@FerghaneA Merci Ferghane pour ce post. Sans oublier le "c'est un petit pays ce n'est pas comparable" ou " c'est grâce à l'or des juifs pendant la 2nd Guerre mondiale..."
Avec le talent et l’humour qu’on lui connaît, @ClaudeMalhuret résume parfaitement dans le temps record de 1 minute la situation politique qui a précédé la dissolution de l’Assemblée Nationale.
F A B U L E U X‼️
A gauche comme à droite, l'indigence des programmes économiques s'explique par la trahison des clercs.
Voilà des années qu'une partie de la profession des économistes en France se vautre dans le populisme le plus abject au lieu d’éclairer le public.
À l’instar de nombreux commentateurs sur ce réseau, je discute régulièrement avec des pontes de la discipline en France. Beaucoup sont atterrés par l’attitude de leurs collègues qui pratiquent un charlatanisme assumé.
Dans la profession, il y a un décalage saisissant entre les convictions personnelles et les prises de position en public, y compris chez ceux qui prennent les postures les plus radicales dans les médias.
Quand on parle de l’ère du populisme et de la démagogie, il faut bien comprendre que cette tentation ne concerne pas que la classe politique, qui n’est que l’esclave des passions du moment.
Elle concerne aussi les intellectuels et les universitaires, tentés de prendre tous les raccourcis, et d’abdiquer toute honnêteté intellectuelle à des fins purement partisanes.
Aussi, ne vous y trompez pas. Il n’est pas rare que tel économiste qui défend à la télévision tel aspect du programme de telle formation politique ne pense, en réalité, pas un traître mot de ce qu’il raconte.
Certains trahissent leur conviction pour le plaisir de se retrouver quelques minutes à la télé ou sur le service public audiovisuel, où l’on disserte de manière complaisante sur l’URSS avant d’effacer en catimini une publication qui fait l’éloge de l’un des pires régimes criminels de l’histoire.
D’autres le font pour ne pas se fâcher avec les puissants qui ont un droit de vie ou de mort sur leur carrière en concentrant les pouvoirs sur l’attribution des postes, des crédits.
Parmi les économistes qui prennent publiquement position en faveur du programme du NFP, certains savent que son application littérale coulerait le pays.
Chez ceux qui soutiennent ce programme dont le zèle prétendument « redistributeur » (avant la pénurie) n’a d’égal que son indifférence pour la croissance économique, on trouve des gens qui nous expliquent que nos gouvernements ne doivent pas avoir peur de se situer à droite de la courbe de Laffer. C’est-à-dire que la destruction de richesses et de recettes fiscales est érigée en objectif légitime, au risque de fragiliser le financement des services collectifs.
Laissons, par exemple, parler les économistes Gabriel Zucman et Emmanuel Saez des effets des taux quasi-confiscatoires : « ils n’ont pas pour but de financer les services publics à long terme, mais de réduire le revenu des ultra-riches, d’empêcher ou d’entraver les diverses formes de rente associées à la possession d’une richesse extrême, qu’on peut observer dans les économies de marché les plus inégalitaires ». Ainsi, les auteurs veulent nous convaincre du fait que « des gouvernements démocratiques peuvent raisonnablement choisir d’appliquer aux riches des taux supérieurs à ceux qui maximisent les recettes fiscales » (source : le triomphe de l’injustice, Seuil).
En gros, moins d’argent pour les hôpitaux pour le seul plaisir de spolier Bernard Arnault.
On n’est même plus dans la social-démocratie ici. On est dans le nihilisme et la pulsion de destruction, qui s’inscrit dans une certaine tradition socialiste qui manifeste une telle détestation de la richesse qu’elle en vient à redouter l’embourgeoisement des plus humbles : « Le prolétariat anglais s'embourgeoise réellement de plus en plus, si bien que cette nation, la plus bourgeoise de toutes, semble vouloir en arriver finalement à posséder une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois à côté de la bourgeoisie », écrit Engels à Marx, treize ans après la publication de son célèbre texte sur la situation des classes laborieuses en Angleterre, comme pour s’inquiéter que les prolos renoncent au Grand soir à mesure qu’ils sortent de la misère…
On comprend mieux pourquoi certains passent leur temps à vociférer contre les actionnaires tout en militant contre l’ouverture de la retraite par capitalisation au plus grand nombre.
