1 - Te prendre 30€ avec un impôt quelconque
2 - T’en rendre 15
3 - Obliger à les dépenser à des adresses au tarif max et sélectionnées par la mairie
4 - Faire passer ça pour un cadeau de Noël
5 - Aller se faire foutre
🏫 Hier, l'Éducation nationale a publié les sujets 0 du prochain brevet des collèges en mathématiques.
Je mets ci-dessous la première page de l'un des sujets... et la première page d'une épreuve de 1980.
Le contraste est évidemment saisissant.
Quelques remarques sur le sujet de 1980:
🎓 La deuxième question nécessite des calculs relativement poussés, ainsi qu'une maîtrise des inégalités. De nos jours, même des lycéens en spécialité maths auraient des difficultés à répondre à cette question.
🎓 Les élèves actuels de 3ème seraient incapables de traiter la 3ème question, la résolution des équations du second degré n'étant abordée qu'en lycée.
Au-delà du recul dans le temps des concepts abordés, ce qui me frappe c'est le niveau de raisonnement et d'observation nécessaires aux élèves des années 80 pour répondre à cette question, ainsi qu'à la suivante (sans utiliser le discriminant). Aujourd'hui, les mathématiques de collège et lycée ne forment plus les jeunes à raisonner, ou si peu, et s'apparentent davantage à des recettes de cuisine.
Les conséquences de cette évolution sont dramatiques.
Pour la formation des futures élites scientifiques bien sûr (ingénieurs, chercheurs), mais également pour l'ensemble de la nation: la formation en mathématiques conditionne les capacités d'abstraction, d'analyse, de raisonnement, elles permettent de forger l'esprit critique.
Mes propos portent sur les mathématiques qui sont ma spécialité, mais le niveau en français est tout aussi désastreux. Nous assistons depuis des années à une tragédie, mais les responsables politiques se succèdent et regardent ailleurs, avec la bénédiction des syndicats de profs de gauche. Tous préfèrent lutter contre les soit-disantes inégalités filles/garçons, les stéréotypes de genre, et autres lubies wokes.
Pourtant, "De l'éducation de son peuple dépend le destin d'un pays." (B. Disraeli)