“ Lutter pour la préservation de la forme républicaine de l’État et le rétablissement de l’ordre constitutionnel, c’est lutter contre le terrorisme.
Une république démocratique et laïque est le pire cauchemar des groupes armés terroristes. “
- Cheick Oumar Doumbia
Le marchand de coups d’État a échoué !
Écoutez-le bien : il menace et se moque des présidents victimes de coups d’État. Il va jusqu’à se moquer de la mort du président IBK.
C’est simplement dégoûtant !
J’ai écouté le discours d’Assimi Goïta à l’occasion de la Fête de l’Armée, le 20 janvier 2025.
Combien de morts aura-t-il fallu pour en arriver à affirmer que l’ennemi a changé, ou que nous serions passés d’une guerre asymétrique à une guerre hybride ?
Général, vous êtes en retard et vous faites fausse route. L’ennemi a changé il y a déjà trois ans et, aujourd’hui, il se trouve dans une phase bien plus avancée.
J’ai tenté d’alerter. Mais vous, vos proches, ainsi que vos soutiens, avez préféré combattre les opinions divergentes. Néanmoins, pour vous et pour vos soi-disant patriotes, qui ne comprennent rien à ce qui arrive à notre pays, voici ce que je disais il y a trois ans.
Et je l’affirme avec constance : vous êtes toujours en retard. Ils ont déjà dépassé la phase dont vous parlez aujourd’hui.
P.S. : La majeure partie des armes que vous avez achetées ne serviront malheureusement pas dans cette nouvelle phase. Un véritable gâchis de l’argent du contribuable malien.
En 2023, je déclarais ce qui suit :
• Nos services de renseignement doivent être en mesure d’anticiper les actions de l’ennemi, au regard des données collectées. Cela permettrait d’identifier les cibles potentielles ainsi que les modes opératoires possibles.
• Face à la pression militaire, le terrorisme adapte naturellement ses méthodes. L’étude de contextes tels que l’Afghanistan, l’Irak, la Libye ou le Tchad démontre que les groupes terroristes tendent à s’attaquer à des cibles à haut niveau de sécurité.
• Cibles potentielles identifiées :
a. Les aéroports (à la suite de cette analyse, les aéroports de Mopti et de Bamako ont effectivement été attaqués).
b. Les bases militaires (la liste des attaques est longue).
c. La destruction de matériels stratégiques (après cette analyse, ont été touchés : l’avion présidentiel, des hélicoptères militaires, des usines, des citernes, etc.).
d. Les cibles institutionnelles de haut niveau (après cette analyse, ont été visés : le gouvernorat de Kayes, l’école de gendarmerie, entre autres).
• La pauvreté extrême souvent qualifiée de « résilience » conduira un nombre important de nos jeunes compatriotes dans les bras de l’ennemi.
• Les conséquences de l’action exclusivement militaire doivent être pleinement évaluées, cela s’appelle: “la réaction disproportionnée de l’état”
Il est impératif que l’action militaire soit accompagnée de :
• services de renseignement plus performants ;
• mesures socio-économiques structurantes ;
• politiques créant de réelles opportunités.
En 2022, il a été annoncé un plan d’urgence de 7 milliards de FCFA visant à :
– réparer le chemin de fer ;
– réparer deux anciennes locomotives ;
– acquérir trois nouvelles locomotives.
Sur instruction du Président de la Transition, une mission s’est rendue en Russie et un mémorandum d’entente a été signé avec une société russe, STM.
Aujourd’hui, où sont ces locomotives ?
Qu’est-il advenu des 7 milliards de FCFA, quatre ans plus tard ?
“ Malien Ka Wari do - Machi ka dôrômai kelen Tala “- Version Originale
“ l’argent du peuple malien, il n’y a aucune contribution extérieure…” Version Originale
Choisissez votre camp avec intelligence et sagesse.
Vous pouvez être le jeune qui passe sa vie à insulter la CEDEAO sur les réseaux, ou être le jeune qui s’organise, se forme, s’engage… et finit par diriger la CEDEAO.
L’un crie.
L’autre construit.
L’un commente l’histoire.
