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INFO BFM BUSINESS. Le patronat lâche du lest sur les ruptures conventionnelles: il accepte que les bénéficiaires ne subissent pas de dégressivité plus dure de l'allocation chômage
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Il veut faire d'importantes économies sur les ruptures conventionnelles: après avoir boudé la 1ere rencontre, le Medef participera bien à la négociation assurance-chômage, selon une source patronale
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Pour Emmanuel Macron, les réseaux sociaux sont un drame pour la démocratie et nos enfants.
Malgré ce constat (assez largement partagé il faut le dire), rien ne change.
Je tente de vous expliquer pourquoi, le plus simplement possible:
Partie 1: Les réseaux sociaux ne sont pas considérés comme des éditeurs et nous allons y mettre fin (comme dirait l’autre).
Comme le rappelle le président, il faut être de mauvaise foi pour nier que Facebook, X, Instagram ou TikTok ont une ligne éditoriale.
Actuellement, les réseaux sociaux ont un statut d’hébergeur. Comme Amazon, OVH ou Multimania pour les nostalgiques. Ce qui implique qu’ils ne sont même pas censés savoir ce qui est mis en ligne, se contentant d’héberger techniquement les contenus, comme en 1995.
On comprend bien que ce n’est plus adapté aux réseaux sociaux de 2025: évidemment, ces entreprises choisissent elles-mêmes ce qu’elle vont vous afficher et organisent chaque contenu, bien loin des débuts avec des contenus chronologiques liés aux comptes auxquels vous étiez abonné.
C’est la définition même d’une ligne éditoriale. Quand bien même cette ligne éditoriale est gérée par des robots (c’est leur problème), et quand bien même cette ligne éditoriale est adaptée à chaque utilisateur (c’est leur problème).
Mais que se passe-t-il si X devient éditeur? Et bien X est juridiquement responsable de chaque publication, comme un patron de journal. Ce qui implique de vérifier chaque publication en amont.
C’est impossible et c’est la fin des réseaux sociaux tels que nous les connaissons. Il faudrait donc imaginer un statut d’hébergeur renforcé, intermédiaire. Et on en est encore loin.
Partie 2: Les réseaux sociaux nous font des doigts d’honneur et nous allons y mettre fin.
Préambule: X, TikTok, Facebook et Instagram sont basés à l’étranger. Pas en France. Juridiquement, les entités locales (Meta France etc) sont chargées de deux choses: vendre de la publicité et faire du lobbying pour qu’on les laisse vendre encore davantage de publicité.
Ces réseaux sociaux sont en général gérés depuis l’Irlande. Et les règles européennes sont claires: les lois nationales ne sont pas pertinentes.
C’est pour cela que la loi française interdisant les réseaux sociaux avant 15 ans, votée en juillet 2023, est enterrée depuis la même date.
Les seules règles qui s’appliquent sont des règles européennes. Et ça tombe bien, nous en avons: le DSA.
Un règlement mis en œuvre en 2023 et qui impose aux réseaux sociaux de ne pas pousser les enfants à se suicider, ou de faire en sorte que les nazis ne puissent plus publier des contenus pro-nazis.
Qu’est-ce que ça a changé? Pour le moment: rien.
En théorie, le DSA, c’est la sulfateuse: amendes potentielles de dizaines de milliards de dollars, ou même interdiction.
Problèmes: Donald et Xi.
Car si vous sévissez contre Mark Zuckerberg ou Elon Musk, qui œuvrent dans leur intérêt, et donc actuellement dans celui de Trump, vous vous exposez à des mesures de rétorsion.
Que pourrait faire Donald Trump (capable de relever des droits de douane avec le Canada pour une publicité qui l’a vexé)? Faire en sorte que nos champions du luxe vendent d’un coup beaucoup moins de sac aux USA.
Que pourrait faire Xi Jinping si on demande à TikTok d’arrêter de pousser nos enfants au suicide? Faire en sorte que nos viticulteurs vendent d’un coup beaucoup moins de vin en Chine.
Étant donnée la situation économique des pays européens, on comprend que l’UE soit légèrement hésitante.
Et pour le moment, la sulfateuse est un pistolet à billes.
Moralité: étant donné le dilemme auquel font face nos dirigeants, il est bien plus facile d’analyser la situation en tant que journaliste.
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