Firmly rooted in the Word of Jesus, reading the Gospel every day, never stop dreaming of a land where there is peace and fraternity, nor stop looking at the world with wonder, nor stop facing the future with the light of hope. Do not let anything or anyone steal your hope.
La pubalgie est sous contrôle ! Je peux trottiner sur terrain souple et faire quelques jongles sans antidouleurs.
Je suis allé au stade du village hier soir après le travail pour la troisième fois cette semaine. Trois sorties : j’ai pas croisé un seul groupe d’enfants traînant dans la rue, ou jouant au stade, ou improvisant un match sur la place de l’église comme nous le faisions encore nous autres en été dans les années 2000. C’est pareil à la ville où je passe en voiture. Je me répète, c’est ma marotte, mais c’est un désastre d’ordre CIVILISATIONNEL en majuscules comme ça. Il y a les écrans, il y a des parents craintifs qui n’ont plus confiance dans le monde extérieur, il y a des voisinages chiants qui supportent rien, il y a l’effet de loupe des réseaux sociaux sur la criminalité. Mais des générations entières d’enfants qui ne traînent plus dans la rue et ne jouent plus entre eux dehors sans le contrôle des parents produisent évidemment des adultes différents, fermés d’esprit, pour dire tout ça raisonnablement sans heurter personne. Sans socialisation libre dans la rue, les liens entre les personnes et la compréhension du monde ne se forment plus que dans le privé : dans le jardin ou l’appartement que tu connais déjà avec la famille que tu côtoies déjà. La rue est la meilleure école après l’école. Je suis réactionnaire !
Hier soir, c’était le tournoi de pétanque du vendredi. Toujours un succès. Deux ou trois cent personnes. Le petit Maxence est venu d’Aulnay, un village du département d’à côté, avec ses parents. Il avait pris sa balle espérant trouver ici des garçons de son âge. Quand on prend sa balle, c’est pour ça, c’est pour se faire des copains. Une toute petite balle taille 1, bien mieux que les taille 4 pour peaufiner son toucher à cet âge. Le pays étant finito, il n’a trouvé personne, sauf un vieil homme, moi-même. On a joué jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de lumière, comme quand j’avais son âge, il a marqué un but d’anthologie sur un une-deux légendaire. À peu près Cavani-Suarez contre le Portugal, CDM 2018. Voir pièce jointe. Je n’ai fait que remplir mon rôle, il parlera longtemps de ce but à ses copains d’Aulnay, il reviendra avec eux, il arrêtera jamais le football, le sport se répandra, le pays, peu à peu, par la somme d’un million de petites actions semblables, ressuscitera peut-être.
« J’espère qu’il vous dérange pas, hein ! » Oh non, madame, pas le moins du monde. Votre fils est un objet politique. Merci, madame.
La triple peine pour les Français c'est :
- d'assister impuissants au saccage de la capitale
- de voir les fauteurs de trouble ressortir libres du tribunal
- et de subir le lendemain leurs jérémiades et leurs inversions accusatoires à la télé
Il y a 205 ans, jour pour jour, Napoléon meurt dans une maison humide, à 1 800 km de toute côte.
Le 5 mai 1821. 17h49. Longwood House, île de Sainte-Hélène, Atlantique sud.
Il a 51 ans. Derrière lui, vingt ans de guerres, un Code civil qui régit encore la France, des frontières redessinées de Lisbonne à Moscou. Devant lui depuis six ans : une île volcanique choisie par les Britanniques parce qu'elle est la terre la plus isolée du monde.
Il a passé 2 000 jours d'exil à dicter ses mémoires. À façonner sa légende, phrase par phrase, dans l'obscurité. Il le savait. Il disait : "Quel roman que ma vie."
La nuit du 4 au 5 mai, il est dans le coma. On distingue à peine ses derniers mots : "Tête... armée... Joséphine."
Sa tombe à Sainte-Hélène ne porte qu'un seul mot : "Napoleon". Le gouverneur britannique, Hudson Lowe, refuse d'inscrire "Napoléon Ier". Il ne reconnaît pas le titre impérial. La pierre reste nue.
Dix-neuf ans plus tard, en 1840, la France obtient le retour de ses cendres. Un million de Parisiens se massent sur le parcours. On entend des "Vive l'Empereur" dans les rues. L'homme est mort depuis vingt ans. La légende, elle, ne fait que commencer.
Il repose aux Invalides depuis lors.
Hier, le Grand Remplacement était une invention xénophobe et fantasmagorique d’extrême droite ; aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon s’en réjouit et en fait son principal projet politique pour la présidence de la France.
Hâte que sonnent les heures de règlement de comptes pour les pires traîtres que notre peuple ait connus.