Primaire socialiste : votre bonheur est dans la poche des autres
Il fallait bien trois heures pour départager les cinq candidats qui auront la chance d'aller faire 3 % à la présidentielle avant d'appeler à voter Mélenchon.
Trois heures de débat sur LCI, animé par David Pujadas, entre Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel.
J'ai regardé pour vous.
Le moment de vérité : une entrepreneure sur le plateau
Le meilleur moment de la soirée n'est pas venu d'un candidat. Il est venu de Nina Rossignon, 49 ans, qui a quitté le salariat pour créer sa SARL.
Elle a « une grande affinité » avec les valeurs de la gauche, mais depuis qu'elle est entrepreneure, elle se sent « très challengée ».
Tout est dit. Tant qu'on est salarié et qu'on ne voit pas passer les charges patronales, être de gauche ne coûte rien.
Le jour où on travaille avec son propre argent, le socialisme devient nettement plus difficile à avaler. Six ans d'activité, toujours zéro embauche, plusieurs fois au bord de la faillite, écrasée par la TVA, l'URSSAF et les impôts. Merci pour cette honnêteté.
La réponse socialiste : diviser pour mieux taxer
Face à cette femme qui dit « je ne peux pas embaucher parce que vous me taxez trop », qu'ont répondu les candidats ?
Toujours la même chose : ne vous inquiétez pas, ce n'est pas vous qu'on va taxer, ce sont les gros.
Ségolène Royal a exprimé toute son empathie pour le « stress des créateurs d'entreprise ». Une empathie touchante venant de quelqu'un qui a vécu toute sa carrière de l'argent public.
Elle a ensuite expliqué qu'il ne fallait pas confondre les grandes entreprises, qui auront les moyens, et les petites.
Voilà le principe de base de l'économie socialiste : on ne remet jamais en cause l'impôt lui même, on vous fait croire que le problème, c'est qu'on taxe mal. Il suffirait de taxer ceux qui peuvent payer.
Mais pourquoi ne pas simplement lâcher la grappe à tout le monde ?
Un pays où l'on taxe les grandes entreprises pour subventionner les petites, c'est un pays où les grandes deviennent moins compétitives et où les petites vivent de la chasse aux subventions.
La dette, ce n'est la faute de personne
Sur la dette, Ségolène Royal a trouvé les coupables : « ceux qui ont fait cette dette doivent en porter la responsabilité ». Qui, exactement ? Je cherche encore qui a creusé la dette française à part l'État lui même, gouverné depuis des décennies par des gens qui pensent exactement comme elle.
Elle a ensuite expliqué que pendant le Covid, on n'avait pas effacé la dette mais qu'on l'avait « reconduite », comme une « dette perpétuelle ».
Non.
Reconduire une dette, c'est le fonctionnement normal de toute dette publique.
Ce qui s'est passé pendant le Covid, c'est que la Banque centrale européenne a créé massivement de la monnaie pour racheter de la dette. Quand on crée de l'argent pour financer des dépenses, chaque euro en circulation vaut moins. L'inflation qui a suivi, c'est vous qui l'avez payée à la caisse du supermarché.
Olivier Faure : les impôts, c'est pour les autres
Le premier secrétaire du PS a au moins eu le mérite de la clarté. Pour réduire la dette, c'est « en augmentant les impôts qu'on y arrivera ». Taxe Zucman, taxe sur l'héritage, et surtout on ne touche à rien : ni à l'âge de départ, ni au montant des pensions, et on abroge la réforme Borne.
Traduction : on ne change absolument rien au système, votez pour nous, il y a une poignée de milliardaires responsables de tous nos maux et c'est eux qui paieront.
Glucksmann et l'héritocratie
Raphaël Glucksmann part d'un constat sur lequel il n'a pas tort : la France devient une société de rentiers et d'héritiers, où l'on n'arrive plus à s'enrichir par son travail.
C'est la solution qui part en vrille. Sa proposition : taxer les « méga héritages » au dessus de 2 millions, revoir le pacte Dutreil, taxer les plus-values latentes, et redistribuer les 15 milliards récupérés par une baisse de CSG. Soit, selon lui, 120 euros de plus par mois pour un salarié à 2 000 euros.
