« Chaque problème pour l État a fait naître une aide. Chaque aide, un guichet. Chaque guichet, une règle. Chaque règle, un contrôleur. Chaque contrôleur, un contrôleur du contrôleur. Ces mêmes contrôleurs qui travaillent le 1er mai pour aller sanctionner le boulanger, qui ouvre sa boulangerie et qui par ses contributions paient le contrôleur, qui sanctionne le boulanger, qui a ouvert le même jour que le jour de travail du contrôleur. »
@davidlisnard
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Récemment j'étais à un dîner à Paris. Table mixte. Entrepreneurs, cadres, investisseurs, quelques profils tech. Des gens intelligents. Des gens qui ont réussi selon les standards français. Et j'ai eu une révélation assez violente.
Personne dans cette pièce ne pratique le pay it forward.
Le pay it forward, c'est un concept simple. Tu aides quelqu'un. Pas parce que tu attends un retour. Pas parce que tu calcules ce que ça va te rapporter. Tu aides parce que tu crois que la valeur que tu injectes dans le réseau finira par revenir, sous une forme ou une autre, à un moment ou un autre. C'est le fondement de l'écosystème de la Silicon Valley. C'est pour ça qu'un mec qui a vendu sa boîte 500 millions prend deux heures pour conseiller un fondateur de 22 ans qu'il ne reverra peut-être jamais. Pas par charité. Par conviction que le réseau est un jeu à somme infinie.
À ce dîner, c'était l'inverse exact. Chaque conversation était un calcul. Chaque information partagée était dosée. Chaque contact donné était une monnaie d'échange. Tu sentais physiquement que chaque personne évaluait en temps réel ce qu'elle pouvait extraire de l'autre. Pas créer ensemble. Extraire.
Et c'est là que j'ai compris quelque chose de profond sur la France.
Ce n'est pas un problème de personnes. C'est un problème de système. Quand tu vis dans une économie où l'état capture 57% du PIB, où chaque euro de valeur créée est immédiatement ponctionné, redistribué, fléché, administré, tu crées mécaniquement un jeu à somme nulle. Le gâteau ne grandit plus. Ou si peu que ça revient au même. Et quand le gâteau ne grandit plus, les humains cessent de coopérer et commencent à se battre pour les parts.
C'est Girard en version macroéconomique. La rivalité mimétique à l'échelle d'un pays entier. Quand il n'y a plus de croissance, quand il n'y a plus d'espoir que demain soit plus grand qu'aujourd'hui, chaque interaction sociale devient un combat de territoire. Mon bout de gâteau ou le tien. Mon poste ou le tien. Mon deal ou le tien.
Hayek avait formalisé ça en 1945. L'information dans une économie est dispersée entre des millions d'individus. Personne, aucun planificateur central, ne peut l'agréger. Quand tu laisses les individus échanger librement, l'information circule, les prix se forment, les ressources s'allouent efficacement. Quand tu mets un état hypertrophié au milieu, tu bloques les signaux. Tu crées du bruit. Tu empêches les humains de se coordonner naturellement.
Et le résultat, c'est ce dîner. Des gens brillants, capables, ambitieux, qui ne savent plus coopérer. Pas parce qu'ils sont mauvais. Parce que le système dans lequel ils évoluent a tué la possibilité même de la coopération généreuse. Quand chaque euro est une bataille, tu ne donnes plus rien gratuitement. Quand l'administration te prend la moitié de ce que tu crées, tu protèges le reste comme un territoire. Quand la croissance est à 0.7%, le pay it forward devient un luxe que personne ne peut se permettre.
Mises appelait ça le problème du calcul économique. Dans un système centralisé, les signaux de prix sont détruits. Les individus ne peuvent plus évaluer la valeur réelle des choses. Ils ne peuvent plus faire de paris rationnels sur l'avenir. Alors ils se replient. Ils protègent. Ils accumulent. Ils cessent de prendre des risques.
Résultat concret : la France n'a pas de Google. Pas de Apple. Pas de SpaceX. Pas de Stripe. Pas un seul géant technologique mondial. Pas parce qu'il manque du talent. Il y a plus de médaillés Fields par habitant en France que partout ailleurs. Les ingénieurs français sont recrutés par toute la Silicon Valley. Le talent est là. La créativité est là. L'intelligence est là.
Ce qui manque, c'est l'oxygène. L'espace pour que le jeu à somme infinie puisse exister.
