M. de Villepin, vos fiches de lecture ont du style, mais elles sentent surtout la précampagne. Pamuk n’efface ni le CPE (Contrat première embauche, symbole d’une jeunesse précarisée) ni les ombres qataries de l’après-pouvoir. Une culture littéraire ne dispense pas de répondre d’un bilan.
Quand un régime en vient à tuer une femme de 73 ans dans les bras de sa fille, il ne fait que révéler sa peur. Les dictatures qui tirent sur des étudiants, des mères et des grands-mères n’ont plus d’arguments, seulement des balles. N’oublions jamais le nom de Soghra Hatami.
Passionnante lecture ⬇️ qui ravira les plus anciens (ceux qui ont connu le règne de la carte routière) mais pourra passionner les jeunes curieux, qui sont nés au voyage sous celui du GPS. Un livre qui donne envie de (re)prendre la route !
« L’islam a 700 ans de moins que le christianisme et vit sa période inquisitoire. Est-ce que l’inquisition chrétienne est défendable ? Non. Eh bien l’islam inquisitoire ne l’est pas non plus. J’ai entendu que moi et mon Persepolis étions aussi islamophobes. Alors que j’ai vécu sous la dictature religieuse. Qu’ils ont exécuté une bonne partie de ma famille. Sans compter ceux qui étaient “juste” torturés. Quelle phobie ? Je n’aime pas l’islam politique comme n’importe quelle personne saine d’esprit. »
Marjane Satrapi, mars 2026
@le_Parisien
« La joie de vivre » est l’œuvre d’Émile Zola. Une orpheline, élevée au sein d’une famille rongée par l’égoïsme et la maladie, s’efforce de préserver sa bonté. Ce roman nous rappelle que l’espoir, même fragile, peut survivre là où la douleur menace de tout engloutir.
@7559pr J'avais assisté à Florence à un spectacle où Roberto Benigni, que l'on attend davantage dans le registre comique, déclamait avec passion l'Inferno de Dante Alighieri. Un spectacle inoubliable !
« La Divine Comédie » est l’œuvre de Dante. Voyage cosmique où l’âme descend dans les abysses de sa propre noirceur pour mieux s’élever vers la lumière et nous y reconnaissons encore, sept siècles plus tard, notre propre visage tremblant devant le mystère. Lu par J. Roland.
Dans « Fahrenheit 451 », la fin de la #lecture commence lorsque les #livres sont réduits à des résumés, vidés de leur souffle et de leur puissance. Avez-vous conscience que cela a déjà commencé ? SparkNotes, LitCharts, SuperSummary réduisent déjà les livres à quelques lignes.
L'#abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte édifice catholique, fondé vers 1080, par Néel III de Saint-Sauveur, se dresse dans la #Manche, en #Normandie. L'abbaye qui fut par trois fois détruite, en 1365-1375, en 1793-1832, en 1944, sera à chaque fois relevée de ses ruines.
Les distractions numériques sont en train de tuer la #littérature : marché du #livre en recul, #lecture quotidienne au plus bas, et #librairies désormais plus nombreuses à fermer qu’à ouvrir. Lorsque les écrans deviennent notre seul horizon, c’est l’esprit lui‑même qui s’éteint.
