“프랑스 사람들은 이걸 “embarras de choix”라고 불러 - 선택의 당혹감. 선택할 수 있는 훌륭한 것들이 너무 많아서 압도되는 그 느낌. 보통 긍정적이거나 중립적으로 쓰이는데 (선택지가 매력적이니까), “당혹감”이라는 단어가 그로 인한 가벼운 좌절, 죄책감, 우유부단함을 강조해.”
Been living in London for 3 years and every time I come back to the US, I have to recalibrate.
When you're overseas, you tend to forget what real abundance feels like, so much so, I just stood there in the granola aisle, mouth open, brain completely short-circuited as I stared at a ridiculous wall of infinite choice.
Bajillions of brands, flavors, and innovations - chocolate peanut butter banana crunch, maple pecan espresso, keto, paleo, collagen-packed, probiotic, gluten-free, protein-loaded, you name it. I was straight-up paralyzed by options.
The French call it “embarras de choix” - embarrassment of choice. That overwhelming feeling when there are simply too many great things to pick from. It’s usually used positively or neutrally (the options are desirable), but the “embarrassment” highlights the mild frustration, guilt and indecision it causes.
But Americans don’t get embarrassed by it. At all.
Because they don't feel guilt about having MORE.
It is the Land of Plenty for a reason. It’s easy to start a food company here, it's easy to build brands, and it's easy to just employ / fire people.
That freedom unleashes relentless innovation and variety, feeding an unstoppable demand for better, tastier, healthier, crazier options.
No wonder Europeans lose their minds the first time they step into a Costco.
American abundance is a policy and cultural choice.
Friend in Germany is telling me about the process to get an AC unit
No surprise: there's an extensive, Kafkaesque permitting process involved
He just wanted to sleep comfortably, so he bought a unit and the police came and took it down because he didn't have a loicense
Hellish
Pour comprendre pourquoi la gauche déteste la clim, il faut remonter à l'URSS de 1955.
Cette année-là, Khrouchtchev signe un décret au nom magnifique : « Sur l'élimination des excès dans la conception et la construction ». Les architectes qui avaient osé construire de beaux bâtiments sous Staline sont publiquement dénoncés, et certains se voient retirer leur prix Staline. Khrouchtchev les accuse de comprendre l'architecture « de façon trop esthétique », de dépenser « l'argent du peuple en beautés inutiles ». Sa sentence : « l'architecture n'est pas un art, c'est une technique ».
Et là, le détail qui glace le sang : les bâtiments déjà en chantier sont « dépouillés » — l'ornementation prévue est arrachée, grattée à même la façade. On efface la beauté au burin.
Résultat ? La même barre de béton standardisée, du sol au plafond, partout. Identique à Moscou, à Kiev, à Tachkent. Un continent entier rendu interchangeable. Le rêve réalisé : plus aucune singularité, plus aucun individu qui dépasse.
Ce n'était pas une question de budget. C'était métaphysique.
Le beau, le distinct, le confortable — tout ce qui élève un individu au-dessus de la masse — était traité comme une déviation. Un « excès » à éliminer. Parce que dans la tête du collectiviste, l'amélioration individuelle de sa propre condition est une trahison du groupe. Un péché.
Soixante-dix ans plus tard, mêmes gens, même instinct, nouvel objet.
Aujourd'hui, la clim, c'est exactement ça : un individu qui décide, seul, de maîtriser son environnement. De vivre mieux que ce que la nature et l'État lui imposent. C'est de l'émancipation pure. C'est l'homme qui dit « je n'attends pas un plan d'adaptation collectif, je règle mon problème moi-même, maintenant ».
Et c'est précisément ce qu'ils ne supportent pas.
Ils ne sont pas contre la clim pour le climat — on a une électricité décarbonée, l'argument ne tient pas trente secondes. Ils sont contre la clim pour la même raison qu'ils grattaient l'ornement des façades : parce que le confort individuel choisi librement leur est insupportable.
Le confort doit être collectif, rationné, octroyé par l'État — ou il ne doit pas être.
La barre de béton grise ou le ventilateur partagé. Jamais le climatiseur que tu as acheté avec ton argent pour ta famille.
C'est toujours la même guerre. Celle de l'uniforme contre le singulier. Du burin contre l'ornement. Du collectif contre l'individu qui ose vivre mieux.
La clim est juste devenue le dernier symbole d'un combat vieux d'un siècle : as-tu le droit, oui ou non, d'améliorer ta propre vie sans demander la permission ?
Eux ont déjà répondu. En 1955, au burin.