À Y Combinator, la première chose qu'on apprend, c'est : aide les autres fondateurs du batch. Sans calculer. Sans compter. Parce que le réseau YC est un jeu à somme infinie. Chaque boîte qui réussit rend le réseau plus fort, ce qui rend ta boîte plus forte, ce qui rend le réseau encore plus fort. Boucle vertueuse. Feedback positif. Croissance composée de la confiance.
À Paris, la première chose qu'on apprend, c'est : protège ton deal. Ne partage pas trop. Méfie-toi. L'autre fondateur est un concurrent potentiel. L'investisseur a un agenda caché. Le mentor veut quelque chose. Boucle négative. Feedback négatif. Érosion composée de la confiance.
Ce n'est pas culturel. C'est structurel. Mettez les mêmes Français dans un écosystème où le gâteau grandit, où la fiscalité laisse respirer, où la croissance crée de l'espoir, et regardez ce qui se passe. Les Français de San Francisco pay it forward autant que les Américains. Parce que le système le permet. Parce que quand tu sais que le gâteau va grossir, donner un morceau aujourd'hui n'est pas une perte. C'est un investissement.
Voilà pourquoi le débat n'est pas culturel. Il est économique. Il est systémique. Si vous voulez que la France produise des géants, ne changez pas les gens. Changez les règles du jeu. Créez des espaces où la croissance est possible. Où l'espoir est rationnel. Où donner sans compter n'est pas de la naïveté mais de la stratégie.
Le pay it forward n'est pas une vertu morale. C'est un signal économique. Quand les gens le pratiquent, ça veut dire qu'ils croient au futur. Quand ils ne le pratiquent plus, c'est que le système a tué l'espoir.
Ce dîner à Paris m'a appris une chose. Le problème de la France, ce n'est pas le talent. Ce n'est pas l'ambition. Ce n'est pas l'intelligence. C'est que le système a transformé 67 millions de joueurs d'un jeu à somme infinie en gladiateurs d'un jeu à somme nulle.
Et le jeu à somme nulle finit toujours de la même manière. Tout le monde perd.
Mais oui, et un salarié malade pendant un week end pourra reporter son week end en milieu de semaine.
La France tombe chaque jour un peu plus dans une forme de folie. Les mots perdent leur sens, le bon sens perd du terrain. Un droit du travail abscons et des juges alimentent un système qui encourage l’oisiveté ou la triche, qui appauvrit le pays, qui pénalise la minorité qui fait tourner le pays, travaille dans l’économie du risque et n’a pas d’autre choix que de toujours plus travailler pour les autres.
#enfinir
"Quel que soit le gouvernement, on a une politique socialiste. On est un pays socialiste par notre niveau de dépenses, par notre égalitarisme forcené, par cette redistribution maladive. On est dans cette dérive socialiste depuis des décennies" dénonce à raison @marcfiorentino.
Après 197 jours, le contribuable français « moyen » (appelons-le Nicolas) travaille enfin pour lui, et non plus pour l’État, cette fiction par laquelle beaucoup s’efforcent de vivre à ses dépens, pour paraphraser Bastiat.
Il ne demande rien, sinon qu'on le laisse travailler sans être accablé de taxes, d'impôts et de charges. Moins d'État nounou, moins de dépenses inutiles, moins de cotisations et Nicolas gagnera plus. Voilà la vraie alternative. Vivement @Nouv_Energie
C'était aujourd'hui le dernier jour de l'excellent @NicolasDOZE sur BFM Business.
L'occasion de lui dire merci pour ses chroniques et son émission Les Experts que nous étions nombreux à ne jamais rater, en direct ou en replay.
En attendant de le retrouver sur LCI à la rentrée!
Le #DPE est un naufrage total selon la Cour des comptes : mode de calcul flou, fraudes, chute des logements à louer, aucune étude d'impact...
➡️Le gouvernement va donc le supprimer ? Non, il va renforcer les contrôles😩
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Dans les années 90, Jean-Pierre Pernaut animait sur TF1 l'émission Combien Ça Coute avec comme principal objectif de dénoncer les pires gabégies de l'Etat.
Son principal dada: les ronds points inutiles qui commençaient alors à pousser partout en France.
Une telle émission en prime time sur une chaine de paraîtrait aujourd'hui impossible tant l'Etat semble avoir la main mise sur les médias.
C'est dans cet esprit que nous développons la page Artemis, la première revue de presse libérale du X français.
Si vous voulez devenir contributeur et nous aider à dénicher les pires dépenses inutiles de France et de Navarre, n'hésitez pas à laisser un message en commentaire!