Voici une revue de presse :
Ventes de livres en France : un premier trimestre 2026 en érosion continue :
https://t.co/N4Q3RpLgda
Les Français lisent de moins en moins, tandis que les écrans gagnent encore du terrain :
https://t.co/qIyU4etUzK
Pour la première fois, le nombre de librairies fermées dépassent celles créés en France en 2025 :
https://t.co/IPMz5qFNg9
Le groupe Nosoli (Furet du Nord, Decitre) placé en redressement judiciaire :
https://t.co/wqjCgeiGbh
France : le marché du livre perd 10 millions d’exemplaires en deux ans :
https://t.co/qoH0hycQEO
Le Quartier Latin devenu trop cher, les librairies ferment les unes après les autres :
https://t.co/QJWSpYwxXA
Baisse des ventes et hausse des charges : 2026 commence mal en librairie :
https://t.co/0VjVxc6r2G
Baromètre du CNL 2026 : la lecture des jeunes Français à l’épreuve des usages numériques :
https://t.co/O1wTPcUAa5
Les jeunes Français lisent de moins en moins, un constat « préoccupant », selon une étude :
https://t.co/k3s6BCwZDG
Baisse des ventes, concentration, violences... Les libraires face à la polycrise :
https://t.co/ygxzGPQ0Jf
Le groupe Gibert demande son placement en redressement judiciaire :
https://t.co/xOvpfIsrJV
Le redressement de Gibert, un enjeu systémique pour la filière du livre :
https://t.co/dzLOvybsaW
Au Sénat, l’écosystème du livre déroule ses angoisses et ses contrariétés :
https://t.co/T2oCqGzaVo
Le livre survivra-t-il à l’économie de l’instant ? :
https://t.co/KKH2Ri8ttJ
PORTRAIT D’ÉCRIVAIN : STEINBECK
John Steinbeck voit le jour le 27 février 1902 à Salinas, en Californie. Cette vallée fertile, bordée par la rudesse du Pacifique, devient la matrice géographique et humaine d'une création romanesque centrée sur la glèbe, le travail de la terre et la condition des opprimés. Issu d'une famille de condition moyenne, il partage très tôt le quotidien des ouvriers agricoles et des saisonniers mexicains, développant une conscience aiguë des rapports de force économiques.
Ses passages intermittents à l’université de Stanford et son intérêt pour les sciences naturelles affinent chez lui un regard quasi scientifique sur les comportements humains. Après plusieurs échecs, il connaît son premier grand succès avec « Tortilla Flat » (1935), un récit picaresque qui dépeint avec une ironie bienveillante les marginaux de Monterey. L’écrivain s’engage ensuite dans ce que la critique appellera la « trilogie du travail » : « En un combat douteux » (1936), roman social sans concession sur les grèves de ramasseurs de fruits ; « Des souris et des hommes » (1937), tragédie de la solitude et de l’idéal impossible incarnée par le duo fraternel George et Lennie ; puis « Les Raisins de la colère » (1939), fresque monumentale consacrée à l’exode des fermiers de l’Oklahoma, chassés par la sécheresse et les puissances financières. Ce dernier ouvrage lui vaut le prix Pulitzer en 1940.
C’est alors que la Seconde Guerre mondiale fait irruption dans son univers d’écrivain, bouleversant ses repères et imposant à son regard une gravité qu’aucune fiction sociale n’avait encore exigée. De cette période de tension naît « Lune noire » (1942), une œuvre majeure consacrée à la résistance à l’occupation nazie dans un village minier. Engagé comme correspondant de guerre pour le « New York Herald Tribune » en 1943, Steinbeck ne se contente pas d’observer : il accompagne des unités de la Marine américaine lors d’opérations en Méditerranée, frôle la mort à plusieurs reprises et revient profondément marqué par les bombardements.
De retour en Californie, il retrouve les rivages de Monterey et leur imaginaire littéraire avec « Rue de la sardine » (1945), chronique nostalgique d’un quartier d’ouvriers des conserveries. Il enchaîne ensuite avec « La Perle » (1947), fable sociale implacable sur la corruption que fait naître l’argent.
Mais derrière l’image publique du défenseur des humbles, l’homme privé laisse apparaître des zones d’ombre que les témoignages de ses proches ont depuis longtemps mises au jour. Ses relations conjugales, notamment avec sa première femme, Carol Henning, puis avec sa seconde épouse, Gwyndolyn Conger, furent marquées par des tensions extrêmes. Conger décrira plus tard un compagnon capable d’une dureté psychologique déstabilisante, marqué par des accès de colère et des violences verbales répétées qui instauraient autour de lui un climat d’hostilité et d’emprise.
Cette dualité profonde entre l'aspiration à la justice et la fureur des passions humaines nourrit sa fresque la plus ambitieuse : « À l’est d’Éden » (1952). Conçu comme une réécriture moderne du mythe de Caïn et Abel, ce roman met en scène la fatalité du mal et le choix moral de l'individu. L'ascèse nécessaire à sa rédaction se lit dans « Les Lettres d’À l’est d’Éden : Journal d’un roman », témoignage brut de son corps-à-corps avec la matière narrative.