Le raisonnement socialiste complet est là.
Il y a des gens riches, leurs héritages ne sont pas assez taxés, donc on les taxe et on redistribue selon des critères que l'État choisit. Sauf qu'entre les 100 euros prélevés d'un côté et ce qui arrive de l'autre, il y a toute une machine administrative à nourrir. Et surtout, on se trompe complètement de diagnostic.
Si la France devient une société d'héritiers, c'est parce qu'il est devenu presque impossible de s'y enrichir par le travail.
Quand l'État absorbe plus de la moitié de la richesse produite, bâtir un patrimoine à partir de zéro relève de l'exploit.
Et la réponse de Glucksmann, c'est d'augmenter encore les impôts.
Les boomers vont transmettre 9 000 milliards d'euros ? Les socialistes y voient surtout un gisement.
Pour ma part, je vous le dis franchement : si la France continue sur cette pente, aucun entrepreneur sensé ne laissera son entreprise à ses enfants sur le sol français.
Un salarié ne devrait pas gagner plus parce que l'État a décidé qu'il était assez pauvre pour recevoir un chèque.
Il devrait gagner plus parce qu'il est plus productif et que son employeur a les moyens de le payer.
Et notre entrepreneure du début ?
Avec ce programme, son métier ne sera plus de créer de la valeur ou d'ouvrir des marchés, mais de remplir des formulaires pour récupérer des aides.
Maurel veut votre épargne
Dernier bijou : l'« emprunt national citoyen » d'Emmanuel Maurel. Les Français ont 6 000 milliards d'euros d'épargne, en particulier les seniors, alors pourquoi ne pas les mobiliser pour électrifier le pays ? Ça permettrait, dit-il, d'« unir les Français autour d'un projet commun ».
Ce n'est pas le marché qui identifie un besoin, ce ne sont pas les épargnants qui choisissent où placer leur argent. C'est le monsieur socialiste qui a décidé, par idéologie, quel secteur est le plus porteur. Aujourd'hui, c'est un appel volontaire. Mais quand l'argent de l'État se fait rare, on sait comment ce genre d'idée finit.
Le bouquet final : se déchirer pour 3 %
Et pour conclure en beauté, la soirée a explosé sur la seule question qui passionne vraiment ces gens : faut-il s'allier avec La France insoumise ? Guedj accuse les autres de « soumission », Royal s'indigne qu'on lui parle ainsi, Glucksmann jure qu'il n'y aura aucune alliance, Faure plaide pour qu'on arrête de « cracher » sur les électeurs de Mélenchon. Cinq candidats qui se battent pour savoir avec qui ils perdront.
Mon bilan
Trois heures de débat, et une seule idée, déclinée à l'infini : il existe quelque part une catégorie de gens qu'on peut encore taxer un peu plus.
Jamais une réflexion sur la manière de faire grossir le gâteau, toujours une dispute sur la manière de le découper.
Le socialisme est un jeu à somme négative : la croissance disparaît, les gens s'appauvrissent, et chacun espère que l'État tapera plus fort sur son voisin que sur lui.
Si je devais résumer tout le programme de cette primaire en un seul slogan, ce serait celui ci : votre bonheur est dans la poche des autres.
Le racisme et les menaces sont à condamner. C’est abject, que ça vise Teddy Riner ou n’importe qui d’autre.
Mais le traitement judiciaire, lui, n’est pas anodin.
Léon Marchand, autre médaille d’or de la France, a pris un torrent d’insultes pour avoir refusé de parler politique. « Sale blanc ». « Blanc privilégié ». « Blanc qui vote RN ». Un racisme public, massif, assumé.
Le parquet de Paris n’a pas jugé utile de se saisir d’office.
Pourquoi cette enquête pour vous, et le silence pour lui ?
Il y a donc le bon discours, celui qui déclenche la justice.
Et le mauvais discours, celui qui la désactive.
Même délit. Même pays. Deux réactions.