Le niveau des prélèvements obligatoires sur le travail agit comme un droit de douane, mais sur les échanges entre individus plutôt qu’entre nations.
Imaginez un professeur de mathématiques proposant à un plombier une heure de cours particulier pour sa fille en échange de la réparation de sa tuyauterie. À moins que cet échange ne se fasse au noir, l'État en prélève la moitié. Cela signifie que, par rapport à une situation d’autarcie — dans laquelle le plombier cherche la solution de l’exercice de maths sur Google et le professeur passe deux heures chez Leroy Merlin —, chacun doit être au moins deux fois plus productif que l’autre dans sa spécialité pour que les gains de l’échange, une fois les impôts déduits, restent positifs.
Le gouvernement augmente les impôts sur les billets d’avion.
Deux mois plus tard, Ryannair abandonne la desserte de plusieurs petits aéroports français, qui seront contraints de fermer.
Au final, moins d’activité, et un effet potentiellement négatif sur les finances publiques.
Cette 1ère mondiale sur la fusion nucléaire ☢️ constitue une immense avancée et donc une fierté française, sur un sujet aussi majeur car porteur d’avenir que l’informatique quantique (cf la puce Willow ; la suprématie énergétique et la suprématie quantique seront essentiels à la prospérité et la souveraineté).
Il s’agit d’une victoire pour nos admirables ingénieurs, à féliciter d’autant plus qu’ils ont été méprisés pendant des années par le pouvoir, français comme européen, et privés de moyens à cause des centaines de milliards gaspillés dans une transition pseudo écologique dévoyée par l’idéologie (des éoliennes à la rénovation à marche forcée des bâtiments).
Une énergie électrique abondante, pilotable, décarbonée et bon marché, qui utilise ses propres déchets en combustible, voilà ce que nous apportera la fusion nucléaire.
Ceux qui se félicitent aujourd’hui de notre nucléaire sont les mêmes qui ont fermé Fessenheim et programmé la fermeture de 14 centrales. Aujourd’hui la France vend son MWH 60€. Les Etats-Unis le vendent $30.
Ceux qui veulent des licornes aujourd’hui sont les mêmes qui votent un impôt sur les sociétés qui passera à plus de 40% pour les entreprises faisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires. Une licorne, par définition, fait plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires.
#EnFinir avec cette schizophrénie.
« Tant qu’on aura l’angoisse que nos enfants se fassent planter en rentrant de l’école, tant que le salaire net sera un des plus faibles de la zone Euro alors que cela coûtera plus cher qu’ailleurs pour un employeur, on pourra parler d’I.A tant qu’on veut, tout cela sera du vent, de la com. Il faut un projet massif, cohérent ». @davidlisnard
En janvier 2025, la pension moyenne du système par répartition américain a atteint 1 900 euros, hors capitalisation. Comme elle était de 1 786 euros en France fin 2022, je pense que nous devons être à peu près au même niveau aujourd’hui.
Certes, à parité de pouvoir d’achat, le montant reste probablement légèrement plus élevé en France. Mais cela nous coûte 14 % du PIB, contre 5 % aux États-Unis : 11 % de cotisations au système par répartition aux États-Unis, contre 28 % en France.
"A l’heure où les Etats-Unis développent une puce informatique quantique et préparent la conquête de Mars, nous faisons un conclave sur la retraite à 62 ans en continuant la perfusion de la répartition..."
Tribune à lire de @davidlisnard.
https://t.co/DwCyEDfX6t
Si le Président cherche un thème de référendum, j’ai une idée à lui soumettre : êtes-vous pour ou contre l’instauration d’une règle d’or dans la Constitution (qui interdit au gouvernement de créer de nouveaux déficits) ? On s’éviterait, entre autres avantages, le spectacle révoltant des marchandages en cours sur la suspension de la réforme des retraites. Mais comment faut-il leur expliquer qu’avec 3300 milliards de dette la fête est terminée ?!
Avec la règle d’or, quand la politique déraille, la Constitution garde le cap…
De la même façon que la révolution libérale des années 80 avait démarré au Royaume-Uni avec M.Thatcher, l’élection de @JMilei apparait de plus en plus comme le point de départ d’une vague de remise en cause de la progression constante de l’étatisme ces dernières années.
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Liberté et propriété sont bafouées, prospérité et attractivité sont sacrifiées.
Ce moment est révélateur de la frénésie interventionniste et fiscaliste des partis politiques français (avec d'heureuses exceptions individuelles).
Vivement @Nouv_Energie pour le sursaut thatchérien