L’autre l’écrit.
En politique comme dans la vie, l’indignation sans stratégie ne mène nulle part.
Le choix est le vôtre.
VI. Conclusion générale
Sur la base des faits, des dates et des documents officiels, il ressort que :
•L’Accord de Tamanrasset de 1991 est l’acte ayant eu l’impact le plus direct et le plus contraignant sur l’armée malienne, en affectant sa présence territoriale, sa mission et son autorité opérationnelle.
•La Flamme de la Paix de 1996 ne constitue pas, en soi, un affaiblissement de l’armée, mais un symbole politique de fin de conflit, dont les conséquences négatives éventuelles relèvent davantage de la gouvernance sécuritaire ultérieure que de l’événement lui-même.
➡️ En définitive, l’affaiblissement des FAMa procède moins d’un acte symbolique que d’une série de décisions politico-institutionnelles prises entre 1991 et 1992, dont Tamanrasset et le Pacte national constituent les piliers.
Pour une CEDEAO qui protège réellement ses États : instaurer une doctrine anti-putsch claire, assumée et opérationnelle
Les événements de Cotonou ont eu le mérite de nous rappeler une chose simple : un seul groupe armé, déterminé et indiscipliné peut déstabiliser un pays entier si notre architecture régionale reste lente, bavarde et hésitante.
L’Afrique de l’Ouest n’a plus le luxe de la naïveté.
On ne peut plus répondre à la violence par des communiqués. On ne peut plus laisser le destin de millions de citoyens dépendre de l’humeur d’un ou d’un groupe de soldat.
Il est temps que la CEDEAO assume son rôle : protéger la souveraineté des peuples contre ceux qui veulent s’emparer du pouvoir en dehors de la Constitution.
1. La CEDEAO doit réviser ses textes pour mettre fin aux ambiguïtés
Le Protocole additionnel sur la démocratie a été pensé pour une autre époque. Aujourd’hui, il doit être ajusté pour intégrer un principe simple, lisible par tous :
Tout coup d’État doit déclencher automatiquement une réponse militaire régionale.
Pas de débats interminables.
Pas de médiation de façade.
Pas de “mission d’écoute” qui confond fermeté et diplomatie molle.
La démocratie n’est pas un atelier de négociation, c’est un pacte sacré entre un peuple et ses institutions.
2. Une obligation d’intervention militaire : protéger avant de commenter
Il faut que nos États sachent que, dès qu’un groupe armé tente de franchir la ligne rouge :
• la CEDEAO répond immédiatement,
• neutralise les fauteurs de trouble,
• sécurise les institutions,
• et rétablit l’ordre constitutionnel.
Protéger un pays, ce n’est pas attendre de voir comment l’histoire va tourner.
C’est empêcher l’histoire de basculer.
3. Le contrôle de l’espace aérien : la première bataille se gagne dans le ciel
Aucun putsch ne tient s’il perd le contrôle du ciel.
La première mesure, avant même les déclarations politiques, doit être :
• la prise de contrôle totale de l’espace aérien de l’État menacé ;
• la suspension de tout vol militaire non autorisé ;
• l’isolement immédiat des putschistes.
Quand un militaire sait que l’avion qu’il pense utiliser pour fuir, manœuvrer ou se ravitailler ne décollera pas, la moitié de son ambition tombe.
4. Des troupes régionales au sol : agir vite, agir fort, agir juste
En parallèle, des unités régionales doivent se déployer en soutien aux forces loyalistes pour :
• protéger les sites institutionnels,
• verrouiller les points stratégiques,
• empêcher l’enracinement d’une junte,
• sécuriser le pays jusqu’au retour complet à la normale.
Ce n’est pas de l’ingérence.
C’est la défense collective d’un espace politique commun.
5. Créer un État-major spécial anti-putsch : la force qui manque à la CEDEAO
Nous devons sortir de l’improvisation.
La CEDEAO doit créer un État-major spécial anti-putsch, une unité permanente, interarmées, composée de 2 000 à 7 000 hommes sélectionnés, formés et prêts à intervenir en moins de 24 heures.