Steinbeck ferme son cycle romanesque par une critique implacable du matérialisme et de la perte des repères moraux de l'Amérique contemporaine dans « L’Hiver de notre mécontentement » (1961). L'année suivante, il entreprend de confronter ses souvenirs à la réalité d'un pays en mutation dans « Voyage avec Charley » (1962), récit où il parcourt les routes américaines avec son chien.
L'année 1962 marque également l'attribution du prix Nobel de littérature, une consécration qui vire au calvaire intime. Une partie de la critique new-yorkaise, jugeant son œuvre surannée et sentimentale, accueille la nouvelle par des articles d'une violence inouïe. Le New York Times demande ouvertement si le comité Nobel n'a pas commis une erreur historique. Blessé par cette réception, Steinbeck ne publiera plus de grande fiction romanesque de sa vie.
Loin d'être un vide, la période de 1962 à 1968 est celle d'un ultime sursaut politique et militaire hautement controversé. Devenu un ami proche du président Lyndon B. Johnson, Steinbeck défend ardemment l'engagement américain au Viêt Nam. Fin 1966, à 64 ans, il repart sur le front comme envoyé spécial pour le Newsday. Il passe des semaines en zone de combat, dort dans la jungle, vole à bord d'hélicoptères d'assaut et va jusqu'à tirer lui-même à l'arme automatique lors d'accrochages nocturnes. Ses chroniques, passionnées et sans nuance, rompent définitivement son pacte historique avec la gauche intellectuelle américaine qui l'accuse d'être devenu le propagandiste d'une guerre impérialiste.
John Steinbeck meurt le 20 décembre 1968 à New York, après une vie marquée par les excès, les conflits intimes et les secousses de l’histoire. Sa prose d'une densité minérale laisse le portrait d'un moraliste qui, déchiré par ses propres contradictions et loin de l'abstraction théorique, aura cherché la vérité de l'homme dans le sang, la sueur et la fureur du siècle.
Historien rigoureux et novateur, #MarcBloch a appris à interroger autrement les sources, à lire entre les lignes des documents et à poser au passé des questions nouvelles. Son œuvre majeure, « La Société féodale », demeure une référence essentielle pour comprendre les structures sociales, les formes de pouvoir et les représentations du monde médiéval. Il fut un livre des plus précieux pour mes travaux en sciences cognitives, pour comprendre comment les médiévaux pensaient, ressentaient, mémorisaient ou imaginaient, et en quoi cela diffère (ou ressemble) à notre cognition actuelle.
L' exigence intellectuelle de Marc Bloch s’est accompagnée d’un courage exemplaire : engagé dans la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale, il fut arrêté, atrocement torturé, puis fusillé par les nazis en 1944.
Le livre de #PeterSchöttler invite cependant à dépasser la simple célébration du grand historien résistant. Il permet de mieux comprendre la formation d’une pensée historique originale, attentive aux sciences sociales, aux comparaisons européennes, aux représentations collectives et aux tensions politiques de son temps. C’est un livre, comme le dit Éric, remarquable.
Le #château de #Bailleul est une demeure de style #Renaissance italienne, insolite en pays de Caux, entre autres par son plan carré. Il se situe à Angerville Bailleul, dans le département de la #SeineMaritime, en #Normandie. C’est une propriété privée non ouverte à la visite.
Au musée du Louvre, d'Eugène Delacroix, La Prise de Constantinople
par les croisés (12 avril 1204), où l'on voit Baudouin, comte de Flandre, commandant les Français qui avaient donné l'assaut du côté de la terre, et le vieux doge Dandolo, à la tête des Vénitiens...
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📺 Pour rendre hommage à Marjane Satrapi, nous diffuserons "Persepolis" demain soir à 21h05 sur France 5.
Le film sera ensuite disponible sur notre plateforme pendant 7 jours.
Autre hommage à la grande Marjane Satrapi morte de tristesse: son message d’Iranienne aux “féministes” qui trouvent si tendance-chic le voile des femmes.
“La raison pour laquelle vous vous êtes fait huer, c'est pas parce que vous étiez une femme, c'est parce que vous étiez con.”
Message de l’Iranienne Marjane Satrapi à Sandrine Rousseau et aux autres “féministes” à géométrie variable:
“À force de ne pas vouloir être raciste, vous jouez le jeu des fanatiques.”
Attention ça cogne.
#FemmesVieLiberté#AhouDaryaei@SophiaAram