Prof à l’université. Auteur de: L’Avènement au pouvoir du professeur Leslie Manigat, Tales from the Island of Papa Doc, Les enfants malades de Papa Doc.
Conseil présidentiel : les grosses têtes, les têtus et les têtards
Tandis que le pays s’enfonce dans une orgie quotidienne de violence, la sélection d’un Chef pour le Conseil présidentiel présente des embûches historiques plus que prévisibles. Remplacer le neurologue Ariel Henry sur la chaise bourrée est devenu un vrai casse-tête.
Un CP de neuf membres ? Neuf nouvelles bouches pour téter les mamelles de la République ?
Au Conseil en gestation, on essaie de se hâter lentement et de garder la tête froide. Toutefois, il y a le problème épineux des gros égos, des mégalos, des têtes de pont, des hydrocéphales. Autrement dit, c’est derechef le problème clinique, testiculaire, de ceux qui ont les graines encore plus grosses que les melons.
C’est le clou de l’affaire, un véritable maklouklou !
Il faudrait peut-être envisager une solution à la Soulouque, à la Bonhomme Coachi : choisir comme président du CP le candidat le moins populaire, celui qui n’aura obtenu aucun vote. Même pas un misérable bulletin blanc d’une ambassade étrangère.
Ce serait une solution de sagesse pour permettre aux membres du Conseil de choisir un nouveau PM avant qu’il ne soit trop tard.
Conseil présidentiel : les grosses têtes, les têtus et les têtards
Tandis que le pays s’enfonce dans une orgie quotidienne de violence, la sélection d’un Chef pour le Conseil présidentiel présente des embûches historiques plus que prévisibles. Remplacer le neurologue Ariel Henry sur la chaise bourrée est devenu un vrai casse-tête.
Un CP de neuf membres ? Neuf nouvelles bouches pour téter les mamelles de la République ?
Au Conseil en gestation, on essaie de se hâter lentement et de garder la tête froide. Toutefois, il y a le problème épineux des gros égos, des mégalos, des têtes de pont, des hydrocéphales. Autrement dit, c’est derechef le problème clinique, testiculaire, de ceux qui ont les graines encore plus grosses que les melons.
C’est le clou de l’affaire, un véritable maklouklou !
Il faudrait peut-être envisager une solution à la Soulouque, à la Bonhomme Coachi : choisir comme président du CP le candidat le moins populaire, celui qui n’aura obtenu aucun vote. Même pas un misérable bulletin blanc d’une ambassade étrangère.
Ce serait une solution de sagesse pour permettre aux membres du Conseil de choisir un nouveau PM avant qu’il ne soit trop tard.
Conseil présidentiel : phallocratie ou démoncratie ?
C’est un Conseil présidentiel infâme (composé de 9 mâles) qui s’apprête à prendre les rênes du pouvoir dans la République de Port-au-Prince. Dans ce pays martyr, on a la malheureuse inclination à considérer les hommes comme des chérubins et les femmes comme du petit mil sans gardien. Nul n’est besoin d’être un cerveau, nul n’est besoin d’être une lumière pour constater cette aberration. N’importe quel quidam pourrait vous en dire davantage.
Même Moïse Jean-Charles.
Kite kantik, pran priyè. Après avoir proposé son propre trio pour le Conseil présidentiel, l’ancien parlementeur MJC a été victime d’une série d’attaques ad hominem. On le maudit, on en rit, comme s’il était un couillon, une caricature vivante échappée d’un roman de Justin Lhérisson.
Par esprit d’équité, nous avons voulu céder la parole à l’ancien sénateur pour se justifier devant le tribunal de l’Histoire. Dans son cas, disons mieux : devant le tribunal de la Lodyans.
Ne vous y trompez pas ! Je ne suis pas de ceux qui rient des candidats bouffons qui aspirent à nous diriger.
Lorsque je les vois, j’ai plutôt envie de pleurer.
La décision gauche, maladroite, du dealer politique Moïse Jean-Charles d’abandonner son « camarade révolutionnaire » Guy Philippe fait des vagues sur les réseaux.
L’espace d’un cillement, dans une mutation soudaine, digne d’un agama de la rue Camille Léon, MJC a changé son fusil d’épaule.
Tant de mirlitons à arroser avec l’argent liquide.
Tant de militants à nou-rire.
Tandis que le pays se meurt sous les coups de boutoir des bandits de grands chemins, les tractations machiavéliques se poursuivent.
Pour le gâteau.
Pour le partage des eaux dans la baie de Papadopolis.
La décision gauche, maladroite, du dealer politique Moïse Jean-Charles d’abandonner son « camarade révolutionnaire » Guy Philippe fait des vagues sur les réseaux.
L’espace d’un cillement, dans une mutation soudaine, digne d’un agama de la rue Camille Léon, MJC a changé son fusil d’épaule.
Tant de mirlitons à arroser avec l’argent liquide.
Tant de militants à nou-rire.
Tandis que le pays se meurt sous les coups de boutoir des bandits de grands chemins, les tractations machiavéliques se poursuivent.
Pour le gâteau.
Pour le partage des eaux dans la baie de Papadopolis.