Cela me fait penser à ce propos du socialiste Jules Guesde qui allait jusqu’à pester contre l’instruction publique au motif qu’il s’agissait là d’un complot de cette bourgeoisie « condamnée au plus large recrutement possible » pour subsister. « C'est aux captifs chrétiens systématiquement transformés en janissaires, que l'islamisme a dû les grandes victoires qui ont failli lui livrer l'Europe. Ce n'est qu'en s'adjoignant toutes les capacités que peut recéler la classe ouvrière, en se les incorporant ou, plus exactement, en les embourgeoisant, qu'il est loisible à la minorité capitaliste de prolonger sa domination économique et politique ».
Oui, un socialiste compare le devchirmé ottoman à l’embourgeoisement des prolétaires…Il est rare dans l’histoire sociale que l’on jalouse une classe sociale tout en l’accusant de vouloir s’ouvrir au plus grand nombre…
Quand on demande à certains économistes pourquoi ils laissent passer ces postures nihilistes, ils rétorquent que « c’est de la politique », que, de toute façon, ce programme ne sera jamais vraiment appliqué, qu’ils pourront - de toute façon - se plaindre des contraintes extérieures qui empêcheront la réalisation du Grand soir, voire qu’ils ne seront, de toute façon, jamais élus…
Bref, pour certains, tout ceci n’est qu’un petit jeu amusant.
Les vies humaines derrière les processus économiques importent peu. On est en plein dans les illusions perdues de Balzac, avec une profession corrompue de l’intérieur qui préfère ruiner un pays et sacrifier les trois prochaines générations pour un petit instant de gloire.
Mais après tout, Keynes nous avait déjà prévenu : « sur le long terme, on est tous morts ».
À cette absence totale de patriotisme s’ajoute un climat de terreur et d’intimidation. Quand un économiste keynésien (on ne parle même pas d’un disciple de Friedman…) demande à être cité anonymement dans le journal l’Opinion pour critiquer le programme du NFP « pour ne pas impliquer son institution », cela en dit long sur le degré de corruption de la discipline (source : https://t.co/nkvdokvg6q).
Oui, une discipline qui n’accepte pas la controverse interne au point que ses praticiens requièrent l’anonymat dans les médias - comme on requiert l’anonymat avant de témoigner contre la mafia - est corrompue.
Plus fondamentalement, la tentation populiste chez les économistes se manifeste par un surinvestissement des thématiques stériles et destinées à flatter les bas instincts des gens au détriment des questions autrement plus essentielles pour la prospérité des civilisations modernes.
Les bouleversements technologiques actuels dans le domaine de l’informatique, de la robotique, de l’intelligence artificielle, de l’énergie, etc. font l’objet d’un mutisme saisissant. Il est vrai que la nation de Jules Verne préfère les sorcières qui jettent les sorts aux ingénieurs, conformément aux préceptes de Rousseau (Sandrine) qui s’inscrit dans les pas de Jean-Jacques.
Ainsi, les mots « croissance », « productivité », « innovation » ont complètement disparu du débat public français au profit de la seule question des inégalités ou de la critique de la méchante mondialisation. Et qu’importe si les inégalités ne disent, à la différence de la croissance de la productivité, rien - mais absolument rien - de la capacité des pauvres à améliorer leur condition.
Les données récoltées par Piketty et consorts montrent que la part des 1% les plus riches dans le revenu national français est aujourd’hui sensiblement plus élevée qu’elle ne l’était en 1945 ; que la part des 1% les plus riches dans le patrimoine national est plus élevée au Canada qu’en Mauritanie ou que le coefficient de gini - qui mesure les inégalités de revenus - est plus faible en Afghanistan qu’aux États-Unis.
Mais personne ne serait assez idiot pour déduire de ces informations qu’il valait mieux être pauvre dans la France qui sortait de la Seconde guerre mondiale que dans celle d’aujourd’hui, ou que la mobilité sociale serait meilleure en Mauritanie et en Afghanistan qu’au Canada et aux Etats-Unis.
Ainsi, quelle que soit la manière dont on les envisage, les inégalités de revenus et de patrimoine n’ont strictement aucun intérêt pour évaluer la situation objective des plus démunis. Mais la situation des plus démunis importe-t-elle vraiment aux yeux des nihilistes envieux ?
Bien sûr, la médiocrité de l’époque explique en partie cette tendance à surinvestir les thématiques idiotes au détriment des questions essentielles.
Quand vous êtes un intellectuel déclassé et que vous voulez briller en société à peu de frais dans un pays vieillissant qui n’a plus aucune ambition, il est, hélas, beaucoup plus tentant d’écrire 200 pages en disant « il faut taxer les riches » que d’écrire un ouvrage sur la destruction créatrice schumpétérienne et les conditions ont permis la révolution industrielle.
