Je ne sais pas si je suis un mauvais idéologue, mais vous, je sais que vous ne savez pas lire. De quoi ai-je parlé ?
De la célébration de nos armées et de mille ans d’histoire. Mille ans d’histoire de nos armées, Antoine Léaument ! Nos armées n’ont pas attendu la Révolution française pour s’illustrer sur tous les champs de bataille d’Europe et du monde. Les vainqueurs de Bouvines n’étaient pas très républicains. Les Croisés étaient imbus de leurs privilèges féodaux. Bayard était sans peur et sans reproche, mais n’avait qu’une idée assez vague des « valeurs républicaines ». Le Grand Condé et Turenne ont porté la gloire du Roi-Soleil partout en Europe. Rochambeau et La Fayette se sont battus pour la liberté de l’Amérique, mais étaient aux ordres du roi de France.
Mais, comme je ne suis pas aussi sectaire que vous, je suis le premier à admirer le courage des soldats de l’an II et à célébrer la gloire de la Grande Armée de Napoléon, sans oublier le sacrifice admirable des poilus de 1914.
L’histoire de France n’a pas commencé en 1789, quoi que votre catéchisme révolutionnaire en pense et dise.
Quant à la rupture avec la monarchie, les privilèges et la féodalité, opérée par la Révolution de 1789, je vous conseille la lecture de L’Ancien Régime et la Révolution, dans lequel, comme chacun sait, ou devrait savoir, notre grand Tocqueville démontre que les révolutionnaires n’ont fait que poursuivre et achever le grand travail de centralisation du pouvoir et d’égalisation des conditions entrepris par la monarchie depuis des siècles.
Ce sera mon conseil de lecture pour l’été. Ça vous rendra moins ignorant et moins obtus. On peut toujours rêver.
Bally Bagayoko justifie le fait de siffler notre hymne national La Marseillaise, hérité de la Révolution française, par un obscur « droit à la réplique populaire » (sic).
Le peuple français, lui, aime et chante son hymne : il ne le siffle pas. A quels peuples exactement le maire LFI de Saint-Denis s’adresse-t-il par cynisme électoral ? Qui, en France, nourrit une telle haine à l’égard de nos symboles nationaux ?
Au Rassemblement National, nous ne laisserons jamais salir le drapeau bleu-blanc-rouge et l’hymne national.
À Paris, en Île-de-France comme partout sur le territoire, les violences et les dégradations se multiplient.
Des bandes s’en prennent aux biens publics, aux commerces et aux forces de l’ordre. Le mode opératoire est toujours le même : caillasser, détruire, piller.
Soutien total à nos policiers, gendarmes et pompiers qui assurent la protection du pays face à une violence d’atmosphère devenue insupportable.
L’autorité de l’État doit être assurée partout.
Mais Antoine, tu es en train de critiquer le sondage d’un institut dont tu as partagé les résultats il y a moins de 24h car il mettait JLM au second tour.
Ça montre juste que le RN dispose d’un socle de confiance à 40% et que les électeurs les suivent même sur des sujets où on ne les entend jamais. Ce qui devrait t’inquiéter, c’est que la gauche ne parvient pas à apparaître crédible sur ses propres thèmes, puisque par exemple Tondelier ne dépasse quasiment pas son socle politique alors qu’elle devrait, dans un monde normal, être dans le top.