Sa mission serait claire :
• anticiper,
• planifier,
��� intervenir,
• restaurer,
• et repartir une fois l’ordre constitutionnel rétabli.
Une force spécialisée, identifiable et redoutée, change tout.
La dissuasion fonctionne seulement quand l’adversaire sait qu’il n’a aucune chance.
6. Mettre fin à la diplomatie qui récompense les putschistes
Nous devons être honnêtes avec nous-mêmes :
les médiations, les dialogues improvisés, les transitions négociées ont trop souvent offert aux putschistes ce qu’ils n’auraient jamais obtenu dans les urnes.
Cette époque doit cesser.
Un coup d’État n’est pas un point de départ pour discuter.
C’est une agression contre la République, et elle doit recevoir une réponse républicaine.
Conclusion : Une CEDEAO qui dissuade, qui protège et qui rassure
Si la CEDEAO veut être respectée, elle doit être lisible.
Si elle veut être efficace, elle doit être ferme.
Si elle veut être utile, elle doit être capable d’agir.
Il y a un an, les autorités annonçaient le déblocage de 200 milliards de FCFA pour le paiement de la dette intérieure fournisseurs. Cette année, il est à nouveau question de la mobilisation de 300 milliards de FCFA, portant ainsi le montant cumulé à 500 milliards de FCFA sur une période d’un an. Cet effort budgétaire, en soi, n’est pas contestable, dans la mesure où le règlement de la dette intérieure fournisseurs constitue un levier important de relance de la liquidité au sein de l’économie nationale.
Cependant, une question fondamentale se pose : pourquoi, après le paiement de 200 milliards de FCFA l’année précédente, l’État doit-il encore mobiliser 300 milliards de FCFA cette année au titre de la même dette intérieure fournisseurs ? En théorie des finances publiques, un tel décaissement aurait dû enclencher un processus d’apurement progressif du stock de dette fournisseurs, et non une augmentation apparente des engagements à honorer.
Cette situation laisse supposer soit une évaluation imparfaite du stock initial de la dette intérieure fournisseurs, soit une accumulation continue de nouveaux arriérés, traduisant un déséquilibre structurel entre les dépenses engagées par l’État et sa capacité de financement effectif. D’un point de vue keynésien, le paiement des arriérés fournisseurs soutient la demande globale à court terme ; toutefois, lorsqu’il s’inscrit dans un cycle récurrent, il révèle une contrainte de trésorerie publique persistante, susceptible de freiner l’investissement privé.
Dès lors, il devient impératif de clarifier le stock exact de la dette intérieure fournisseurs, la période à partir de laquelle son accroissement s’est intensifié, ainsi que les facteurs institutionnels et budgétaires à l’origine de cette dynamique.
À moyen et long termes, la soutenabilité des finances publiques exige la mise en œuvre d’une stratégie d’apurement définitif, adossée à une meilleure programmation budgétaire, à une stricte maîtrise des engagements et à un renforcement de la chaîne de la dépense publique.
La réduction progressive de la dette intérieure fournisseurs constitue un enjeu majeur pour assainir l’environnement des affaires, restaurer la confiance des opérateurs économiques nationaux et favoriser une croissance économique durable.
Atterrissage d’un avion nigérian à Bobo-Dioulasso
Selon la Nigerian Air Force (NAF), son C-130 effectuait une mission de “ferry” vers le Portugal.
L’appareil transportait 11 militaires : 2 membres d’équipage + 9 passagers.
Selon la NAF, l’atterrissage était une mesure de précaution (“precautionary landing”) provoquée par un “problème technique en vol”. Ce qui signifie, selon elles, qu’ils ont agi en conformité avec les procédures de sécurité aérienne internationales.
La NAF affirme que tout le personnel à bord est “sain et sauf” et a été “bien traité” par les autorités burkinabè.
La CEDEAO, en plus de contribuer à la sécurisation de l’espace aérien depuis ce matin, a décidé d’envoyer des troupes au sol afin de renforcer la sécurité sur l’ensemble du territoire béninois.
Les contingents déployés proviennent du Nigeria, du Ghana, de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire.