Cour suprême : des juges oisifs surpayés
Le communiqué ci-joint du ministre de la Sécurité publique nous informe que le 24 avril 2026, par son arrêt n°002/CS/CA/SC/2026, la Cour suprême du Tchad a prononcé la nullité du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) et déclaré toutes ses activités illégales sur l’ensemble du territoire national.
Cet arrêt, s'il existe vraiment, est scandaleux à plus d'un titre.
- Premier scandale : une Cour suprême qui ne fout rien.
Tenez-vous bien. Nous sommes le 26 avril 2026 et la plus haute juridiction du pays n’en est qu’à son deuxième arrêt de l’année. Deux arrêts en quatre mois et demi. Un rendement proche du ridicule. Autant dire le néant absolu puisque ce deuxième n'a rien de juridique. On ne peut pas dire que Samir Adam et ses conseillers soient submergés de travail. Dans un pays où la justice ordinaire est sinistrée, où les citoyens attendent des années pour un simple jugement, la Cour suprême se permet ce luxe incroyable : produire à peine une décision tous les deux mois et demi.
Il y a une dizaine d'années déjà, je militais pour la dissolution des institutions juridictionnelles et consultatives calquées sur le droit français. Elles ont été instituées pour donner du boulot à des juristes amis du pouvoir. Un pays qui n'a en propre ni code civil, ni code de justice administrative, ni une législation fiable, ne peut sérieusement se donner des juridictions dont la mission est de "contrôler et d'unifier l'interprétation de la loi afin que les règles de droit soient appliquées de manière identique par l'ensemble des tribunaux et des cours d'appel".
Qui peut citer une seule décision du Conseil constitutionnel ou un seul arrêt de la Chambre administrative de la Cour suprême publié dans une revue juridique nationale ou africaine ? Ou simplement commenté dans les salles des TD des Universités du Tchad ? Ne parlons même pas des arrêts civils de la Cour suprême dont la rédaction ressemble davantage à un travail d'étudiant de première année de Droit qui découvre la technique juridique plutôt qu'à celui d'un magistrat de haut niveau. Ces institutions servent plus au prestige des copains qu'aux citoyens tchadiens.
- Deuxième scandale : les membres de la Cour suprême sont payés plusieurs millions de Fcfa pour ce quasi-rien. Ils perçoivent des rémunérations et avantages deux fois supérieurs à ceux des magistrats des pays développés. Dans un des pays les plus pauvres du monde, où des millions de Tchadiens vivent dans une misère abjecte, où l’accès aux soins, à l’école, à l’eau potable et à l'électricité reste un luxe, le régime de Déby fils juge bon de gaver une poignée de privilégiés qui ne produisent quasiment rien.
C’est plus qu’une injustice. Pendant que des millions de Tchadiens crèvent par manque de structures hospitalières, une caste judiciaire touche des émoluments princiers pour un rendement inexistant. Et quand elle se réveille enfin, ce n’est pas pour rendre la justice, mais pour servir le pouvoir.
- Troisième scandale : la violation du principe du contradictoire.
Nulle part dans l’arrêt ou le communiqué il n’est fait mention d’une quelconque audition des partis politiques concernés, d’un débat contradictoire ou même d’une procédure permettant au GCAP de présenter sa défense (avis d'audience...) De la même façon, je n'ai lu nulle part sur les réseaux sociaux que les personnes "emprisonnées" ou leurs camarades aient été avisées de la demande du ministère de la sécurité publique par la Cour suprême et invitées à y faire des observations. La décision est tombée comme un couperet, sans que les intéressés aient été entendus.
Le Tchad se proclame pourtant État de droit. Mensonge. Quand il s’agit de persécuter l'opposition, le principe fondamental du contradictoire est jeté aux orties. Parodie de justice.
Le peuple tchadien mérite mieux que cette Cour suprême oisive mais paradoxalement surpayée.
Bien triste nouvelle qu'est la disparition subite de notre camarade le Général Issa Moussa Tomboulé. Nos sincères condoléances à sa famille et à ses compagnons de lutte du FACT. La résistance tchadienne perd en lui un patriote exceptionnel et un résistant fondamental. #Tchad
Vous avez notre soutien total et nos encouragements. Ils agissent ainsi parce qu'ils sont fébriles; parce qu'ils ont peur; parce qu'ils sentent l'étau du peuple s'approcher de leur régime combinard. Ils tomberont ! #Tchad
#Tchad 🇹🇩 | Un petit tyran illégitime, et ironie de l’histoire et de la situation, installé par des puissances étrangères, a cru bon de prendre un décret pour me déchoir de ma nationalité tchadienne pour sans rire « intelligence avec une puissance étrangère » . Au-delà du caractère grotesque de cette cabale politique, je tiens à rappeler que si l’objectif était de m’atteindre moralement, c’est un échec total. Rien ne peut ébranler ma conviction ni détourner ma plume. Encore une décision absurde d’un pouvoir qui ne gouverne plus, qui a cessé depuis longtemps de répondre aux urgences de son peuple, et qui préfère se réfugier dans le spectacle et la diversion.
Ce décret fantaisiste ne doit pas occulter l’essentiel : la guerre que prépare Mahamat Kaka au Nord, la dérive autoritaire qui se traduit chaque jour par l’arrestation arbitraire de citoyens innocents, et l’abandon complet des préoccupations vitales des Tchadiens.
Charfadine Galmaye
Il était une fois une République monarchique instituée par le clan Déby Itno, où le pouvoir passe de père en fils, et où la fratrie est placée à des postes clés. C'est tout un clan, avec des affidés, qui gouverne un pays
#Tchad
#Tchad : Qui sait, peut-être que #Kaka et ses affidés ignorent de quelle idéologie cette dame en est-elle la porte étendard : #Racisme, "#islamophobie, #antisémitisme... Quelle misère morale ! Indignes, de père en fils !
C'est parce que nous les laissons faire. Nous les avons laissé nous écraser, nous humilier, nous massacrer sans réagir. Depuis bientôt 40 ans ! Trop c'est trop #Tchadiens de tout bord ! Refusons de livrer maintenant nos enfants à la servitude à cette caste de malfaisants.
#Tchad
Bien vu. C'est bel et bien un subterfuge pour tromper les moins alertes. Mais ces genres de manœuvres ne marcheront plus. Cette #françafric tombera; ce n'est qu'une question de temps.
La même stratégie avait été adoptée en 2011. Mais à l'époque, la France avait elle-même annoncé son départ. Cette histoire de maintenir entre 300 et 400 hommes était déjà dans le discours.
https://t.co/WKwZaKGsQJ
#Révélations#Tchad : la France veut-elle se venger de Deby ?
Vous avez tous entendu parler de l’enquête du parquet national financier français (PNF) sur le dictateur tchadien Mahamat Idriss Déby, sur ses biens mal-acquis et ses costumes hors-de-prix achetés à Paris.
Pas de doute, Déby est coupable. C'est un boucher qui vole et tue son peuple. Mais on sait aussi qu’en France, la justice est quelques fois influencée par le politique, surtout sur tout ce qui touche à l’Afrique. Et on peut se demander si l’enquête judiciaire du PNF ne serait pas utilisée comme moyen de pression contre Déby, coupable aux yeux de Paris de s’être un peu trop rapproché de Vladimir Poutine.
Car pendant des années, pendant que le Tchad servait fidèlement les intérêts de la France, notre justice s’est ingéniée à enterrer toutes les affaires visant la dynastie Déby, y compris les plus sordides. Ce que je vous raconte aujourd’hui, c’est une plongée dans les eaux troubles de la Françafrique, un polar fait de sang, de crimes et de barbouzeries, où la « patrie des droits de l’Homme» a protégé l'une des pires dictatures d’Afrique… avant de se mettre à lui chercher des poux dans la tête, le jour où elle fait ami-ami avec les Russes.
Retrouvez mon enquête en vidéo 👇
#Tchad : Mahamat Nadjib Amine a été décoré par les membres du jury du baccalauréat en tant que “Maréchal du Bac” pour son ancienneté, sa rigueur dans le travail et sa contribution à la réussite des épreuves. Il a reçu des félicitations pour son engagement constant.