Ce n’est plus le racisme qu’on combat.
C’est le camp de la victime qu’on trie.
Saviez-vous que Goldman Sachs vient de proposer à ses clients des instruments spéculatifs sur la dette française, anticipant une crise à la grecque d’ici 2027 ?
Non, n’est-ce pas ?
Parce que que la presse en France n’existe plus.
Aujourd'hui c'est Macron, la gauche,et l'UE qui menacent la démocratie.
Censure des réseaux sociaux par le DSA, fermeture de chaines TV, annulation d'elections en Roumanie, sanctions sans procès contre Jacques Baud et Xenia Fedorova,...
🇪🇺🇷🇺🇫🇷 | Ursula von der Leyen est BEAUCOUP PLUS DANGEREUSE pour les peuples européens que ne l’est Vladimir Poutine !
C’est ELLE la base de nos problèmes économiques et de cette cherté des prix, comme par exemple l’essence, etc.
Ici vous avez l’exemple de la corruption systémique des services de santé publique. Cet homme a reçu près de 200000 euros de Pfizer entre 2021 et 2023, pourtant il est propulsé à la tête d’une commission sur la désinformation. Autant dire une commission Pfizer
Je le dis à Emmanuel Macron, à Sébastien Lecornu et à leurs équipes : partez. Tout de suite.
Le pays vous en sera reconnaissant.
Chaque jour, vous l’enfoncez un peu plus par votre indécision et vos mauvaises décisions, uniquement pour tenter de prolonger un pouvoir qui n’a plus ni cap, ni cohérence, ni véritable sens.
Partez avant qu’il ne soit trop tard.
#FaceAPhilippeDeVilliers #FADV #CNews
Puisqu'on vit correctement avec 2000€ par mois , JE PROPOSE QU'ON PLAFONNE LES SALAIRES DES MINISTRES à 2000€, ils pourront vivre correctement eux aussi.
P.s : Sans logement de fonction ni chauffeur ni repas offert au resto bien évidemment.
#ministres2000euros
Deux champions français. Deux torrents d’insultes et de menaces mais une seule enquête déclenchée par le parquet pour Teddy Riner.
Teddy Riner parle politique : le parquet de Paris se réveille, ouvre, communique, saisit l’OCLCH.
Léon Marchand refuse de parler politique : « sale blanc », lâche, menaces. Rien. Pas un communiqué. Pas d’ouverture d’enquête, pas même un haussement de sourcils institutionnel.
Traduction : la haine en ligne n’est pas un délit. C’est un filtre.
Le bon discours déclenche la justice. Le mauvais silence la désactive.
Riner est protégé parce qu’il a dit ce qu’il fallait.
Marchand est abandonné parce qu’il n’a rien dit.
Même République, même parquet même réseaux mais pas la même urgence.
Le judo a un dossier.
La natation a le droit de ramasser « sale blanc » en silence et des menaces.
Voilà la leçon, en France, on ne combat pas le cyber harcèlement mais on le trie.
La justice en France est définitivement morte.
"La grogne sociale", ou comment l'ORTF tente de miniser la colère profonde d'une majorité de Français contre la politique qui les conduit dans une spirale de déclassement et de misère.
Ce n'est plus possible ce genre de titrailles.
https://t.co/etUYEQXIAE
On en est là, trouver un devenir collectif en transformant la colère. Ceux qui ont joué avec les Français et contre leurs intérêts pendant 10 ans sont disqualifiés.
Au final on devrait imposer aux gens ce qu'ils prêchent :
-tu veux faire entrer la France en guerre ? On t'envoie sur le front le lendemain.
-une trouves que 2000euros c'est bien pour vivre ? On te plafonne tes revenus à ce montant.
-tu veux imposer une injection aux gens? On te l'impose tous les 6 mois avec contrôle d'huissiers qu'on choisit.
-tu veux des éoliennes ? On te déménage et tu vis à côté d'une éolienne avec vue dessus et toutes ses nuisances.
-t'es contre la bagnole? T'as plus le droit d'en utiliser.
Etc.
Ça réglerait beaucoup de postures.