Le fait que des économistes qui travaillent sur les conditions de l’innovation - comme Philippe Aghion et bien d'autres - aient 100 fois moins d’audience en France que les démagogues incompétents qui se contentent de hurler « tax the rich » est symptomatique de notre médiocrité collective.
Faute de se demander comment accroître le gâteau au service d’une prospérité partagée, nous nous disputons sur la distribution des miettes.
De même, il est beaucoup plus tentant d’écrire que les Chinois nous volent nos usines que d’écrire un ouvrage qui explique calmement la théorie ricardienne des avantages comparatifs que nous pratiquons chaque fois que nous sortons notre carte bancaire au lieu de faire nos médicaments et nos voitures tout seuls dans notre jardin.
Aussi, les rares fois où le mot croissance est prononcé, c’est désormais pour nous expliquer que ce processus est devenu indésirable en raison des considérations environnementales. Comme si un pays qui renonçait à la création de richesses était en mesure de dégager suffisamment de ressources pour conduire le chantier de la transition écologique.
Non, chers amis décroissants, ce n’est pas un hasard si les investissements dans la transition écologique sont plus élevés en Europe qu’en Afrique subsaharienne. Et ce n’est pas une coïncidence si la pollution fait plus de morts dans les pays faiblement industrialisés. Même mon fils de trois ans comprend cela. Je suis sûr que vous le comprenez aussi.
Et ne faîtes pas semblant de vous préoccuper de l’éventuelle impossibilité technique d’une croissance infinie dans un monde fini quand vous ne vous êtes jamais offusqués des positions de vos gourous qui, de Barreau à Jancovici, rejettent la légitimité même d’une énergie abondante et propre, comme en témoigne leur condamnation sans réserve de l’utopie de la fusion nucléaire.
Ainsi, les mêmes qui fustigent le productivisme sont ceux qui déplorent qu’on n'investit pas assez dans les hôpitaux et les services publics, et qui feignent de croire que la retraite à 60 ans couplée à la décroissance permettra de dégager les ressources nécessaires à la modernisation de nos infrastructures collectives. Et personne au sein de la profession des économistes ne se dévoue pour siffler la fin de la récréation en protestant contre ce lyssenkisme généralisé.
À droite et au centre, le programme est à peine moins déraisonnable et faute de vouloir provoquer le déclin, on se contente de l’accompagner. Clientélisme oblige, aucun parti politique n’a la motivation pour se dresser contre la fièvre confiscatoire et dilapidatrice qui s’empare d’un pays qui n’a pas assez lu la fable de la cigale et de la fourmi. Le RN n’a jamais eu la moindre colonne vertébrale sur le plan économique, conscient que son électorat ne lui en tient pas plus rigueur que ça.
Aussi, si Marine Le Pen préfère citer Marx que Schumpeter dans ses ouvrages et ses meetings, c’est parce qu’elle a compris qu’elle vivait en France et qu’il fallait donner des gages à la doxa pour être présidentiable. Autrement dit, la démagogie économique à droite et au centre doit beaucoup à la trahison des clercs.
Pour qui aime son pays et demeure attaché au souci de la vérité, cette situation ne peut qu’inspirer le plus profond dégoût. Et tous ceux qui auront laissé cette mascarade se produire seront comptables de la perte de confiance dans les institutions et du piège argentin dans lequel ce pays s'enfonce doucement.
@NCheron_bourse Merci Nicolas pour votre transparence. J’ai eu la mauvaise nouvelle ce matin et j’ai eu une réponse très précise du support de TradeRepublic. Next !
♦️En une minute et cinquante secondes,le «49.3» expliqué pour les nuls
La Constitution,approuvée par tous les partis politiques,est un outil au service de la majorité,du Gouvernement et de la démocratie
les journalistes devraient tenir des propos justes
L'extrême pauvreté éradiquée en 2050 ?
C'est la prédiction du Centre pour le Dév. Global.
Il y a 30 ans, 35% de la pop. mondiale vivait dans l'extrême pauvreté, contre 10% aujourd'hui.
Tous les continents suivent la même tendance, décalée dans le temps.
https://t.co/rjtUk2cFGN
The West has now gone too far in supporting Ukraine to afford failing. It can’t step back. It would be an unsustainable loss of face and a geopolitical disaster. Therefore it sounds reasonable to forecast it will do whatever is necessary to avoid a defeat of Ukraine.