni l'une, ni l'autre et finit par perdre les deux."
Ni an b’i ta, an b’i sé!
Me Mountaga C. TALL
RADIATION DE MILITAIRES : RENDONS COMPTE AU PEUPLE MALIEN DE LA JUSTICE CENSÉE ÊTRE RENDUE EN SON NOM.
En saisissant la Cour suprême du Mali d’une requête en excès de pouvoir, aux fins d’annulation des décrets de radiation visant certains militaires et gendarmes, nous savions qu’il n’existait que deux issues possibles.
La première, conforme aux exigences de Légalité, consistait à prononcer l’annulation pure et simple des décrets incriminés.
Mais nous l’avons dit au cours de nos plaidoiries : nous ne sommes ni naïfs, ni doux rêveurs.
Par respect pour les hauts magistrats de notre pays, nous ne dirons pas que la décision rendue est inique ; mais elle est, assurément, singulière et sans précédent car n'assurant aucune équité entre les parties au procès.
En effet, au jour de la décision, les avocats avaient sollicité — en vain — la comparution personnelle devant la justice des militaires radiés ou à tout le moins, l’accès à leurs clients, conformément à l’article 7 de la Constitution de la République du Mali de 2023.
Face au refus opposé à cette demande, les radiés n’ont pas pu réfuter les faits, sans preuve, a priori incroyables et contestables, qui leur ont été reprochés.
La seconde possibilité était le rejet de notre demande.
Aussi paradoxale que cela puisse paraître, c’est précisément cette issue que nous recherchions.
Car rejeter la demande d’annulation des décrets de radiation, c’est leur conférer une validité juridictionnelle, une onction judiciaire.
Et, il est ainsi judiciairement acté que les militaires radiés redeviennent des civils avec toutes les conséquences de droit qui en découlent, notamment :
- l'application du régime juridique de détention applicable aux civils ;
- l'impossibilité de leur maintien dans des lieux de détention relevant de l’autorité militaire.
C’est précisément pour entendre dire cette évidence, ce droit — et tel était notre objectif — que nous avons déjà saisi la Cour suprême d’un
« référé-liberté » afin de demander à la même juridiction, qui a définitivement établi que ces anciens militaires sont redevenus civils, d’ordonner leur transfert vers des établissements pénitentiaires civils conformément au statut juridique désormais acté par la décision.
Et aussi obtenir un accès libre de leurs avocats conformément à la Constitution du Mali, aux textes communautaires et aux principes généraux du droit.
Faire droit à cette demande relève du simple bon sens et de la simple Justice.
C'est pourquoi la décision à venir sera scrutée.
L’audience publique est fixée à ce Vendredi 27 février 2026 à 09 heures à la Cour suprême.
Quelle que soit la décision à venir, les responsabilités seront établies et assumées devant l’Histoire. Chacun prendra sa part.
Et nous rendrons à nouveau compte au peuple malien de la décision rendue en son nom.
En espérant que ce sera Justice !
Me Mountaga C. TALL
L’armée française déplace des gros-porteurs et des forces spéciales en Côte d’Ivoire et au #Bénin. Le tout dans la plus grande illégalité, puisque l’assemblée nationale 🇫🇷 doit être informée d’une opération militaire extérieure. Et doit voter de sa poursuite au bout de 4 mois. Par-dessus le marché, l’accord militaire entre la France et le Bénin ne prévoit pas que les soldats tricolores puissent faire davantage que de la formation dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Mais visiblement la démocratie, ce n’est pas pour les (ex-)colonies.